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  • De Charybde en Scylla

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    De vous à moi, je n’aimais pas beaucoup Jacques Chirac et je savais qu’il n’y avait pas grand chose à attendre de lui. Sa taille était inversement proportionnelle à ses convictions. En fait, de convictions Chirac n’en a jamais eu. C’était un pragmatique, il n’agissait qu’en fonction des urgences de l'heure. Mais de vision géopolitique, point. Chirac, c’était un chef de bande, version château fort et spécialisé dans le détroussage de la malle poste. Il avait compris qu’il fallait beaucoup d’argent pour faire face aux élections, alors il rançonnait à tour de bras, la mère Casetta n’étant jamais que l’infime partie émergée de l’iceberg. Au fond, Chirac n’a aimé qu’une seule chose dans sa vie, se présenter aux élections quelles qu’elles soient. Après, l’homme retombait dans sa léthargie naturelle. Marie-France Garaud qui l’a cornaqué un temps se défend d’avoir eu à son égard ce mot cruel et pourtant si vrai : « Je croyais qu’il était du marbre dont on fait les statues, c’était de la porcelaine dont on fait les bidets. »
    L’homme lui-même se contentait de peu, n’avait pas la folie des grandeurs en matière de résidence, peu de lubies et solitaire par nature. Aucun pote. Il avait une sorte de boulimie élective et l’amour des « sumo » japonais… allez savoir pourquoi. Jamais, je dis bien jamais, Chirac n’a eu un seul mot sur la défense et illustration de la culture française. La culture, chez lui, n'a jamais dépassé le cul des vaches !
    Dans un autre genre, mais à l’identique, on trouve Nicolas Sarkozy. L’un est grand, l’autre est petit, l’un n’a rien fait pendant 12 ans, l’autre a lancé trente six chantiers en un an. L’un a laissé la France pourrir dans son jus, l’autre est en train de la  mettre à feu et à sang à tous les échelons de la société et de l’administration françaises. Chirac était immobile. Sarkozy c’est l’agité du bocal. Jamais ici, toujours là. Il est à peine parti qu’il veut déjà rentrer… pour retrouver madame devant sa cheminée. Comme tous les hommes politiques, les deux sont des sauteurs car les femmes aiment le pouvoir et y cèdent facilement. Mais rarement un président de la République n’aura transformé sa romance en un feuilleton illustré pour midinette. Il quitte Cécilia – ou plutôt elle se tire – et tombe dans les bras de Carla. C’est Bollywood ! Et pathétique !
    Sauf que diriger une nation n’est pas un scénario de film, et encore moins un roman feuilleton. Un pays, ce sont d’abord des réalités qui demandent une véritable osmose avec le peuple que l’on dirige. Et là, nous sommes très loin du compte. N’est pas roi de France qui veut. Et Sarkozy ne dirige pas, il gère et va devoir gérer de plus en plus le bordel qu’il est en train de foutre : carte judiciaire, réforme des armées, retraites, idiot-visuel mais beaucoup plus grave un atlantisme plus qu’avéré à l’heure même où les regards des Européens devraient se porter sur l’Est du continent. On va prendre la présidence de l’Union européenne sur fond de renouvellement du « non » à cette Europe technocratique et déjà Sarkozy a fait savoir que les Irlandais devraient revoter « dans le bon sens ». On croit rêver. Il a déjà tout faux. L’Europe à 27 voix discordantes, c’est une Europe affaiblie et qui n’a aucun crédit. Les Russes l’on si bien compris qu’ils négocient pays par pays. Et ils sont en position de force. Il faudrait surtout en finir avec ce capitalisme anglo-saxon qui est en train de nous ruiner.
    Sarkozy, combien de divisions ? Sa petite montre, son petit couteau et sa petit nana ! C’est un peu court face à Poutine. Qui seul est grand ! 

  • Mieux qu’un édito

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    Un copain m’envoie cette image. Elle résume tout. Inutile de se prendre la tête, tous les présidentiables américains sont du même jus. Je serai toujours étonné par la connerie journalistique de certains qui s’imaginent encore qu’il peut y avoir des enjeux différents entre les personnes. Autre version du même acabit, la paix va revenir au Moyen Orient et Israël reconnaît un Etat palestinien. C’est le même genre d’utopie. L’autre nain est en voyage en Israël. Grand bien lui fasse. Mais, il n’en ressortira rien pour la bonne raison que les Israéliens n’en ont strictement rien à foutre de ce qu’il pense sur le sujet. Les bonnes relations sont celles qu’entretient l’Etat hébreu avec la communauté juive française. Pour le reste, tout se passe à Washington. Et en ce moment, les Israéliens font le forcinq pour que l’Amérique foute sur la gueule de l’Iran. Le reste, à leurs yeux, c’est de la branlette intellectuelle à la Bernard-Henri Lévy.

