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samedi, 27 août 2016

Le burkini, un débat surréaliste dans l'ère du vide

 

delsol.jpgEntretien avec Chantal Delsol*

 Figaro - Suspendu par le Conseil d'Etat, l'arrêté «anti-burkini», qui n'évoquait pas directement le burkini, mais «une tenue correct», mentionnait le principe de laïcité. Le burkini présente-t-il un danger pour la laïcité?

 Chantal Delsol - Il faut dire d'abord que ce débat est complètement surréaliste! Au moment où nous avons tant de problèmes réels et cruciaux, les médias ne parlent que d'une question de maillot de bain! Pourtant ce débat est significatif d'une réalité française trop passée sous silence: la fameuse laïcité française n'est rien d'autre que l'obligation de taire sa religion, de ne pas en faire état, de faire comme si elle n'existait pas - manière de récuser les croyances, parce que celui qui est interdit de dire ouvertement ce qu'il pense, finit par cesser de penser. Et significatif aussi d'une autre réalité: la fameuse tolérance française des Droits de l'homme, ne s'applique finalement qu'à ceux qui nous ressemblent en tous points… étrange tolérance! Personnellement je trouve insensé qu'on interdise à ces femmes de se baigner dans leur tenue traditionnelle. Les arrêtés municipaux incriminés parlent de trouble à l'ordre public: sommes-nous incapables de tolérer une chose aussi bénigne? Arrêtons alors de nous faire les chantres de la liberté… Si la laïcité est mise en danger par le burkini, c'est qu'elle est dictatoriale: tout la dérange, absolument tout.

 Il y a encore un autre aspect des obsessions françaises qui surgit dans cette affaire et anime une partie de la gauche: la défiance vis à vis des municipalités qui ont le pouvoir de déposer des arrêtés sur des sujets sensibles. Certains déplorent que ce ne soit pas l'Etat qui s'en charge…

Le député européen Florian Philippot, vice-président du Front National, a jugé dans la matinale de BFM TV, qu'il fallait «étendre la loi de 2004» car, précise-t-il, «on s'est rendu compte qu'elle était excellente. Nous allons la faire appliquer dans la rue. Le voile, la grande croix, la kippa. Pour que ce soit constitutionnel, il faut que ça concerne les signes religieux ostensibles». Une laïcité de combat peut-elle être efficace contre l'islamisme conquérant?

 Il est intéressant de voir comment une certaine droite profite de la face noire de la laïcité française pour s'opposer à la communauté musulmane. Je n'appartiens pas à cette droite-là. C'est une instrumentalisation de la laïcité, et même si personnellement je ne défends pas la laïcité à la française (je préfère la sécularisation occidentale en général, qui défend la diversité des religions au lieu de les évincer), je ne suis pas d'accord avec cette exploitation de la laïcité à des fins plus que douteuses.

 L'islam conquérant est une réaction contre un vide de sens, un matérialisme extrême, une indifférence affichée vis à vis de tout ce qui fait le tragique de la vie. Si on croit lutter contre lui en déployant un vide encore plus grand, quel aveuglement! Les cellules de déradicalisation, mises en place par les instances administratives, me font mourir de rire. On ne luttera contre l'islam conquérant que par deux moyens: en aidant les musulmans à moderniser leur religion, à se «protestantiser» (ce qui est fait pour une partie d'entre eux), et/ou, si l'on est intelligent et bienveillant, en les convertissant à des religions proches mais non-violentes. Les cellules de déradicalisation, qui expliquent que le seul idéal consiste en un humanitaro-capitalisme gluant et matérialiste, ne convaincront personne. Les jeunes radicalisés ne cherchent pas de grands discours: ils veulent donner un sens à leur vie.

 Est-il pertinent d'envisager comme des religions équivalentes le judaïsme, le christianisme et l'islam?

Qu'entendez-vous par équivalent? Si vous entendez par là égaux devant la loi, bien sûr. Que l'islam nous dérange, peut-être, mais mon opinion là-dessus est très ferme: à partir du moment où nos ancêtres ont colonisé (ont fait l'erreur de coloniser, d'après moi), nous avons à en porter la responsabilité et les conséquences. Voilà des sociétés entières, de confession musulmane et bien souvent de langue française, qui sont amenées à venir chez nous parce que nous les y avons attirées. Ce serait incroyable maintenant de ne pas vouloir vivre avec elles. Je trouve d'ailleurs extraordinaire que les citoyens du sud de la France, ceux mêmes qui avaient défendu l'Algérie française avec ferveur, soient justement ceux qui supportent le moins l'islam.

Les religions doivent être traitées sur notre sol de façon équivalente - ce qui signifie aussi, soit dit en passant, que nous n'avons pas à justifier des traitements de faveur pour les musulmans (parce qu'ils sont d'anciennes victimes, certains gouvernants leur donne raison par principe).

Nicolas Sarkozy prône l'assimilation. Qu'est-ce qui constitue aujourd'hui le «nous commun» auquel l'immigré doit s'assimiler?

