samedi, 18 octobre 2014

Journal du chaos - 42

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vendredi, 03 octobre 2014

Libérons le travail !


002.jpgCe qui achève de nous convaincre de l’incompétence des socialistes - et qui en font des gens dangereux -, c’est leur incapacité à imaginer des solutions qui permettraient de reprendre confiance dans ce pays dont nul ne doute qu’il est plein de ressources.

Laissons nos grandes idées de réformes antilibérales de côté et raisonnons dans le cadre de ce qui constitue notre quotidien.

Aujourd’hui, les socialistes font comme tous les gouvernants précédents où pour faire d’hypothétiques économies on augmente les taxes, les impôts, on rogne sur la Sécu, les dotations aux collectivités, on cartonne les familles, on réduit les budgets des ministères, on augmente l’essence, les timbres, les billets de train, etc. Au final, on fait comme d’habitude, on pressure les classes moyennes, unique vache à lait des pays industrialisés.

Sauf qu’avec la crise, la donne a entièrement changé. Elle explique l’état de sidération des socialistes qui ne savent plus quelle porte ouvrir et quelle porte fermer. Hollande est désormais noyé dans une fonction qui le dépasse et Manuel Valls est noyé dans un quotidien où il lui faut colmater les brèches qui s’ouvrent de partout. Il est tellement dans l’urgence qu’il en devient inopérant – a-t-il d’ailleurs été opérant ? -  et obsessionnel. Pour lui aussi, le costume est trop grand.

On nous serine que la France est un  pays difficile à réformer, mais aujourd’hui, les Français ont bien conscience que le temps des réformes est largement venu et qu’on ne peut plus vivre sur les acquis de 1945 à l’époque où la CGT et les communistes faisaient la loi.

Aujourd’hui, les seules forces conservatrices de ce pays, et dans le mauvais sens du terme, ce sont les fonctionnaires qui ne veulent pas que l’on touche à leurs sacro-saints avantages : fonction publique, EDF, SNCF et quelques autres comme les pilotes d’Air France. Autant de secteurs où ces privilégiés ont la possibilité d’emmerder à loisir l’immense majorité des travailleurs du secteur privé qui n’en ont rien à foutre des syndicats.

Nous avons un Etat jacobin et centralisateur et une administration totalitaire qui surveille chaque fait et geste des citoyens. Difficile de pisser de travers. Ce qui n’empêche nullement, par ailleurs, le laxisme en matière d’aides à l’immigration et les nombreuses arnaques à la Sécu, aux allocs, j’en passe et des meilleurs. On vit désormais dans un monde d'arnaques privées comme publiques.

On dispose d’un stock de députés qui sont des bras cassés et qui nous pondent des lois dont une partie d’entre elles ne servent à rien vu qu’elles sont de circonstance et l’autre qui servent surtout à multiplier les obstacles.

On dispose d’un code du travail qui fait 1 300 pages et dans lequel les employeurs ne se retrouvent plus, pas plus d’ailleurs que les juristes concernés. Le monde du travail est perclus de normes et de réglementations qui sont autant de freins à l’initiative et à l’activité en général. Sans oublier Bruxelles qui en rajoute une louche dans la confusion. On aboutit à ce que Michel Crozier dénommait, il y a quarante ans déjà, une société bloquée.

Voici par quoi il faudrait commencer : desserrer les étaux qui étouffent le monde du travail. On a depuis des lustres un ministère de la réforme administrative qui ne réforme rien du tout et un Etat qui se complait à multiplier les comités Théodule.

Il n’est donc pas nécessaire d’aller bien loin pour procéder à des réformes de bon sens qui soulageraient grandement ce monde du travail après lequel tout le monde court.

 

lundi, 29 septembre 2014

Hervé Gourdel : « Hollande, tu as trop suivi Obama »

Entretien avec Alain de Benoist par Nicolas Gauthier

 

fabrice.pngNicolas Gauthier : La France a participé à la première guerre du Golfe, refusé de s’engager dans la deuxième, et se retrouve maintenant à bombarder les positions de l’État islamique en Irak. Incohérence ?