    Un jeune juif vient de se faire agresser salement. On lui souhaite un prompt rétablissement à ce pauvre môme parce qu’être juif n’est pas à nos yeux un critère suffisant pour se faire foutre sur la gueule. Que Sarko s’en mêle, Alliot-Marie et consorts, on commence à être habitué. C’est excessif, mais bon. Mais je trouve qu’il y a nettement plus inquiétant. Ce qui est inquiétant et qui ne relève pas uniquement du simple maintien de l’ordre public, c’est que des mômes qui se réunissent sous la Tour Eiffel après avoir passé leur bac – et se saouler un peu la gueule – se fassent agresser par 300 voyous descendus de leurs banlieues pour venir sciemment agresser, détrousser et violer. Ça, c’est inadmissible et j’aurais bien aimé entendre le nabot magyar et la sous-ministre d’un Intérieur qui ne lui appartient plus depuis longtemps, Alliot-Marie, sur le sujet. Ça, c’est grave. Et les flics n’ont trouvé le moyen de n'arrêter qu'une vingtaine d’entre eux qui, de toute manière, seront libérés demain.

    Pendant ce temps, Madame de Maintenant, l’aphone Carla Sarkozy va sortir un disque. Si vous n’êtes pas au courant, c’est que vous êtes sourd, aveugle ou dans le coma. Laurent Joffrin, carpette gauche caviar lui a donné cinq pages dans Libération – remarquez qui lit encore ce canard racheté par Rothschild ? – et les journaleux se sont esquintés la cervelle pour raconter un tas de conneries sur la dame qui a daigné leur accorder une interview qui démontre, si besoin était, qu’elle n’a franchement rien à dire. Si ce n’est qu’étant italienne, elle est devenue française par son mariage avec l’autre bling bling ! Arrêtez, n’en jetez plus, on sature.
    Reste que seul Poutine est grand. Et heureusement !

  • Une Europe nihiliste

    friedrich_nietzsche.jpgOswald Spengler avait finalement raison, il y a bel et bien des périodes de haute et de basse culture. En l’espace d’une ou deux décennies, on a vu un monde basculer. Plusieurs images sont possibles. On est passé d’une ère industrielle à une ère post industrielle. Autrement dit d’une ère de la construction à une ère de la consommation. Cette ère de la consommation est paradoxale, car on est en train de passer d’une ère de l’abondance à celle de la rareté.
     On peut voir aussi les choses autrement. En 1914, les Anglais ont tué le vieil ordre européen des empires et se sont tués eux-mêmes par la même occasion. On peut considérer la Deuxième Guerre mondiale comme la dernière tentative de reconstituer un Empire et une Europe conquérante. Son échec, c’est aussi celui de l’Europe qui va sortir de l’histoire et les prémices, à travers la guerre froide, de l’émergence d’une politique des blocs. Ce ne sont plus les Etats qui comptent mais les continents. Américains et Soviétiques étouffent littéralement l’Europe et marquent leur emprise sur le monde. La chute du mur de Berlin consacre la victoire du capitalisme anglo-saxon sur le capitalisme rhénan et la fin de l’utopie communiste. La Russie va plonger dans le chaos pendant près de vingt ans. Les Américains étendent leur modèle économique au monde entier – ils n’ont rien d’autres à vendre d'ailleurs – , enfin, pour être exact, la liberté de commerce entre pays riches. Les pays pauvres n’intéressent personne. Seul et unique mot d'ordre : faire du fric. Mais le fric pour le fric, c'est ce qu'on appelle le modèle anglo-saxon.
    Le réveil de la Russie était inéluctable pour la bonne raison qu’elle possède à elle seule la moitié de toutes les ressources énergétiques mondiales, qu’il s’agisse du pétrole, du gaz, de l‘uranium, du fer, du charbon, etc.
    Comme nous vivons désormais dans l’ère des blocs, on a assisté tout naturellement à l’émergence de la Chine et de l’Inde, deux puissances continentales en termes de population. A cela il faut ajouter un bloc disons asiatique constitué par le Japon, Taiwan et la Corée qui se détachent du reste de la péninsule indochinoise à l’avenir plus incertain.
    Bref, à terme, tout ce petit monde va se foutre sur la gueule. Relisez Le secret de l'Espadon, les aventures de Black et Mortimer du regretté Jacobs, tout est dit.
    L’Europe, dans ce concert est absente pour la bonne raison qu’elle n’arrive plus à se constituer en puissance et qu’elle s’enlise, à cause des technocrates de Bruxelles, dans des querelles de clochers. Sans parler de cette immigration qui ravage ses économies et une idéologie des droits de l’homme mortifère qui entrave toute liberté de penser. Tout cela débouche sur une démocratie quasi totalitaire et masochiste où les Européens ne sont plus maîtres de leur destin. Une fois de plus.
    On voit mal comment sortir de cette spirale infernale avec cette population vieillissante dont les générations se renouvellent à peine pour ne pas dire pas du tout. Vous allez me dire que j’ai les idées noires. Non, malheureusement blanches. Soyons nietzschéen jusqu’au bout et ayons le pessimisme joyeux.