L'exigence de la tolérance et de la liberté (au moins si on veut continuer à défendre les droits de l'homme), ne signifie pas que tout doit être permis. Et vous avez raison de parler d'un «nous commun», qui constitue un socle de convictions essentielles au nom desquelles toutes les différences ne sont pas acceptables. On ne va pas admettre en France la lapidation des femmes, ni la légitimité de la pédophilie (le mariage des filles à douze ans)! Je souhaiterais que la loi française ne traite pas la polygamie avec tant de désinvolture: combien de familles polygames qui touchent les allocations alors qu'elles sont hors la loi? La monogamie fait partie du «nous commun», non pas en raison d'une loi religieuse ancienne et oubliée, mais parce que la polygamie c'est à la fois l'immaturité des femmes, et des enfants sans père. En ce qui concerne l'affaire qui nous occupe aujourd'hui, je dirai que ce qui doit être interdit, ce n'est ni le burkini ni le foulard, mais la burka: si l'on veut bien croire que la conviction de la dignité personnelle est au fondement de nos certitudes, un visage caché n'existe plus en tant que personne, il perd l'expression de sa dignité (laquelle ne peut pas se perdre, puisqu'elle est substantielle). Avoir une dignité, en ce qui concerne le vêtement dans le domaine publique, se traduit par: cacher ses fesses et montrer son visage. Voilà ici, le «nous commun».

L'islam est-il compatible avec ce «nous commun»?

Bien sûr, si l'on entend par là l'islam de France partagé par beaucoup de musulmans d'ici, certainement désespérés de voir ce à quoi on les identifie. N'oublions pas qu'il n'y a pas de pape de l'islam, ni d'orthodoxie affichée. Si l'on entend par islam celui de la tradition et de nombre de pays fondamentalistes, bien sûr la femme n'est pas une personne au même titre que l'homme. Mais la plupart des musulmans de France sont occidentalisés - prenons garde qu'ils ne soient tentés de se désoccidentaliser, si nous les traitons tous, injustement, comme des terroristes!

Chantal Delsol est interrogé par Vincent Tremolet de Villers

(*) Catholique affirmée, membre de l'Institut, fondatrice de l'Institut Hannah Arendt, Chantal Delsol est philosophe et historienne des idées. Elle a dernièrement publié Le Populisme et les Demeurés de l'Histoire (éd. Le Rocher, 2015) et La haine du monde. Totalitarismes et postmodernité (éd. Cerf, 2016).

FigaroVox 26/08/2016

 

jeudi, 25 août 2016

Fièvres estivales

images.jpgLe conflit qui oppose les producteurs de lait au géant Lactalis est révélateur de la dureté de ce capitalisme qui privilégie le marché au détriment des hommes. Mais, il en va des producteurs de lait comme des paysans ou des éleveurs, il est totalement anormal- voire immoral - que les uns et les autres ne puissent vivre décemment des fruits de leur travail. Or, en l’état actuel des choses, il semble bien que l’Etat soit totalement impuissant à réduire cette injustice criante. Une démonstration de plus, si besoin est, que nos gouvernants ne gouvernent rien mais obéissent à l’implacable loi d’un marché mondialisé qui est en train de nous conduire tout droit à la catastrophe.

En l’état actuel des choses, sachant que la révolution n’est pas pour demain, la situation que nous serions en mesure d’atteindre serait que l’Europe reprenne en main son destin et qu’elle ose affirmer la puissance qu’elle représente. Pour se faire, il nous faudrait des politiques… des vrais.

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La France politique est un champ de ruines, à droite comme à gauche. Partant du fait que rien n‘est jamais acquis, on voit mal toutefois comment un François Hollande pourrait être réélu, laminé qu’il est par son propre camp.

Mais la confusion n’est pas moins grande à droite. Eliminons d’emblée Marine Le Pen qui, une fois de plus, va servir de « gueuloir », ce qui la propulsera illico au second tour de la prochaine présidentielle. La guerre que se livrent les Sarkozy, Juppé, Fillon ne suscite guère plus d’enthousiasme chez les Français. Sarkozy, qui a du métier et qui est plus roué que les autres, a compris, une fois de plus, que pour mordre sur l’électorat frontiste, il fallait faire monter les enchères sur l’identité et l’immigration. Qui est dupe ? Et pourquoi ferait-il aujourd’hui, ce qu’il a refusé de faire hier ?

Tous trois, par ailleurs, sont inféodés au système où le marché domine. Et, on ne les a guère entendus sur l’Europe qui demeure quand même un sujet majeur à l’heure où une réforme de fond s’impose.

Les Français savent bien qu’il faut réformer la société française, réaffirmer notre identité culturelle face aux assauts de l’islam et réformer notre système politique aussi obèse qu’obsolète, vu qu’on ne saurait continuer d’engloutir l’essentiel de la richesse nationale dans une fonction publique qui, paradoxalement, répond mal à nos besoins.

Si, à droite, les résultats de la primaire sont respectés, il y a de fortes chances pour que le vainqueur soit le prochain président. Ce qui ne fera pas avancer d’un pouce le schimlblick.

 

dimanche, 21 août 2016

Burkini et autres cahiers scolaires

arabe.jpg

Qu’il s’agisse du problème du « burkini » ou des cahiers scolaires labellisés en arabe, le syndrome est exactement le même : la soumission de plus en plus grande à l’islam en raison de l’absence de réponse ferme de cette République bananière, de sa classe politique et des élites dégénérées qui les soutiennent. On se demande où sont nos francs-macs si prompt à dégainer contre le Front national et qui tendent le cul face à l’islam sur l’air de Merci patron !

