samedi, 11 avril 2009
L’ennui ma mère !
On passera pudiquement sur le G20 où malgré les cocoricos de Zébulon, il ne s‘est rien décidé du destin du capitalisme en général et de sa soi-disant moralisation en particulier ; on passera pudiquement sur le retour de la France dans l’OTAN, tant on ne voit plus guère l’utilité d’adhérer à ce bazar entièrement aux mains des Américains et que des Ricains on n’en a rien à battre. ; on passera encore plus pudiquement sur la tournée d’Obanania en Europe qui s’est terminé en Turquie sur un « je suis pas ici pour faire la guerre à l’islam » et un saut de puce en Irak. Le seul bénéfice, si bénéfice il y a, c’est un vague réchauffement dans les relations franco-allemandes. L’Europe n’a pas montré un réel front commun du refus très net d’une quelconque vassalité.
Sur le fond, donc, rien n’est vraiment réglé et Zébulon peut s’agiter à qui mieux mieux, « ça m’en touche une, sans faire bouger l’autre » comme dirait l’inutile retraité qui squatte chez Hariri. L’affaire est bâchée, Zébulon n’a rien compris au film et le spectacle de la classe politique française est consternant de connerie.
François Copé met des bâtons dans les roues de Zébulon – plutôt marrant –, Ségolène pète les plombs en Afrique avec un discours de repentance affublée du costard local, Frédéric Lefebvre, qui se veut le nouveau Fouquier-Tinville du sarkozysme, engueule tout le monde à l’Assemblée et ramasse des bras d’honneur à la pelle .Et puis, voilà t’y pas qu’Alain Juppé, dont le dernier bouquin a dû se vendre à 10 exemplaires, se rappelle à notre souvenir, tellement il s’emmerde dans sa bonne ville de Bordeaux. Pensez donc, l’homme à l’horizon aussi vaste que son front est dégarni s’aperçoit soudain que sorti de son périphérique, il n’est plus rien dans le concert national vu qu’il n’est même plus député. Doit y avoir un syndrome de l’ex-premier ministre. Car Raffarin se sent à l’étroit dans son costard de sénateur qu’a perdu la présidence du Sénat – et donc il fait chier tout le monde –, voici Idéal du Galouzeau de Villepin, l’ex du retraité qu’a rien branlé aux affaires pendant douze ans, sortant du tribunal pour aller illico tester sa popularité à l’Assemblée nationale devant un parterre amusé de députés, en s’imaginant un destin national. Regardez Fafa – alias Fabius – qui cherche désespérément une porte d’entrée à son destin lui aussi national, par-delà la ménagère de 50 ans, ladite Aubry. Tous ces mecs veulent sauver la France et trépignent de voir Zébulon, plus fort que Mitterrand-Chirac réunis, squatter tous les pouvoirs, tous les médias et n’en faire qu’à sa tête. Ils s’aperçoivent tous qu’il ne servent à rien. Leur désespoir est ontologique. Alors que pendant ce temps, Rocard, 78 ans, s’éclate comme ambassadeurs chez les pingouins et Yves Guéna, 87 balais, comme surveillant général du découpage électoral. Allez, Carla, chante nous une chanson !
11:18 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, destin, elysee, president, france