  • Propos écolo

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    Qui n’est pas écolo ? l’homme est écolo par essence, car l’essence disait Sartre précède l’existence. En fait c’est pas ça, l’essence est consubstantielle au moteur l’explosion à 2 ou 4 temps ! Sartre pouvait pas le savoir, il n’avait pas le permis de conduire !
    C’est la raison pour laquelle le prix du baril de pétrole me réjouit et je barris comme un éléphant joyeux à l’énoncé des cours du pétrole à la Bourse. Il serait temps que l’on cesse de brûler du pétrole dans ces caisses en ferraille qu’on appelle bagnole, car c’est une matière riche dont on tire bien des humeurs comme diraient les médecins de Molière ! Gilles de Gennes, ce grand monsieur, nous l’avait déjà fait comprendre il y a bien longtemps.
    On constate une fois encore que lorsque l’économique l’emporte sur le politique, l’homme devient très déraisonnable, c’est-à-dire complètement con ! Il y a belle lurette que l’on sait faire des moteurs qui marche à tout … sauf au pétrole. Je sais, pour avoir enquêté voici plus d’une décennie maintenant, que les constructeurs automobiles ont dans leurs cartons les plans de ces véhicules propres. Mais voilà, les compagnies pétrolières, trop heureuses de faire d’énormes bénéfices, reconvertis dans on ne sait trop quoi – pas dans la peinture comme à la Renaissance, ça on peut en être persuadé – freinaient des quatre fers pour continuer à vivre dans la dépendance des bédouins du désert. Sauf que dans nos pays, qui hier encore n’étaient pas imaginaires mais bel et bien gouvernés par des monarques éclairés, on pratiquait la politique de la canonnière.  Ce qui revenait à se servir là où le besoin se faisait sentir. Mais, sans bousculer pour autant l’environnement. Depuis qu’on est en démocratie, les choses marchent à l’envers… on fait soi-disant appel au peuple et l’on s’empresse, par derrière, de bafouer sa parole. On baisse son froc au moindre rhume…Résultat : deux guerres à la con… mais passons.
    Donc pétrole cher, des compagnies pétrolières tétanisées et subissant l’événement, plus du tout en mesure de discuter à l’heure où les routiers ne sont plus sympas du tout mais jouent à l’escargot sur les autoroutes au risque de bloquer le pays et un gouvernement qui va tout se prendre dans la gueule, car la bagnole, c’est une vraie vache à lait, un aspirateur à pognon, celui du Français moyen notamment. Les choses deviennent sérieuses.
    Mercedes nous promet déjà une voiture à l’hydrogène aux performances stupéfiantes pour bientôt, Peugeot et Renault vont suivre à n’en pas douter, et sortir de leurs cartons tous les projets prêts à exécution. Economiquement, ça risque de changer la donne et plutôt en bien d’ailleurs. Une voiture écolo ! pensez donc. Et des voitures qui vont durer des décennies, dont la ferraille sera plus chère que le carburant… inépuisable, lui. Entre ça, l’ordinateur et la connerie technocratique, nous serons bel et bien entrés dans le 21ème siècle.
    Sauf que Poutine reste le plus grand.

