vendredi, 09 mai 2008

De la médiocrité en politique

Monsieur Delanoë a une curieuse conception de la démocratie. Il vient d’interdire une marche silencieuse en souvenir d’un patriote, Sébastien Deyzieux, décédé à la suite de la chute d’un immeuble en marge d’une manifestation dans les Quartiers de Port Royal et de Denfert-Rochereau en mai 1994. Delanoë y voit là une résurgence dangereuse du fascisme. Mais il est silencieux quand les racailles des banlieues déferlent sur la capitale.
Il est vrai que l’idéal de ce maire homosexuel est le petit arabe et non le grand Gaulois dolichocéphale et hétérosexuel. Il doit se prendre pour Gide à ses heures. D’ailleurs, il vient d’accorder une aide de 200 000 € aux Tunisiens qui ont manifesté contre la hausse des prix des produits de première nécessité. 
Comme ça il sera traité en "bienfaiteur de l’humanité" cet été quand il partira en vacances dans la somptueuse résidence qu’il possède dans ce pays. Autre curiosité delanoesque, on ne l’entend pas gueuler comme ses potes socialos contre Ben Ali, l’affreux dictateur tunisien. Quand il s’agit d’enculade les convictions vacillent.

Delanoë est un médiocre doublé d’un roquet. Nombreux sont ceux qui le méprise au PS. Elu une première fois maire par défaut – personne au PS ne voulait y aller – il est resté au regard de la bêtise singulière de la droite menée  par la pintade à roulettes, Françoise de Panafieu.
Faute de merle, les Parisiens mangent des grives. La médiocrité est ce qui caractérise le mieux la classe politique parisienne. Et on ne voit guère de changement à l’horizon. Est-ce à dire qu’on va encore se farcir ce farceur longtemps ?

Tout le show bizz est en émoi, et toute la classe politico-médiatique avec : le facteur passe chez Drucker dimanche. Besancenot est l’incarnation même de la société du spectacle dont Drucker est l’icône. Avec son discours de gaucho à deux balles, il fait office de viagra dans le Gynécée socialiste.
Paraît même qu’ils vont ressortir Jean Ferrat pour l’occasion. A 78 ans, il va trouver saumâtre qu’on le refoute au boulot. Le même jour, Arlette, dans son château reçoit ses potes de Lutte ouvrière pour son raout annuel. L’ultra gauche est donc aux abonnés absents. Manquerait plus que la révolution se fasse sans elle.

Il serait peut-être temps d’arrêter toutes ces commémorations qui se résument en général à taper sur l’Allemagne et à célébrer de douteuses victoires. Je suggère que l’on ne garde que le 11 novembre, histoire de rendre hommage à ces poilus français et allemands tombés pour rien au champ d’honneur. Car il y avait de l’honneur à cette époque.
Cette guerre de 14 fut aussi meurtrière qu’inutile tant pour la France que l’Allemagne. Ce sont des paysans européens qui sont tombés au combat. Et tout ça parce qu’une démocratie naissante et déjà irresponsable – la IIIème République - s’est faite baiser par les Anglais, comme d’habitude, qui ne voulait pas que l’Allemagne devienne la grande puissance continentale mettant en péril leurs intérêts.
D’ailleurs les Anglais n’ont jamais voulu la constitution d’une puissance continentale, que ce soit la France, l’Allemagne ou l’Espagne. D’où cette guerre décrétée au 10 Downing Street et acceptée par tous les connards de l’époque qui nous gouvernaient.
Jaurès avait, lui, bien vu le danger et la bêtise d’un tel affrontement. C’était trop tard, la démocratie était en marche et les francs macs à l’œuvre. Et puis ce sera 39-45, l’Indo, l’Algérie etc. Vous connaissez la suite.
Et c'est ainsi que Poutine est grand. Il se fout des Anglais. 

dimanche, 04 mai 2008

Pauvre Grand Palais

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Il est un lieu qui a bercé mon enfance parisienne, c’est le Grand Palais. Môme, avec mes copains, on prenait le bus qui nous déposait juste devant et on allait ainsi au salon de l’Enfance qui se tenait là chaque année. C’était magique. Dans les années 50-65 se tinrent là aussi le salon des Arts ménagers, de l’Auto, de l’Aviation que sais-je encore. Je me souviens d’un endroit immense mais surtout de la foule que, morpions, nous devions fendre. Et puis, on l’a fermé pour travaux.
Je dois avouer que ce Grand Palais a été magnifiquement restauré, sa verrière surtout, et c’est la raison pour laquelle, dès sa réouverture, je me suis précipité. J’ai trouvé un lieu magnifique dans sa nudité et, nettement plus vaste en hauteur qu’en surface à occuper. C’est d’autant plus vrai que le ministère de la Culture ne sait, au fond, pas quoi en faire. Il est difficile à investir, impossible à chauffer (l’hiver on se gèle) et sa galerie, non restaurée, relève du décor. C’est devenu un espace d’autant plus bizarre que nu, il se suffit à lui-même.
Alors, l’Etat y organise des expositions « monumentales » avec des artistes qui s’y prêtent. Et c’est ainsi que le Grand Palais sert de dépotoir à l’art contemporain. On a pu y voir les « œuvres » d’Anselm Kiefer, ce zozo allemand qui reconstitue les bunkers du mur de l’Atlantique dans leur version délabrée. Pinault, dont on connaît les goûts, a dû faire un chèque pour acquérir l’une de ces merdes.
Et, aujourd’hui, on vient nous gonfler avec l’Américain Richard Serra (voir photo). Alors lui, c’est très simple, il fait laminer des plaques de ferraille gigantesques – genre 70 tonnes – qu’il aligne en long, en large et en travers. Suivant votre portefeuille, l’œuvre est plus ou moins grande et plus ou moins lourde. Il a réussi à vendre à des élus français décérébrés, une espèce de caisson en ferraille que les édiles se sont empressés de coller sur une place de village. On croirait une benne à ordures.
On en vient à regretter le temps où le patriotisme conduisait nos élus à commander des bronzes vantant les mérites de l’histoire nationale, du moins avant la guerre de 14. Après, on aura doit aux monuments aux morts qui ornent chaque village. Ca, au moins, c’était de l’art, même s’il était un peu pompier. Que voulez-vous, je préfère Meissonnier, avec tous ses défauts, à la moindre merde de Marcel Duchamp et de ses émules.
En matière de quête du sens, la pauvre gamine du Journal du Dimanche qui a interrogé Richard Serra, ne s’est vraiment pas attardée sur le sujet – ni l’artiste d’ailleurs – tant il n’y a rien à dire. Elle a quand même réussi à lui tirer cet aveu « Il n’est pas besoin de connaître l’histoire de l’art et de la sculpture pour apprécier mon travail. » Ca c’est sûr, mais comme pissotière, c’est pas mal. Venez avec votre clébard !
Toutefois, ce n’est pas le dénommé Serra, qui se dit artiste, qu’il faut blâmer, mais les gens qui l’ont fait roi, et ce sous-ministre de la culture qui n’existe pas qui autorise une telle exposition. Madame Albanel a perdu tous ses repères et cède à ce politiquement correct qui infeste le monde des idées et de l’art. On notera au passage que ce politiquement correct a de très fortes connotations sonnantes et trébuchantes. Car voici belle lurette que l’art contemporain est d’abord un art alimentaire dont se nourrit la même secte internationale et mondialiste.

