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dimanche, 06 juillet 2008
De quelle droite parlez-vous ?
On a joué les fiers-à-bras ce week-end à l’UMP qui « raoutait » sur le thème de l’Europe. Ce n’est pas tant ce qu’a raconté Sarkozy qui a retenu mon attention que les propos des pingouins Umpapabuesque qui s’imaginent qu’en France leur droite a fait table rase de toutes les bêtises d’une gauche d’antan … et à les entendre, la gauche n’existerait même plus. Je sais que de Devedjian en Estrosi en passant par beaucoup d’autres, on n’est pas à l’abri de l’humaine niaiserie, mais là, j’avoue que le mot de Michel Audiard se justifie : « Les cons, ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. ».Il faudrait quand même que tous ces clampins qui derrière Sarkozy ne cessent de crier victoire - ils vont d’ailleurs bientôt crier « au loup ! » - comprennent que la gauche pour exister n’a pas besoin de leaders vu que le boulot a été fait par tous ces abrutis d’instits post-soixanthuitards qui ont foutu dans la tête de nos mômes que tout le monde il était beau, gentil et les hommes égaux en génétique, en droit, en tout, ce qui est évidemment une connerie monstrueuse. Si tous les hommes étaient intelligents ça se saurait et y a un paquet d’hommes politiques qui disparaîtraient du paysage. A droite comme à gauche d’ailleurs.
Et s’imaginer que la droite a gagné le combat des idées, c’est imaginer que la Joconde a été peinte par Delacroix ! Voyez ce que je veux dire. La droite – enfin la Umpapaoutée – n’existe pas et n’a pas d’idées, car si elle en avait, il y a belle lurette que seraient interdits, non pas les 35 heures, mais SOS-Racisme, la Halde, RSF, la CGT, le parti communiste et Besancenot serait en train de biner les betteraves avec son pote José Bové dans un champ génétiquement protégé.
Les immigrés seraient déjà en train de faire leurs valises, car on leur aurait sucré toutes les allocations et autres aides diverses. Le transport par bateau restant à nos frais.
Les profs dans nos écoles communales commenceraient chaque journée de travail par une Marseillaise retentissante avant de passer au cours d’histoire obligatoire où nos ancêtres s’appellent les Gaulois, nos ennemis les Anglais et les Américains. En guise de classe d’éveil, les enfants auraient une initiation au maniement d’armes et un entraînement à la survie en contrée inhospitalière.
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samedi, 05 juillet 2008
Drôle de drame : la libération d’Ingrid Betancourt
Bien évidemment, il ne s’agit pas de nier la réalité d’une captivité qui a duré cinq bonnes années. C’est long dans une vie, d’autant que les conditions d’hébergement ne devaient pas vraiment friser l’hôtel quatre étoiles. Sauf que cette dame s’est foutue toute seule et bien volontairement dans le pétrin. On lui avait bien dit de ne pas aller dans cette région où les FARC enlèvent les gens chaque matin au petit déjeuner. Non, têtue, la dame en sa qualité d’écolo se croyait au-dessus de cela. Elle connaissait donc les risques et elle a payé le prix fort. Sur cela rien à redire.Et c’est là que les choses s’enveniment. Car la famille a des relations. Son père était ambassadeur de Colombie à l’UNESCO et elle a effectué toutes ses études à Paris (Sciences po) et s’est mariée, une première fois, avec un Français avant de retourner en Colombie où elle se fait élire député et sénateur, monte son propre parti écologiste et ambitionne même la présidence. Aussi, sa famille va-t-elle organiser sa défense pour exiger sa libération.
Autant dire que plus la famille monte la sauce, plus sa cote grimpe auprès des guerilleros. Elle devient un véritable enjeu de négociations. En France, ce sont ses propres enfants qui mènent la danse et, chose invraisemblable, c’est Chirac qui décide de monter au créneau le premier, emballant une machine d’Etat où la surenchère va rapidement l’emporter sur la raison. Sarkozy ne sera pas en reste, car, en vrai clébard qu’il est, il a flairé le bon coup médiatique à faire. D’autant que Villepin, l’Idéal du Galouzeau chiraquien, s’est pris les pieds dans le tapis avec son avion parti récupérer la détenue au bord de la libération… ce qui finira en crise de nerf, les FARC ayant tout remis dans leur culotte. Arrivé au pouvoir, Zorro Sarko continue d’enfourcher Tornado et colle Kouchner dans le coup qui s’ennuie depuis le temps qu’il n’a plus de sac de riz à transporter pour soulager la misère du monde. Pensez-donc, prendre la défense d’une gonzesse, ça le change de la sienne (enfin la sienne ?). Et c’est reparti pour un tour de Bouglione. Sauf que Betancourt est au final libéré et que les Français n’ont rien à voir là-dedans.