Le problème soulevé par le burkini réside moins dans l’insignifiance de cette tenue que dans la provocation culturelle qu’elle représente. Nous ne sommes pas en terre d’islam, nous sommes dans un pays européen, laïc où la religion n’interfère pas dans la vie publique. Vouloir vivre dans un pays qui respecte les règles de l’islam, c’est partir ailleurs et non vivre ici. Interdire le burkini, ce n’est pas un acte politique mais culturel.

Il serait temps que nos politiques le comprennent et en fassent part au monde économique. Car, ces cahiers avec un label en arabe, outre l’opportunisme de la chose, c’est proprement la marque que l’économie a pris le pas sur le politique (ce n’est pas le seul exemple me direz-vous). Il faut dire qu’avec une marocaine à l’Education nationale, la tentation était trop grande.

Il n’y a qu’une seule langue dans ce pays, et c’est le français. Et, il y a des langues régionales dont l’arabe ne fait pas partie, me semble-t-il.

Ce sont des faits marginaux me direz-vous. Certes. Mais ils sont révélateurs d’un état de soumission que la majorité des Français récusent.

mardi, 09 août 2016

Jean-François Colosimo: «Poutine pousse son avantage en ambitionnant de neutraliser le rival turc »

COLOSIMO-jean-francois-091410-11.jpgLe Figaro.– Après un an de glaciation entre Moscou et Ankara, Vladimir Poutine et Recep Erdogan se rencontrent ce mardi à Saint-Pétersbourg. Quels sont les grands enjeux de cette détente ?

Jean-François Colosimo - Ils sont à la fois partagés et inégaux. Tous deux ont en commun la volonté de rompre leur isolement, de limiter leurs fronts extérieurs, de stabiliser leurs difficultés intérieures. Ils entendent aussi mieux diluer, ensemble, les pressions occidentales qui s’exercent sur chacun d’eux. Mais cela, c’est l’écume. Car il y a un gagnant et un perdant. Erdogan, un moment enclin à l’anti-russisme pour complaire à Washington, se rend à Canossa pour troquer son rêve défunt de puissance régionale contre un contrat incertain d’assurance-vie au Proche-Orient. La stratégie offensive de Moscou a bouleversé la donne là où les manœuvres déguisées d’Ankara ont échoué. Poutine pousse son avantage en ambitionnant de neutraliser l’ancestral rival turc dans ces marches indispensables au désenclavement de la Russie : la Crimée pour les voies maritimes du commerce ; le Caucase pour les

Rien de bien neuf depuis la première confrontation entre les empires tsariste et ottoman au XVIe siècle.

La Russie, qui compte une importante minorité musulmane, est aussi touchée par l’islamisme. Poutine joue-t-il ici avec le feu ou fait-il preuve de réalisme ?

L’islam russe, endogène historiquement et encadré institutionnellement, professe un loyalisme pragmatique à l’égard de l’État. Il en va autrement en Ciscaucasie (Ingouchie, Tchétchénie, Daghestan) et dans les républiques tur- cophones (Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizstan et Kazakhstan), vecteurs de l’expansion de l’islamisme auprès des Ouïghours de Chine. Mais là compte la convergence active entre Moscou et Pékin.

En Syrie, Moscou soutient l’axe chiite et Ankara l’axe sunnite. Qu’est-ce qui a changé pour que ce différend n’affecte plus de façon rédhibitoire les relations russo-turques ?

C’est tôt, dès sa réémergence à la fin des années 1970, que le Kremlin a su voir dans l’arc chiite une force évolutive au sein du monde musulman. Ce qui n’empêche pas Poutine de soutenir activement, dans le conflit qui agite aujourd’hui le pouvoir saoudien, le camp de la normalisation désireux de réfréner la dérive wahhabite et de réformer le sunnisme. Le tout sans porter atteinte à la relation privilégiée que Moscou entretient avec Israël à la faveur de l’importante immigration russophone. Face à ce dispositif complexe, le projet d’Erdogan de s’imposer comme le calife d’une internationale des frères musulmans ressort aussi pauvre que vain. Il est surtout caduc depuis que l’apprenti-sorcier doit faire face au retournement de Daech, affaibli par les bombardements des Sukhoï.

Depuis le coup d’État manqué, les relations entre la Turquie et les États-Unis sont tendues. Sa rencontre avec Erdogan est-elle pour Poutine un moyen d’endiguer l’Otan ?

La guerre froide légitimait l’existence de l’Alliance atlantique et l’intégration en son sein de la Turquie kémaliste et de ses 500 km de frontières avec l’URSS. Ce théâtre et ses acteurs ayant disparu, l’Otan se perpétue en reconduisant obstinément les amis et les ennemis d’hier, quitte à confondre aujourd’hui les uns et les autres. Pourquoi Poutine, attentif aux seuls rapports de force, manquerait-il une telle occasion de semer la discorde dans ce bloc qui se manifeste toujours plus adverse et se dévoile toujours plus fissuré ?

