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  • Pas de printemps pour les retraités

    772533361.jpgIl est beaucoup question de retraite en ce moment et, je l’avoue, j’arrive à un âge où je commence à être sérieusement concerné par le problème. Pour deux raisons majeures : la première est que ma retraite ne sera pas lourde vu que j’ai passé mon temps à changer de boulot et à bosser, parfois, en travailleur clandestin ; la seconde est que j’aime bien mon travail et qu’ayant toute ma tête je ne vois pas à quel titre j’arrêterais au risque de m’ennuyer profondément.

    Aussi, je trouve un peu surréaliste ces histoires de 40 ou 41 ans de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein (c’est quoi le taux plein quand on est artisan ou patron d’une grosse boîte ?). Cela induit qu’il faut commencer de bosser à 20 ans et faire une carrière rectiligne avec, si possible, une belle évolution de son salaire. Doivent pas être nombreux les mecs qui répondent de ces critères.

    Si vous faites des études, c’est rapé, vous êtes mûr pour bosser jusqu’à 65 ans minimum. Et si vous prenez le cas d’un chirurgien, alors là c’est pire. Bref, peu de gens – sauf les syndicalistes à la Blondel, Ségui, Ceyrac etc., qui se font faire du sur-mesure avec notre pognon – rentrent dans cette case où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Pour les autres, c’est charbon assuré.

    Les travailleurs manuels devraient avoir un statut particulier leur permettant d’arrêter de bosser quand ils sont cuits (pas ces branleurs de la SNCF qui conduisent les trains, hein, mais le chauffeur de la RATP ou l’infirmière, oui) et qu’on foute la paix aux autres, ceux qui, globalement, remplissent des paperasses.

    On devrait fixer un âge légal de la retraite, disons 65 ans, et laisser chacun libre de continuer de bosser ou pas en cumulant deux revenus. Tout le monde y trouverait son compte. Les impôts surtout. C’est la raison pour laquelle je trouve incohérent, de la part des boîtes, de ne pas embaucher des gens au-delà de 50 ans. Mais le gouvernement peut-il manier la contrainte pour faire bouger les mentalités ?
    Ne dit-on pas que pour trouver du boulot, dans ce pays de cons, il faut avoir entre 25 et 45 ans ? Et encore, 45 c’est limite. J’avoue que je ne suis pas trop pro-américain, mais aux States, les quinqua et bien au-delà, trouvent du travail sans problème et ils sont d’ailleurs nombreux. Tant qu’à être libéral autant l’être jusqu’au bout.

    Mon petit doigt me dit qu’en cette matière le gouvernement, et tous ceux à venir, ne sont pas au bout de leurs peines. Car, les générations du « baby boom » d’après guerre arrivent à l’âge de la retraite. Et tous, loin s’en faut, ne sont pas à taux plein. Or, petit dégât collatéral, ce sont eux qui votent et qui font les élections… pas les jeunes générations. Vous voyez ce que je veux dire ...

    Et c’est ainsi que Poutine est Grand. Mais lui aussi a des problèmes démographiques. Ce continent se fait vieux et on ne remplacera pas facilement les grands blonds aux yeux bleus en voie de disparition, n'en déplaise à nos droits de lhommistes. L’Occident comme Carthage sera rasé.

  • D’une conférence… l’autre …

    807971708.jpgOn imagine mal Louis XIV disant : « J’ai commis des erreurs ». On imagine mal d’ailleurs ce même roi, qui a fait la France, expliquer le pourquoi du comment de sa politique. Car, à l’époque, de la politique, les Français n’en ont cure !  La seule et unique politique qu’ils connaissent, c’est de vivre dans un monde, certes difficile, mais autrement plus paisible et cohérent que celui dans lequel nous vivons aujourd’hui.

    Rappelez-vous ce mot de Talleyrand : «  Qui n’a pas connu l’Ancien régime ne sait pas ce qu’est la douceur de vivre ». Il ne parlait pas que des nobles et de sa caste en disant cela.

    Je ne suis pas du tout persuadé que nous sommes plus heureux aujourd’hui dans cette société de l’information que les kapos du régime des droits de l’homme nous vendent chaque matin. Cette société de l’information ne sert à rien sauf à manipuler les populations sur bien des sujets dont nous n’avons que faire.