Là, autres interrogations. Quand on regarde les vidéos, on s’aperçoit que la dame pète la santé alors qu’on nous la donnait mourante il y a peu. Qu’elle s’exprime parfaitement – elle est bilingue – et qu’elle est au courant de la situation engendrée par sa détention. On la tenait décidément bien informé chez les FARC ! Vu l’investissement de ses mômes en France qui ont réussi à mouiller tout le gouvernement français, pas question de nous faire passer pour des cons. Alors, hop, un petit week-end à Paris, ça mange pas de pain, surtout avec un Sarko qui sort sa Carla, Delanoë qui casse la tirelire des Parisiens pour manifester sa joie en grande pompe et aller dire bonjour au Pape, parce qu’en Amérique du Sud, le premier patron c’est l’Eglise catholique.
Sauf que le journal officiel, Le Monde, parle de rançon, de magouilles entre le gouvernement colombien et les FARC, l’implication des Etats-Unis (évidemment, ils contrôlent le trafic de drogue) et même quelques barbouzes israéliennes qui traînaient dans le coin. Bref, un ragoût qui vous transforme un sac de riz en sac de coke !
Mais, au final, l’important c’est que tout le monde y soit beau, tout le monde y soit content. On est, nous Français, cocus mais contents ! Et on se demande toujours ce qu’on est venu foutre là-dedans.
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jeudi, 03 juillet 2008
Drôle de monde
En revanche, ce qui m’interpelle comme dirait l’autre, et je suis choqué, c’est de voir un président de la République traiter ouvertement de baltringue un général de corps d’armée dont les états de service plaident en sa faveur. Quand on est président, on se doit d’avoir des mœurs et même si cette armée républicaine est à la botte, on respecte les gens que l’on envoie en général au casse pipe pour servir des intérêts qui ne sont pas toujours, loin s’en faut, ceux de la nation. Quand Chirac envoyait nos soldats au Kosovo où l’on avait rien à foutre, c’était surtout son image qu’il soignait. Mitterrand a fait pareil et Sarkozy, à la moindre occasion fera de même.
Sauf que cette fois-ci, au détour du fameux Livre blanc sur la Défense – à paraître dans toutes les bonnes librairies j’espère – on apprend que l’armée française dans son ensemble est dans un tel état de dénuement qu’elle n’est même plus en mesure de tirer la moindre cartouche. Nos sous-marins nucléaires – fleurons de la fameuse force de frappe – restent à quai vu qu’on n’a plus les moyens de les entretenir et encore moins de financer la moindre campagne. Et c’est finalement en Angleterre que l’épave du Clémenceau va être démantelée. Pas mal, non, pour la soi-disant cinquième ou sixième puissance mondiale.
Il n’est donc pas utile de tirer sur une ambulance, de rouler des mécaniques alors que tout se barre en sucette dans ce pays. Les petits sont toujours plus teigneux que les autres.
Sarko ferait mieux se s’interroger – et de faire cogiter ses crânes d’œuf – sur ce qui pourrait en France comme en Europe, créer de l’emploi et redonner aux Européens le goût d’être eux-mêmes !
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mardi, 01 juillet 2008
Un cas de figure
Il a bien fait l'Eugène Caselli de s’augmenter tout de suite, car un rapport de la cour régionale des comptes – dont nous espérons bien qu’il sera rendu public, ce qui est rarement le cas – nous apprend que le sieur Gaudin, ex-président a bel et bien sinistré la communauté urbaine, appelée ici Marseille-Provence-Métropole (MPM). On y apprend que de 2005 à 2006, l’encours de la dette a plus que doublé et que l’emprunt sert à rembourser la dette. Mais, pour le sieur Gaudin, il n’y a rien d’illégal dans cette affaire. Non,non, ce genre de communauté se sinistre toute seule.
Parmi les joyeusetés de ce rapport auxquelles les journalistes ont pu jeter un œil, se trouvent les services de propreté des 18 communes de ladite Communauté urbaine. 57 % des 3 700 agents y sont affectés mais l’insuffisance du temps de travail et l’inadéquation de certains matériels provoquent autant de dysfonctionnements. Il faut dire que règne un drôle de système intitulé « fini-parti » qui permet aux agents de rentrer chez eux une fois le travail terminé. Conclusion, la plupart des mecs travaillent 3 heures par jour au lieu de 7. Et, les mêmes mecs touchent une prime de 2070 € par an, généralement en constante augmentation. Quant au taux d’absentéisme, il est carrément passé de 9,8 % à 12,4 % ce qui est énorme. Bien évidemment les syndicats de feignasses sont dans la combine et veillent au grain. Bien évidemment tout ceci n’est qu’une infime partie d’un tout bien plus vaste.
Et l’inverti Gaudin de se représenter aux élections sénatoriales de septembre. Sans vergogne ! Voici le vrai visage de la démocratie. Et après on ira s’étonner que les Français n’aient pas le moral.
09:19 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, litterature, culture, idées, france, paris, droite



