dimanche, 28 juin 2009

Et la retraite, bordel !

Repousser l’âge de la retraite, voici qui va faire couler beaucoup d’encre dans le Landerneau. Vous imaginez déjà ce que ces idiots de moins en moins utiles que sont les syndicats vont dire. Dire ? Hurler oui ! Se barrer à la retraite à 60 ans fait partie des droits acquis, de ces mythes intouchables qui rythme la vie du travailleur français.  Sauf que le monde du travail d’hier et celui d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir. La santé des Français non plus. Un homme de 60 ans aujourd’hui, c’est généralement quelqu’un en bonne forme et qui n’a pas nécessairement envie de s’arrêter de travailler. En fait, il faut changer notre vision sur le monde du travail et donc de la retraite. Je pense que le temps est venu de laisser la liberté à chacun de la prendre quand bon lui semble. On comprend que celui qui a exercé toute sa vie un métier pénible, l’âge venu, il veuille arrêter de bosser. Il a sa dose. Et, il faut lui faciliter la tâche.

Mais les autres ? Prenez nos hommes politiques, si on colle la retraite obligatoire à 60 ans, on va décimer les Assemblées et la moitié des maires de nos grandes villes vont pouvoir aller aux champignons. Prenez un Bouvard, un Elkabbach, un Drucker… ils sont toujours au charbon et pas vraiment pour des questions d’argent. Reste que de nombreux sexagénaires vont devoir rester au « chagrin » pour cause de retraite insuffisante. Et je pense particulièrement à la génération de l’ex « babyboom », à savoir tous les gonzes nés après la guerre et qui avaient 20 ans aux alentours de mai 1968. Cette génération-là n’est pas carbonisée que je sache. Mais, quand Fillon aborde le sujet (il en fait partie d’ailleurs), il a en tête le vieillissement de la population, et la difficulté de les financer, ces foutues retraites. Alors autant laisser les mecs au boulot le plus longtemps possible.

Sauf qu’il y a un hic ! Passés 50 ans, la plupart des entreprises foutent les mecs à la porte car ils coûtent trop chers. Enfin, c’est ce que racontent ces enfoirés de patrons. Car, si on a les syndicats les plus cons de la terre, on peut également coller le patronat dans le même sac. Et la classe politique avec, mais c’est un autre sujet. Nous sommes dans une situation pour le moins paradoxale où les jeunes n’ont pas de boulot et les seniors non plus. Ne travaillent dans ce pays que les gens ayant entre 30 et 55 ans ! Si vous ajoutez à cela le coût de l’immigration sur lequel nos politiques font le silence radio et qui coûtent très cher  à tous les Gaulois qui bossent, vous aurez vite compris que la situation dans ce pays va devenir de plus en plus explosive. 10 millions d’immigrés qui, à des degrés divers, vivent sur la communauté à coups d’alloc et de RMI. Et, n’oublions pas ces fameux DOM-TOM qui n’ont plus rien du dépliant touristique. Si Fillon, ou un autre, dans les années à venir ne trouvent pas des solutions, c’est dans la rue que se réglera le problème des retraites. A moins que ce peuple avachi que l’on est en train de devenir, grâce à nos élites gaucho-politico-technocratiques, se résigne à faire une entrée fracassante dans le tiers monde.

jeudi, 25 juin 2009

Un quoi ? Un remaniement !

Ce remaniement n’est qu’un jeu de chaises musicales sans grand intérêt vu que le centre de décision demeure bien l’Elysée. C’est Sarko qui a dressé la liste. Pas Fillon. On est donc bien dans un régime présidentiel qui n’ose pas dire son nom. Adieu la Vème République. Mais, passons, c’est franchement secondaire. Un journaliste a eu le mot juste en disant que Fillon est un simple DRH (directeur des ressources humaines), gentil animateur d’une bande de joyeux drilles qui se tirent des bourres.
Non, l’unique information de ce remaniement, c’est la nomination de Pierre Lellouche comme secrétaire d’Etat aux Affaires européennes. Il est depuis longtemps partisan de l’entrée de la Turquie en Europe – il y voit certainement là le ticket d’entrée d’Israël -, il est membre du club mondialiste la Trilatérale depuis 1993, proisraélien et donc sioniste furieux évidemment. Ses interlocuteurs sont Sarko lui-même et David Lévitte au château et certainement pas Bernard Kouchner qui inaugure les chrysanthèmes.Reste que Sarkozy est contre l’entrée de la Turquie pour une raison simple : les Français en font un casus belli. Il n’a aucune chance d’être réélu s’il campe sur cette position. Et il le sait. Donc, quel est le sens de cette nomination qui n’augure rien de bon, la vision de Lellouche étant par essence anti-européenne. L’avenir nous le dira.
Un petit sujet secondaire mais qui amuse beaucoup le Landerneau : l’énergie déployée par Villepin pour exister. Il ne sait plus, le bougre, par quel bout prendre le problème pour se faire enfin une place. Il a tout essayé : louer Sarko, le dézinguer, chercher une investiture qu’il n’a évidemment pas trouvée. La dernière en date : il monte un club où il va réunir trois pelés et un tondu. Villepin n’a pas compris qu’il n’avait aucun avenir en politique. Pour plusieurs raisons. Avec Chirac, ils ont œuvré de concert pour nuire à Sarko avec une rare constance. Il y a les coups tordus qu’on connaît et surtout tous ceux qu’on connaît pas. Mais, on peut faire confiance à Villepin pour avoir pousser le bouchon un peu loin.
Ensuite, il n’a jamais affronté aucun suffrage, n’a donc été élu nulle part. Un homme, dans ce pays, qui n’est pas passé sous les fourches caudines des électeurs n’existe pas. Raymond Barre – qui a fini par s’y résoudre – en a fait les frais. Villepin entame un chemin de croix qui va le mener tout droit au néant. Sarko a un fusil à lunette pointé sur lui. Il peut s’agiter dans tous les sens Ideal du Galouzeau fromVillepin, il fera du sur-place et marrer tout le monde. Ce qui est pathétique chez lui, c’est qu’il ne l’a pas compris. Il s’imagine un destin que Chirac lui a plombé d’entrée de jeu ?