    Je ne suis pas persuadé que nous soyons plus heureux depuis que nous sommes en démocratie où l’on demande à chaque citoyen de se prononcer sans cesse sur tout et sur rien.  On a créé dans le peuple des passions dont il n’a nul besoin. On en arrive à ce paradoxe, dans notre belle démocratie, que l’on finit toujours par haïr ceux qui nous gouvernent. C’est logique.
    En multipliant les centres de décision, on décuple les mécontentements. Et, suivant le même principe, on favorise la corruption puisqu’on décuple également les centres du pouvoir. Il n’y a pas un seul et unique pouvoir comme dans l’Ancien régime, mais une multitude. Ce qui est, en soi, la négation même du pouvoir.

    Nous savons tous que les Français sont hostiles à toute forme d’immigration massive et incontrôlée, à toute idée de société multiculturelle et multiraciale ce qui revient au même, pour la bonne raison que les Français veulent rester maître chez eux et plus encore de leur destin. Tous nos gouvernants nous imposent le contraire. J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi ?

    Sarkozy a démontré une fois de plus qu’il n’était qu’une marionnette aux mains du « grand capital » comme disait Georges Marchais. Il ne sait pas où il va, mais il y va et nous avec. C’est la conclusion que je tire de sa conférence de presse qui se voulait éclairante, sauf que personne n’a appuyé sur le bouton pour que la lumière fut. 

    Et, c’est ainsi que Poutine est grand. Il se fout de la démocratie qu’il agite comme un éventail pour illusionner cet occident malade et vérolé.

  • Ode socialiste à l'humanisme

    Par Coclés

     

    816738405.jpgL'autre soir Antenne 2 nous servait un docu-fiction sur Mitterrand à Vichy. Le film était suivi d'une série d'interviews où il était essentiellement question de l'antisémitisme vichyssois, du statut des juifs, de leur déportation et de la solution finale. Bien sûr on y fustigeait la cécité de cet homme de « droite » vis à vis de la souffrance juive, cécité que son passage, héroïque, dans la Résistance ne saurait absoudre.
    Devenu homme de "gauche" François Mitterrand n'aura certes pas lavé l'opprobre qui pèse désormais sur sa mémoire, mais au moins, comme le soulignait Edwy Plenel, le « trotskiste culturel » de service, en devenant « progressiste » sur le tard, aura-t-il acquis un droit aux circonstances atténuantes.
    En 1961, le même François Mitterrand, pleinement acquis au « progressisme » publiait chez Julliard un essai intitulé La Chine au Défi. Sur le grand timonier Mao Tsé Toung, il portait alors un jugement plein de mansuétude admirative. Un Mao que les historiens s'accordent pourtant à juger responsable de la mort de trente à soixante millions de Chinois. De ce jugement intempestif il n'est curieusement jamais question. Peut être que pour la « gauche » morale les Chinois ne sont pas tout à fait des hommes comme les autres et qu'après tout ces morts là furent immolés à un juste cause, celle du "progrès" comme dirait Plenel...
    Qu'on en juge par cet extrait.
    « Mao n'est pas un dictateur, mais le magistère qu'il exerce lui confère un pouvoir sur son peuple que ne possédèrent jamais ni le fanatisme incantatoire (assorti d'un solide régime policier) de Hitler en Allemagne ni l'énergie dévorante et cynique de Mussolini en Italie; que n'acquerront jamais un Nasser en Égypte, malgré son astucieux mélange de violence, de ruse et de pondération, un Franco en Espagne, malgré l'insolente protection de ses trois gendarmes: l'armée, l'Église et l'argent. Il n'est pas non plus de l'école de Gandhi. Ce marxiste chinois ne peut que demeurer étranger aux méthodes de pensée et d'action d'un Nehru. La rigueur doctrinale s'allie en lui à un réalisme vigilant, au goût et à l'expérience du concret, à la volonté acharnée de bâtir une société qui réponde à ses exigences sans détruire au passage l'objet même qu'elle se propose de servir. Mao est un humaniste. Mais cet humaniste-là, qui mène une révolution conquérante depuis plus de trente ans (il a conduit des armées comme le partisan qui dresse une embuscade et comme le professeur d'école de guerre qui prépare sur la carte la retraite dont il attend la victoire et ne livre combat que sur le terrain qu'il a lui même choisi), qui accepte les devoirs d'un militant et qui se soumet aux disciplines formelles, échappe aux définitions ordinaires. Même en Chine, il représente un nouveau type d'homme. La sagesse, la culture n'ont de sens, pour lui, qu'identifiées à l'action. »

    François Mitterrand, La Chine au défi, Julliard, 1961, p. 27-28.