vendredi, 02 mai 2008

Brève lecture du Monde

772533361.jpgCe ne sont pas les sujets qui manquent. On ne sait même plus par lequel commencer. D’abord, il y a Sarko qui nous baratine lors de sa conférence de presse, nous disant qu’il n’y aura aucune régularisation des sans-papiers qui ont défilé dans la rue. Faux. En catimini, on commence à en régulariser un certain nombre. A ce sujet d’ailleurs, on remarquera que la CGT et le patronat ont fait cause commune. Ben voyons. La CGT, parlons-en. Elle, comme les autres syndicats d’ailleurs, ne représentent plus rien du tout, mais il faut savoir quand même que les abrutis de contribuables que nous sommes finançons 10 000 branleurs au service exclusif de ce syndicat qui ne représente rien. C’est également vrai de la CFDT et des autres cloportes qui sont à la classe ouvrière ce que Sarkozy est à la noblesse d’épée. Une seule exception, les syndicats enseignants mais là nous sommes dans le corporatisme pur et dur. Si on veut faire des économies … hein monsieur Santini …
Côté boustifaille maintenant, la tendance est à la pénurie. Souvenez-vous de ces abrutis de fonctionnaires bruxellois qui ont obligé nos braves paysans à pratiquer la jachère. Et aujourd’hui, le cours des matières premières explosent. Ca me fait penser, que l’autre tarte de Lagarde, n’a rien trouver de mieux que de laisser le champ libre aux supermarchés et autres circuits de distribution pour négocier les prix afin, soi-disant, de les faire baisser. Au final, et c’est couru d’avance, ce sont les producteurs et les consommateurs qui vont trinquer. Y-a-t-il un député dans la salle pour pousser une gueulante ?
Les Américains veulent nous faire croire qu’ils ont tué un chef d’Al-Qaida. Nous on veut bien, sauf qu’Al-Qaida n’existe pas, que  la menace terroriste est une invention américaine vu qu’il n’y a aucun danger de cet ordre. On peut dormir sur nos deux oreilles. Quand les maghrébo-musulmans descendent dans la rue chez nous, c’est pour d’autres raisons.
Sarko a remis à la chancellière allemande, Angela Merkel, le prix Charlemagne. Franchement on n’en a rien à foutre. D’autant que ce prix consacre le tube de vaseline que la mère Merkel a foutu dans le cul de l’Europe pour faire passer le traité simplifié. On avait voté « non », souvenez-vous. Une fois encore on vient de se faire b… Dans la foulée, il cherche à lui fourguer son Union méditerranéenne dont elle ne veut pas. Nous non plus. Ce ne sont que des jeux de dupes, mais en attendant l’Europe, celle que l’on aimerait voir éclore, reste à quai.
Ce qui fait office d’intellos dans le petit cercle germanopratin s’excite beaucoup avec mai 68. On a les nostalgies qu’on peut. Mai 68 n’a jamais été que l’amorce du foutoir dans lequel on vit aujourd’hui pour la bonne raison qu’on n’a pas eu un chef d’Etat à la hauteur pour redresser la barre et remettre les pendules à l’heure. Les Français rêvent d’un chef et au lieu de ça on a eu des impuissants et aujourd'hui un publicitaire !
En attendant, Vladimir Poutine continue de consolider l’Empire. Il vient d’envoyer des troupes en Abkhazie, historie de rappeler à ses dirigeants géorgiens que de vouloir faire joujou avec les Américains a ses limites. Et c’est ainsi que Poutine est grand.

lundi, 28 avril 2008

Pas de printemps pour les retraités

772533361.jpgIl est beaucoup question de retraite en ce moment et, je l’avoue, j’arrive à un âge où je commence à être sérieusement concerné par le problème. Pour deux raisons majeures : la première est que ma retraite ne sera pas lourde vu que j’ai passé mon temps à changer de boulot et à bosser, parfois, en travailleur clandestin ; la seconde est que j’aime bien mon travail et qu’ayant toute ma tête je ne vois pas à quel titre j’arrêterais au risque de m’ennuyer profondément.

Aussi, je trouve un peu surréaliste ces histoires de 40 ou 41 ans de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein (c’est quoi le taux plein quand on est artisan ou patron d’une grosse boîte ?). Cela induit qu’il faut commencer de bosser à 20 ans et faire une carrière rectiligne avec, si possible, une belle évolution de son salaire. Doivent pas être nombreux les mecs qui répondent de ces critères.