En décembre 2014, les deux dirigeants s’étaient rencontrés pour sceller une grande alliance. Cette volonté qui refait surface n’est-elle pas contradictoire avec des siècles de confrontation entre les Empires russe et ottoman ?

Entre 1568 et 1918, on peut dénombrer jusqu’à quinze guerres russo-turques, suivies d’autant de traités de paix. L’héritage disputé de Byzance explique cette récurrence. Le seul résultat probant de ce dernier rapprochement devrait interdire à Erdogan de refaire de Sainte-Sophie une mosquée comme il s’y apprêtait. Un   gain         symbolique ? Oui, et donc en rien anecdotique car l’actuel conflit planétaire est d’abord culturel en ce qu’il porte sur l’historicité de la condition humaine.

Comment l’Europe pourrait-elle se positionner face aux deux « démocraties autoritaires » qui forment les marches géopolitiques du continent ?

Bruxelles qui se plaisait naguère à dénoncer la démence tyrannique de Pou- tine et à louer la modération démo- cratique d’Erdogan criera demain à la coalition des dictatures. L’impuissance européenne est terminale. Seule la France, forte de son expérience de ce double Orient que constituent les Est slave et arabe, pourrait initier un salutaire contournement tactique. Mais elle ne le fera pas. Avec le repli de Washington qu’actera probablement la prochaine présidentielle américaine, il nous faut nous préparer à payer le prix fort d’une diplomatie de vassalité irréaliste et irresponsable

Propos recueillis par Alexis Feertchak

Figaro 9/8/16

samedi, 06 août 2016

Deux trois petites choses sur les Jeux olympiques

par Pierre Arnaud, historien du sport

 "Cet internationalisme-là ne tuera pas les patries, mais les fortifiera" Charles Maurras

olympic-flag.jpgLes Jeux olympiques, c'est un miroir aux alouettes ou une grande armoire aux illusions! Et cela conduit inévitablement à la surenchère et donc à des dépenses très excessives et souvent inutiles comme je le rappellerai probablement plus tard. Il suffit de lire les articles et commentaires de Wladimir Andreff, professeur d'économie du sport, pour se persuader que l'organisation et le déroulement des J.O. sont une gabegie financière qui a pour principale cause le mensonge: mensonge sur les coûts estimés qui ne sont jamais respectés. Normal: le CIO se vend à l'encan, c'est-à-dire au plus offrant !

(...) Quels ont été les «coûts de dépassement» des J.O. depuis 1984? Une seule ville a tenu ses engagements et n'a pas eu de déficit: Los Angeles en 1984 (elle n'avait, soulignons-le, aucun concurrent dans la course aux enchères). Par la suite ce ne sont que dépassements ahurissants: Barcelone en 1992: 32 % ; Sydney en 2000: 93 % ; Athènes en 2004: 109% et surtout Londres en 2012: 127 % et Pékin en 2008: 1130 %!!! (1).

(...) François Hollande accompagné par ses deux égéries Anne Hidalgo et Valérie Pécresse sont aujourd'hui à Rio ; voilà un voyage politique s'il en est pour défendre (discrètement paraît-il) la candidature de Paris en 2024. Et ne parlons pas de Tony Estanguet et de Teddy Riner grassement payés et entretenus pour jouer les VRP ...

(...) Pourquoi Paris ne doit pas poser sa candidature, et si elle est quand même posée, pourquoi le CIO ne doit pas la retenir? Compte tenu de l'augmentation massive du chômage en France et des mesures d'austérité qui frappent tous les secteurs de la vie publique, nous estimons qu'il y a d'autres priorités qu'une candidature dispendieuse aux JO de 2024. Nous pensons en somme que le «rêve des Jeux» ne doit pas faire diversion.

(...) Qui a décidé de poser la candidature de Paris pour les J.O. De 2024? A-t-on demandé l'avis aux parisiens et plus largement aux Français (ce sont eux tous qui payent!)? Pourquoi ne pas faire une «votation» comme ce fut le cas en Suisse, ou un référendum national? J'estime que des décisions aussi importantes ne doivent pas être confisquées par une multinationale olympique opaque et non démocratique qui abrite en son sein des fédérations et des athlètes plusieurs fois impliqués dans des affaires de corruption, de matchs truqués et de dopage (FIFA, UCI, IAAF, etc.).

(source : Figaro Vox 6/8/2016)

mardi, 02 août 2016

Pour combattre l'islamisme, en finir avec la religion des droits de l'homme

JeanLouisHarouel.jpgFaut-il adapter l'Etat de droit pour vaincre la menace terroriste ? Dans cet entretien, l'historien du droit et auteur de Les droits de l'homme contre le peuple, Jean-Louis Harouel * répond aux questions du FigaroVox.

Après l'attentat de Nice qui a fait plus de 80 morts et l'assassinat sauvage d'un prêtre en pleine messe de Saint-Etienne-du-Rouvray par des islamistes, le débat politique porte désormais sur la question de l'Etat de droit. C'est justement le thème de votre livre: Les droits de l'homme contre le peuple …

De fait, alors que les droits de l'homme sont la seule identité que nos gouvernants veuillent bien aujourd'hui revendiquer pour la France, ils sont devenus depuis quelques décennies une véritable religion séculière obsédée de non-discrimination et destructrice des nations, qui handicape mortellement notre pays dans sa confrontation avec l'islam de masse installé sur son sol. Longtemps niée par les responsables politiques au pouvoir, cette situation catastrophique est enfin reconnue sous l'effet brutal des récents massacres commis au nom de l'islam.

