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  • Ouacances et rock’n’roll

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    La question fondamentale est la suivante : les vacances sont-elles faites pour ne rien faire ? Tout dépend bien sûr de ce que l’on entend par « ne rien faire ». J’ai regardé le tour de France et je suis épuisé, j’ai jamais autant pédalé. Je rigole, mais j’aime bien regarder le Tour de France à la téloche, je contemple cette France qui demain ne sera plus du tout la nôtre. Il a fallu des siècles pour façonner ces églises, ces monastères, ces châteaux, l’urbanisme de ces villes, les styles architecturaux régionaux, bref tout ce qui constitue notre univers mental. Demain, tout cela ne sera même plus un souvenir… ce seront des vieilleries que des hordes de races indéterminées squatteront entre deux razzias…

    En attendant des Blancs pédalent sur l’avenue des Champs Elysées, histoire d’en finir avec ce Tour 2008. C’est un Espagnol qui a gagné. En fait, je me fous complètement de qui gagne. C’est la castagne qui est intéressante. Pas comme avec ce shooté d’Amstrong où l’on s’emmerdait ferme. Cette année on a eu un vrai Tour et on ne nous a pas trop cassé les pieds avec le dopage.

    Ouacances, rien faire ! Si, je lis ce dimanche, le journal du même nom. Oh, je vous l’accorde, ce canard n’a pas grand intérêt, sauf la mère Stouvenot qui a un réel talent, le reste … Mais dans leur supplément, Femina, une interview de Fabrice Luchini. On ne sait plus avec lui si on apprécie plus l’homme que l’acteur. Il faut dire que sur l’échelle de Richter des acteurs, il est nettement au-dessus du lot. La plupart des acteurs n’ont franchement aucun intérêt et racontent en général que des conneries. Il faut dire qu’avec les questions des journalistes, ils ne sont pas gâtés en général – on pense aussi aux conneries que racontent les journalistes de France 2 sur le Tour ! Impressionnant ! Avec Gérard Holtz, ils doivent faire des concours – heureusement, y a Jalabert et Fignon, enfin – mais revenons à Luchini. D’abord, cet homme a une vraie culture acquise au contact des textes classiques.
    Il a une bonne mémoire, et tout cela lui a forgé une vue du monde cohérente qu’il met au service d’un verbe et d’un humour sans pareil. D’une interview à l’autre, il entube le journaliste genre toréador en position de mise à mort. Il clame son admiration pour Laurent Terzieff et Michel Bouquet ce que l’on comprend parfaitement. Ce sont deux grands théâtreux. « J’ai été heureux que Johnny Halyday me témoigne de l’affection », avoue-t-il dans ce papier et là, j’éclate quand même de rigolade. Oui, oui, je sais, il a fait un film qui est une sorte de parodie, l’histoire d’un mec se prenant pour Johnny. Qu’il ait trouvé Johnny sympa, j’en conviens aisément depuis que notre rocker national est porté aux nues par Libé et l’autre zozo qu’on vient de coller à l’Académie et dont le nom m’échappe.
    « Tu vas pas reprocher à Luchini d’avoir de l’humanité pour Johnny », cette vieille gloire décadente, ce chanteur de bastringue, me dicte ma conscience. Bon, je sais bien, faut pas filer des coups de latte aux handicapés – du cerveau surtout – mais c’est Johnny qui devrait baiser les pompes de Luchini. Et puis, quand je vois Johnny, je pense illico à Laurent Gerra, et la tronche qu’il lui fait sans oublier les propos qu’il lui prête. A mon avis on est plus proche de la vérité. Bon, c’est pas qu’il doit être désagréable le Johnny, mais il est décalqué, c’est pas Mick Jaeger quand même, qu’a une tronche d’apocalypse mais certainement pas le cerveau dans les godasses !

    Vous voyez, on est vraiment en ouacances pour que je vous entretienne de toutes ces choses de la vie … Bon, allez je vais retourner voir le final du Tour de France, ça cause, a cause dans le poste et ça en raconte des conneries. Ca repose. Ah, je vous préviens tout de suite, je fais l’impasse sur les JO de Pékin. Là, j’en ai franchement rien à branler de ces jeux sponsorisés par Coca Cola. Moi, les Jeux, je les veux du côté d’Olympie, avec quelques Européens. Ca suffirait à mon bonheur. Et voir les fridolins gagner… histoire de faire chier le monde des droits de l’homme.