Si vous faites des études, c’est rapé, vous êtes mûr pour bosser jusqu’à 65 ans minimum. Et si vous prenez le cas d’un chirurgien, alors là c’est pire. Bref, peu de gens – sauf les syndicalistes à la Blondel, Ségui, Ceyrac etc., qui se font faire du sur-mesure avec notre pognon – rentrent dans cette case où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Pour les autres, c’est charbon assuré.

Les travailleurs manuels devraient avoir un statut particulier leur permettant d’arrêter de bosser quand ils sont cuits (pas ces branleurs de la SNCF qui conduisent les trains, hein, mais le chauffeur de la RATP ou l’infirmière, oui) et qu’on foute la paix aux autres, ceux qui, globalement, remplissent des paperasses.

On devrait fixer un âge légal de la retraite, disons 65 ans, et laisser chacun libre de continuer de bosser ou pas en cumulant deux revenus. Tout le monde y trouverait son compte. Les impôts surtout. C’est la raison pour laquelle je trouve incohérent, de la part des boîtes, de ne pas embaucher des gens au-delà de 50 ans. Mais le gouvernement peut-il manier la contrainte pour faire bouger les mentalités ?
Ne dit-on pas que pour trouver du boulot, dans ce pays de cons, il faut avoir entre 25 et 45 ans ? Et encore, 45 c’est limite. J’avoue que je ne suis pas trop pro-américain, mais aux States, les quinqua et bien au-delà, trouvent du travail sans problème et ils sont d’ailleurs nombreux. Tant qu’à être libéral autant l’être jusqu’au bout.

Mon petit doigt me dit qu’en cette matière le gouvernement, et tous ceux à venir, ne sont pas au bout de leurs peines. Car, les générations du « baby boom » d’après guerre arrivent à l’âge de la retraite. Et tous, loin s’en faut, ne sont pas à taux plein. Or, petit dégât collatéral, ce sont eux qui votent et qui font les élections… pas les jeunes générations. Vous voyez ce que je veux dire ...

Et c’est ainsi que Poutine est Grand. Mais lui aussi a des problèmes démographiques. Ce continent se fait vieux et on ne remplacera pas facilement les grands blonds aux yeux bleus en voie de disparition, n'en déplaise à nos droits de lhommistes. L’Occident comme Carthage sera rasé.

samedi, 26 avril 2008

D’une conférence… l’autre …

807971708.jpgOn imagine mal Louis XIV disant : « J’ai commis des erreurs ». On imagine mal d’ailleurs ce même roi, qui a fait la France, expliquer le pourquoi du comment de sa politique. Car, à l’époque, de la politique, les Français n’en ont cure !  La seule et unique politique qu’ils connaissent, c’est de vivre dans un monde, certes difficile, mais autrement plus paisible et cohérent que celui dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Rappelez-vous ce mot de Talleyrand : «  Qui n’a pas connu l’Ancien régime ne sait pas ce qu’est la douceur de vivre ». Il ne parlait pas que des nobles et de sa caste en disant cela.

Je ne suis pas du tout persuadé que nous sommes plus heureux aujourd’hui dans cette société de l’information que les kapos du régime des droits de l’homme nous vendent chaque matin. Cette société de l’information ne sert à rien sauf à manipuler les populations sur bien des sujets dont nous n’avons que faire.

Je ne suis pas persuadé que nous soyons plus heureux depuis que nous sommes en démocratie où l’on demande à chaque citoyen de se prononcer sans cesse sur tout et sur rien.  On a créé dans le peuple des passions dont il n’a nul besoin. On en arrive à ce paradoxe, dans notre belle démocratie, que l’on finit toujours par haïr ceux qui nous gouvernent. C’est logique.
En multipliant les centres de décision, on décuple les mécontentements. Et, suivant le même principe, on favorise la corruption puisqu’on décuple également les centres du pouvoir. Il n’y a pas un seul et unique pouvoir comme dans l’Ancien régime, mais une multitude. Ce qui est, en soi, la négation même du pouvoir.

Nous savons tous que les Français sont hostiles à toute forme d’immigration massive et incontrôlée, à toute idée de société multiculturelle et multiraciale ce qui revient au même, pour la bonne raison que les Français veulent rester maître chez eux et plus encore de leur destin. Tous nos gouvernants nous imposent le contraire. J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi ?

Sarkozy a démontré une fois de plus qu’il n’était qu’une marionnette aux mains du « grand capital » comme disait Georges Marchais. Il ne sait pas où il va, mais il y va et nous avec. C’est la conclusion que je tire de sa conférence de presse qui se voulait éclairante, sauf que personne n’a appuyé sur le bouton pour que la lumière fut. 

Et, c’est ainsi que Poutine est grand. Il se fout de la démocratie qu’il agite comme un éventail pour illusionner cet occident malade et vérolé.

jeudi, 24 avril 2008

Ode socialiste à l'humanisme

Par Coclés

 

