jeudi, 19 novembre 2009

Soirée métisse

 

20091119PHOWWW00077.jpg

Ceux qui paieront nos retraites et feront, demain, de notre pays l'un des géants de la compétition mondiale ont célébré, hier soir, avec la liesse dont ils sont coutumiers, la victoire de l'équipe algérienne de foot-ball désormais qualifiée pour le Mondial. Ils infirmaient ainsi les craintes irraisonnées dont faisait preuve, le jour même dans La Croix, l' adjointe à la sécurité de la ville de Marseille qui déclarait au quotidien " Si l'Algérie perd, nous craignons que la casse recommence."
L'Algérie a gagné cependant et la ville fut, comme après la défaite précédente, témoin de belles démonstrations d'exubérances juvéniles. Cela faisait plaisir à voir dans un cher et vieux pays qui, trop souvent, se laisse emporter par les réflexes malsains du célèbre repli frileux alors qu'il lui faudrait incontinent s'enorgueillir de la diversité harmonieuse qui le gagne. Ces belles manifestations d'esprit citoyen ne furent pas, en effet, le seul apanage de la capitale provençale ouverte depuis toujours sur les vents du large. Elles se sont déroulées selon le même scénario dans des dizaines d'autres ville apportant la preuve que le métissage joyeux n'est pas qu'un vain slogan.
Hier soir, apprend-on par ailleurs, la France aussi s'est qualifiée face à l'Irlande, mais d'une manière malheureusement contestable. C'est peut-être pourquoi il n'y avait guère de drapeaux républicains dans nos rues. Seulement ceux d'une puissance étrangère qui n'a pas l'habitude de nous faire de cadeaux et dont beaucoup pensent que son gouvernement n'est pas un cadeau pour son peuple.
Tout cela que les médias ne manqueront pas d'enjoliver comme l'exigent les règles éthiques inventées par Big-Brother pourrait bien être une réponse ironique à la question lancinante posée par le ministre Besson : qu'est devenue l'identité nationale ?
Hélas ce ministre, footballeur émérite à ce qu'on dit, semble tellement dépourvu d'humour qu'on a tout lieu de craindre qu'il ne botte en touche, encore une fois.


Coclés

jeudi, 12 novembre 2009

Vous avez dit identité ?

besson.jpgLe débat lancé par le sous-ministre Eric Besson sur l'identité nationale ne trompe personne quant à la finalité réelle du sujet. C'est un coup politique à quatre ou cinq mois des élections régionales et destiné à caresser dans le sens du poil un électorat lepéniste désormais privé de Le Pen lui-même.
Pour ce qui est du débat de fond, on se demande de quoi il s'agit dans la mesure où, aujourd'hui, la nationalité française ne correspond plus tout à fait à l'identité française. La nationalité est circonstancielle quand l'identité est pérenne.
C'est la raison pour laquelle, comme le souligne Dominique Venner dans une chronique à Valeurs actuelles, il est révélateur d'avoir un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, les deux termes étant antinomiques
Pour l'heure, ce qui pose problème c'est bien l'immigration. Une immigration nettement supérieure à nos besoins et qui ne recouvre pas une mais des réalités. On trouve pêle-mêle des travailleurs clandestins ou non, exploités par les gens du Medef, ceux qui sont là en vertu du regroupement familial et tous ceux qui ont quitté leur pays pour des raisons économiques essentiellement et qui prennent l'Europe pour une tirelire ou un Eldorado.
Dans leur grande majorité ces populations vont venir grossir un lumpenprolétariat où ceux qui ne travaillent pas sont condamnés à la débrouille. Mais, le plus grave n'est peut-être pas là. Il est dans la déculturation totale de ces populations qui n'ont d'autre réflexe que de se constituer en ghetto afin de ne pas perdre totalement et leur âme et le peu d'identité qui leur reste. Je suis d'ailleurs très étonné de voir la gauche et l'extrême-gauche ne les défendre que dans le seul but de leur fournir des papiers alors qu'on assiste à un véritable génocide culturel. Quid de l'avenir de ces populations sur le territoire national ? Nos politiques sont, là aussi, bien silencieux.
D'où l'inquiétude des Français de souche qui constatent d'une part, que la loi n'est pas appliquée (notamment en matière de laïcité), d'autre part, que les politiques veulent nous imposer une société multiraciale dont on ne veut pas et que l'immigration massive à laquelle on assiste met effectivement en danger l'identité française par voie de natalité. Peut-être après tout, le Système a-t-il décidé de la disparition de l'entité France comme des autres pays européens trop réfractaires aux sirènes du mondialisme. Le débat n'est pas uniquement franco-français, il est européen et c'est donc une réponse européenne que nous attendons.
Seul Poutine a les yeux ouverts.