    PS / la photo est de l’anglais Tim Walker. Pourquoi cette photo ? Parce que je la trouve intéressante. Pas utile qu'elle ait un objet !

  • La gauche… toujours ignominieuse

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    Les Serbes ont livré Rodovan Karadzic pour bénéficier d’une place pleine et entière au sein de L’Union européenne. Evidemment, c’est un gouvernement de gauche qui a fait le coup, cette gauche mère de tous les reniements et qui s’efforce de rendre les peuples amnésiques. Cette gauche faite d’irresponsables, de faux-monnayeurs, de francs-maçons, j’en passe et des meilleurs de toutes les autres crapules qui constituent le peuple de gauche.
    L’autre belle escroquerie, c’est ce tribunal international dont Maurice Bardèche, en son temps (*), a dit tout le bien qu’il fallait en penser, s’agissant alors de Nuremberg. Mais répétons-le, un tel tribunal diffuse le droit du vainqueur, pire encore, la morale du vainqueur. Aller devant un tel tribunal, c’est savoir que l’on est déjà condamné. Le plus cocasse dans cette affaire, c’est que ce tribunal de La Haye n’est pas venu à bout de Slobodan Milosevic, lui aussi accusé de tous les maux !
    Quant à la Bosnie, l’Amérique comme l’ONU et autres forces bidons qui ont séjourné dans ce territoire, ont tout fait pour imposer une enclave musulmane en pays orthodoxe. En fait, les Bosniaques musulmans ne sont pas autre chose que des Albanais. Il était donc prévisible que ce territoire poserait des problèmes, alors qu’historiquement il appartient bel et bien à la Serbie. Rodovan Karadzic s’estimait donc en guerre contre une injustice faite à son pays. Il a donc décidé d’assurer lui-même sa défense, face à une bande de guignols qui eux, ne se posent qu’une seule et même question, sur quel motif le condamner à mort ! On a déjà loupé Milosevic, on va pas louper Karadzic quand même. Voici l’état du droit aujourd’hui dans l'Europe des droits de l’homme.
    A ce sujet d’ailleurs, j’aimerais que l’on me donne des précisions sur la légalité du camp de Guantanamo ? Paraît que là-bas, le droit ce n'est pas ce qu’il y a de plus remarquable.

    Puisqu’on est à gauche, restons-y. Le Kamarade Lang de pute a voté la réforme de la Constitution de Sarko 1er. Jean-Marc Ayrault a donc décidé d’exclure Lang du groupe socialiste. « Ca m’en bouge une, sans toucher l’autre » comme dirait Chirac. Y sont vraiment cons ces socialistes. Jack Lang faisait partie du comité chargé de préparer la réforme de la Constitution avec l’autre indien de Balladur. Normal qu’il la vote cette 24ème Constitution réformée. Pour élargir le débat, je ne comprends pas pourquoi on fait un fromage avec cette réforme qui ne réforme rien du tout et donne au contraire un peu plus de pouvoir au Parlement, si tant est que ledit Parlement ait une once de pouvoir. Avec la Vème république, c’est une caisse enregistreuse et une machine à payer un ramassis de fainéants. Où est le problème ? Quant à Sarko, il présidentialise gentiment le régime ce qui permet à Fillon de cultiver ses rosiers. Au final, ça change quoi ? Rien. On est toujours dans la même mouise et la classe moyenne paie les pots cassés… comme d’habitude.
    Heureusement Poutine veille, et seul Poutine est grand.