816738405.jpgL'autre soir Antenne 2 nous servait un docu-fiction sur Mitterrand à Vichy. Le film était suivi d'une série d'interviews où il était essentiellement question de l'antisémitisme vichyssois, du statut des juifs, de leur déportation et de la solution finale. Bien sûr on y fustigeait la cécité de cet homme de « droite » vis à vis de la souffrance juive, cécité que son passage, héroïque, dans la Résistance ne saurait absoudre.
Devenu homme de "gauche" François Mitterrand n'aura certes pas lavé l'opprobre qui pèse désormais sur sa mémoire, mais au moins, comme le soulignait Edwy Plenel, le « trotskiste culturel » de service, en devenant « progressiste » sur le tard, aura-t-il acquis un droit aux circonstances atténuantes.
En 1961, le même François Mitterrand, pleinement acquis au « progressisme » publiait chez Julliard un essai intitulé La Chine au Défi. Sur le grand timonier Mao Tsé Toung, il portait alors un jugement plein de mansuétude admirative. Un Mao que les historiens s'accordent pourtant à juger responsable de la mort de trente à soixante millions de Chinois. De ce jugement intempestif il n'est curieusement jamais question. Peut être que pour la « gauche » morale les Chinois ne sont pas tout à fait des hommes comme les autres et qu'après tout ces morts là furent immolés à un juste cause, celle du "progrès" comme dirait Plenel...
Qu'on en juge par cet extrait.
« Mao n'est pas un dictateur, mais le magistère qu'il exerce lui confère un pouvoir sur son peuple que ne possédèrent jamais ni le fanatisme incantatoire (assorti d'un solide régime policier) de Hitler en Allemagne ni l'énergie dévorante et cynique de Mussolini en Italie; que n'acquerront jamais un Nasser en Égypte, malgré son astucieux mélange de violence, de ruse et de pondération, un Franco en Espagne, malgré l'insolente protection de ses trois gendarmes: l'armée, l'Église et l'argent. Il n'est pas non plus de l'école de Gandhi. Ce marxiste chinois ne peut que demeurer étranger aux méthodes de pensée et d'action d'un Nehru. La rigueur doctrinale s'allie en lui à un réalisme vigilant, au goût et à l'expérience du concret, à la volonté acharnée de bâtir une société qui réponde à ses exigences sans détruire au passage l'objet même qu'elle se propose de servir. Mao est un humaniste. Mais cet humaniste-là, qui mène une révolution conquérante depuis plus de trente ans (il a conduit des armées comme le partisan qui dresse une embuscade et comme le professeur d'école de guerre qui prépare sur la carte la retraite dont il attend la victoire et ne livre combat que sur le terrain qu'il a lui même choisi), qui accepte les devoirs d'un militant et qui se soumet aux disciplines formelles, échappe aux définitions ordinaires. Même en Chine, il représente un nouveau type d'homme. La sagesse, la culture n'ont de sens, pour lui, qu'identifiées à l'action. »

François Mitterrand, La Chine au défi, Julliard, 1961, p. 27-28.

 

mercredi, 23 avril 2008

Rien ne va plus…

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Faites vos jeux, dit le croupier du casino France, un certain Sarkozy 1er, roi des coquillages. Tout le monde lui tombe dessus à l’aube de son premier anniversaire. Mais avant d’en arriver-là, la critique n’est pas très difficile entre les dysfonctionnements de l’Etat, les inimitiés ministérielles, etc., il y a quand même des choses un peu choquantes.

La première d’entre elles, est l’irresponsabilité d’un Bertrand Delanoë qui fait citoyen d’honneur de la ville de Paris le Dalaï Lama. Je n’ai rien contre le Dalaï Lama et on ne saurait faire reproche à cet homme de défendre son peuple. Mais la provocation de Delanoë va à l’encontre des intérêts français et de la ligne politique que notre pays se doit observer vis-à-vis de la Chine.

Ce n’est pas la France qui va délivrer le Tibet de la présence chinoise. Ce n’est pas la France seule qui va résoudre ce problème et, de surcroît, on le sait très bien, tous les athlètes iront concourir à Pékin dans cette grand messe mondialiste que sont les Jeux olympiques. Donc, le geste de Delanoë, purement provocateur relève de l’irresponsabilité et met bien en évidence la médiocrité d’un personnage qui brigue, par ailleurs, la direction du PS. Delanoë n’est qu’un roquet ne pouvant dominer les pulsions d’une nature inverti.

Autre anomalie, et là Sarkozy pourrait faire quelque chose, c’est la revendication des restaurateurs concernant la régularisation des sans-papiers qu’ils emploient dans leurs établissements au motif qu’ils leur donnent du travail. Un argument ahurissant.

D’une part, ces chefs d’entreprise devraient être gravement sanctionnés pour contrevenir à la loi, ou bien alors la loi n’a plus aucun sens et dans ce il faut licencier tous les branleurs qui traînent à l’Assemblée  nationale et au Sénat. Ils ne servent plus à rien, et Sarko peut instaurer derechef la loi martiale. 

D’autre part, ces sans-papiers exerçant effectivement un travail se doivent d’être reconnus pour la bonne raison que les impôts vont leur tomber dessus, si d’aventure, les restaurateurs les ont déclaré, ce qui est moins sûr. On pourrait leur donner un statut provisoire, par exemple. Et le président de ces restaurateurs félons, André Daguin, devrait être en garde à vue.

Et c’est ainsi que Poutine est grand. Il en a rien à foutre de tout ça. Il restaure la grande Russie et les hordes mongoles déferleront bientôt sur l'Europe maghrébo-négroïde. Ainsi soit-il !