Dans un entretien au Monde, Nicolas Sarkozy affirme: «Si les démocratie ne défendent pas les citoyens, les citoyens se défendront de la démocratie». L'Etat de droit est supposé protéger les Français. Aujourd'hui paradoxalement les met-il en danger?

N'en déplaise à Nicolas Sarkozy, ce qui est en cause ici, ce n'est pas la démocratie, mais au contraire un déficit de démocratie, dont il est d'ailleurs lui-même largement responsable. La démocratie libérale consiste dans la souveraineté du peuple combinée avec les libertés publiques garantissant les citoyens contre d'éventuels excès d'autorité des gouvernants. Or, aujourd'hui, ce n'est plus le peuple qui est souverain, ce sont les dogmes de la religion des droits de l'homme, mortifère pour les peuples européens.

La fonction de la démocratie est d'assurer à un peuple la maîtrise de son destin, de son territoire, de son identité, de son contenu humain, de ses grands choix de société. Or, sur tous ces points, si l'ont met à part la Grande-Bretagne, il y a belle lurette que les peuples d'Europe occidentale ne sont plus en démocratie, à la notable exception du peuple helvétique.

De manière fallacieuse, ce que l'on baptise maintenant démocratie, c'est le règne de la religion séculière des droits de l'homme dont les diktats souvent délirants sont imposés aux peuples européens — via leurs élus et leurs gouvernants sans consistance — par la bureaucratie de Bruxelles et par les divers juges nationaux et supranationaux auto-investis d'une fonction prophétique leur permettant de «découvrir» sans cesse de nouveaux «droits fondamentaux» aux effets pro-catégoriels, destructeurs de ce qui reste de cohésion, de sécurité des personnes et des biens, et de valeurs de durée dans les sociétés européennes.

C'est parce qu'on a traité les peuples européens en mineurs sous tutelle incapables de savoir ce qui est bon pour eux que l'on a laissé se développer une présence islamiste aussi massive, que notre arsenal juridique est aussi inadapté à la réalité et que les autorités françaises sont aujourd'hui si désemparées face au déchaînement de la violence djihadiste. En conséquence, le retour à la protection des citoyens passe par le retour à une démocratie véritable.

Dans votre livre, vous sous-entendez que les islamistes se servent des droits de l'homme pour mieux accroître leur influence en Europe et singulièrement en France. Comment?

Longtemps, les droits de l'homme se sont confondus dans la pratique avec les libertés publiques des citoyens au sein des États-nations démocratiques. Avec le passage à la religion séculière des droits de l'homme, il y a eu à partir du milieu du siècle dernier un véritable changement de nature qui se marque dans la langue anglaise par l'antithèse rights of man/human rights, dont le second terme a correspondu en France à ce qu'on appelle les «droits fondamentaux», notion introduite dans les années 1970 et dont les grands bénéficiaires sont les étrangers. L'islam en a profité à plein pour installer en France, au nom des droits de l'homme et sous leur protection, la civilisation musulmane, ses mosquées et ses minarets, ses modes de vie, ses prescriptions et interdits alimentaires, ses comportements vestimentaires, voire ses règles juridiques en violation du droit français: mariage religieux sans mariage civil, polygamie, répudiation unilatérale d'une épouse par le mari, etc.

À travers une foule de revendications identitaires téléguidées par eux, les milieux islamistes et notamment l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) ont instrumentalisé les droits de l'homme pour appesantir leur contrôle sur les populations originaires du nord de l'Afrique et les contraindre au respect de l'ordre islamique, faisant en particulier tout leur possible pour empêcher les jeunes nés en France — auxquels nous avions commis l'erreur d'attribuer massivement la nationalité française — de devenir sociologiquement des Français.

Dans un communiqué transmis au journal Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste, FLNC, menace les islamistes radicaux d' «une réponse déterminée» et estime que l'État français aurait «si un drame devait se produire chez nous (...), une part importante de responsabilité». Que cela vous inspire-t-il?

Une certaine inquiétude, car des représailles privées n'arrangeraient sans doute rien, bien au contraire. En même temps, cette mise en garde montre que la force du sentiment identitaire donne à un groupe une combativité indispensable pour gagner une guerre. Or, de manière tragique pour la France, tout a été fait depuis un demi-siècle pour y détruire le sentiment identitaire, pour y interdire tout amour du pays, toute fierté d'être français. Les jeune générations n'ont entendu parler que de culpabilité de la France, de repentance, d'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi. Notre Éducation nationale est non seulement médiocre et déculturée: elle impose sur le mode de la propagande une éducation anti-nationale.

