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dimanche, 04 mai 2008
Pauvre Grand Palais
Je dois avouer que ce Grand Palais a été magnifiquement restauré, sa verrière surtout, et c’est la raison pour laquelle, dès sa réouverture, je me suis précipité. J’ai trouvé un lieu magnifique dans sa nudité et, nettement plus vaste en hauteur qu’en surface à occuper. C’est d’autant plus vrai que le ministère de la Culture ne sait, au fond, pas quoi en faire. Il est difficile à investir, impossible à chauffer (l’hiver on se gèle) et sa galerie, non restaurée, relève du décor. C’est devenu un espace d’autant plus bizarre que nu, il se suffit à lui-même.
Alors, l’Etat y organise des expositions « monumentales » avec des artistes qui s’y prêtent. Et c’est ainsi que le Grand Palais sert de dépotoir à l’art contemporain. On a pu y voir les « œuvres » d’Anselm Kiefer, ce zozo allemand qui reconstitue les bunkers du mur de l’Atlantique dans leur version délabrée. Pinault, dont on connaît les goûts, a dû faire un chèque pour acquérir l’une de ces merdes.
Et, aujourd’hui, on vient nous gonfler avec l’Américain Richard Serra (voir photo). Alors lui, c’est très simple, il fait laminer des plaques de ferraille gigantesques – genre 70 tonnes – qu’il aligne en long, en large et en travers. Suivant votre portefeuille, l’œuvre est plus ou moins grande et plus ou moins lourde. Il a réussi à vendre à des élus français décérébrés, une espèce de caisson en ferraille que les édiles se sont empressés de coller sur une place de village. On croirait une benne à ordures.
On en vient à regretter le temps où le patriotisme conduisait nos élus à commander des bronzes vantant les mérites de l’histoire nationale, du moins avant la guerre de 14. Après, on aura doit aux monuments aux morts qui ornent chaque village. Ca, au moins, c’était de l’art, même s’il était un peu pompier. Que voulez-vous, je préfère Meissonnier, avec tous ses défauts, à la moindre merde de Marcel Duchamp et de ses émules.
En matière de quête du sens, la pauvre gamine du Journal du Dimanche qui a interrogé Richard Serra, ne s’est vraiment pas attardée sur le sujet – ni l’artiste d’ailleurs – tant il n’y a rien à dire. Elle a quand même réussi à lui tirer cet aveu « Il n’est pas besoin de connaître l’histoire de l’art et de la sculpture pour apprécier mon travail. » Ca c’est sûr, mais comme pissotière, c’est pas mal. Venez avec votre clébard !
Toutefois, ce n’est pas le dénommé Serra, qui se dit artiste, qu’il faut blâmer, mais les gens qui l’ont fait roi, et ce sous-ministre de la culture qui n’existe pas qui autorise une telle exposition. Madame Albanel a perdu tous ses repères et cède à ce politiquement correct qui infeste le monde des idées et de l’art. On notera au passage que ce politiquement correct a de très fortes connotations sonnantes et trébuchantes. Car voici belle lurette que l’art contemporain est d’abord un art alimentaire dont se nourrit la même secte internationale et mondialiste.
18:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poliique, litterature, culture, idées, france, paris, droite
vendredi, 02 mai 2008
Brève lecture du Monde
Ce ne sont pas les sujets qui manquent. On ne sait même plus par lequel commencer. D’abord, il y a Sarko qui nous baratine lors de sa conférence de presse, nous disant qu’il n’y aura aucune régularisation des sans-papiers qui ont défilé dans la rue. Faux. En catimini, on commence à en régulariser un certain nombre. A ce sujet d’ailleurs, on remarquera que la CGT et le patronat ont fait cause commune. Ben voyons. La CGT, parlons-en. Elle, comme les autres syndicats d’ailleurs, ne représentent plus rien du tout, mais il faut savoir quand même que les abrutis de contribuables que nous sommes finançons 10 000 branleurs au service exclusif de ce syndicat qui ne représente rien. C’est également vrai de la CFDT et des autres cloportes qui sont à la classe ouvrière ce que Sarkozy est à la noblesse d’épée. Une seule exception, les syndicats enseignants mais là nous sommes dans le corporatisme pur et dur. Si on veut faire des économies … hein monsieur Santini …Côté boustifaille maintenant, la tendance est à la pénurie. Souvenez-vous de ces abrutis de fonctionnaires bruxellois qui ont obligé nos braves paysans à pratiquer la jachère. Et aujourd’hui, le cours des matières premières explosent. Ca me fait penser, que l’autre tarte de Lagarde, n’a rien trouver de mieux que de laisser le champ libre aux supermarchés et autres circuits de distribution pour négocier les prix afin, soi-disant, de les faire baisser. Au final, et c’est couru d’avance, ce sont les producteurs et les consommateurs qui vont trinquer. Y-a-t-il un député dans la salle pour pousser une gueulante ?
Les Américains veulent nous faire croire qu’ils ont tué un chef d’Al-Qaida. Nous on veut bien, sauf qu’Al-Qaida n’existe pas, que la menace terroriste est une invention américaine vu qu’il n’y a aucun danger de cet ordre. On peut dormir sur nos deux oreilles. Quand les maghrébo-musulmans descendent dans la rue chez nous, c’est pour d’autres raisons.
Sarko a remis à la chancellière allemande, Angela Merkel, le prix Charlemagne. Franchement on n’en a rien à foutre. D’autant que ce prix consacre le tube de vaseline que la mère Merkel a foutu dans le cul de l’Europe pour faire passer le traité simplifié. On avait voté « non », souvenez-vous. Une fois encore on vient de se faire b… Dans la foulée, il cherche à lui fourguer son Union méditerranéenne dont elle ne veut pas. Nous non plus. Ce ne sont que des jeux de dupes, mais en attendant l’Europe, celle que l’on aimerait voir éclore, reste à quai.
Ce qui fait office d’intellos dans le petit cercle germanopratin s’excite beaucoup avec mai 68. On a les nostalgies qu’on peut. Mai 68 n’a jamais été que l’amorce du foutoir dans lequel on vit aujourd’hui pour la bonne raison qu’on n’a pas eu un chef d’Etat à la hauteur pour redresser la barre et remettre les pendules à l’heure. Les Français rêvent d’un chef et au lieu de ça on a eu des impuissants et aujourd'hui un publicitaire !
En attendant, Vladimir Poutine continue de consolider l’Empire. Il vient d’envoyer des troupes en Abkhazie, historie de rappeler à ses dirigeants géorgiens que de vouloir faire joujou avec les Américains a ses limites. Et c’est ainsi que Poutine est grand.
19:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poliique, litterature, culture, idées, france, paris, droite