mardi, 10 novembre 2009

Berlin, 20 ans après, on fête quoi ?

diapo_merkel16.jpg

Peut-être qu'Angela Merkel voulait une fête marquant sa réélection comme chancelière. Les dix ans de la chute du mur étant passés inaperçus, c'était l'occasion de donner du lustre aux 20 ans.
Je pense que c'est Hubert Védrine - sur France 2 - qui a eu le mot juste : il faudrait arrêter avec toutes ces commémorations qui commencent à nous gaver. Ressasser ainsi le passé évite d'affronter l'avenir. Et Karl Lagerfeld, le couturier, toujours sur la même chaîne, de surenchérir : on fête quoi, exactement ?
La chute d'un système, le communisme, symbolisé par ce mur ou la réunification allemande ? La réunification, somme toute, ça ne regarde que les Allemands, et nous sommes contents pour eux. Mais elle se fait dans la douleur, me semble-t-il. Pour ce qui est de la chute du communisme, si l'événement est heureux, car par-delà bien des difficultés, il a permis d'accoucher de la Russie de Poutine, d'un autre côté il consacre aussi la victoire du libéralisme anglo-saxon et de la mondialisation. Ce qui est tout de même nettement moins heureux.
Ces 20 ans n'effacent pas non plus, 50 ans d'occupation par les troupes américaines, anglaises et françaises, et les 50 ans durant lesquels l'Europe a été (et l'est toujours) à la traîne des Américains. 50 ans aussi que le cinéma américain et européen se chargent de voir dans l'Allemand, le nazi qui sommeille. 50 ans qu'on maltraite les Allemands au point d'ailleurs qu'ils se maltraitent eux-mêmes. 50 ans que l'Allemagne ne vit qu'à travers sa réussite économique et plus du tout à travers le génie de sa culture et de son âme. Ce bleu à l'âme se traduit par un dramatique déficit démographique. On peut être rassuré, ce même déficit atteint l'Europe entière et la Russie.
C'est la raison pour laquelle cette petite sauterie a un goût amer. On préférerait que les Européens se réveillent, larguent enfin les amarres et se forgent de nouveau un destin.