Tous les jeunes Français devraient savoir que l'élément fondateur de l'identité européenne a été historiquement son ancrage dans la chrétienté et son refus obstiné de basculer dans le monde islamique. L'Europe n'a pu exister et avoir le destin brillant qui fut le sien durant des siècles que grâce à son rejet farouche de l'islam. C'est ainsi qu'elle a pu s'arracher aux conceptions théocratiques — dont relève l'islam — et construire non sans peine cette disjonction du politique et du religieux qu'on appelle en France laïcité, dont l'origine se trouve dans la célèbre parole christique: «Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu».

L'ancien président de la République propose d'adapter l'Etat de droit. Le risque n'est-il pas d'aller trop loin? Comment placer le curseur entre préservation des droits individuels et nécessité de nous défendre collectivement?

Le problème est que nous ne sommes plus dans le cas d'un État-Nation culturellement homogène, qui est l'organisation politique d'un peuple. Il y a eu pour une part importante changement de peuple. Si bien que la «communauté nationale» dont on nous rebat les oreilles n'est plus qu'une fiction. La vérité est que trop souvent, sur le territoire de la France, nous sommes deux peuples, deux civilisations face à face. Et il est légitime que le peuple autochtone préserve sa survie en restant maître de son pays.

Certains proposent la mise en place d'un «Guantanamo à la française». On ne peut pas dire que cela a été une réussite pour les Etats-Unis, même d'un strict point de vue sécuritaire…

Une chose est sûre: un groupe humain ne peut pas se battre efficacement contre un ennemi implacable en tolérant dans son sein la présence d'éléments par lesquels il est en droit de craindre d'être combattu de l'intérieur. Pendant la Seconde guerre mondiale, à la suite de Pearl Harbour, les États-Unis avaient enfermés dans des camps leurs ressortissants d'origine japonaise. La chose est aujourd'hui très critiquée au nom des droits de l'homme, mais dans le contexte de l'époque, elle a paru indispensable et légitime.

Il y a en outre d'autres pistes telles que l'incrimination de comportements hostiles, les condamnations pour intelligence avec l'ennemi, trahison, l'interdiction de séjour sur le territoire national, la déchéance de nationalité (pas seulement pour des bi-nationaux), le retour à la mort civile, l'expulsion. Il faut pour cela passer outre aux interdits de la Cour européenne des droits de l'homme qui refuse qu'on puisse faire un apatride. À quoi on peut au demeurant rétorquer que les islamistes méprisent les nations particulières et ne se réclament que de la nation musulmane mondiale: l'oumma.

Le succès de l'islamisme, notamment auprès de jeunes qui sont nés en France, révèle une profonde crise de civilisation. Si à court terme la réponse sécuritaire peut-être une solution, sera-t-elle suffisante à long terme? Que faire?

Il y a effectivement deux problèmes distincts: d'une part l'horreur spectaculaire des massacres perpétrés par des djihadistes ; et d'autre part le processus silencieux et occulté de la conquête islamiste dont je fais état dans Les droits de l'homme contre le peuple. Il ne fait pas de doute que dans le projet islamiste, l'Europe occidentale est redevenue une terre à prendre, une proie pour l'islam. Les islamistes pensent que le moment est venu pour les musulmans de reprendre une conquête de l'Europe occidentale rejetée il y a un millénaire par la vigoureuse résistance des Européens. Professeur d'histoire du Maghreb contemporain, Pierre Vermeren observe que de nombreuses mosquées créés en France ont reçu un nom évocateur de l'idée de la conquête par l'islam.

Face à ce processus de conquête, le premier devoir des États européens est d'y mettre enfin un coup d'arrêt. L'Europe se doit de bloquer immédiatement l'immigration et la venue de réfugiés. Le devoir des dirigeants européens est de faire savoir que l'Europe ne peut pas accueillir un seul musulman de plus, vu la dangerosité pour elle de la présence islamiste, qu'il s'agisse des attentats ou de la mécanique conquérante. Les pays européens doivent dire clairement que les réfugié musulmans ont vocation à être accueillis par des pays musulmans, que c'est à l'Arabie saoudite et autres richissimes monarchies pétrolières de les accueillir, ou à défaut de financer leur accueil par d'autres États musulmans.

Quant aux musulmans déjà présents sur le sol européen, il faut bien qu'ils aient conscience que, malgré la liberté des cultes pratiquée en Europe, l'islam politique n'y est pas légitime. Elle n'est pas légitime car elle est un système politique et juridique qui viole la disjonction du politique et du religieux qui fonde la civilisation européenne. Et elle n'est pas légitime à cause de son refus de la liberté de pensée, de l'infériorité qu'elle inflige aux femmes et aux non-musulmans, de la caution qu'elle apporte à l'esclavage, des appels à la violence qui figurent dans ses textes saints.

Toutes ces vérités, les dirigeants européens ne sont certes pas prêts à les dire car la religion séculière des droits de l'homme leur défend de le faire. Et pourtant, ils y seront peut-être un jour acculés par la violence djihadiste.

Tôt ou tard, interviendra sans doute un massacre encore plus terrible commis par des islamistes. Ce sera le massacre de trop. Et alors, les dirigeants français seront bien obligés la démolition des mosquées salafistes, la dissolution des organisations de cette mouvance, l'expulsion des prédicateurs étrangers, la construction de forteresses militaires pour contrôler les quartiers dominés par l'islamisme.