    (*) Nuremberg ou la terre promise, à relire d’urgence

  • Moiteurs d’été

    Ca y est ! Une partie de la France est en vacances et l’autre … ne fout pas grand chose. J’exagère un peu. En août, ce sera pire, tout est fermé mais ce n’est pas une raison pour aller traîner à Paris Plage, cette stupidité delanoëiste. Quais de Seine pollués, Seine polluée et eaux noirâtres et ces putains de bateaux mouches où les mecs vous zieuitent comme des singes en cage !
    Non, tout le monde regarde, de près ou de loin, le Tour de France. C’est reparti sur le dopage. Il y a un acharnement plus que douteux sur ce sport populaire qui draine chaque années des milliers de Gaulois le long des routes du tour. C’est un sport pratiqué par les Gaulois, pour les Gaulois, c’est un sport très européen, dur, exigeant et c’est la raison pour laquelle on trouve assez peu d’amateurs tropicaux. Qu’est-ce qu’on vient nous les casser avec le dopage. Le dopage devrait s’arrêter là où la vie des coureurs est en danger. Point barre. D’ailleurs on assiste à un fabuleux numéro de faux-cul. Les commentateurs sportifs, Fillon en tête, vous balancent comme ça, au détour d’une phrase : « Aujourd’hui, la moyenne a été de 42, 250 km/h ». Ah bon, en ne buvant que de la flotte ? Dis-donc, tu  nous prendrais pas pour des cons ? Seulement voilà, le vélo fait de la résistance. Même quand quarante flics entourent cet italien qui doit peser à tout casser 50 kg ajoutant ainsi au ridicule de la situation.
    Bon, tout ça n’empêchera pas les gens d’aller soutenir les coureurs le long des routes. Et puis, ça fait vivre le commerce de montagne.

    Même le 14 juillet, Sarkozy a trouvé le moyen d’en faire une fête qui relève de Bouglione. Il avait invité, entre autres, cette nullité en forme de nem qui représente l’ONU, et un paquet de chef de gouvernement, qui se sont dits qu’on ne refuse pas un week à Paris aux frais du contribuable. Tout ça pour que Sarkozy se retrouve au centre de la photo. Mais, on s’en fout de son projet méditerranéen, il ne vise qu’à faire entrer Israël dans le consortium européen et financer sa guerre perpétuelle contre les Arabes. Idem de la Turquie d’ailleurs, qui est une idée américaine afin de torpiller une Europe qui, au demeurant, va fort mal, pour la bonne raison que ces sont les peuples européens qui ne veulent pas être dirigés par les technocrates bruxellois qui pondent des lois sans queue ni tête.
    Sarkozy aurait mieux fait de se pencher  et de s’entretenir avec Dmitri Medvedev qui nous propose un pacte de sécurité paneuropéen auquel nous devrions adhérer illico, histoire de faire la nique aux Anglais et aux Américains. Car, si Sarkozy réfléchissait cinq minutes ce qui n’est pas le cas de cet agité du bocal, il comprendrait que notre avenir est à l’Est et certainement pas à l’Ouest au-delà des flots bleus où règne le capitalisme anglo-saxon qui est bel et bien l’ennemi du genre humain et plus encore des peuples civilisés.
    Car seul Poutine est grand et Nicolas fort petit. 

  • 14 juillet : le coq gaulois est déplumé !