mardi, 03 novembre 2009

La révolte des zozos

Je l’avoue, on a tendance à charger le mulet sur Sarkozy. Ce dont il se fiche éperdument, vu que c‘est lui qui est du bon côté du manche. Reste qu’on se fait quand même un devoir de dire du bien de lui quand les mesures qu’il prend sont judicieuses. On n’est pas sectaire.
Donc, on est d’accord avec lui sur la suppression de la taxe professionnelle et sur la réforme territoriale.
Le père Raffarin ne manque pas de culot avec son équipe de bras cassés sénatoriaux de vouloir laver plus blanc que blanc comme disait Coluche. Cela fait des décennies que de tous les côtés, élus inclus, tous réclament la suppression de la taxe professionnelle comme un impôt injuste sur les sociétés. Sarko a le mérite de le faire.
Depuis qu’il n’a pas obtenu le Sénat, Raffarin trimbale sa rancœur.  Que les maires fassent un peu la gueule, on peut le comprendre. Rappelons quand même que cet impôt – car c’en est un – qui alimente les caisses des communes est ponctionné sur la masse salariale des entreprises. Il est question de la remplacer par un impôt foncier qui va nécessité une réforme du cadastre. On comprend les maires qui ont peur de perdre des revenus tant leurs administrés sont demandeurs de biens collectifs (stade, crèches, services sociaux, etc.) Mais, à l’Etat de faire le ménage dans le lot des subventions inutiles ou encore des comptes sociaux,  sans parler du fric viré à perte pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’immigration (globalement 250 milliards). Mesure salutaire pour les entreprises donc.
La réforme territoriale est une autre excellente mesure. De quoi s’agit-il ? De réunir en un seul et même corps les conseillers généraux et régionaux. Donc de diviser par deux la masse des élus et des fonctionnaires territoriaux. Il faut savoir que la plupart des conseillers régionaux ne servent à rien et que les conseillers généraux sont surtout connus de leur concierge. Sarko a raison de mettre de l’ordre dans ce foutoir et de redéfinir les territoires. Cela n’empêchera en rien les départements d’exister, sauf qu’ils n’auront comme interlocuteur que les préfets. C’est amplement suffisant. Et, le futur élu aura un vrai boulot et ne passera pas son temps à courir les coquetèles, à draguer les nanas (ou les mecs) et à faire des notes de frais. Tout ça avec notre pognon. Car, ici comme ailleurs, ce sont les hauts fonctionnaires qui font le boulot. Les élus, pour la plupart, ne comprennent rien. Je comprends en revanche qu’un grand nombre de feignasses de cet acabit ruent dans les brancards. Mais la réalité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui.
Si Sarko était logique, il pousserait le bouchon plus loin et supprimerait également le Sénat. Ce machin, dénommé la caisse de retraite et qui engraisse des notables fait doublon avec l’Assemblée nationale qui a toujours le dernier mot. Ils étaient jadis le reflet d’un monde rural vivant qui a malheureusement disparu depuis belle lurette. Sur les députés, il y aurait aussi pas mal à dire, mais ils maintiennent l’illusion qu’on est en démocratie. Laissons faire. Ca amuse les gosses : « Il fait quoi, ton papa ? – Il fait député ! (long silence consterné). Par les temps qui courent, c'est mieux que chômeur, il est vrai.

 

PS/ Les Goncourt ont donné leur prix à une franco-sénégalaise. L'année dernière, c'était à un Algérien. Le politiquement correct a encore frappé. Quant au Renaudot, il va à Beigbeder qui est tout, sauf un écrivain, tant sa prose (grand nom pour une si petite chose) est indigeste. La langue française vient d'en prendre encore un grand coup. A vos Lagarde et Michard !