Étrangement, la monstruosité même du terrorisme dont l'islamisme flagelle aujourd'hui la France lui permettra peut-être d'inverser le processus de la conquête islamique.

(…) Agrégé des Facultés de droit, Jean-Louis Harouel est professeur émérite d'Histoire du droit à l'Université Paris Panthéon-Assas. Il vient de publier Les Droits de l'homme contre le peuple (éd. Desclée de Brouwer, 2016).

Figaro vox 01/08/2016

dimanche, 31 juillet 2016

Islam et terrorisme

Terrorisme-et-médias.jpgLes récents événements meurtriers qui ont endeuillé le sol européen – principalement la France et l’Allemagne – amènent un peu trop rapidement à considérer qu’islam et terrorisme seraient une seule et même chose. Toutes les religions monothéistes sont sujettes à interprétation, des Croisades à l’Inquisition pour aboutir aux événements d’aujourd’hui. C’est oublier un peu vite que du temps « béni  des colonies », en Algérie notamment – ce qui doit être vrai vu le nombre d’Algériens vivant en France – chrétiens, juifs et musulmans vivaient en bonne entente. Et les soldats français, que l’on a retrouvé avec leurs parties dans la bouche n’étaient pas le fait de l’islam mais bien de la nature intrinsèquement primitive et violente des Arabes pour qui le mot civilisation n’a pas la même signification. La cohabitation allait également de soi en Tunisie comme au Maroc, toujours du temps « béni »… Que dire des Etats laïcs de l’Irak et de la Syrie où, là aussi, chrétiens, juifs et musulmans vivaient en bonne entente – il n’y a qu’entre Israël et la Palestine que le conflit est permanent.

Il aura fallu que les Américains mettent les pieds en Afghanistan pour que d’un coup, l’islam se radicalise au sein de la nébuleuse Al Qeida. Qui a fait des petits depuis ! Puis les Américains sont partis défenestrer Saddam Hussein en Irak après en avoir usé et abusé, réduisant ce pauvre pays et ses populations, naguère prospères, à la clochardisation et à une guerre de religion entre chiites et sunnites. La pilule est moins bien passée en Syrie où Bachar al-Assad règne toujours sur un pays en ruines, fruit de hordes soi-disant libératrices sponsorisées par les Américains, les Anglais et les Français. Heureusement que la mesure russe est venue calmer les ardeurs de ces va-t-en-guerre. Mais ici aussi les sunnites veulent la peau des chiites et des alaouites. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’Occident n’a à souffrir que de la stupidité de la politique étrangère américaine qui se double au Moyen Orient de la priorité donnée aux intérêts israéliens.

Pour en revenir à l’Europe, la mise en place d’un islam national pose encore quelques problèmes au sein de la communauté musulmane qui semble ballottée entre des influences diverses : Arabie saoudite, Algérie, Maroc. C’est à cela qu’il serait temps de mettre fin. Sans oublier le laxisme dont font preuve les autorités françaises vis-à-vis de l’islam alors que nous sommes sur un territoire façonné par le christianisme. Faut-il le rappeler à tous ces francs-maçons qui ne jurent que par la laïcité et qui baissent leur froc au seul énoncé d’Allah !

Soyons réalistes, l’immense majorité des musulmans vivent dans le calme et la paix, car dans le cas contraire, notre pays serait réellement à feu et à sang.

Le problème est donc bien l’immigration. Entrent dans notre pays – en Europe pourrait-on dire – une majorité d‘Arabes, certes, mais aussi une multitude d’ethnies difficiles à contrôler – souvent musulmanes d’ailleurs - parce que l’Etat français ne veut pas s’en donner les moyens. Il est bien évident qu’au sein de ces populations immigrées, comme l’a confirmé Richard Cazeneuve sémillant et impuissant ministre de l’intérieur et la stupide Angela Merkel, figurent des terroristes qui utilisent la religion pour parvenir à leur fin, d’autant que le maillage islamique ne cesse de s’étendre sur notre territoire, via les mosquées notamment. Où, comble de l’ironie, ce sont nos édiles qui les financent. N’est-ce pas messieurs Juppé, Estrosi et Cie. Cette absence de volonté à réduire et encadrer l’immigration ne facilite guère la tâche des services de renseignement. Pas plus que les moyens pour faire comprendre aux immigrés que la France n’est pas uniquement le pays de la sécurité sociale et des hôpitaux bon marché. Paradoxe de cette situation, comme l’a si bien fait remarquer Marine Le Pen, la législation existe pour exercer enfin des contrôles. Il suffit de s’en servir. Car il est bien inutile, à nos yeux, de déclencher une quelconque guerre de religion. Dont le peuple français paierait une fois de plus l’addition et au risque tout aussi certain de déclencher une guerre civile.

jeudi, 28 juillet 2016

Vers la guerre civile

Michel Onfray a donné au Point un entretien qui vaut plus que tous les discours politiques et autres....

MO-oct2014.jpgExtraits

 

Nous n’allons pas, à chaque fois, dire que nous franchissons un cap, quand les terroristes s’attaqueront à un TGV, à un avion, à des vacanciers sur la plage, à des écoliers dans leur établissement, à des malades dans leurs hôpitaux.Il n’y a,hélas, que variations sur le même thème. Ce sont les mêmes qui, au nom d’un même idéal, font les mêmes choses et ont bien prévu de continuer à les faire, Mossoul tombé ou non. Il s’agit désormais de nommer les choses clairement : la France est entrée dans une généalogie de guerre civile.