    militaires.jpgPar principe, une nation sans armée n’est pas vraiment une nation. Grosso modo on appelle ça un pays en voie de développement, genre bandes armées du Zimbabwe. Aux dernières nouvelles, la France avait une armée, malmenée certes, mais une armée quand même, bien que faite d’incapables si l’on en croit le président de la République.
    Il faut bien dire que la notion même d’armée, dans cette République qui est bananière depuis 1871, n’a cessé d’évoluer au gré des humeurs politiques des « clans » (francs-maçons notamment) qui ont gouverné ce pays. En disant cela, je ne mets pas du tout en cause la qualité des hommes qui ont toujours payé l’impôt du sang. Ce sont eux qui ont toujours réglé la note d’une classe politique largement constituée d’incapables et d’irresponsables qui ont entraîné la nation dans des aventures hasardeuses. Deux guerres mondiales totalement inutiles suivies de l’Indochine et de l’Algérie, deux fiascos où le pouvoir politique a, une fois de plus, démontré que ce qu’il faisait de mieux, c’était de baisser son froc.
    Pour De Gaulle, l’armée était un instrument politique au service de ses délires internationaux. Pas l’armée au sens propre, mais le joujou qu’il a créé,  à savoir la force de frappe et sa bombinette A,B,C qui allait avec. Du coup tous les présidents ont revendiqué la fameuse « force de frappe » qui est aujourd’hui une force de frappé, vu qu’elle ne sert strictement à rien. Chirac, qui aimait la musique militaire à défaut des militaires eux-mêmes, a professionnalisé l’outil pour des raisons budgétaires. Et Sarkozy, qui a dû faire son service militaire du côté du Club Méditerranée, n’en a rien à foutre d’une armée qui, dans un pays en faillite, ne lui rapporte politiquement rien, si ce n’est les voix de ces traîne-savates qui s’imaginent encore que « honneur et patrie » signifient quelque chose. 
    La réalité est grosso modo la suivante : nous disposons toujours de troupes d’élite d’excellente qualité et qui peuvent, sans problème, se mesurer aux SAS anglais. Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent. Sauf que, les pauvres, le matériel ne suit pas et l’on a pu le constater avec l’affaire du Ponant qui a failli tourner au fiasco en raison de défaillances matérielles (hélico en rade, avion ne décollant pas, etc.). Bref, l’armée française dispose d’un matériel totalement obsolète : navires et sous-marins sont en service minimum, nos avions n’ont plus de munitions, et, dans l’armée de terre, il faut trois camions pour en faire un qui marche. 
    Enfin, entre dans l’armée des jeunes sans diplômes et le plus souvent au chômage. Dans le lot, l’armée engage (politiquement correct oblige) des beurs qui sont musulmans. Autant dire que l’armée devient une annexe de l’ANPE. Et, pour tous ces jeunes le service de la nation n’a aucun sens. Pourquoi en aurait-il d’ailleurs quand, dans les écoles de la République, on leur apprend tout, sauf l’histoire de France. Mieux encore, que nos ancêtres furent d’affreux colonialistes.
    Enfin, dans une Europe plus que brinquebalante, il serait bon de se poser la question d’une armée pourquoi faire ? Si ça sert à envoyer des troupes d’élite faire le boulot que les troupes Américaines ne savent pas faire, en Afghanistan et ailleurs, c’est vraiment pas la peine. Quant à la réintégration dans l’OTAN, ça frise la galéjade. Aussi ce 14 juillet, ça va être l’occasion pour l’autre guignol de montrer au monde entier la panoplie de jouets dont il dispose, femme comprise puisque cette gloire nationale pousse la chansonnette.
    Mais, les Français que nous sommes, ne sont pas du tout concernés par cette manif où seuls les syndicats vont manquer à l’appel.
    Nous on attend de défiler avec les Russes, car seul Poutine est grand.

  • Libérez le travail

    Notre Président cède à l’agitation. Si j’en crois le Canard enchaîné dont je suis un lecteur amusé et distancié (faut pas prendre les enfants du Bon dieu …) il n’en reste pas moins que les échos dont ils font état résume assez bien l’état général du claque élyséen. Car, ne vous y trompez pas, les gaziers balancent qu’ils soient ministres ou simples spectateurs. La délation, chez l’homme, est une seconde nature, faut qu’y cause comme dirait notre regretté Audiard.
    Donc, notre président gueule… ce qui n’est pas une preuve de grande sérénité, de quiétude psychologique  nécessaire à la fonction où il faut juger et jauger à froid et prendre les bonnes décisions. Ensuite, traiter son entourage d’incapable pour rester poli, pimente certes les rapports humains, mais suscite des rancoeurs.
    Et puis cette frénésie de réformes commence à poser de vrais problèmes aux élus et là je pense tout particulièrement aux maires qui sont au cœur de la vie sociale. Leur imposer d’un coup le service minimum dans les écoles, la réforme de la carte militaire, judiciaire et hospitalière, ça fait beaucoup à gérer d’un coup.
    Je ne dis pas que les réformes sont inutiles mais la plus importante d’entre elles, la réforme de notre fiscalité n’est même pas évoquée. On a une administration qui n’a de cesse de casser les pieds du contribuable et des petits patrons, car les gros négocient. La dernière en date de l’URSSAF consiste à vouloir imposer les avantages en nature dont bénéficient les gens d’Air France ou de la SNCF.  Grèves annoncées sous peu.  Garanti ! Comme si le budget de l’Etat en dépendait. Le service des impôts, l’Urssaf et autres bazars, c’est pire que l’Inquisition.
    Il faudrait de ce point de vue, puisque nous sommes dans un système libéral, faire comme les Irlandais ou les Anglais et rendre légales toutes les combines. Car, des tas de gens au chômage qui n’ont que des petits boulots pour survivre se heurtent toujours à la même question : comment je vous paie ? Personne ne le sait, alors  rien ne bouge. Si, il y a bien le « noir » mais les patrons y rechignent (sauf les hôteliers semble-t-il).
    La solution est pourtant simple : on palpe et on déclare. Pas compliqué. Car le problème est là dans ce pays, en raison même de la quantité de paperasses à remplir, les employeurs baissent les bras et ne filent pas de boulot. Le pire ennemi de l’Etat, c’est l’Etat lui-même et son administration qui vit en dehors de toute réalité et qui passe son temps à remplir ou inventer des formulaires. Nous en savons tous quelque chose.
    Bon, d’accord, je ne suis ni économiste, ni fiscaliste, mais nul besoin d’être grand clerc pour évoquer des solutions de bon sens. Faire de même avec les sociétés et les laisser gagner de l’argent avant de les taxer. Bref, libérer le travail lui-même avant de proposer des heures supplémentaires. Il y a pensé à ça, le camarade Sarkozy ?
    Et je ne parle même pas du coût de l’immigration. Là, Poutine a quelques idées. Et c’est en cela qu’il est grand. 