Alain de Benoist : Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste, dénonce une grave « erreur ». Dominique de Villepin parle d’une intervention « absurde et dangereuse ». «  La France n’a pas à caracoler au premier rang », a dit Jean-Pierre Chevènement. Ils ont raison. En décidant de bombarder l’Irak, mettant ainsi l’opinion devant le fait accompli, François Hollande s’est délibérément placé sous commandement américain pour engager la France dans un nouveau bourbier. Il s’est lancé dans une guerre dont la France n’a pas les moyens, avec des forces armées déjà engagées sur trois autres théâtres d’opérations (Mali, Centrafrique, Afghanistan), et de surcroît rendues exsangues par les coupes budgétaires, contre un ennemi mal défini, pour une durée indéterminée ( au minimum trois ans, disent les Américains ), guerre qui menace de s’étendre à tout le Proche-Orient, et dans laquelle les intérêts de la France ne sont pas en jeu ( la lutte contre le terrorisme passe d’abord par la sécurité intérieure ).

Le pire, c’est qu’il n’y a aucune vision derrière ce choix. Ni vision stratégique ni vision politique, seulement le souci de détourner l’attention des problèmes intérieurs en se livrant à un nouvel exercice de reptation pour complaire au calife Obama, tout en prônant « l’unité nationale », argument mystificateur par excellence ( « l’Union sacrée » de 1914 l’était déjà ). Le seul résultat est de faire de notre pays la cible n° 1 des djihadistes de l’État islamique. La première victime en a été le malheureux Hervé Gourdel, dont on se garde de signaler que les (presque) derniers mots, prononcés quelques instants avant d’être décapité, ont été les suivants : « Hollande, tu as trop suivi Obama. »

La « coalition internationale » visant à intervenir contre les combattants de l’État islamique semble se réduire comme peau de chagrin. Votre analyse ?

AdB : Les Américains veulent aujourd’hui qu’on les aide à éponger les dégâts qu’ils ont causés. Ils appellent leurs vassaux à stopper un Golem qu’ils ont eux-mêmes créé, avec l’espoir de revenir comme force de libération dans un pays qu’ils avaient quitté comme force d’occupation après l’avoir saigné à blanc (un million et demi de morts). Pour quels résultats ? La Turquie, qui ne veut pas voir le Kurdistan devenir un État indépendant, a d’abord refusé de rejoindre la « coalition », alors même qu’elle est membre de l’OTAN. L’Égypte et les États du Maghreb étaient absents de la « Conférence sur la paix et la sécurité en Irak » tenue le 15 septembre à Paris. À l’exception de la Jordanie, tous les pays arabes se tiennent plus ou moins en retrait. Les pays européens traînent eux-mêmes les pieds pour s’associer aux Etats-Unis. On veut, par ailleurs, frapper les terroristes de l’EI tout en soutenant l’opposition à Bachar el-Assad, et en tenant à l’écart la Russie et l’Iran, alors que ces deux pays sont indispensables dans la guerre contre le djihadisme. Là est l’incohérence.

La France a prétendu limiter ses frappes à l’Irak. Comme cela serait-il possible, puisque les bases arrière de l’EI se trouvent dans l’est de la Syrie ? Les États-Unis ont, d’ailleurs, déjà commencé à bombarder ce pays, en violation flagrante du droit international. À Paris comme à Washington, on assure aussi qu’on n’enverra pas de troupes au sol. Qui peut le croire ? Comme l’a dit Michel Goya, « des frappes aériennes seules n’ont jamais vaincu personne ». Alors qui fera le travail ? L’armée irakienne ? Les Américains ont essayé de la reconstituer entre 2003 et 2011, mais face aux combattants de l’EI, elle s’est débandée en trois mois.

Quid de l’ennemi ?

Dans l’expression « État islamique », désormais « Daech », le premier terme est encore plus problématique que le second, puisqu’il ne s’agit ni d’un État, ni d’un gouvernement, ni même d’une organisation, mais d’un ensemble de réseaux dissidents d’Al-Qaïda, comprenant en leur sein plusieurs milliers de combattants étrangers, non seulement des Européens, mais aussi des Libyens, des Saoudiens, des Tchétchènes et des Chinois musulmans (Ouïghours).