(…)

Cette guerre, dont Hollande dit que l’Etat islamique nous l’a déclarée, s’inscrit elle-même dans la longue liste des guerres que la France, hormis l’épisode Chirac, mène depuis 1991, droite et gauche confondues, aux côtés des Etats-Unis contre des pays musulmans. Des guerres qui, je le rappelle souvent, ont fait 4 millions de morts musulmans depuis cette date. Ce terrorisme doit se lire dans une logique géostratégique et non politicienne ou moralisatrice. Personne ne déclare une guerre sans raison. La France, qui n’a pas d’argent pour augmenter les salaires de ses classes modestes, en a pour faire la guerre partout, notamment à l’Etat islamique.

(…°

Ces guerres n’expliquent pas tout, mais elles expliquent beaucoup. Quant aux terroristes, il faudra un jour faire la généalogie de cette génération décérébrée par une Education nationale qui n’a pas su produire des enfants des Lumières et de la Raison, mais qui a en revanche fabriqué des nihilistes nourris au lait noir de la déraison. Ces paumés, fabriqués par une époque inculte obsédée par l’argent, souscrivent à l’idéologie dominante depuis des années de tous ceux qui invitent à détester la France qui ne serait que colonialiste, collaborationniste, vichyste, pétainiste, détestable, guerrière, antisémite. Toutes logiques jadis stigmatisées sous la rubrique « idéologie française ». Ces idéologies de la haine ont produit une génération qui souscrit à leur propos, les prend au mot et se fait leur bras armé en voulant en finir avec cette France tellement détestable. Il faut d’urgence en finir avec le magistère de ce personnel idéologique et l’indéboulonnable personnel politique qui se succède au pouvoir depuis un quart de siècle. Il y a des responsabilités à ce qui advient. Or ces responsables qui sont aussi partiellement coupables ne sont pas les mieux placés pour les dénoncer.

Voir Ici, l’intégralité de l’entretien

Comment pourrir ce pays ? Un exemple : Saint-Etienne du Rouvray (cliquez)

vendredi, 15 juillet 2016

Election, piège à c…

neuneu.jpgBon, admettons, François Hollande est caramélisé aux yeux des Français et ce pour plusieurs raisons dont la moindre n’est pas qu’il a saigné à blanc le contribuable. Et notamment la classe moyenne sur laquelle tous les gouvernements tapent depuis des décennies. Son bavardage du 14 juillet avec les deux larbins télévisuels, n’était jamais qu’un discours électoral. Comme avec Chirac et Sarko, tout est beau au royaume de la Mère Denis. On lave et on essore le franchouillard. « Plus blanc que blanc » disait Coluche. Donc, disions-nous, Hollande est out !

Mais que nous reste-t-il

C’est là que nos angoisses commencent. On peut d’ores et déjà éliminer la mère Le Pen, pour la bonne raison que si elle passe le premier tour, elle échouera au second. Les Français ne sont pas mûrs pour tenter une expérience Front national… ou pas assez pauvres ! Rassurez-vous, cela viendra !

Donc, on se retrouve le cul à l’air avec les candidats de la droite tout azimut. Suite à leur diable de primaire, cela pourrait se jouer entre Sarko et Juppé ! Vous parlez d’un choix. Le premier s’est fait jeter à coups de pompes dans le cul en 2012, le second est un looser psychorigide qui prend le reste de l’humanité pour un sous-homme au QI d’invertébrés !

Bon, passe encore, de tout cela on pourrait s’accommoder (comme d'habitude pourrait-on dire). Mais, là où ça coince vraiment, c’est que ces deux zozos sont les valets de Washington et qu’il ne faut pas compter sur eux pour faire bouger cette Europe bruxelloise qui a besoin d’un bon remède de cheval depuis qu’elle est amputée de la perfide Albion.

Ce sera, à n’en pas douter, la même ligne de soutien américain au Moyen Orient, ce qui nous vaut l’affection excessive de Daech ; pire encore, une politique anti-Russe surréaliste, contraire à nos intérêts et qui plombe notre avenir. Rien que pour ces deux raisons, les Français ne risquent pas de connaître des jours meilleurs.

On ajoutera enfin un dernier grief, et non des moindres : leur acceptation d’une France multiraciale et multiculturelle avec mosquée garantie, ramadan sponsorisé, zones de non-droit à la pelle, j’en passe et des meilleurs. Le meilleur étant la situation sociale explosive que vit l’Algérie au bord de l’implosion. Vous devinez aisément la suite, l’afflux massif d’Algériens fuyant leur pays. Pour aller où ? Ben dans la famille du coté de Marseille, Lyon, Paris… etc.

Voici, grosso modo, ce qui nous attend dans les mois qui viennent.

Il ne vous reste plus qu’à vous rendre aux urnes ! Et surtout n’hésitez pas entre Marine et Jean-Luc Mélenchon !

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lundi, 11 juillet 2016

Journal du chaos -27

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