  • De quelle droite parlez-vous ?

    Celticus6.jpgOn a joué les fiers-à-bras ce week-end  à l’UMP qui « raoutait » sur le thème de l’Europe. Ce n’est pas tant ce qu’a raconté Sarkozy qui a retenu mon attention que les propos des pingouins Umpapabuesque qui s’imaginent qu’en France leur droite a fait table rase de toutes les bêtises d’une gauche d’antan … et à les entendre, la gauche n’existerait même plus. Je sais que de Devedjian en Estrosi en passant par beaucoup d’autres, on n’est pas à l’abri de l’humaine niaiserie, mais là, j’avoue que le mot de Michel Audiard se justifie : « Les cons, ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. ».
    Il faudrait quand même que tous ces clampins qui derrière Sarkozy ne cessent de crier victoire -  ils vont d’ailleurs bientôt crier « au loup ! » - comprennent que la gauche pour exister n’a pas besoin de leaders vu que le boulot a été fait par tous ces abrutis d’instits post-soixanthuitards qui ont foutu dans la tête de nos mômes que tout le monde il était beau, gentil et les hommes égaux en génétique, en droit, en tout, ce qui est évidemment une connerie monstrueuse. Si tous les hommes étaient intelligents ça se saurait et y a un paquet d’hommes politiques qui disparaîtraient du paysage. A droite comme à gauche d’ailleurs.
    Et s’imaginer que la droite a gagné le combat des idées, c’est imaginer que la Joconde a été peinte par Delacroix ! Voyez ce que je veux dire. La droite – enfin la Umpapaoutée – n’existe pas et n’a pas d’idées, car si elle en avait, il y a belle lurette que seraient interdits, non pas les 35 heures, mais SOS-Racisme, la Halde, RSF, la CGT, le parti communiste et Besancenot serait en train de biner les betteraves avec son pote José Bové dans un champ génétiquement protégé.
    Les immigrés seraient déjà en train de faire leurs valises, car on leur aurait sucré toutes les allocations et autres aides diverses. Le transport par bateau restant à nos frais.
    Les profs dans nos écoles communales commenceraient chaque journée de travail par une Marseillaise retentissante avant de passer au cours d’histoire obligatoire où nos ancêtres s’appellent les Gaulois, nos ennemis les Anglais et les Américains. En guise de classe d’éveil, les enfants auraient une initiation au maniement d’armes et un entraînement à la survie en contrée inhospitalière.
    Le jour où nous en serons-là, alors la France aura changé de magistère intellectuel et les gens de droite pourront se dire de droite, européens sans complexe aucun, et envisager l’avenir avec sérénité. Les femmes feront des enfants, la société de consommation sera un pénible souvenir des années 90 et la Banque Lazard sera enfin autorisée à vendre des cartes postales.