  • Deux, trois choses comme ça

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    Il fallait s’y attendre, le « non » des Irlandais fait grincer des dents la nomemklatura européenne. Ca vient surtout contrarier la présidence française tant Sarko comptait là-dessus pour se refaire une petite santé politique. On commence à entendre des propos scandaleux du genre « on isole l’Irlande, les nations qui n’ont pas encore ratifié ce Traité peuvent le faire en toute quiétude », avec l’espoir de dire ensuite à l’Irlande « vous voyez bien, vous êtes tout seul, bande de cons ! Alors reniez-vous et revotez ! »
    Mais que signifie un « peuple » pour ces gens-là ? J’avoue que je reste pantois devant tant de mépris. Et toute la bande du nabot qui nous gouverne est de la même eau. Regardez la tronche d’un Jean-Pierre Jouyet -  je parle même pas d’un Kouchner au cerveau karchérisé depuis longtemps à l’eau de javel – mais faudrait être maso pour passer un week-end avec un mec pareil tellement il respire la joie de vivre.
    Et ce sont tous ces technos, qui nous foutent dans la mouise depuis des lustres, qui se permettent de considérer avec mépris le « non » du peuple irlandais. Ce qu’ils n’ont pas compris  - ou trop bien – c’est que les Européens dans leur ensemble ne veulent pas de cette Europe déconnectée des peuples et de leurs aspirations réelles. Tout ça a déjà été écrit et réécrit. C’est lassant. Mais vous allez voir qu’ils vont réussir à nous concocter une démocratie sans électeurs ! « C’est le rêve de tout technocrate » me disait un copain sorti de l’Ena et sauvé des eaux par sa folie naturelle.

    jean_sarkozy_article.jpg Donc le fils de Sarkozy a fait son 18 Brumaire ! Il s’appelle Jean, il a la même tête de con que l’autre à 20 ans, les boutons en sus, les études qu’il a à peine commencé et laissé tomber dare-dare quand on est le fils de qui vous savez et va épouser Jessica Sebaoun, héritière de la famille Darty dont on espère qu’il va dilapider rapidement la fortune.
    Papa l’a propulsé en politique à Neuilly où il s’est fait élire conseiller général après avoir fait le ménage auprès des candidats potentiels. A peine débarqué dans ce claque du conseil général des Hauts-de-Seine, qu’il revendique d’être le patron du groupe UMP dudit conseil. Devedjian s’étrangle, vu qu’il avait en tête un autre candidat. Et accepte de se faire enfiler une fois de plus car il n’exclut pas, tout compte fait, de finir un jour, même pas longtemps, ministre de la Justice. L’espoir fait vivre, surtout en politique. Et voici donc, un petit con, sans aucune expérience politique, hormis la distribution de tracts dans les rues de Neuilly, bombardé chef du groupe UMP, où, je vous file mon billet, ils sont tous disposés à lui cirer les pompes, car tout est donnant-donnant dans cette Ripouxblique bananière ! Et après ça, un certain Nicolas Sarkozy voudrait donner des leçons aux Irlandais !
    Non, non, je ne cesse de vous le répéter, seul Poutine est grand, Bush est un con et le prochain président américain ne dérogera pas à la règle, il ressemblera à Bush !

