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  • Un monde d’entourloupe

    101193904.jpgOn vit décidément une époque formidable. Il ne se passe pas une journée sans que l’on apprenne l’invention d’une nouvelle entourloupe du capitalisme en général, des banques ou de la grande distribution en particulier. Bref, le système, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’affole non pas dans le sens de nos intérêts, ce que l’on aurait pu croire un moment, mais dans celui, au contraire de nous enfler chaque jour un peu plus en inventant des trucs de plus en plus sophistiqués. Je ne parle pas des banques et des banquiers qui sont des escrocs patentés et légaux, qui vous collent des agios injustifiés à des taux prohibitifs. Et le paradoxe de l’affaire, c’est que plus vous êtes pauvre, plus on vous arnaque. Les fameux « subprimes » américains étant un must en la matière : appauvrir les déjà pauvres ! 
    La dernière invention en date, dans notre beau pays, c’est l’inflation soudaine du prix des produits alimentaires. Des produits de première nécessité de surcroît, comme le lait, les yaourts, la farine, etc. Et ce au motif que tout a augmenté sur le marché mondial vu que la demande se fait plus forte. Sauf que dans cette affaire, nos braves paysans, qui sont quand même les plus concernés, n’ont pas vu leurs revenus augmenter en conséquence. Non, ceux qui se sont sucrés et qui nous ont enflés ce sont les industriels (genre Nestlé ou Danone) et les distributeurs (Carrefour, Auchan, Leclerc, etc). C’est l’Institut national de la consommation, un bazar très officiel, qui a dévoilé le pot aux roses. Ainsi, pour le seul mois de janvier, les prix du lait, des œufs et des pâtes, ont grimpé de plus de 10 %.
    Voilà une grande et belle arnaque, car les citoyens que nous sommes n’ont vraiment aucun recours. Et à qui profite le crime, si ce n’est à ces actionnaires toujours avides et qui réclament des rendements à deux chiffres. Quitte à affamer le peuple. Et Sarkozy de poser la bonne question : le prix qu’on verse aux producteurs de porcs diminue alors que le jambon augmente ! Devenez qui il y a entre les deux et vous aurez la réponse.
    Voici belle lurette que les antilibéraux que nous sommes réclamons la fermeture de ces supermarchés et des réseaux de distribution qui vont avec pour la bonne raison qu’ils sont en situation de quasi monopole et qu’ils imposent leur loi tant aux producteurs qu’aux consommateurs alors qu’ils ne créent rien et que les services qu’ils offrent devraient, à tout le moins, être réglementés afin d’éviter les dérives auxquelles nous assistons aujourd’hui. C’est tout le système qu’il faut revoir car il est anormal que les producteurs ne touchent pas la juste rétribution de leurs efforts et du travail souvent ingrat qui est le leur.
    Ce type de dérive est inacceptable. L’Europe doit inventer son modèle économique et jeter à la poubelle ce libéralisme anglo-saxon qui partage avec le communisme l’exploitation de l’homme par l’homme.

  • Curieux bonhomme

    bea5dd2f9f3509af32bcb05cce4a8488.jpgAbstraction faite des sentiments que l’on peut porter sur Nicolas Sarkozy, il est une question qui se fait jour dans mon esprit et qui relève de la pure métaphysique : qu’est-ce qui intéresse réellement ce mec ?
    Mitterrand qui était un homme de culture et donc de goût, a aimé le pouvoir pour assouvir ses passions (des livres, des maisons, des femmes, de Venise, etc). Chirac a toujours vécu dans une spirale de pouvoir et quand il l’a eu, ce fut pour ne rien faire parce qu’il n’avait qu’une vague idée du monde mais surtout une grande incapacité à mettre en acte la moindre idée. Chirac s’est contenté du monde tel qu’il était tant chez lui, l’idée d’un jour n’était jamais celle du lendemain. Mais, il a toujours œuvré dans le respect des fonctions qu’il a occupées et des avantages qu’elles procuraient. En fait, ce qu’a profondément aimé Chirac, c’est d’être en campagne électorale.
    On ne peut qu’admirer la prise du pouvoir par Sarkozy, là où tant d’autres ont échoué, de Juppé à Jospin qui en rêvaient.
    Mais depuis qu’il est élu, l’expression qui le caractérise le mieux c’est l’agité du bocal. Sarkozy semble s’intéresser à tout et rien, sur le fond, ne semble l’intéresser vraiment. Je le regardais, à la télé, au salon de l’Agriculture qu’il a traversé au pas de course quand le moindre président y consacre au moins une matinée. Sarko, non. Un discours de complaisance où il est question de la PAC et il remonte dans sa bagnole pour de nouvelles aventures. Le tout à l’avenant. Ainsi du CRIF, le temps de balancer une connerie et il est déjà ailleurs. On le sent pressé tout le temps, partout où il passe. Mais il court après quoi ? Idem de ses femmes. A peine Cécilia partie, qu’après un court intermède, le voici avec Carla Bruni qu’il décide illico d’épouser. Il règle ça en deux temps, trois mouvements à l’Elysée. Et passe déjà à autre chose. Il est partout et nulle part. Un gros staff à l’Elysée lui prépare chaque voyage, petit ou grand, mais il ne s’attarde jamais.
    Que fait ce mec quand il est avec ceux qu’il appelle ses « amis », les Bouygues, Bolloré, Barbelivien, Desseigne et autres bling bling bardés d’oseille ? Que peut-il bien leur dire ? Qu’est-ce qui intéresse Sarkozy, quel est son violon d’ingres si d’aventure il en a un ? On aimerait pouvoir planter un baromètre dans les profondeurs du bonhomme. Car, somme toute, il a quand même notre destinée entre ses mains. Que fait donc Sarko quand il s’agite dans l’Elysée désert ?