De cet État islamique, Laurent Fabius dit qu’il « n’est mû que par la haine ». Cela peut faire plaisir à entendre, mais quand on a dit cela, on n’a encore rien dit. Toute guerre qui se veut moralement « juste » vise à déshumaniser ses adversaires, rendant ainsi légitime le recours à tous les moyens contre eux. Quand on prétend se battre au nom de l’humanité, on ne peut que placer ses ennemis hors humanité. Il n’est, dès lors, plus seulement question de les vaincre, mais de les « éradiquer », à la façon dont le Bien doit triompher du Mal. Les terroristes sont aujourd’hui l’équivalent moderne de ce qu’étaient autrefois les pirates : des hors-la-loi. Le problème, c’est que du même coup, on perd de vue le sens politique de la guerre. Or, c’est bien un problème politique qu’il s’agit de régler. Quels sont les objectifs politiques de cette guerre ? Et en quoi correspondent-ils aux intérêts français ? Aucune réponse à ces questions n’a, pour l’instant, été donnée.

Source : http://www.bvoltaire.fr/

samedi, 27 septembre 2014

Bon anniversaire Brigitte

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Cessons deux minutes dʼêtre sérieux et soyons futiles. Renvoyons les socialos-umpéistes dans les eaux fangeuses où se roule comme des porcs tout ce petit personnel qui sous Louis XIV nʼaurait tout juste été bon qu’à porter les sceaux dans les couloirs de Versailles pour que nous pissions en paix.

Non, l’événement du jour, c’est l’anniversaire de Brigitte Bardot. Quatre-vingt balais au compteur et une pugnacité jamais démentie. Non seulement la dame pense – et plutôt bien – mais encore elle pense tout haut ce que l’ensemble des Gaulois tait en général. Par lâcheté ? Allez savoir. Elle l’écrit même, ce qui lui vaut quelques ennuis avec la justice. Mais elle s’en fout ! Bon, d’accord, de temps en temps, avec ses animaux, elle nous gonfle, mais j’ai pris le parti depuis longtemps de tout lui pardonner. Il n’y a qu’une Bardot et... des millions de ploucs. Il faut tout pardonner à BB parce que les hommes de ma génération se sont quand même bien astiqués le poireau en fantasmant sur son corps de rêve. Elle a vraiment incarné la beauté dans ce qu’elle a de plus violent et de plus bestial.

BB, c’est tout de même autre chose que toutes ces pétasses qui se trémoussent dans des films sans intérêt tournés en général par des imbéciles, la fesse triste et le sein pendant... quand il y en a. Je parle, bien sûr, du cinéma français (Anémone et sa tête d’autruche, Casta, sa niaiserie et ses dents de travers ! pour ne citer qu’elles). Toutes ces petites connes n’inspirent aux foules qu’un sentiment de pitié, pas même une érection.

Tandis que Bardot, on se précipitait, et on aurait même payé pour remplacer Jean Gabin dans je ne sais quel navet ! Sortez vos DVD et regardez Babette s’en va en guerre, vous m’en direz des nouvelles. Bardot, c’est de la gonzesse, de la vraie, comme on les aime. Gainsbourg, qui était loin d’être un sot et qui avait du talent, ne s’y était pas trompé. Il était tombé dans le panneau, avant d’épouser sa planche à pain, et lui avait concocté des chansons qui prouvaient qu’il était soudain passé de la bandaison ordinaire au priapisme incontrôlé.

Bardot chantant, c’est tout d’un coup le technicolor qui jaillit dans votre vie, au risque de coller une torgnolle à votre bourgeoise dès fois qu’elle aurait l’audace de vous faire une crise de jalousie. Et puis Bardot, c’est le symbole d’une France qu’on a aimé, presque insouciante, avec ses clochers et ses curés en soutane, ses facteurs à vélo, ses gardes- champêtres roulant le tambour. Tout ça n’est pas de la nostalgie mais des images que nous renvoie Brigitte Bardot qui incarna une certaine image de la beauté française.