     

  • Rien ne va plus…

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    Faites vos jeux, dit le croupier du casino France, un certain Sarkozy 1er, roi des coquillages. Tout le monde lui tombe dessus à l’aube de son premier anniversaire. Mais avant d’en arriver-là, la critique n’est pas très difficile entre les dysfonctionnements de l’Etat, les inimitiés ministérielles, etc., il y a quand même des choses un peu choquantes.

    La première d’entre elles, est l’irresponsabilité d’un Bertrand Delanoë qui fait citoyen d’honneur de la ville de Paris le Dalaï Lama. Je n’ai rien contre le Dalaï Lama et on ne saurait faire reproche à cet homme de défendre son peuple. Mais la provocation de Delanoë va à l’encontre des intérêts français et de la ligne politique que notre pays se doit observer vis-à-vis de la Chine.

    Ce n’est pas la France qui va délivrer le Tibet de la présence chinoise. Ce n’est pas la France seule qui va résoudre ce problème et, de surcroît, on le sait très bien, tous les athlètes iront concourir à Pékin dans cette grand messe mondialiste que sont les Jeux olympiques. Donc, le geste de Delanoë, purement provocateur relève de l’irresponsabilité et met bien en évidence la médiocrité d’un personnage qui brigue, par ailleurs, la direction du PS. Delanoë n’est qu’un roquet ne pouvant dominer les pulsions d’une nature inverti.

    Autre anomalie, et là Sarkozy pourrait faire quelque chose, c’est la revendication des restaurateurs concernant la régularisation des sans-papiers qu’ils emploient dans leurs établissements au motif qu’ils leur donnent du travail. Un argument ahurissant.

    D’une part, ces chefs d’entreprise devraient être gravement sanctionnés pour contrevenir à la loi, ou bien alors la loi n’a plus aucun sens et dans ce il faut licencier tous les branleurs qui traînent à l’Assemblée  nationale et au Sénat. Ils ne servent plus à rien, et Sarko peut instaurer derechef la loi martiale. 

    D’autre part, ces sans-papiers exerçant effectivement un travail se doivent d’être reconnus pour la bonne raison que les impôts vont leur tomber dessus, si d’aventure, les restaurateurs les ont déclaré, ce qui est moins sûr. On pourrait leur donner un statut provisoire, par exemple. Et le président de ces restaurateurs félons, André Daguin, devrait être en garde à vue.

    Et c’est ainsi que Poutine est grand. Il en a rien à foutre de tout ça. Il restaure la grande Russie et les hordes mongoles déferleront bientôt sur l'Europe maghrébo-négroïde. Ainsi soit-il !