  • Un bonheur n’arrive jamais seul

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    Les technocrates européens, relayés par les nomenklatura nationales, fort mécontents des « non » français et hollandais, n’ont rien imaginé de mieux, pour baiser les peuples, que de concocter un soi-disant traité de Lisbonne, parfait copié–collé de l’illisible Constitution giscardienne. Le Deus ex machina de cette entourloupe ne fut autre que notre président d’un mètre cinquante et trois de tension, Sarko 1er époux, depuis peu, de Madame de Maintenant. Faut-il s’en étonner quand cet « agité du bocal » comme disait Céline, confond agitation et grande politique. Sarko ne réforme pas, il fout le bordel, au point d’ailleurs qu’un vent de panique souffle dans les ministères. Plus personne ne sait qui est qui et qui fait quoi. Ca va mal finir. Nous y reviendrons.
    Bref, ce traité de Lisbonne a été retoqué par les Irlandais, et nous en sommes évidemment très heureux. Quand les peuples parlent en direct, ils disent le contraire des fonctionnaires et autres technocrates bruxellois.
    Bizarre… tiens, j’ai dit bizarre…. Comme c’est bizarre.
    Les peuples ne sont pas contre l’Europe – pas plus que nous le sommes, bien au contraire – mais nous ne voulons pas de cette Europe concoctée selon le bon vouloir d’une camarilla technocratique qui voit midi à sa porte, mais à qui il arrive, reconnaissons-le, de s’opposer aux visées par trop hégémoniques des marchands de soupe américains qui veulent un marché européen ouvert quand ils sont les premiers à fermer leurs frontières quand cela les arrange. On l’a expérimenté mille fois. Et mille fois on a été cocu !
    Non, ce que les Irlandais, les Français et les Hollandais avant eux, ont retoqué, c’est le caractère illisible de cette Europe et de cette Constitution dont nous ne voyons en rien les bénéfices que les peuples peuvent en tirer. Ce que nous voulons, c’est une Europe des patries où les mœurs et les caractères de chacun sont respectés. Et, de procéder par abandon de souveraineté concernant la défense, la diplomatie, le commerce. Tout en sachant que nous sommes nombreux à refuser ce libéralisme anglo-saxon qui détruit nos emplois. Il y a long à dire sur le sujet. Contentons-nous donc de ce petit bonheur.
    L’autre petit bonheur, c’est la défaite de cette nullissime équipe de France de football face aux Hollandais. J’ai cru que ma télé déconnait et qu’on était revenu au noir et blanc ! Domenech – paraît que le mec est entraîneur –  nous a certifié que non. Je l’ai cru.

  • Propos en l’air


    poutine.01jpg.jpgPétrole cher, changement de président aux Etats-Unis, président russe qui hausse le ton à l’égard de l’Amérique l’accusant d’avoir suscité la crise, Israël qui ne cesse de jouer les va-t-en-guerre depuis 50 ans, l’émergence de pays comme la Chine et l’Inde dans le concert énergétique des nations, effacement progressif de l’Europe, tel est le triste paysage à l’aube de ce 21ème siècle qui ne va pas être serein du tout.

    Crise pétrolière tout d’abord. Est-elle artificielle ou réelle ? Allez savoir. Du pétrole, a priori, les réserves sont loin d’être épuisées. Au fond on s’en fout sauf sur un point : il faut arrêter de brûler du pétrole, qui est une matière riche, dans des voitures alors que celles-ci pourraient parfaitement rouler à l’hydrogène. Mais voilà, ça rapporte gros à l’Etat, français notamment. Car la voiture est une véritable vache à lait qui engraisse les assureurs et plus encore l’Etat qui taxe le conducteur par tous les bouts. Il faut arrêter cette mascarade et obliger les constructeurs à s’orienter vers des moteurs propres, ce que l’on sait faire. De toute manière, il faudra, contraint et forcé, y venir. Alors autant changer dès maintenant de modèle économique et remettre à l’honneur les transports en commun.

    Derrière le pétrole, c’est évidemment une tout autre guerre qui se joue. Jusqu’à ce jour, l’Amérique et l’Angleterre ont imposé leur modèle économique, le libéralisme pour faire simple. Ce libéralisme atteint ses limites car, on le voit bien aujourd’hui, il n’a plus pour seule et unique finalité que le pognon, le fric en soi si vous préférez, l’argent pour l’argent. Je n’ai rien contre le fait qu’un homme gagne de l’argent – style Jean-Luc Lagardère par exemple et pas son baltringue de fils – quand il est à la tête d’une entreprise qui fournit des emplois. Je suis contre quand des voyous genre Zacharias, l’ex-patron de Vinci, pète les plombs et pille la boîte qu’il a enrichi certes, et se barre avec quelque chose comme 200 millions € qu’il ne réinvestit dans rien si ce n’est dans son égo personnel. Bref, du fric qui sert à rien et qu’il n’aura même pas le temps de dépenser. Il va crever, ce connard, sur un tas d’or. Et alors ?
     