Bon anniversaire, Madame.

 

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lundi, 22 septembre 2014

L’avenir de l’homme, c’est l’artisan

 

horloger.jpgLe gouvernement vient de faire un petit pas en avant sur l’apprentissage après avoir fait deux pas en arrière au début de l’année en coupant pour 550 millions € d’aides aux entreprises. Résultat des courses, les entrées en apprentissage ont chuté de 12 % après avoir déjà baissé de 8 % en 2013. Or, l’apprentissage cela concerne pour beaucoup un secteur essentiel à la vie économique de ce pays : les artisans. Artisanat et apprentissage marchent de concert. De surcroît, les artisans ne sont pas affiliés au Medef mais ne disposent pas d’un syndicat efficace à l’image de la Fnsea pour les agriculteurs. A cela, une raison majeure : le gouvernement ne veut pas avoir sur le dos la « première entreprise de France ». Il y a bien l’UPA (Union professionnelle des artisans) me direz-vous, mais en dehors des petits fours et des médailles, on ne sait trop à quoi elle sert.

Or, il se trouve que les artisans constituent bel et bien le premier gisement d‘emplois en France, non reconnu, semble-t-il, par les technocrates qui nous gouvernent pour des raisons qui nous échappent mais qui tiennent vraisemblablement au caractère farouchement indépendant, voire un tantinet anarchiste, de ce petit monde.

Il n’est pas sans intérêt de rappeler quelques évidences. La stupidité d’un Jean-Pierre Chevènement qui a décidé que 80 % d’une classe d’âge obtiendrait le baccalauréat. L’éducation nationale, qui n’était déjà pas au meilleur de sa forme – et ne l’est toujours pas – a achevé de totalement déraper. Car, à nous reporter sur les décennies précédentes, on s’aperçoit que seuls 20 à 25 % d’une classe d’âge est en mesure de faire des études longues. Or, ce chiffre n’a jamais varié. Si l’éducation nationale se glorifie d’un taux élevé de réussite au bac, une forte majorité des potaches (80%) se retrouvent à l’ANPE dans les deux années qui suivent leur première année de fac. Sans aucune qualification évidemment. Ils viennent grossir le lot de ces élèves, de plus en plus nombreux, qui quittent le navire en classe de seconde.

Nos élites n’ont, semble-t-il, pas vraiment pris en compte l’ampleur de cette catastrophe. Voici trop longtemps que dans ce pays on a déprécié le travail manuel. Or, ô paradoxe, on dispose de la plus grande variété d’artisans au monde, dûment répertoriés par métier. Et les artisans sont demandeurs de main d’œuvre car soucieux de transmettre avant tout un magnifique savoir-faire. Enfin, le taux de chômage des artisans et des commerçants est de 4,1%. L'un des plus faibles.

Il faut protéger nos artisans, car ce sont eux qui ont fait la France. Que serait Versailles sans eux ? Que serait la haute couture sans ces petites mains qui s’affairent sur le tissu ? Que seraient nos architectes sans ces mains qui manient la pelle et la truelle, le compas et le marteau ? Rien ! Faut-il rappeler que si Denis Papin (1647-1712) a eu l’idée de la force motrice de la vapeur d’eau, c’est l’Anglais James Watt (1736-1819) qui nous a fait entrer dans le monde industriel avec sa machine à vapeur. Or, Watt n’était ni savant, ni érudit mais un modeste ouvrier pragmatique.

Et ce n'est pas l’informatique qui va changer les choses car on aura toujours besoin d’un plombier, d’un serrurier, d’un cuisinier, etc. Il nous faudra toujours un Compagnon du devoir pour porter l’excellence de la main au niveau de l’esprit. Car la main et l’esprit marchent de concert, là où l’énarque n’a pour unique béquille que sa mémoire. Pour son intelligence, faut voir.