  • Air du temps

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    Le monde blanc passe son temps à se repentir à défaut d’agir. De tout et de rien d’ailleurs. Pourtant, personne ne lui a rien demandé. Mais c’est ainsi, et tout part évidemment de cette intelligentsia – en partie homosexuelle d’ailleurs – de gauche qui a érigé la repentance en mode de fonctionnement. Sans aller jusqu’à exiger une vérité historique qui n’existe pas, on serait en droit d’attendre une relative objectivité dans l’exposé des faits. Que nenni.
    Même le pape est contaminé par cet air ambiant nauséabond. En voyage chez le diable, aux Amériques pour être précis, il demande pardon pour tous ces prêtres pédophiles qui ont fait la une des journaux. Il va ensuite sur le site des ex-Twin towers pour prier un coup sans exiger pour autant que les Américains fassent repentance à leur tour pour avoir rasé Dresde, tué des milliers de civils et maltraités les Allemands en 1945-46. On a de nombreux témoignages sur le sujet. Sur l’Italie, il devrait aussi y avoir des choses à dire quand les troupes américaines ont occupé le pays pour soi-disant le libérer avec l’appui de la mafia.
    Nous, notre nain de jardin est parti à la Martinique pour des obsèques dites nationales à Aimé Césaire. Aimé Césaire, parlons-en. Qu’il soit un héros aux yeux des Martiniquais, je n’y trouve rien à redire. Mais ce « nègre fondamental » a tout de même accepté et avec bonheur la culture du colonisateur. Et plus que la culture, ses mœurs dans lesquelles il s’est moulé en jouant le jeu des institutions puisque, toute sa vie, il a bouffé aux frais de la République comme maire et comme député. Comme libérateur on fait mieux. Il était un peu jaloux de son pote Senghor qui était chef d’Etat.  Qui lit Césaire aujourd’hui ? Qui le lira demain ? Quand on pense que faire lire Molière dans les écoles pose problème. Quant à Sarko, ce déplacement est exagéré, mais il est bien dans son rôle de président bling-bling. Il a dû lire Césaire dans l’avion tout en révisant sa conférence de presse de jeudi à la téloche.
    Dans une autre veine, voici le camarade Christophe Girard, homosexuel de son état et adjoint à la culture du maire homosexuel de Paris, qui veut fermer – censurer serait le mot exact – l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » au motif qu’elle ne montre pas d’Allemands en train de torturer des Parisiens, car comme chacun sait, à Paris pendant la guerre, les Allemands n’ont commis de que des exactions. C’est insupportable pour ce monsieur de voir des Parisiens paisibles et joyeux déambuler sur les Champs Elysées. Le bonheur met mal à l’aise cet inverti mal dans sa peau. Et ce mec se veut un responsable politique. Mais on est où ?
    Enfin, des sans-papiers sont descendus dans la rue. Et je ne leur donne pas tort. Car enfin, ces gens exercent un travail pour lequel ils sont rémunérés par des patrons qui ne doivent pas se gêner d’ailleurs pour les exploiter. Ce sont ces patrons-là qu’il faudrait foutre en taule au motif qu’ils ont employé du personnel en situation irrégulière. Ce qui est interdit par la loi.
    Et, c’est ainsi que Vladimir Poutine est grand. Il se contrefout de tout ça, ne donne pas dans la repentance ni dans les droits de l’homme à la con. Il défend ses intérêts et reconstitue sa puissance perdue.

  • Tas de feignasses !

    Vous ne le saviez pas, mais nous sommes un peuple de feignasses. Vous vous rendez compte, on a 37 jours de congé par an (1). Faut dire qu’on ne compte pas les mecs de l’EDF et de quelques administrations limitrophes comme la SNCF, parce qu’ils ont des métiers tellement pénibles qu’ ils ont beaucoup de jours de repos. C’est pas comme dans les hôpitaux où, là, c’est l’inverse, ils n’ont même pas le temps de prendre leurs jours de récupération. Un pote chirurgien a fait plus de 80 heures la semaine dernières. Ils auraient dû entrer à l’EDF me direz-vous. Non, mais globalement, on branle rien, c’est bien connu. D’ailleurs Sarko nous a inventé les heures  supplémentaires pour qu’on mette du beurre dans les épinards. Nous on veut bien faire des heures sup, mais la plupart d’entre nous cherche un boulot ! C’est franchement pas simple la France.

    C’est vrai qu’on est des branleurs. D’ailleurs la mère Aubry pensait qu’on branlait trop, alors elle a foutu tout le monde au cordeau et on est tous passé aux 35 heures. Et, là, elle a inventé un concept vachement opérationnel : les RTT. Tout le monde est en RTT. Vous voulez joindre quelqu’un ? Personne, il est en RTT. Ca signifie, rachat de temps de travail. Faut le faire, hein ! Racheter du temps de travail. Faut être français pour inventer un truc pareil, énarque de préférence et maire de Lille de surcroît. Oui, oui chez les ch’tis, une région bien sinistrée où parler de RTT est une injure ! Comme elle est fonctionnaire Aubry, elle fait RTT. Vous vous en doutiez, elle est socialiste la mère Aubry. Elle a concocté cette loi très sociale avec son compère Dominique Strauss-Kahn, le mec qu’est parti rien branler au FMI à Nouve York ! Des fois qu’il arrive à refiler le concept aux Américains !

    Alors fatalement, Sarko, il rame. Mais au lieu d’abolir carrément cette loi, la droite la plus con du monde qu’on a, louvoie parce qu’elle veut faire sociale aussi. Alors on tourne autour du pot. A l’heure où il faut travailler plus, notre classe politique, socialistes en tête, veut nous faire bosser moins, histoire de se suicider encore plus vite.
    Enfin, heureusement qu’on l’a Sarko, il vient de confier une mission de la plus haute importance à la franc-mac de gauche, issue d’un pays qui ne connaît que les RTT, la Guyane, Christiane Taubira. A charge pour elle de causer à Sarko des accords commerciaux entre l’Afrique et l’Europe. Nous on connaît la réponse, mais paraît qu’elle est pas vraie.
     