lundi, 21 avril 2008

Air du temps

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Le monde blanc passe son temps à se repentir à défaut d’agir. De tout et de rien d’ailleurs. Pourtant, personne ne lui a rien demandé. Mais c’est ainsi, et tout part évidemment de cette intelligentsia – en partie homosexuelle d’ailleurs – de gauche qui a érigé la repentance en mode de fonctionnement. Sans aller jusqu’à exiger une vérité historique qui n’existe pas, on serait en droit d’attendre une relative objectivité dans l’exposé des faits. Que nenni.
Même le pape est contaminé par cet air ambiant nauséabond. En voyage chez le diable, aux Amériques pour être précis, il demande pardon pour tous ces prêtres pédophiles qui ont fait la une des journaux. Il va ensuite sur le site des ex-Twin towers pour prier un coup sans exiger pour autant que les Américains fassent repentance à leur tour pour avoir rasé Dresde, tué des milliers de civils et maltraités les Allemands en 1945-46. On a de nombreux témoignages sur le sujet. Sur l’Italie, il devrait aussi y avoir des choses à dire quand les troupes américaines ont occupé le pays pour soi-disant le libérer avec l’appui de la mafia.
Nous, notre nain de jardin est parti à la Martinique pour des obsèques dites nationales à Aimé Césaire. Aimé Césaire, parlons-en. Qu’il soit un héros aux yeux des Martiniquais, je n’y trouve rien à redire. Mais ce « nègre fondamental » a tout de même accepté et avec bonheur la culture du colonisateur. Et plus que la culture, ses mœurs dans lesquelles il s’est moulé en jouant le jeu des institutions puisque, toute sa vie, il a bouffé aux frais de la République comme maire et comme député. Comme libérateur on fait mieux. Il était un peu jaloux de son pote Senghor qui était chef d’Etat.  Qui lit Césaire aujourd’hui ? Qui le lira demain ? Quand on pense que faire lire Molière dans les écoles pose problème. Quant à Sarko, ce déplacement est exagéré, mais il est bien dans son rôle de président bling-bling. Il a dû lire Césaire dans l’avion tout en révisant sa conférence de presse de jeudi à la téloche.
Dans une autre veine, voici le camarade Christophe Girard, homosexuel de son état et adjoint à la culture du maire homosexuel de Paris, qui veut fermer – censurer serait le mot exact – l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » au motif qu’elle ne montre pas d’Allemands en train de torturer des Parisiens, car comme chacun sait, à Paris pendant la guerre, les Allemands n’ont commis de que des exactions. C’est insupportable pour ce monsieur de voir des Parisiens paisibles et joyeux déambuler sur les Champs Elysées. Le bonheur met mal à l’aise cet inverti mal dans sa peau. Et ce mec se veut un responsable politique. Mais on est où ?
Enfin, des sans-papiers sont descendus dans la rue. Et je ne leur donne pas tort. Car enfin, ces gens exercent un travail pour lequel ils sont rémunérés par des patrons qui ne doivent pas se gêner d’ailleurs pour les exploiter. Ce sont ces patrons-là qu’il faudrait foutre en taule au motif qu’ils ont employé du personnel en situation irrégulière. Ce qui est interdit par la loi.
Et, c’est ainsi que Vladimir Poutine est grand. Il se contrefout de tout ça, ne donne pas dans la repentance ni dans les droits de l’homme à la con. Il défend ses intérêts et reconstitue sa puissance perdue.

jeudi, 17 avril 2008

Tas de feignasses !

Vous ne le saviez pas, mais nous sommes un peuple de feignasses. Vous vous rendez compte, on a 37 jours de congé par an (1). Faut dire qu’on ne compte pas les mecs de l’EDF et de quelques administrations limitrophes comme la SNCF, parce qu’ils ont des métiers tellement pénibles qu’ ils ont beaucoup de jours de repos. C’est pas comme dans les hôpitaux où, là, c’est l’inverse, ils n’ont même pas le temps de prendre leurs jours de récupération. Un pote chirurgien a fait plus de 80 heures la semaine dernières. Ils auraient dû entrer à l’EDF me direz-vous. Non, mais globalement, on branle rien, c’est bien connu. D’ailleurs Sarko nous a inventé les heures  supplémentaires pour qu’on mette du beurre dans les épinards. Nous on veut bien faire des heures sup, mais la plupart d’entre nous cherche un boulot ! C’est franchement pas simple la France.

C’est vrai qu’on est des branleurs. D’ailleurs la mère Aubry pensait qu’on branlait trop, alors elle a foutu tout le monde au cordeau et on est tous passé aux 35 heures. Et, là, elle a inventé un concept vachement opérationnel : les RTT. Tout le monde est en RTT. Vous voulez joindre quelqu’un ? Personne, il est en RTT. Ca signifie, rachat de temps de travail. Faut le faire, hein ! Racheter du temps de travail. Faut être français pour inventer un truc pareil, énarque de préférence et maire de Lille de surcroît. Oui, oui chez les ch’tis, une région bien sinistrée où parler de RTT est une injure ! Comme elle est fonctionnaire Aubry, elle fait RTT. Vous vous en doutiez, elle est socialiste la mère Aubry. Elle a concocté cette loi très sociale avec son compère Dominique Strauss-Kahn, le mec qu’est parti rien branler au FMI à Nouve York ! Des fois qu’il arrive à refiler le concept aux Américains !

Alors fatalement, Sarko, il rame. Mais au lieu d’abolir carrément cette loi, la droite la plus con du monde qu’on a, louvoie parce qu’elle veut faire sociale aussi. Alors on tourne autour du pot. A l’heure où il faut travailler plus, notre classe politique, socialistes en tête, veut nous faire bosser moins, histoire de se suicider encore plus vite.
Enfin, heureusement qu’on l’a Sarko, il vient de confier une mission de la plus haute importance à la franc-mac de gauche, issue d’un pays qui ne connaît que les RTT, la Guyane, Christiane Taubira. A charge pour elle de causer à Sarko des accords commerciaux entre l’Afrique et l’Europe. Nous on connaît la réponse, mais paraît qu’elle est pas vraie.
 
Aimé Césaire vient de mourir. Avec Senghor, ils avaient érigé la négritude en concept littéraire. Et, comme il voulait libérer les Antillais du joug du colonialisme français, il a fait Normale supérieure, est devenu maire communiste de Fort-de-France puis député durant plus de 50 ans. Quelle résistance !  
 
(1) étude réalisée par l'institut Harris Interactive 

mardi, 08 avril 2008

Y a des jeux ? Ah bon

508392421.jpgLes Jeux olympiques viennent de rentrer dans leur phase grand guignol. Hier, dans un Paris où la plupart des gens bossaient, des traîne-savates, des Chinois, quelques rescapés Tibétains et des flics, bien sûr, se sont allègrement foutus sur la gueule. Tout ça pour une flamme olympique de circonstance venue de Grèce et qui carbure surtout au propane.