    C’est ce fric là que je condamne. Mais, si cette logique du pognon à l’anglo-saxonne existe, c’est bien parce qu’il n’y a plus de politique. Car, lorsqu’il y a politique, l’économie a du sens. Or, aujourd’hui, dans les pays développés, l’économie n’a plus de sens. Seule exception, la Russie évidemment. Mais l’Amérique, qui s’apprête à voter pour un métis, et cette Europe à 27 qui n’a ni queue ni tête partent littéralement à vau l’eau et laissent augurer d’une belle catastrophe. L’Amérique est une île et vivra son destin d’insulaire, ce dont on se fout complètement. En revanche, l’Europe est sur le continent, là où vont se situer tous les enjeux de ce 21ème siècle. Ce n’est pas avec un Sarkozy, ni une Angela Merkel que va se décider le sort de l’Europe dans cette cour des grands où vont s’affronter la Chine, l’Inde et la Russie. Et les atouts de la Russie on les connaît. Elle dispose à elle seule de la moitié des ressources de la planète. Alors, camarade, tirez-vous même les conclusions et vous comprendrez alors pourquoi Vladirmir Poutine est grand.

  • Coups de pif dans le paf

    J’ai été silencieux ces derniers temps. Trop de travail. J’ai cinq minutes devant moi, enfin, pour résumer mes humeurs vagabondes du moment.
    Tiens, on a viré Elkabbach d’Europe 1, en tant que directeur de la boutique, car il garde ses interviouves du matin où il pose ses questions à la con si politiquement correctes ! Rassurez-vous pour lui, Lagardère lui a trouvé un autre casse-croûte dans l’Internet. En revanche, j’ai quand même hurlé de rire – ai-je hurlé ? – en apprenant que le mec qui le remplaçait était un énarque, inspecteur des finances de surcroît. On remplace ainsi à la tête des médias les journalistes par des énarques. Sublissime. A la place de professionnels, on met des clowns. Pourquoi pas ! Cette nouvelle qui ne m’a pas attristé en soi, a suscité ma curiosité pour savoir quel bruit (le fameux buzz) cela faisait sur le net.
    C’est du vicelard.
    Vous vous souvenez de ce charlot de Georges-Marc Benamou ! Ce mec un peu barge avait fait de son bureau à l’Elysée, du temps où il avait été propulsé conseiller du prince, une sorte de lieu de rendez-vous des médias. Un bureau des pleurs en quelque sorte – ça devait bien lui aller. Ainsi l’Elysée savait de quoi bruissait ce petit monde des bien-pensants.  Depuis que, lui aussi, s’est fait virer, tout est contrôlé du burlingue même de Sarkozy où ne pénètrent que les Bouygues et autre Bolloré. Autrement dit, la mère Albanel, Fillon et consorts, tous des guignols.
    Sarkozy a tout repris en main paraît-il ! Alors il faut s’attendre au pire. Giscard qui n’est pas d’Estaing, commence à l’ouvrir pour émettre de sérieuses réserves sur la manière de gouverner de Sarko. On est en train d’entrer dans le bizarre, car notre système n’est ni officiellement présidentiel, ni totalement parlementaire, genre bordel IVème République. Il est sarkoziste.
    Ca me fait penser à Nicolas Beytout quand il était directeur du Figaro. Il en avait ras-le-bol des coups de téléphone de Serge Dassault qui lui dressait chaque jour une ligne de conduite… dont il ne tenait pas compte. Un peu comme Rachida Dati qui chiale de ne pas faire partie des sept ministres qui comptent, où qui se plante sur l’histoire du mariage retoqué pour défaut de virginité. Le mari, musulman, découvrant soudain que sa femme n’était plus vierge la répudie illico. Et, toute la justice d’entrer en émoi. Mais quand on laisse entrer dans ce pays dix millions d’extra-européens, musulmans dans leur grande majorité, faut quand même pas s’étonner qu’ils respectent leurs us et coutumes. Ah oui, la fameuse laïcité. Mais, voici belle lurette qu’elle a volé en éclat la laïcité, ne serait-ce que dans les écoles des banlieues…où règnent le communautarisme le plus absolu.  Et ils en pensent quoi les profs laïcards et francs-macs qui défilent sans cesse et instrumentalisent les gosses pour défendre leurs intérêts particuliers. J’aime pas taper sur les profs, mais de temps en temps, ils me gonflent. Toujours à chialer et à manifester, imperméables à toutes réformes d’une école qui se barre en sucette. Comme ce pays d’ailleurs. Tiens, à ce sujet, j’ai un copain que j’ai rencontré l’autre jour à une manif. Il vit partie à Londres, partie à Paris… Londres, l’horreur absolue à tous les points de vue…
    Je le répète. Seul Vladimir Poutine est grand. Apprenez le russe, enfants de nos entrailles et barrez-vous dans la grande Russie.