dimanche, 01 novembre 2009

Suicides et profits

Autant il nous importe peu que Jacques Chirac aille au trou, ce qui ne risque pas d’arriver, autant l’histoire de cet homme qui a flingué son patron et le fils d’icelui nous touche. Elle est en quelque sorte exemplaire même si sur le principe, on ne peut que condamner un tel acte. Depuis que le Grec Solon (640 avant JC) a érigé la loi comme règle absolue entre les hommes, il faut s’y soumettre car elle est le garant de la paix sociale. Enfin, en principe. Se faire justice soi-même dans une société qui retourne tout droit à la barbarie risque, malheureusement, de devenir monnaie courante. C’est la raison pour laquelle un tel acte pose un vrai problème sur lequel nos autorités auraient tort de passer.
Rappelons les faits. Un homme, ancien petit patron d’une entreprise de transport, redevenu chauffeur, payé à la course (60 à 100 colis par jour), avait trouvé un emploi plus calme de chauffeur de bus à la communauté urbaine de Toulouse. Pour se faire, il devait quitter son emploi sur le champ et donc négocier son départ. Ce que son patron lui a refusé, exigeant qu’il exécute son préavis. L’homme a pété les plombs et a réglé le problème à coups de fusil.
Cet apparent fait divers n’en est pas un. Il vient s’ajouter à la longue liste qui a rempli ces temps derniers la page des faits divers: 25 suicidés à France Telecom, séquestration de patrons, ouvriers menaçant de faire sauter leur usine. En un mot comme en deux, on appelle ça du désespoir social. Il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans le monde salarial français.
Faut-il mettre cela sur le dos de cette bonne vieille lutte des classes que l’on avait un peu oubliée ? Il s’agit, à mon avis, d’un mal nettement plus profond qui met en cause le système lui même, c’est-à-dire le libéralisme boursier. C’est le système tout entier qui est en train de déraper où l’homme n’est plus au centre de nos préoccupations mais la marchandise elle-même (merci Baudrillard et Debord). L’homme n’est plus qu’une simple variable d’ajustement. Aujourd’hui, le roi du pétrole, c’est l’actionnaire – en général des fonds de pension – qui pour maintenir ses taux d’intérêt sacrifie les hommes sur l’autel de ses bénéfices. On imagine le stress que cela produit au sein du corps social. Mais, ce n’est pas le seul et unique dégât. On en est arrivé aujourd’hui à ce que des individus, totalement improductifs, bâtissent des fortunes par la seule spéculation quand les vrais producteurs de richesses que sont les plombiers, les chirurgiens, les artisans et la cohorte des ouvriers ayant un réel savoir-faire que l’on retrouve chez Renault, Véolia, EDF, Areva, j’en passe et des meilleurs, en sont à ramer pour boucler leur fin de mois. Une société n’est plus viable quand un abruti de footballeur gagne en une semaine ce qu’un ouvrier ne gagnera jamais en une vie de chagrin. Une société n’est plus viable quand des patrons irresponsables ou non (et aux qualités douteuses parfois, merci Bouton, Tchuruk et consorts) s’octroient des salaires mirobolants et se barrent en retraite avec la caisse.
Ce n’est pas gagner de l’argent qui est condamnable – loin s’en faut – c’est la manière dont il est acquis et le rapport qualité/prix.
D’où ma question : comment sortir de cet engrenage qui vire à la schizophrénie à l’heure même où les politiques – et l’absence de Politique – vivent sous perfusion des décideurs économiques mondiaux ? Ce qui relativise le pouvoir réel des politiques. Mais, la vraie question est ailleurs : où est la boussole capable de donner du sens au monde débridé et sans perspective dans lequel nous vivons ? De Giscard en Mitterrand, de Chirac en Sarkozy, aucun de ces messieurs n’a jamais eu l’idée de savoir où nous allions et surtout pourquoi et pourquoi faire. Le seul à l’abri de ces tourments – mais il en a d’autres, certes, -  c’est Poutine. Il en a rien à foutre du libéralisme. Il est maître chez lui. Et demain, il sera l’homme fort de la planète. Cherchez l’erreur.

vendredi, 30 octobre 2009

La grippe, Chirac et consorts

chirac 3.jpgLa politique a ceci de commun avec les grands magasins : y a toujours un produit en promotion. Hier, c’était le fistonné Jean Sarkozy, aujourd’hui la grippe A et fort accessoirement le camarade Chirac.

Sur la grippe A, la communication gouvernementale, et la mère Bachelot en tête, ont été un vrai désastre médiatique. Le gouvernement, pour des raisons que j’ignore, s’est précipité sur cette cause comme la vérole sur le bas clergé breton. Il n’en a malheureusement pas fait autant pour le sida.. passons.
Souvenez-vous. En plein mois d’août, cette grippe était, aux dires de miss Bachelot, pire que la grippe espagnole qui avait décimé une partie de la population européenne. En urgence, l’Etat a donc contacté les laboratoires pharmaceutiques pour un vaccin. Inutile de vous dire que les mecs se sont frottés les mains avec le carnet de chèques. Là-dessus on apprend que cette grippe, peu dangereuse, se soigne facilement avec du Tamiflu, en vente dans toutes les bonnes pharmacies.
Subodorant l’arnaque, le député socialiste Gérard Bapt s’est pointé au ministère de la Santé et a demandé à voir les contrats passés avec les labos. Il a pris une porte dans la tronche. Sont-ce des mœurs ?
Du coup, seuls 17 % des Français sont décidés à se faire vacciner.  En attendant, les contribuables ont payé la facture. On aimerait que les socialistes poussent plus loin  leurs investigations, ils serviraient, pour une fois, à quelque chose au lieu de passer leur temps à mesurer l’ego des uns et des autres.