Les sportifs étaient au rendez-vous pour se passer le relais, mais ça s’est terminé dans le bordel et la castagne au point que même un handicapé dans son fauteuil a failli finir dans la Seine. Les sportifs, dépassés, se sont demandés ce qui se passait réellement … les députés socialistes et Verts, Mamère en tête of course, ont fait barrage de leur corps devant l’Assemblée au cas où le fascisme chinois montrerait le bout de son nez et Delanoë qui se tenait devant sa mairie, fier comme Artaban, a vu passer un camion avec la flamme sans aucun arrêt pourtant prévu à Hôtel de Ville. Il est rentré tout penaud dans son gourbi !
 
En final, on devait retrouver le sieur Ménard, à la tête d’un bazar nommé Reporters sans frontières dont les troupes s’étaient muées en militants du MRAP, de la LICRA que sais-je encore, au mépris de toute déontologie journalistique d’ailleurs, puisque ce monsieur se targue d’en être. Lui avait escaladé Notre-Dame pour installer une banderole dont on a rien à battre.

Outre que tout ça ne sert à rien, ce n’est quand même pas six mois avant les Jeux qu’il faut se réveiller pour découvrir le problème tibétain. Ensuite, le CIO a donné les Jeux à Pékin en toute connaissance de cause et il y a quelques années que je sache.  Avec l’assentiment des autres nations.

Alors qu’est-ce qu’on vient nous pomper l’air avec les Tibétains quand les Jeux  olympiques mondialisés sont d’abord une vaste entreprise commerciale de la World Company – et donc une escroquerie – que la plupart des athlètes sont shootés à je ne sais trop quoi comme cette noire américaine, histoire d’alimenter en images fortes les télés du monde entier et faire frémir le paysans bérrichon après la traite des vaches.

Ces Jeux sont depuis des lustres aux antipodes de l’esprit d’un Coubertin et plus encore de l’idéal de cette Grèce antique si chère à nos cœurs d’européens, caucasiens et dolichocéphales !


lundi, 07 avril 2008

Libérez-les tous !

397974411.jpgC’est tout à la fois lassant et comique. Ce week-end encore, les foules démocratiques éplorées, toutes ces bonnes âmes suant la compassion ont encore défilé dans un Paris frisquet et pluvieux.

IL faut dire que la matière ne manque pas. Il y  d’abord la mère Betancourt, elle a le mérite de l’ancienneté. Ca fait des années que de marche en marche, de foules anonymes en Sarkozy, on réclame sa libération. Les FARC a priori s’en foutent, ils sont planqués dans la forêt où il est quasi impossible de les déloger. Et puis, il y a en arrière plan la drogue qui sert autant les intérêts des guerilleros, du gouvernement colombien que de la CIA très bien implantée. Tout le monde se sert dans cette tambouille. Alors la mère Betancourt, tout le monde s’en fout.

On a défilé aussi, ou on s’apprête à le faire, contre la Chine pour les horreurs qu’elle perpétue au Tibet. On veut embêter les Chinois et on profite des Jeux olympiques.
Je l'avoue, la cause est grave, car voici des lustres que les Chinois éradiquent la culture tibétaine, déportent et importent des populations. On nage en plein foutoir. Et ça ne date pas d’aujourd’hui. Un de mes amis me faisait la remarque suivante : y-a-t-il encore un Tibétain au Tibet ? Bonne question. C’est bien de gueuler, de défiler – ça fait une sortie avec les gosses le dimanche quand on ne sait pas quoi foutre – mais comme dirait Chirac : « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. » Hein, monsieur Ménard, l’ayatollah de Reporters sans frontières. Il a eu son quart d’heure de célébrité à la téloche le Ménard comme dirait le cousin Andy Warhol !
 
On aurait dû défiler aussi pour libérer l’équipage du Ponant, pris en otage par des pirates – en pleine 20ème siècle ! – au large de la Somalie. Mais, là, il semble qu'on manque de personnel.

Voici belle lurette que les Européens ne pratiquent plus la politique de la canonnière pour la bonne raison qu’ils ne font plus de politique du tout. On est à la traîne et à la remorque d’on ne sait quel fantôme quand celui-ci ne s’appelle pas l’Amérique. L’Amérique ?  Parlons-en. Elle n’a jamais pris l’exacte mesure de ce qu’est la puissance et de surcroît, les Américains sont de piètres guerriers. Depuis la fin de la dernière guerre, ils ne font que des bourdes géopolitiques dont nous payons en retour la note.

Certes, me direz-vous, la logique d’une puissance maritime n’est jamais celle d’une puissance continentale. Nous sommes bien d’accord. C’est la raison pour laquelle, le mur de Berlin tombé, nous aurions dû prendre nos distances avec et l’Angleterre et l’Amérique. Ce qui ne veut pas dire qu’il fallait couper les ponts. Non, il aurait fallu initier d’autres rapports.

D’avoir laissé, sans moufter, bombarder la Serbie par des avions américains donne  l’exacte mesure de ce qu’est cette Europe  gouvernée par des eunuques.
Le seul qui regarde d’un air goguenard toute cette agitation, c’est Vladimir Poutine. Il se demande à quelle sauce il va manger tout cela. Peut-on lui donner tort ?

mardi, 01 avril 2008

Digression sur une banderole


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Si le rugby est un sport de voyous pratiqués par des gentlemen, le foot est un sport de voyous pratiqués par des voyous et soutenu par des imbéciles. On n’ira pas vous dire que ceux qui ont exposé une banderole, lors du match de je ne sais trop quel Ligue, entre le Paris-Saint-Germain et Lens, sur laquelle on pouvait lire : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Cht’is » sont des mecs raffinés, mais franchement, il fallait quand même le prendre au second degré. D’autant que l’équipe de zozos supporters du PSG, auteur de ce crime semble-t-il, n’en est pas à son coup d’essai.

