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dimanche, 04 mai 2008
Pauvre Grand Palais
Il est un lieu qui a bercé mon enfance parisienne, c’est le Grand Palais. Môme, avec mes copains, on prenait le bus qui nous déposait juste devant et on allait ainsi au salon de l’Enfance qui se tenait là chaque année. C’était magique. Dans les années 50-65 se tinrent là aussi le salon des Arts ménagers, de l’Auto, de l’Aviation que sais-je encore. Je me souviens d’un endroit immense mais surtout de la foule que, morpions, nous devions fendre. Et puis, on l’a fermé pour travaux.
Je dois avouer que ce Grand Palais a été magnifiquement restauré, sa verrière surtout, et c’est la raison pour laquelle, dès sa réouverture, je me suis précipité. J’ai trouvé un lieu magnifique dans sa nudité et, nettement plus vaste en hauteur qu’en surface à occuper. C’est d’autant plus vrai que le ministère de la Culture ne sait, au fond, pas quoi en faire. Il est difficile à investir, impossible à chauffer (l’hiver on se gèle) et sa galerie, non restaurée, relève du décor. C’est devenu un espace d’autant plus bizarre que nu, il se suffit à lui-même.
Alors, l’Etat y organise des expositions « monumentales » avec des artistes qui s’y prêtent. Et c’est ainsi que le Grand Palais sert de dépotoir à l’art contemporain. On a pu y voir les « œuvres » d’Anselm Kiefer, ce zozo allemand qui reconstitue les bunkers du mur de l’Atlantique dans leur version délabrée. Pinault, dont on connaît les goûts, a dû faire un chèque pour acquérir l’une de ces merdes.
Et, aujourd’hui, on vient nous gonfler avec l’Américain Richard Serra (voir photo). Alors lui, c’est très simple, il fait laminer des plaques de ferraille gigantesques – genre 70 tonnes – qu’il aligne en long, en large et en travers. Suivant votre portefeuille, l’œuvre est plus ou moins grande et plus ou moins lourde. Il a réussi à vendre à des élus français décérébrés, une espèce de caisson en ferraille que les édiles se sont empressés de coller sur une place de village. On croirait une benne à ordures.
On en vient à regretter le temps où le patriotisme conduisait nos élus à commander des bronzes vantant les mérites de l’histoire nationale, du moins avant la guerre de 14. Après, on aura doit aux monuments aux morts qui ornent chaque village. Ca, au moins, c’était de l’art, même s’il était un peu pompier. Que voulez-vous, je préfère Meissonnier, avec tous ses défauts, à la moindre merde de Marcel Duchamp et de ses émules.
En matière de quête du sens, la pauvre gamine du Journal du Dimanche qui a interrogé Richard Serra, ne s’est vraiment pas attardée sur le sujet – ni l’artiste d’ailleurs – tant il n’y a rien à dire. Elle a quand même réussi à lui tirer cet aveu « Il n’est pas besoin de connaître l’histoire de l’art et de la sculpture pour apprécier mon travail. » Ca c’est sûr, mais comme pissotière, c’est pas mal. Venez avec votre clébard !
Toutefois, ce n’est pas le dénommé Serra, qui se dit artiste, qu’il faut blâmer, mais les gens qui l’ont fait roi, et ce sous-ministre de la culture qui n’existe pas qui autorise une telle exposition. Madame Albanel a perdu tous ses repères et cède à ce politiquement correct qui infeste le monde des idées et de l’art. On notera au passage que ce politiquement correct a de très fortes connotations sonnantes et trébuchantes. Car voici belle lurette que l’art contemporain est d’abord un art alimentaire dont se nourrit la même secte internationale et mondialiste.
Je dois avouer que ce Grand Palais a été magnifiquement restauré, sa verrière surtout, et c’est la raison pour laquelle, dès sa réouverture, je me suis précipité. J’ai trouvé un lieu magnifique dans sa nudité et, nettement plus vaste en hauteur qu’en surface à occuper. C’est d’autant plus vrai que le ministère de la Culture ne sait, au fond, pas quoi en faire. Il est difficile à investir, impossible à chauffer (l’hiver on se gèle) et sa galerie, non restaurée, relève du décor. C’est devenu un espace d’autant plus bizarre que nu, il se suffit à lui-même.
Alors, l’Etat y organise des expositions « monumentales » avec des artistes qui s’y prêtent. Et c’est ainsi que le Grand Palais sert de dépotoir à l’art contemporain. On a pu y voir les « œuvres » d’Anselm Kiefer, ce zozo allemand qui reconstitue les bunkers du mur de l’Atlantique dans leur version délabrée. Pinault, dont on connaît les goûts, a dû faire un chèque pour acquérir l’une de ces merdes.
Et, aujourd’hui, on vient nous gonfler avec l’Américain Richard Serra (voir photo). Alors lui, c’est très simple, il fait laminer des plaques de ferraille gigantesques – genre 70 tonnes – qu’il aligne en long, en large et en travers. Suivant votre portefeuille, l’œuvre est plus ou moins grande et plus ou moins lourde. Il a réussi à vendre à des élus français décérébrés, une espèce de caisson en ferraille que les édiles se sont empressés de coller sur une place de village. On croirait une benne à ordures.
On en vient à regretter le temps où le patriotisme conduisait nos élus à commander des bronzes vantant les mérites de l’histoire nationale, du moins avant la guerre de 14. Après, on aura doit aux monuments aux morts qui ornent chaque village. Ca, au moins, c’était de l’art, même s’il était un peu pompier. Que voulez-vous, je préfère Meissonnier, avec tous ses défauts, à la moindre merde de Marcel Duchamp et de ses émules.
En matière de quête du sens, la pauvre gamine du Journal du Dimanche qui a interrogé Richard Serra, ne s’est vraiment pas attardée sur le sujet – ni l’artiste d’ailleurs – tant il n’y a rien à dire. Elle a quand même réussi à lui tirer cet aveu « Il n’est pas besoin de connaître l’histoire de l’art et de la sculpture pour apprécier mon travail. » Ca c’est sûr, mais comme pissotière, c’est pas mal. Venez avec votre clébard !
Toutefois, ce n’est pas le dénommé Serra, qui se dit artiste, qu’il faut blâmer, mais les gens qui l’ont fait roi, et ce sous-ministre de la culture qui n’existe pas qui autorise une telle exposition. Madame Albanel a perdu tous ses repères et cède à ce politiquement correct qui infeste le monde des idées et de l’art. On notera au passage que ce politiquement correct a de très fortes connotations sonnantes et trébuchantes. Car voici belle lurette que l’art contemporain est d’abord un art alimentaire dont se nourrit la même secte internationale et mondialiste.
18:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poliique, litterature, culture, idées, france, paris, droite