  • Drôle de drame : la libération d’Ingrid Betancourt

    clown.jpgBien évidemment, il ne s’agit pas de nier la réalité d’une captivité qui a duré cinq bonnes années. C’est long dans une vie, d’autant que les conditions d’hébergement ne devaient pas vraiment friser l’hôtel quatre étoiles. Sauf que cette dame s’est foutue toute seule et bien volontairement dans le pétrin. On lui avait bien dit de ne pas aller dans cette région où les FARC enlèvent les gens chaque matin au petit déjeuner. Non, têtue, la dame en sa qualité d’écolo se croyait au-dessus de cela. Elle connaissait donc les risques et elle a payé le prix fort. Sur cela rien à redire.
    Et c’est là que les choses s’enveniment. Car la famille a des relations. Son père était ambassadeur de Colombie à l’UNESCO et elle a effectué toutes ses études à Paris (Sciences po) et s’est mariée, une première fois, avec un Français avant de retourner en Colombie où elle se fait élire député et sénateur, monte son propre parti écologiste et ambitionne même la présidence. Aussi, sa famille va-t-elle organiser sa défense pour exiger sa libération.
    Autant dire que plus la famille monte la sauce, plus sa cote grimpe auprès des guerilleros. Elle devient un véritable enjeu de négociations. En France, ce sont ses propres enfants qui mènent la danse et, chose invraisemblable, c’est Chirac qui décide de monter au créneau le premier, emballant une machine d’Etat où la surenchère  va rapidement l’emporter sur la raison. Sarkozy ne sera pas en reste, car, en vrai clébard qu’il est, il a flairé le bon coup médiatique à faire.  D’autant que Villepin, l’Idéal du Galouzeau chiraquien, s’est pris les pieds dans le tapis avec son avion parti récupérer la détenue au bord de la libération… ce qui finira en crise de nerf, les FARC ayant tout remis dans leur culotte. Arrivé au pouvoir, Zorro Sarko continue d’enfourcher Tornado et colle Kouchner dans le coup qui s’ennuie depuis le temps qu’il n’a plus de sac de riz à transporter pour soulager la misère du monde. Pensez-donc, prendre la défense d’une gonzesse, ça le change de la sienne (enfin la sienne ?). Et c’est reparti pour un tour de Bouglione. Sauf que Betancourt est au final libéré et que les Français n’ont rien à voir là-dedans.
    Là, autres interrogations. Quand on regarde les vidéos, on s’aperçoit que la dame pète la santé alors qu’on nous la donnait mourante il y a peu. Qu’elle s’exprime parfaitement – elle est bilingue – et qu’elle est au courant de la situation engendrée par sa détention. On la tenait décidément bien informé chez les FARC ! Vu l’investissement de ses mômes en France qui ont réussi à mouiller tout le gouvernement français, pas question de nous faire passer pour des cons. Alors, hop, un petit week-end à Paris, ça mange pas de pain, surtout avec un Sarko qui sort sa Carla, Delanoë qui casse la tirelire des Parisiens pour manifester sa joie en grande pompe et aller dire bonjour au Pape, parce qu’en Amérique du Sud, le premier patron c’est l’Eglise catholique.
    Sauf que le journal officiel, Le Monde, parle de rançon, de magouilles entre le gouvernement colombien et les FARC, l’implication des Etats-Unis (évidemment, ils contrôlent le trafic de drogue) et même quelques barbouzes israéliennes qui traînaient dans le coin. Bref, un ragoût qui vous transforme un sac de riz en sac de coke !
    Mais, au final, l’important c’est que tout le monde y soit beau, tout le monde y soit content. On est, nous Français, cocus mais contents ! Et on se demande toujours ce qu’on est venu foutre là-dedans.