Lors des faits, le président de la République et sa suite ont d’ailleurs superbement ignoré l’incident et les banderoles ont été retirées. On aurait dû en rester là et ne donner aucune publicité à cette affaire.

Soyons sérieux, car de quel poids est cette banderole face au suicide de cette mère de famille de deux enfants, secrétaire depuis vingt ans chez Peugeot et que l’on a poussé vers la sortie sous couvert de départ volontaire ? C'est ni plus ni moins du harcèlement psychologique comme l’affirme l’avocat de la famille.

Et les 1 090 ouvriers, toujours de chez Peugeot, qui vont bientôt prendre le même chemin ! Imagine-t-on un seul instant la casse sociale et le désarroi dans lequel on va plonger toutes ces familles, quand dans le même temps, sur les plateaux de télé, la « bien-pensance » est à l’œuvre et s’interroge sur le sort à réserver aux zozos qui ont osé dauber sur le film de Dany Boon (qui vient de se mettre plus de 3 millions d’euros dans les fouilles en reconnaissance d’un juste talent).

Que dire encore des 600 ouvriers de l’usine de Gandrange, eux aussi immolés sur l’autel du capitalisme financier. Qu’avait besoin Arcelor, aciérie européenne, franco-luxembourgeoise exactement, d’aller se fondre dans un conglomérat mondialisé. Le sieur Mittal, patron de ce bouclar raisonne en financier du grand capital : on ferme ici, on vend là et on ramasse les bénéfices. Où est la vision géopolitique dans cette affaire ? Nulle part.

Qu’en pense la bien-pensance de toutes ces familles qui vont se retrouver dans le besoin ? Qu’en pense monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail justement et l’homme fort du gouvernement paraît-il ? Qu’en pense notre président qui avait dit « l’Etat prêt à investir sur le site avec ou sans Mittal » ?

Alors, à tous ces idiotsvisuels qui nous emmerdent avec leur histoire de banderole, on leur fait un bras d’honneur.

samedi, 29 mars 2008

Guignol’s band

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Accordons-nous une brève trève dans la noirceur de l’information quotidienne. Passons sur le voyage de Sarko 1er chez les roosbeef, car l’image que j’en garde n’est pas celle fort sage de sa femme – la belle Carla -  habillée comme une gamine du 16ème arrondissement un jour de messe, mais plutôt le spectacle surréaliste – et pour le moins burlesque – de Rachida Dati et Yama Rade dans un carrosse de la très monarchique Angleterre. Ca leur allait comme un tablier à une vache et on sentait bien qu’elles n’avaient rien à foutre là, hormis, of course, la volonté du nain magyar qui les trimbale partout comme des hochets ou des porte-bonheur. Imposer ça aux Anglais, c’était déjà les insulter. On espère quand même qu’elles se sont bien tenues à table, lors de la Windsor garden, et qu’elles n’ont pas réclamé illico du couscous.
Restons sur Rachida Dati qui fait quand même l’actualité pipole du sérail politique. Elle a, en effet, intérêt à profiter des avantages de la fonction, car demain sera un autre jour. Pas forcément un retour en banlieue, mais un ailleurs où elle devra faire état de ses compétences qui ne sont pas évidentes du tout si l’on en croit les bruits qui courent concernant la valeur exacte de ses diplômes.
En attendant, elle s’en donne à cœur joie. D’abord, elle a déjà ratissé plus de la moitié du budget représentation du ministère de la Justice pour 2008, soit 200 000 € et elle va pas tarder à quémander une rallonge. Il faut dire que pour la seule journée de la femme, elle a invité 230 gonzesses du monde judiciaire avec billet de première classe A/R et tout le toutim. Elle a aussi invité ses homologue européens, etc., etc. Elle invite à tour de bras, s’amuse comme une folle et alimente son carnet d’adresses.
On sait aussi que les fringues qu’elle se fait « prêter » - Dior en ce moment -  finissent – aux dernières nouvelles – dans sa garde-robe perso. Ayant abandonné Saint-Laurent (allez savoir pourquoi ?), Pinault lui avait envoyé la facture … pour rigoler. Bref, la beurette se gave et elle aurait tort de se priver puisque la Gueuse a toujours été bonne fille avec le pognon du peuple. Nos rois étaient plus respectueux ! Et, ce ne sont pas les hordes d’hommes politiques mis en examen qui diront le contraire.
O tempora, o mores !
Enfin, dame Dati a décidé de jouer au maire puisqu’elle a été élue au deuxième tour dans ce 7ème arrondissement qui comprend la plus forte concentration de gauchistes de Paris vu qu’ils se comptent sur les doigts d’une seule main. Elle consacrera à ses ouailles deux demi journées par semaine, ce qui est bien suffisant pour cette bande de bourges tarés qui ont voté pour elle. Quand je pense que l’ancien maire Michel Dumont – sinistre inconnu – pensait conserver son poste. Elle l’a foutu à poil, ce Dumont de mes deux et elle a eu raison. Tant qu’à faire, autant tout prendre. Il ira biner les betteraves ailleurs. La voici, aussi, maire et elle compte fermement asseoir son implantation. Sûr que ça va être dur dans un tel arrondissement, vu le prix du mètre carré. Ce qui est bien avec Sarko, c’est que le spectacle est assuré. C’est mieux que les Guignols de l’info. C’est Guignol’s band en Sarkoland !  Relisez Céline !

