« 2008-07 | Page d'accueil
| 2008-07 »
lundi, 14 juillet 2008
14 juillet : le coq gaulois est déplumé !
Par principe, une nation sans armée n’est pas vraiment une nation. Grosso modo on appelle ça un pays en voie de développement, genre bandes armées du Zimbabwe. Aux dernières nouvelles, la France avait une armée, malmenée certes, mais une armée quand même, bien que faite d’incapables si l’on en croit le président de la République.Il faut bien dire que la notion même d’armée, dans cette République qui est bananière depuis 1871, n’a cessé d’évoluer au gré des humeurs politiques des « clans » (francs-maçons notamment) qui ont gouverné ce pays. En disant cela, je ne mets pas du tout en cause la qualité des hommes qui ont toujours payé l’impôt du sang. Ce sont eux qui ont toujours réglé la note d’une classe politique largement constituée d’incapables et d’irresponsables qui ont entraîné la nation dans des aventures hasardeuses. Deux guerres mondiales totalement inutiles suivies de l’Indochine et de l’Algérie, deux fiascos où le pouvoir politique a, une fois de plus, démontré que ce qu’il faisait de mieux, c’était de baisser son froc.
Pour De Gaulle, l’armée était un instrument politique au service de ses délires internationaux. Pas l’armée au sens propre, mais le joujou qu’il a créé, à savoir la force de frappe et sa bombinette A,B,C qui allait avec. Du coup tous les présidents ont revendiqué la fameuse « force de frappe » qui est aujourd’hui une force de frappé, vu qu’elle ne sert strictement à rien. Chirac, qui aimait la musique militaire à défaut des militaires eux-mêmes, a professionnalisé l’outil pour des raisons budgétaires. Et Sarkozy, qui a dû faire son service militaire du côté du Club Méditerranée, n’en a rien à foutre d’une armée qui, dans un pays en faillite, ne lui rapporte politiquement rien, si ce n’est les voix de ces traîne-savates qui s’imaginent encore que « honneur et patrie » signifient quelque chose.
La réalité est grosso modo la suivante : nous disposons toujours de troupes d’élite d’excellente qualité et qui peuvent, sans problème, se mesurer aux SAS anglais. Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent. Sauf que, les pauvres, le matériel ne suit pas et l’on a pu le constater avec l’affaire du Ponant qui a failli tourner au fiasco en raison de défaillances matérielles (hélico en rade, avion ne décollant pas, etc.). Bref, l’armée française dispose d’un matériel totalement obsolète : navires et sous-marins sont en service minimum, nos avions n’ont plus de munitions, et, dans l’armée de terre, il faut trois camions pour en faire un qui marche.
Enfin, entre dans l’armée des jeunes sans diplômes et le plus souvent au chômage. Dans le lot, l’armée engage (politiquement correct oblige) des beurs qui sont musulmans. Autant dire que l’armée devient une annexe de l’ANPE. Et, pour tous ces jeunes le service de la nation n’a aucun sens. Pourquoi en aurait-il d’ailleurs quand, dans les écoles de la République, on leur apprend tout, sauf l’histoire de France. Mieux encore, que nos ancêtres furent d’affreux colonialistes.
Enfin, dans une Europe plus que brinquebalante, il serait bon de se poser la question d’une armée pourquoi faire ? Si ça sert à envoyer des troupes d’élite faire le boulot que les troupes Américaines ne savent pas faire, en Afghanistan et ailleurs, c’est vraiment pas la peine. Quant à la réintégration dans l’OTAN, ça frise la galéjade. Aussi ce 14 juillet, ça va être l’occasion pour l’autre guignol de montrer au monde entier la panoplie de jouets dont il dispose, femme comprise puisque cette gloire nationale pousse la chansonnette.
Mais, les Français que nous sommes, ne sont pas du tout concernés par cette manif où seuls les syndicats vont manquer à l’appel.
Nous on attend de défiler avec les Russes, car seul Poutine est grand.
10:00 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, gauche, assemblée, opposition, france