    Aimé Césaire vient de mourir. Avec Senghor, ils avaient érigé la négritude en concept littéraire. Et, comme il voulait libérer les Antillais du joug du colonialisme français, il a fait Normale supérieure, est devenu maire communiste de Fort-de-France puis député durant plus de 50 ans. Quelle résistance !  
     
    (1) étude réalisée par l'institut Harris Interactive 

  • Y a des jeux ? Ah bon

    508392421.jpgLes Jeux olympiques viennent de rentrer dans leur phase grand guignol. Hier, dans un Paris où la plupart des gens bossaient, des traîne-savates, des Chinois, quelques rescapés Tibétains et des flics, bien sûr, se sont allègrement foutus sur la gueule. Tout ça pour une flamme olympique de circonstance venue de Grèce et qui carbure surtout au propane.

    Les sportifs étaient au rendez-vous pour se passer le relais, mais ça s’est terminé dans le bordel et la castagne au point que même un handicapé dans son fauteuil a failli finir dans la Seine. Les sportifs, dépassés, se sont demandés ce qui se passait réellement … les députés socialistes et Verts, Mamère en tête of course, ont fait barrage de leur corps devant l’Assemblée au cas où le fascisme chinois montrerait le bout de son nez et Delanoë qui se tenait devant sa mairie, fier comme Artaban, a vu passer un camion avec la flamme sans aucun arrêt pourtant prévu à Hôtel de Ville. Il est rentré tout penaud dans son gourbi !
     
    En final, on devait retrouver le sieur Ménard, à la tête d’un bazar nommé Reporters sans frontières dont les troupes s’étaient muées en militants du MRAP, de la LICRA que sais-je encore, au mépris de toute déontologie journalistique d’ailleurs, puisque ce monsieur se targue d’en être. Lui avait escaladé Notre-Dame pour installer une banderole dont on a rien à battre.

    Outre que tout ça ne sert à rien, ce n’est quand même pas six mois avant les Jeux qu’il faut se réveiller pour découvrir le problème tibétain. Ensuite, le CIO a donné les Jeux à Pékin en toute connaissance de cause et il y a quelques années que je sache.  Avec l’assentiment des autres nations.

    Alors qu’est-ce qu’on vient nous pomper l’air avec les Tibétains quand les Jeux  olympiques mondialisés sont d’abord une vaste entreprise commerciale de la World Company – et donc une escroquerie – que la plupart des athlètes sont shootés à je ne sais trop quoi comme cette noire américaine, histoire d’alimenter en images fortes les télés du monde entier et faire frémir le paysans bérrichon après la traite des vaches.

    Ces Jeux sont depuis des lustres aux antipodes de l’esprit d’un Coubertin et plus encore de l’idéal de cette Grèce antique si chère à nos cœurs d’européens, caucasiens et dolichocéphales !


  • Libérez-les tous !

    397974411.jpgC’est tout à la fois lassant et comique. Ce week-end encore, les foules démocratiques éplorées, toutes ces bonnes âmes suant la compassion ont encore défilé dans un Paris frisquet et pluvieux.

    IL faut dire que la matière ne manque pas. Il y  d’abord la mère Betancourt, elle a le mérite de l’ancienneté. Ca fait des années que de marche en marche, de foules anonymes en Sarkozy, on réclame sa libération. Les FARC a priori s’en foutent, ils sont planqués dans la forêt où il est quasi impossible de les déloger. Et puis, il y a en arrière plan la drogue qui sert autant les intérêts des guerilleros, du gouvernement colombien que de la CIA très bien implantée. Tout le monde se sert dans cette tambouille. Alors la mère Betancourt, tout le monde s’en fout.

    On a défilé aussi, ou on s’apprête à le faire, contre la Chine pour les horreurs qu’elle perpétue au Tibet. On veut embêter les Chinois et on profite des Jeux olympiques.
    Je l'avoue, la cause est grave, car voici des lustres que les Chinois éradiquent la culture tibétaine, déportent et importent des populations. On nage en plein foutoir. Et ça ne date pas d’aujourd’hui. Un de mes amis me faisait la remarque suivante : y-a-t-il encore un Tibétain au Tibet ? Bonne question. C’est bien de gueuler, de défiler – ça fait une sortie avec les gosses le dimanche quand on ne sait pas quoi foutre – mais comme dirait Chirac : « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre. » Hein, monsieur Ménard, l’ayatollah de Reporters sans frontières. Il a eu son quart d’heure de célébrité à la téloche le Ménard comme dirait le cousin Andy Warhol !
     
