samedi, 23 mai 2009
Européennes et sueurs cannines
Un sondage réalisé par l’Europe fait état d’un taux d’abstention élevé, aux alentours de 56 %, aux élections européennes de juin prochain. Et ce n’est qu’une moyenne réalisée à partir des scores de chaque pays. Une fois encore se vérifie le fait que ces élections n’intéressent personne. Ce n’est pas l’Europe qui est en cause mais bel et bien les représentants qui briguent nos suffrages. Cela est peut-être moins vrai pour l’Allemagne et l’Angleterre qui ont formé tout un personnel rompu aux techniques administratives du bazar. Car cette Europe techno reste avant tout un monstre , une usine à gaz qui vit en circuit fermé. C’est bien ce qu’on lui reproche.
Il y a un esprit européen mais il n’a aucune réalité dans les faits. Je pense que les Européens ont compris qu’il fallait dépasser les égoïsmes nationaux mais qu’il était hors de question de faire abstraction de la personnalité et de la culture des peuples qui la composent. Ce qui revient à dire que l’Europe n’est pas du tout là où on l’attend. Le tout est de savoir ce qui, un jour, pourrait cristalliser cette idée et lui donner vie.
Il faut bien avouer aussi que l’Europe ne passionne pas les partis non plus et Sarkozy encore moins. Lui qui a joué les gros bras pendant six mois en s’estimant le patron du bazar, le donneur de sens, est aujourd’hui étrangement silencieux. Quant aux candidats, là, c’est la franche rigolade. Pour caricaturer, d’un côté vous avez une Rachida Dati qui fait la gueule vu qu’elle se sent mieux comme ministre pour se la jouer bling bling, de l’autre – côté PS s’entend – vous avez un Vincent Peillon, recalé du suffrage universel en Picardie et qui cherche désespérément un casse-croûte pour rester dans le jeu non pas européen mais bel et bien national. Hier avec Royal, il roule des pelles à Aubry aujourd’hui. Allez comprendre.
Vous avez, on ne sait où, un Cohn-Bendit qui vient faire son marché en France parce qu’en Allemagne, je suppose, ils ne veulent pas de charlot dans son genre. J’allais oublier Bayrou, l’inénarrable Bayrou, européen convaincu mais plus convaincu encore de sa présence à la présidentielle de 2012 et qui fait tout pour emmerder Sarko. Il a même écrit un bouquin qui circule d’ailleurs gratos sur le net. Et puis, il y a tous les autres qu’on ne connaît pas, les obscurs qui ont fait l’objet d’âpres négociations dans les partis parce que le casse-croûte est quand même bon à prendre. Mais, à l’Europe, ils ne connaissent rien et de toute manière, ils feront de la figuration. Les Français ne sont pas dupes de cette mascarade, et c’est la raison pour laquelle, s’il fait beau,ils iront à la pêche.
Je regarde la téloche, oui j’ai ce défaut et ces derniers temps j’ai jeté un œil à cette autre mascarade qu’est le festival de Cannes. Notamment la bande de zozos autour de Michel Denisot sur Canal + (ou -, c’est selon). Consternant de vulgarité avec un Denisot hilare et au sourire niais. J’ai aperçu un certain Tarentino et sa gueule d’accident génétique, le sourire chevalin d’une Laetitia Casta qui n’a rien à dire mais qui est contente d’être là. J’ai entrevu une Charlotte Gainsbourg dont la laideur s’atténue avec l’âge et qui joue dans le film d’horreur d’un dégénéré danois, un dénommé Lars von Trier. Je me suis dit qu’on était franchement chez les dingues. Mais, cette année encore les affreux nazis sont là et on a même trouvé un fils naturel à Mussolini. Ce qui veut bien dire qu’au final tout est normal.
23:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, cinema, européennes, elections