Revoici Chirac, retraité de luxe qui vit aux crochets de la famille Hariri – pour laquelle il a dû jouer les pères Noël du temps de sa splendeur – et Pinault. Il faut dire qu’avec 30 000 € de retraite par mois, c’est quasi la misère. Et comme une misère n’arrive jamais seule, voilà t’y pas qu’un juge d’instruction, Xavière Simeoni, veut le coller de nouveau au tribunal puis au trou pour une histoire d’emplois fictifs. Une vieille histoire. Au RPR, à l’époque de sa sordide grandeur, un certain nombre de personnes étaient, en neffet, rémunérées par la ville de Paris. Pas vraiment de quoi fouetter un chat. Tous les partis font la même chose à des degrés divers. Ca crée de l’emploi. Si l’on veut vraiment tacler l’homme qui dit « ça m’en fait bouger une sans toucher l’autre », il faudrait reprendre le dossier à partir d’une certaine dame Casetta, ex-trésorière du RPR et qui a droit à la paix des braves pour avoir fait le sale boulot, la cassette Méry et les 500 patates en liquide, j’en passe et des meilleurs. C’est plus des casseroles à ce niveau mais une batterie de cuisine.
Sauf que faire ce procès, c’est carrément faire celui de la République bananière et mafieuse que nous connaissons tous : celle des crânes d’œuf de Bercy qui font n’importe quoi avec notre pognon, des dépenses faites à tort et à travers dans les collectivités, des projets à la con qui n’aboutissent jamais, et de tous les lobbies qui sortent les biftons plus vite que leur ombre, etc. C’est la raison pour laquelle on suggère à ce petit juge de s’atteler à des sujets plus sérieux mais moins médiatiques, il est vrai.

lundi, 26 octobre 2009

Eric Besson au pays imaginaire de l’identité nationale

Eric Besson, sous ministre de l’Immigration et non de la déportation, veut relancer le débat sur l’identité nationale. On lui souhaite bien du plaisir avec les seuls arguments dont il dispose, vu l’encadrement du sujet par la Halde, la Licra, SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’homme, j’en passe et des meilleurs, à savoir tout le lobby immigrationniste qui a pignon sur rue sans que le ministre de l’Intérieur, Hortefeux, ne bouge le petit doigt. Ajoutez à cela la horde de tous les naïfs qui s’imaginent que les immigrés vont payer nos retraites, eu égard au déficit démographique, et vous aurez, grosso modo fait le tour de la question.
Une réponse sérieuse à cette question irait inévitablement à l’encontre de toute l’idéologie dominante. Et, depuis que l’on a substitué le droit du sol au droit du sang, l’identité française a perdu tout son sens. La France est un vaste no man’s land autant qu’une curiosité gastronomique.
Donc, nous sommes curieux de voir ce qui va sortir des éprouvettes du sieur Besson, singulier personnage d’ailleurs, qui vient de larguer femme et enfant pour se mettre à la colle avec une fort jeune tunisienne qui de près ou de loin appartient au clan Bourguiba.
Monsieur Besson nous parlant d’identité nationale, c’est un peu comme Frédéric Mitterrand nous vantant les mérites de la Thaïlande et de ses boxeurs de 40 ans !

vendredi, 16 octobre 2009

Faut-il sauver nos agriculteurs ?