Si les rapports de l’éducation nationale et le monde du travail sont à revoir, il est un obstacle à l’apprentissage : la fiscalité. Pour les petites entreprises – et pas les grandes – la fiscalité est confiscatoire et pénalisante. Sans oublier les banquiers qui refusent souvent d’aider ces galeux de PME.

Il faut ajouter aussi le poids des réglementations et des normes qui, quand elles ne sortent pas d’un ministère arrivent tout droit de Bruxelles. Ce pays souffre d’un excès de réglementations et d’un code du travail qui s’enrichit d’année en année (il fait plus de 1000 pages). Personne n’y comprend plus rien et l’artisan est pris dans cet étau de paperasses où l’Etat lui demande de faire son travail en lieu et place de ses fonctionnaires.

Enfin, défendre l’artisanat est aussi et surtout, dirai-je, un combat culturel. Tous ces savoirs viennent de la nuit des temps, ils se transmettent de génération en génération et s’enrichissent des outils de la modernité. Car l’artisan n’est pas l’ennemi de la technique quand elle le sert. Bien au contraire. L’artisanat est un corps vivant où naissent et meurent des métiers quand ceux-ci n’ont plus de débouché économique.

Enfin, aux côtés de ces artisans qui facilitent – voire rendent possible – notre vie quotidienne, se tient une autre catégorie, celle des artisans d’art. Ici, nous sommes au royaume de l’exceptionnel, de ceux qui viennent nourrir les grands du luxe (Hermès, LVMH, etc.), de la haute couture, de la haute gastronomie, de la joaillerie, etc. Certes, il y a de beaux artisans de par le monde, mais les artisans français sont les plus courus. Ils sont issus des mêmes filières, ont suivi le même cursus que leurs confrères mais, de par leur qualité, ont chois la voie de l’excellence. La liste est longue des ébénistes du Roi Soleil  aux tailleurs de pierre, aux maîtres verriers, horlogers, que sais-je encore, qui ont doté la France d’un patrimoine exceptionnel et qu’on nous envie.

Remettre la France sur pied, libérer les énergies, c’est possible. Encore faut-il savoir ce que l’on veut et faire les bons choix. Il faut une vision, non pas politique, mais culturelle de ce pays aux richesses immenses et aux ressources existantes. Il nous faut simplement une classe politique qui ne pense pas uniquement en terme de casse-croûte et à vivre peinarde à l’ombre du contribuable que l’on saigne et des lois qu'on promulguent dans la hâte.

 

samedi, 20 septembre 2014

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vendredi, 19 septembre 2014

La démocratie des autistes idéologiques

Par Jean Ansar

images.jpgEmmanuel Macron, le rothschildien en charge de l’économie de la Hollandie n’avait pas été averti. Il est dans un pays où l’on ne peut rien dire, surtout pas des vérités en contradiction avec le politiquement et le sémantiquement correct.

Dans un pays où les voyous immigrés sont depuis 20 ans des jeunes et où il est interdit de dénoncer les terroristes d’Allah de l'Etat islamique en tant qu’islamique, il aurait du se méfier sur le poids des mots et le choc des expressions. Dans un  pays où les balayeurs sont devenus des «  techniciens de surface » parler d’illettrés, c’est une insulte.

Ce n’est certes ni adroit ni compatissant et ça fait beaucoup après les « sans dents » mais c’est surtout une insulte pour ceux qui dirigent un système d'éducation pseudo nationale obligatoire avec 80 % , et plus si besoin, de réussite au bac et qui forme des analphabètes, des incultes et des illettrés. Si la démocratie nécessite l’honnêteté et la connaissance comme l'aristocratie exigeait honneur et courage, entre les pourris et les incultes, on est mal barré. La première des formations continues, ce devrait être d'apprendre à lire et à écrire pour tout Français à l'école ou dans une entreprise.

