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mercredi, 09 juillet 2008

Libérez le travail

Notre Président cède à l’agitation. Si j’en crois le Canard enchaîné dont je suis un lecteur amusé et distancié (faut pas prendre les enfants du Bon dieu …) il n’en reste pas moins que les échos dont ils font état résume assez bien l’état général du claque élyséen. Car, ne vous y trompez pas, les gaziers balancent qu’ils soient ministres ou simples spectateurs. La délation, chez l’homme, est une seconde nature, faut qu’y cause comme dirait notre regretté Audiard.
Donc, notre président gueule… ce qui n’est pas une preuve de grande sérénité, de quiétude psychologique  nécessaire à la fonction où il faut juger et jauger à froid et prendre les bonnes décisions. Ensuite, traiter son entourage d’incapable pour rester poli, pimente certes les rapports humains, mais suscite des rancoeurs.
Et puis cette frénésie de réformes commence à poser de vrais problèmes aux élus et là je pense tout particulièrement aux maires qui sont au cœur de la vie sociale. Leur imposer d’un coup le service minimum dans les écoles, la réforme de la carte militaire, judiciaire et hospitalière, ça fait beaucoup à gérer d’un coup.
Je ne dis pas que les réformes sont inutiles mais la plus importante d’entre elles, la réforme de notre fiscalité n’est même pas évoquée. On a une administration qui n’a de cesse de casser les pieds du contribuable et des petits patrons, car les gros négocient. La dernière en date de l’URSSAF consiste à vouloir imposer les avantages en nature dont bénéficient les gens d’Air France ou de la SNCF.  Grèves annoncées sous peu.  Garanti ! Comme si le budget de l’Etat en dépendait. Le service des impôts, l’Urssaf et autres bazars, c’est pire que l’Inquisition.
Il faudrait de ce point de vue, puisque nous sommes dans un système libéral, faire comme les Irlandais ou les Anglais et rendre légales toutes les combines. Car, des tas de gens au chômage qui n’ont que des petits boulots pour survivre se heurtent toujours à la même question : comment je vous paie ? Personne ne le sait, alors  rien ne bouge. Si, il y a bien le « noir » mais les patrons y rechignent (sauf les hôteliers semble-t-il).
La solution est pourtant simple : on palpe et on déclare. Pas compliqué. Car le problème est là dans ce pays, en raison même de la quantité de paperasses à remplir, les employeurs baissent les bras et ne filent pas de boulot. Le pire ennemi de l’Etat, c’est l’Etat lui-même et son administration qui vit en dehors de toute réalité et qui passe son temps à remplir ou inventer des formulaires. Nous en savons tous quelque chose.
Bon, d’accord, je ne suis ni économiste, ni fiscaliste, mais nul besoin d’être grand clerc pour évoquer des solutions de bon sens. Faire de même avec les sociétés et les laisser gagner de l’argent avant de les taxer. Bref, libérer le travail lui-même avant de proposer des heures supplémentaires. Il y a pensé à ça, le camarade Sarkozy ?
Et je ne parle même pas du coût de l’immigration. Là, Poutine a quelques idées. Et c’est en cela qu’il est grand.