fond-ecran-la-vache--.jpgSi Charles Maurras revenait faire un tour parmi nous, il nous ferait sûrement une jaunisse. Lui qui considérait que les Français étaient un peuple de marins et de paysans serait cruellement déçu par la réalité d’aujourd’hui, étant donné que les uns comme les autres sont en train de disparaître. Pour les pêcheurs, c’est quasiment chose faite. Nos paysans résistent encore. Mais pour combien de temps ?
La France se vide de sa substance nourricière.
Les mosquées se substituent aux églises et le supermarché aux champs de blé si chers à Péguy.
Bien évidemment, il n’est pas un Français qui se réjouit de la crise du monde agricole. Pour la bonne raison que le paysan est aussi celui qui entretient les terroirs. Et, si nos paysages demeurent, c’est bien grâce à ce besogneux.
Mais, le but premier du paysan, c’est d’abord de produire afin de nourrir les populations. Bon, c’est le principe. Et la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est bien que le paysan puisse vivre de son activité, de son labeur surtout, aussi dignement qu’un employé du gaz ou qu’un gréviste de la SNCF. Allez dire à ces deux-là que leur salaire est désormais indexé sur la météorologie financière de Bercy en période de crise, c’est la grève illimitée assurée !
Je n’ignore rien des travers du principal syndicat agricole, la FNSEA qui jouit et profite largement de sa situation de monopole ; je n’ignore pas non plus – ô paradoxe -  que les aides de Bruxelles ont sauvé l’agriculture  française et largement aidé les gros plus que les petits agriculteurs à survivre ; mais il est pour le moins paradoxal que ceux-ci ne puissent vivre dignement du produit de leur travail. Là, franchement, nos gouvernements successifs sont gravement responsables. Fautifs aussi d’avoir laissé se développer les supermarchés et la grande distribution (qui a largement rétribué les partis politiques). Ce type de commerce n’est pas un plus, c’est une régression qui a détruit tout un tissu social et commerçant. Ce sont ces mécréants de la grande distribution qui acculent les paysans à produire à perte sous peine de se ravitailler sur le grand marché mondial. Dans le même temps, la famille Mulliez (Auchan) expatrie son pognon en Belgique comme d’autres en Suisse.
L’autre aspect de la réalité du monde agricole réside dans le fait que l’industrie agroalimentaire est et sera pour l’Europe un atout géostratégique majeur dans les années à venir, dans ce siècle qui va tanguer dans tous les sens et qui sera tout sauf serein.
Donc, il serait grand temps, plutôt que de s’adonner aux combines bruxelloises, de considérer la ressource agricole comme une valeur stratégique. Mais, nos politiques, tout à leurs petites combines, en sont-ils encore capables ? Quand on voit un Sarkozy sombrer dans le népotisme, on peut en douter.
Quand, quelques hommes intelligents vont-ils enfin penser l’Europe en terme de puissance et non plus comme un vassal du libéralisme anglo-saxon à la botte des Américains. Et puis, quelle Europe ?

lundi, 12 octobre 2009

Politicailleries

magazine-optimum-.jpgLe camarade Mitterrand fait l’expérience du climat jovial qui règne en politique où, pourtant, le politiquement correct oblige à ne pas se tirer dessus comme un lapin. Vœux pieux ! Marine Le Pen a fait là un coup politique comme l’on dit et cela ne va guère plus loin. Alors, démission, pas démission, on s’en fiche un peu, voici belle lurette qu’on aurait dû supprimer ce ministère qui n’a de la Cul-ture que le nom. De Jack Lang en Aillagon en passant par Mitterrand, ce bazar semble en effet dédié à la culture tarlouzarde. Aucun intérêt, manant passe ton chemin.
Autrement scandaleux – est-ce bien le terme d’ailleurs – est la mise sur orbite de Jean Sarkozy comme futur président de l’Epad, l’établissement public qui gère tout le quartier de La Défense. Ce n’est pas l’UMP qui va moufter, ils ont tous la trouille de se voir rejeter dans les poubelles de l’histoire par le pater. Voici un typique fait du prince qui est pour le moins scandaleux, moins parce qu’il est le fils de son père que par manque des qualités requises pour ce poste. « Passe ton bac d’abord » a rétorqué un élu du MoDem. Cela confirme cette dérive inquiétante d’un régime que l’on a bien du mal à définir constitutionnellement et qui « se barre en sucette » comme l’on dit. Le Premier ministre est un paillasson sur lequel Sarko et ses sbires s’essuient les pieds chaque matin et les ministres ne sont que les exécuteurs testamentaires de la mafia élyséenne qui mène la danse. Allo, maman bobo… On se rend bien compte aujourd’hui que Sarko est obsédé désormais par sa réélection en 2012. Ce qui explique cette politique qui part dans tous les sens.
Autre grand étonnement : le commando de 250 à 300 mecs, parfaitement organisé  et qui a mis à sac le centre ville de Poitiers. Qui sont ces mecs ? On parle d’un collectif de défense des taulards hostiles à un transfert de prisonniers. Bizarre. En tout cas une méthode de guérilla urbaine très au point qui augure de ce qui pourrait se passer demain. Mais dans quel sens ? Les chez eux chez nous, ou bien les chez nous restons-y ?
Enfin, un sujet de rigolade pour finir : le prix Nobel de la Paix attribué à Obama. Voici des années que le jury Nobel se shoote à la déconnante du politiquement correct. Comme le prix de littérature attribué à une parfaite inconnue – grand bien lui fasse d’ailleurs. Ces Suédois ont totalement désincarné ce prix qui se résume à un paquet de fric.
Allez, vive Poutine.