 On  ne peut qu’approuver, une fois n’est pas coutûme, ce qu’écrit sur ce sujet «  Mediapart »: « Quoi qu’on pense du bonhomme et de son gouvernement, il est décidément des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Ou peut-être que certains ne veulent pas entendre, afin de protéger l’agroalimentaire breton au-delà du raisonnable. C’est ce que l’on peut penser à lire les réactions de Malgorn et Le Fur. Quant à la déléguée CFDT, elle s’enfonce dans les marécages de la mauvaise foi et du déni. Et tous, les uns autant que les autres, ne se rendent pas compte de ce qu’ils disent : pour eux, « illettrisme » est un gros mot. Ils ignorent sans doute que cette maladie prétendument honteuse affecte près de 10% des Français. C’est justement la honte, qui freine pas mal de gens, préférant se cacher que de s’inscrire dans des ateliers qui pourraient les en guérir. Pour info, l’illettrisme, terme inventé par ATD Quart Monde, caractérise des difficultés à l’égard de la lecture et de l’écriture, de la part de gens qui savent ou ont su lire et écrire, mais en ont pour la plupart perdu l’usage, souvent à cause de leur activité professionnelle. On pourrait ajouter que la France, avec son formidable arsenal éducatif, laisse sur le carreau 20% de ses jeunes à la fin de leur scolarité. Ou que 30% des CAP sont en difficulté vis à vis de la lecture. »

 7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France est en situation d’illettrisme dont la moitié en zone rurale….. Et oui il n’y a pas que les banlieues. La moitié a plus de 45 ans et 26% vivent en zones rurales, 22,5% en zones faiblement peuplées. Un chiffre est encore plus parlant : 51% des personnes en situation d'illettrisme ont un emploi. L'illettrisme n'est pas non plus le fait exclusif des immigrés ou des étrangers vivants en France puisque 71 % des personnes en situation d'illettrisme utilisaient exclusivement le français à la maison à l'âge de 5 ans.

Le ministre a raison objectivement, de plus dans le cas précis qu’il évoque. D'après Le Monde, environ 20% des salariés de l'usine Gad seraient concernés par l'illettrisme, contre 7% de la population française. On voit tout de même se multiplier les analyses sur «comment guérir un mal qu’il est interdit de nommer ? ». Impossible en effet et bien vu chers confrères à condition de l’étendre à l'immigration, la criminalité, l'islamisme etc.…..Car il y a pire que les illettrés qui peuvent s’en sortir, il y a les autistes idéologiques, eux, perdus à jamais.

(Source : site metamag.fr)

mercredi, 17 septembre 2014

Tournez manège

sarkozy.jpgVoici un bail qu’on nous casse les pieds avec le retour de Sarkozy. Il y a de fortes chances qu’il mette la main sur une UMP qui a implosé depuis l’affaire Copé en clans divers et variés. Enfin pas si varié puisque l’on a d’un côté le clan des anciens – Fillon, Juppé, Sarko -, de l’autre celui des modernes – Bruno Le Maire, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez qui, quoiqu’il en dise, n’en peut mais.

 Il faut que la situation soit suffisamment ouverte pour qu’un Alain Juppé prenne soudain le risque d’affronter Terminator-Sarko. Il y a chez Juppé, moins « droit dans ses bottes » qu’un balai dans le cul, des ambitions refoulées depuis des lustres comme un couvercle sur une marmite en ébullition. Et puis, à quasi 70 balais, c’est aujourd’hui ou jamais. Les Dieux nous préserve de Juppé.

A l’heure où la gauche est démonétisée, ridiculisée mais surtout vide de contenu, les ténors de la droite se remettent à espérer. Sauf que cette droite-là est tout aussi démonétisée avec ses cohortes de valises vides qui tentent de faire illusion. Les Français vont de nouveau jouer au poker menteur, car qui oserait imaginer que Marine Le Pen vienne perturber ce jeu de dupes.

On semble s’acheminer doucement mais inexorablement vers des situations pré-révolutionnaires et donc imprévisibles tant nos démocraties semblent arrivées au terme d’un cycle où elles virent à l’oligarchie despotique. Il faut relire Platon et son analyse judicieuse des heurs et malheurs, de la vie et de la mort des régimes politiques.

samedi, 13 septembre 2014

Journal du Chaos - 37

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