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mardi, 13 mai 2008

Foutriquet et Bouglione

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Le cirque Drucker est bien rodé chaque dimanche après-midi sur France 2, la chaîne du service public. Enfin ce qu’il en reste dans ce capharnaüm où les syndicats font la loi, ce qui a pour effet de rendre ce vaisseau totalement ingouvernable. Quelques poids dits « lourds » assurent l’audience et Drucker en fait partie. Et comme Drucker sait organiser un casting, genre Bouglione, il a invité Foutriquet :  Olivier Besancenot.

Pour tout homme politique, la téloche est un incontournable. Je me souviens d’un jour où Juppé avait balancé : « la presse écrite je m’en fous. Au journal de TF1 je touche dix millions de personnes d’un coup. »  Sauf que le rapport qualité/prix n’est pas le même.
Il en va de même pour Besancenot pour qui l’opération est très nettement rentable au regard de ses 4 % de voix à la présidentielle. Arlette, qui recevait dans son château ce week-end également, a dû faire la gueule.

J’ai vaguement écouté le discours de ce benêt à la tronche poupine dont le seul et unique acte révolutionnaire a consisté à faire venir deux pétasses syndiquées expliquer tout le malheur de la classe ouvrière. Classe ouvrière où l’on trouve d’ailleurs pêle-mêle immigrés et autres sans-papiers.
Aussi quand Besancenot vient nous parler du peuple, façon Georges Marchais, je me marre franchement. Sa conception du peuple, c’est celle de la lutte des classes. En cela nos trotskars sont bel et bien les héritiers tout staliniens des cocos de naguère. Besancenot et ses potes se disent trostskistes sans que l’on sache très bien d'ailleurs à quoi ça correspond dans l’orbite de l’univers concentrationnaire qui est le leur.
Le peuple, Besancenot ne sait pas ce que c’est. Pour la bonne raison que c’est un petit bourgeois bien propret sur lui, à l’image de ses parents, profs de gauche comme il se doit, comme sa femme qui est éditrice et avec laquelle il vit avec son chiard à l’ombre de la butte Montmartre. Il ne serait pas étonnant qu’il soit de surcroît propriétaire. Plus bourge, tu meurs et tout ça sous l’œil attendri du camarade Krivine, autre bourge patenté de la révolution toujours en marche et qui ne risque pas d’aboutir.

Histoire de jouer au prolo et de faire pleurer dans les chaumières, le camarade Besancenot vous sort sa feuille de paie à 1 000 euros. On va chialer. Sauf qu’il bosse à Neuilly comme facteur à mi-temps et que le parti doit cracher au bassinet pour le reste. Pas vraiment un malheureux. Pas vraiment dangereux non plus. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, Drucker s’est fait un plaisir de l’inviter. Ca mange pas de pain : frissons assurés, pluralisme respecté et risque zéro. Sarko peut dormir tranquille.

Sauf que Besancenot ne sait pas ce qu’est le peuple. Un peuple c’est une communauté de destin au sein d’une population racialement homogène et dont celui ou ceux qui les gouvernent préservent et défendent les intérêts. Il n’y a pas de lutte des classes au sein du peuple mais des hiérarchies naturelles et ses élites sont chargées de hisser le peuple vers le haut. Un peuple vit dans le respect de ses traditions et la société se caractérise par la civilité de ses mœurs, le respect des autres et l’oubli de soi. Un peuple résume à lui seul ce qu’est une civilisation à un moment donné de son histoire. Le peuple est par ailleurs le vivier dans lequel puise son aristocratie pour se renouveler. Voici pour les principes.

Inutile de dire qu’avec le camarade Besancenot, foutriquet médiatique et politicar à 4 % de matière grasse, on est loin du compte et notre avenir derrière nous.
Et c’est ainsi que Poutine est grand, il se fout complètement de Besancenot et des trotskars.