samedi, 03 octobre 2009

Quand l'éducation nationale tapine en banlieue...

2072671574.jpgVendredi 2 octobre. Un titre dans Libération : "Des élèves payés pour venir au lycée." Est-ce un canular ? Non pas. Pour lutter contre l'absentéisme massif qui affecte certains établissements de la région parisienne, l'académie de Créteil expérimente une nouvelle recette tirée du sac à malices du Haut Commissariat à la Jeunesse. Les classes les plus touchées par la déscolarisation se verront attribuer une cagnotte pouvant atteindre 10 000 euros si elles parviennent à ramener dans le bercail éducatif les brebis égarées qui préfèrent la glande ou la maraude à la contrainte d'une présence régulière entre les murs du lycée. Comme dans la logique commerciale l'opération fait l'objet d'un contrat signé entre partis égaux, l'administration d'une part, les élèves d'autre part.
La récompense est indexée aux résultats obtenus par le "groupe classe". Cette prime d'assiduité ne sera évidemment pas versée individuellement aux plus méritants sujets de la classe citoyenne mais permettra de réaliser des voyages éducatifs ou des projets d'intérêt collectif. La version lycéenne du "travailler plus pour gagner plus" en quelque sorte. Il s'agit d'une expérimentation, nous rassure-t-on qui sera étendue en cas de résultats probants.


Jusqu'où va-t-on descendre ?


L'instruction est un don, coûteux et nécessaire, que la collectivité consent gratuitement à tous les jeunes qui résident sur le territoire de la République. Acquérir l'instruction que l'école délivre est pour chacun d'entre eux le gage d'une intégration sociale accomplie et d'une formation permettant une existence digne au service du bien commun. De tout cela, et pour des raisons diverses, de plus en plus de jeunes n'ont cure. Parmi eux, beaucoup sont issus de l'immigration d'origine africaine. C'est un constat que font tous les rectorats. Plus s'aggrave la déscolarisation précoce dans ces milieux et plus l'intégration républicaine acquiert les contours d'un mythe mensonger. Beaucoup le savent mais la plupart se taisent de peur de se trouver assimilés au pire. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c'est ajouter au malheur du monde." L'omerta ne nous prépare pas un avenir radieux.
L'état-Providence est exsangue et endetté jusqu'au cou mais qu'à cela ne tienne, la fiction de l'harmonie diversitaire devant être maintenue coûte que coûte, l'éducation nationale choisit de rattraper par la peau des fesses les absentéistes chroniques par le seul argument qui fait sens dans le monde nihiliste que le néo-libéralisme a construit : "la gagne" ! À ce compte là, l'éducation nationale choisit d'entrer en concurrence avec ce qui mobilise concrètement les absentéistes qu'elle entend sauver à tout prix : la simple fainéantise parfois et, trop souvent, les réseaux informels de la drogue, du vol, du recel, de l'arnaque, du trafic, de la razzia, des détournements de fonds, du racket...
Ce qui demeure dans ce pays d'utopie progressiste et d'idéalisme pédagogiste ne peut se résoudre à comprendre qu'une part grandissante de la jeunesse est devenue inéducable (et par conséquent inemployable) et ceci tout particulièrement parmi ceux qui constituent les phalanges d'une diversité que la nouvelle religion du métissage interdit de définir pour ce qu'ils sont. Non pas ce qu'ils sont "par essence", mais ce qu'ils sont devenus dans un Occident qui n'a plus rien d'autre à leur enseigner que le culte de l'argent.


Coclés