jeudi, 27 mars 2008

Apocalypse now

1641931799.jpgLe capitalisme financier est en crise. L’affaire des « subprimes » nous offre un certain nombre de dégâts collatéraux qui, telle une traînée de poudre, sont en train de foutre en l’air tout le système. Ne me demandez pas de quoi il s’agit, mais des mecs plus intelligents que moi m’apprennent sur leur site consacré à l’économie que ce sont les fonds de pension qui sont en train d’imploser et qui vont coller tous les retraités américains à la ramasse. Et nous avec semble-t-il, puisque les banques françaises ont placé des billes dans tout le système financier américain – subprimes inclus.
Comme de l’Amérique à l’Europe, il n’y a qu’un pas, on peut, nous aussi, s’attendre au pire. Il faut bien dire que ça va pas fort. Fillon nous l’a répété, les caisses sont vides. Et ce n’est pas avec ses heures supplémentaires que Sarko va nous sortir de là. Qui dit « heures sup » dit boulot et du boulot, y en a pas ! Point final. Une fois de plus Sarko raconte des conneries.
Bref, deux alternatives vont s’offrir à nous : soit une augmentation générale des prix accompagnée d’une hausse générale des impôts et l’étranglement est assuré pour la plupart des ménages français qui ne s’en sortent déjà pas ; soit le système, grâce à ces connards d’Américains, si chers au cœur de notre président bling-bling, implose littéralement et c’est le chaos assuré.
Le capitalisme est mort, vive le capitalisme. Je pose la question : n’est-ce pas la mort d’un certain capitalisme, sans foi ni loi, celui des gains à outrance, quitte à marcher sur les pompes du voisin… enfin et surtout en lui marchant sur les pompes. Celui du rachat et de la vente des usines comme des gadgets au mépris des hommes et de leur gagne pain.
Mort d’un capitalisme – celui des traders à la con qui s’imaginent jouer au loto – purement financier où l’on a oublié que tout repose d’abord sur le travail, sur le mec qui créé de la richesse en se relevant les manches. Ce capitalisme qui a oublié qu’il a pour fondement l’huile de coude. Si ce capitalisme purement financier se meurt, alors vive le capitalisme. En attendant, il y a de fortes chances pour que l’on en prenne plein la gueule.
Mais, on n’a pas lieu d’être rassuré quand on écoute Sarko vanter le modèle anglais qui regarde d’abord à l’ouest – vers l’Amérique – avant de regarder à l’Est, du côté de l’Europe. En Angleterre, notre président bling-bling a raconté n’importe quoi et tenu des propos inquiétants. Nous y reviendrons.   

samedi, 22 mars 2008

Propos chaotiques

Chantal Sébire s’en est allée finalement comme elle l’avait souhaité. L’a-t-on aidé à mourir ? Qu’importe. Le rôle de la médecine n’est pas de laisser impunément souffrir les gens au prétexte du silence de la loi. Il y aurait beaucoup à dire sur ce qui est ou non permis au travers de la loi, tant nos législateurs d’aujourd’hui légifèrent sur n’importe quoi, pressés qu’ils sont par l’opinion ou les circonstances. Passons.
Concernant l’euthanasie, loin de moi l’idée de vouloir l’ériger en système. Je pense que c’est un droit dont devrait disposer les individus ayant toute leur raison. On pense bien sûr au cas de Mme Sébire, mais il peut s’agir aussi d’un enfant que l’on sait non viable dès l’accouchement. Les parents devraient pouvoir choisir le destin à donner à ces enfants sachant qu’ils seront toute leur vie à la charge de la société. Cela d’ailleurs pose la question de savoir non ce qu’est la vie, mais ce qu’elle doit signifier. Les Grecs et les Romains avaient tranché avec bon sens et sans état-d’âme. Mais, dans nos sociétés lacrymales, les pleureuses républicaines sont à l’ouvrage.

1310348720.jpgDe cette semaine également très lacrymale pour la droite du moins, je retiendrai l’élection de Dominique Voynet à Montreuil et qui a viré l’archéo-stalinien Jean-Pierre Brard. Dieu sait si cette greluche n’est pas ma tasse de thé, mais d’avoir tarter Brard et le parti socialiste réunis, je lui reconnais là un joli fait d’armes. Demain va être un autre jour, car les cocos locaux ne vont pas lui faire de cadeaux, notamment le personnel communal dont la plupart doivent être encartés.

Le nain élyséen commence à devenir inquiétant en matière de politique étrangère. Il entrerait dans ses intentions d’envoyer 1939038749.jpg 600 soldats supplémentaires en Afghanistan. Contre l’avis même du chef d’état-major des armées, le général Georgelin qui sait depuis longtemps que c’est un bourbier (américain) inextricable. L’Afghanistan, c’est simple, il faut se barrer et napalmer les champs de pavot. Mais Sarko l’Américain pense le contraire.
Tiens, sa Cécilia d’hier se remarie aujourd’hui à la synagogue de New York avec son milliardaire de Richard Attias.

Autre pomme de discorde : le Tibet. Il est vrai que les Chinois sont en train d’éradiquer la culture tibétaine. Mais, le monde est en guerre permanente. Et les Américains n’ayant jamais réussi à faire tomber la dictature nord-coréenne, je ne vois pas comment on empêcherait la Chine de coloniser le Tibet. En fait, ils font comme les Incas jadis, ils procèdent à des transferts de populations. C’est radical. Les Turcs, plus barbares, violaient les femmes pour qu’elles enfantent… du Turc !

404992801.jpg Enfin, dernière joyeuseté et autre facétie élyséenne, le renvoi de Georges-Marc Benamou du château pour la Villa Médicis à Rome. Ce qui m’étonne, c’est justement que l’on s’étonne et notamment la gauche caviar qui a toujours fonctionné au copinage et au mépris de toute justice tant soit peu républicaine. Mais, Bénamou à Rome est-ce pire que Léotard à la Culture ? La villa Médicis en a vu et en verra d’autres. Est-ce pire aussi que le pistonnage éhonté de Bernard Kouchner qui veut coller sa copine de Libération, Elisabeth Lévy-Willard, juive sioniste compulsive, comme attachée culturelle à l’ambassade de France à Tel Aviv !
Allez, souriez !