    On aurait dû défiler aussi pour libérer l’équipage du Ponant, pris en otage par des pirates – en pleine 20ème siècle ! – au large de la Somalie. Mais, là, il semble qu'on manque de personnel.

    Voici belle lurette que les Européens ne pratiquent plus la politique de la canonnière pour la bonne raison qu’ils ne font plus de politique du tout. On est à la traîne et à la remorque d’on ne sait quel fantôme quand celui-ci ne s’appelle pas l’Amérique. L’Amérique ?  Parlons-en. Elle n’a jamais pris l’exacte mesure de ce qu’est la puissance et de surcroît, les Américains sont de piètres guerriers. Depuis la fin de la dernière guerre, ils ne font que des bourdes géopolitiques dont nous payons en retour la note.

    Certes, me direz-vous, la logique d’une puissance maritime n’est jamais celle d’une puissance continentale. Nous sommes bien d’accord. C’est la raison pour laquelle, le mur de Berlin tombé, nous aurions dû prendre nos distances avec et l’Angleterre et l’Amérique. Ce qui ne veut pas dire qu’il fallait couper les ponts. Non, il aurait fallu initier d’autres rapports.

    D’avoir laissé, sans moufter, bombarder la Serbie par des avions américains donne  l’exacte mesure de ce qu’est cette Europe  gouvernée par des eunuques.
    Le seul qui regarde d’un air goguenard toute cette agitation, c’est Vladimir Poutine. Il se demande à quelle sauce il va manger tout cela. Peut-on lui donner tort ?

  • Digression sur une banderole


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    Si le rugby est un sport de voyous pratiqués par des gentlemen, le foot est un sport de voyous pratiqués par des voyous et soutenu par des imbéciles. On n’ira pas vous dire que ceux qui ont exposé une banderole, lors du match de je ne sais trop quel Ligue, entre le Paris-Saint-Germain et Lens, sur laquelle on pouvait lire : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Cht’is » sont des mecs raffinés, mais franchement, il fallait quand même le prendre au second degré. D’autant que l’équipe de zozos supporters du PSG, auteur de ce crime semble-t-il, n’en est pas à son coup d’essai.

    Lors des faits, le président de la République et sa suite ont d’ailleurs superbement ignoré l’incident et les banderoles ont été retirées. On aurait dû en rester là et ne donner aucune publicité à cette affaire.

    Soyons sérieux, car de quel poids est cette banderole face au suicide de cette mère de famille de deux enfants, secrétaire depuis vingt ans chez Peugeot et que l’on a poussé vers la sortie sous couvert de départ volontaire ? C'est ni plus ni moins du harcèlement psychologique comme l’affirme l’avocat de la famille.

    Et les 1 090 ouvriers, toujours de chez Peugeot, qui vont bientôt prendre le même chemin ! Imagine-t-on un seul instant la casse sociale et le désarroi dans lequel on va plonger toutes ces familles, quand dans le même temps, sur les plateaux de télé, la « bien-pensance » est à l’œuvre et s’interroge sur le sort à réserver aux zozos qui ont osé dauber sur le film de Dany Boon (qui vient de se mettre plus de 3 millions d’euros dans les fouilles en reconnaissance d’un juste talent).

    Que dire encore des 600 ouvriers de l’usine de Gandrange, eux aussi immolés sur l’autel du capitalisme financier. Qu’avait besoin Arcelor, aciérie européenne, franco-luxembourgeoise exactement, d’aller se fondre dans un conglomérat mondialisé. Le sieur Mittal, patron de ce bouclar raisonne en financier du grand capital : on ferme ici, on vend là et on ramasse les bénéfices. Où est la vision géopolitique dans cette affaire ? Nulle part.

    Qu’en pense la bien-pensance de toutes ces familles qui vont se retrouver dans le besoin ? Qu’en pense monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail justement et l’homme fort du gouvernement paraît-il ? Qu’en pense notre président qui avait dit « l’Etat prêt à investir sur le site avec ou sans Mittal » ?

    Alors, à tous ces idiotsvisuels qui nous emmerdent avec leur histoire de banderole, on leur fait un bras d’honneur.