  • Drôle de monde

    Là, franchement, je me marre car les Colombiens avec leurs méthodes ont fini par libérer la mère Betancourt. Ce dont, de vous à moi, on a rien à cirer. Mais quelle claque pour Sarko qui a joué les Zorro ou encore l’autre grand escogriffe de Villepin qui, se prenant pour Kouchner, avait affrété un avion rempli… de diplomates et de toubibs !
    En revanche, ce qui m’interpelle comme dirait l’autre, et je suis choqué, c’est de voir un président de la République traiter ouvertement de baltringue un général de corps d’armée dont les états de service plaident en sa faveur. Quand on est président, on se doit d’avoir des mœurs et même si cette armée républicaine est à la botte, on respecte les gens que l’on envoie en général au casse pipe pour servir des intérêts qui ne sont pas toujours, loin s’en faut, ceux de la nation. Quand Chirac envoyait nos soldats au Kosovo où l’on avait rien à foutre, c’était surtout son image qu’il soignait. Mitterrand a fait pareil et Sarkozy, à la moindre occasion fera de même.
    Sauf que cette fois-ci, au détour du fameux Livre blanc sur la Défense – à paraître dans toutes les bonnes librairies j’espère – on apprend que l’armée française dans son ensemble est dans un tel état de dénuement qu’elle n’est même plus en mesure de tirer la moindre cartouche. Nos sous-marins nucléaires – fleurons de la fameuse force de frappe – restent à quai vu qu’on n’a plus les moyens de les entretenir et encore moins de financer la moindre campagne. Et c’est finalement en Angleterre que l’épave du Clémenceau va être démantelée. Pas mal, non, pour la soi-disant cinquième ou sixième puissance mondiale.
    Il n’est donc pas utile de tirer sur une ambulance, de rouler des mécaniques alors que tout se barre en sucette dans ce pays. Les petits sont toujours plus teigneux que les autres.
    Sarko ferait mieux se s’interroger – et de faire cogiter ses crânes d’œuf – sur ce qui pourrait en France comme en Europe, créer de l’emploi et redonner aux Européens le goût d’être eux-mêmes !

  • Un cas de figure

    On se souvient de la rigolade qu’a suivie la raclée prise par Renaud Muselier à Marseille où, soi-disant, la présidence de la communauté urbaine lui était promise. Certains élus de droite ayant quelques comptes à régler avec le sieur Gaudin – voire Muselier – ont votés à gauche et c’est ainsi qu’un illustre inconnu, digne d’un roman de Pagnol, a été élu, Eugène Caselli. Et la première mesure prise par ce monsieur  dans le cadre de ses nouvelles fonctions, fut d’augmenter ses indemnités de plus de 50 %. Ce pourrait être le titre d’une fable sur la démocratie : Enrichis-toi sur le dos du contribuable ou Les comptes de mon voisin !  Pièce en Un acte et trois tableaux : l’entrée de l’élu, la femme du cocu et le cocu lui-même.
    Il a bien fait l'Eugène Caselli de s’augmenter tout de suite, car un rapport de la cour régionale des comptes – dont nous espérons bien qu’il sera rendu public, ce qui est rarement le cas – nous apprend que le sieur Gaudin, ex-président a bel et bien sinistré la communauté urbaine, appelée ici Marseille-Provence-Métropole (MPM). On y apprend que de 2005 à 2006, l’encours de la dette a plus que doublé et que l’emprunt sert à rembourser la dette. Mais, pour le sieur Gaudin, il n’y a rien d’illégal dans cette affaire. Non,non, ce genre de communauté se sinistre toute seule.
    Parmi les joyeusetés de ce rapport auxquelles les journalistes ont pu jeter un œil, se trouvent les services de  propreté des 18 communes de ladite Communauté urbaine. 57 % des 3 700 agents y sont affectés mais l’insuffisance du temps de travail et l’inadéquation de certains matériels provoquent autant de dysfonctionnements. Il faut dire que règne un drôle de système intitulé « fini-parti » qui permet aux agents de rentrer chez eux une fois le travail terminé. Conclusion, la plupart des mecs travaillent 3 heures par jour au lieu de 7. Et, les mêmes mecs touchent une prime de 2070 € par an, généralement en constante augmentation. Quant au taux d’absentéisme, il est carrément passé de 9,8 % à 12,4 % ce qui est énorme. Bien évidemment les syndicats de feignasses sont dans la combine et veillent au grain. Bien évidemment tout ceci n’est qu’une infime partie d’un tout bien plus vaste.
    Et l’inverti Gaudin de se représenter aux élections sénatoriales de septembre. Sans vergogne ! Voici le vrai visage de la démocratie. Et après on ira s’étonner que les Français n’aient pas le moral.