  • Un pouvoir bling bling

    Ca y est, nous autres Gaulois sommes désormais des Indiens d’Amérique. Le camarade Sarkozy, vient de décréter que tous les mômes de CM2, à savoir des têtards de 10 ans à peine, devraient porter la mémoire des enfants juifs déportés durant la Deuxième Guerre mondiale et qui sont au nombre de 11 000 ! Ca risque de poser des problèmes, non seulement avec les Gaulois que nous sommes encore majoritairement (mais pour combien de temps ?) mais aussi avec les enfants de confession musulmane qui écrèment ces classes.  Tout le monde n’est pas disposé à se retrouver dans la peau d’un enfant juif. Et encore moins dans celle d’un martyr.
    Demander à des mômes d’assumer une histoire qui ne leur appartient pas, faut s’appeler Sarkozy pour imaginer un truc pareil. Est-ce une forme dérivée de schizophrénie du pouvoir ?
    Car que ce que veut imposer Sarkozy à nos enfants va beaucoup plus loin qu’un simple geste mémorial.
    En collant aux basques de l’Amérique et en voulant faire de nous des « Juifs allemands » pour reprendre une expression consacrée, Sarkozy pousse le bouchon beaucoup trop loin, je dirai même au-delà du supportable. Cela revient à imposer un communautarisme dénoncé par le même. Quid de l’impartialité républicaine ? Quid de la République tout court ?
    Ce n’est  pas un hasard si des gens comme Simone Veil, Simon Nora et d’autres membres de la communauté juive se sont élevés contre une telle mesure. Ils ont bien senti tout le danger que recélait une telle proposition.
    Quand Emmanuel Mignon, directrice de cabinet de Sarkzy, vient nous dire que l’antisémitisme est le « racisme absolu », elle fait peu de cas des Noirs et autres Maghrébins qui subissent un racisme au quotidien et qui sont, de surcroît beaucoup plus déracinés que les juifs ashkénazes ou sépharades qui se sont fondus dans le paysage français avec bonheur. Tellement avec bonheur d’ailleurs qu’ils ne sont guère nombreux à vouloir émigrer en Israël.
    La conception du pouvoir de Sarkozy est en train de sombrer dans la confusion la plus totale. Sa politique se barre dans tous les sens et n’a plus aucune visibilité. Si, ce qui est visible c’est que Sarkozy a dévalué la fonction présidentielle en la rendant bling bling, qu’il dévalue la politique en brouillant toutes les cartes  (appel à un électorat de droite et gouvernance avec des gens de gauche toujours disposés à trahir les idéaux mitterrandiens), mépris des institutions et des hommes qui les portent. C’est la politique de la terre brûlée. Car, derrière tout ce cirque, Sarkozy n’a aucune idée, du monde en général, de l’Europe et de la France en particulier. Il se comporte en ignare et en parvenu. C’est l’histoire d’un mec, dirait Coluche … qu’a vu de la lumière et qu’est rentré … y avait personne

  • Une pétition grand guignolesque …

    e2965c567e36d8c993c23bb3001b8e61.jpgJe ne suis pas un grand thuriféraire de notre président qu’il me plait de brocarder quand l’occasion se présente. Mais de voir une bande de bras cassés cosigner une pétition sur les dérives monarchiques du régime me fait quand même profondément marrer.
    Que Sarkozy ait transformé notre régime parlementaire en régime présidentiel est une évidence qui a sauté aux yeux de tous depuis sa prise de fonction. Que Sarkozy, comme un gosse dans un magasin de jouets, ait usé et abusé des privilèges de la fonction, nul n’en doutera une seule seconde. Ce qu’on pourrait lui reprocher c’est d’avoir utilisé les joujoux d’un grand patron. La République n’a pas mis à disposition du prince un joli bateau qui va sur l’eau comme c’est le cas en Angleterre. Il dispose néanmoins d’un parc de transport divers et variés à sa totale discrétion. Alors Sarko folâtre et, pour ne rien arranger, vient de convoler en de justes noces avec un mannequin plutôt bien gaulé et riche de surcroît.
    Tout ça fait quand même beaucoup pour nos petits démocrates étriqués qui, notons-le au passage, vivent tous sur notre dos puisqu’ils sont tous fonctionnaires à des titres divers : Idéal du Galouzaeu de Villepin, vulgaire fonctionnaire du Quai, Ségolène Royal, vulgaire présidente de région, François Bayrou, vulgaire député et vulgaire tout court, Chevènement, vulgaire rescapé, Delanoë, vulgaire homosexuel, Noël Mamère, vulgaire député et débiteur de conneries en série, Sarnez, Montebourg, Brard, Bled, sans oublier l’éternel faux gaulliste, faux réac, faux cul, Dupont Aignan.
    Pas très brillante la brochette, au point que l’on se demande s’il ne s’agit pas plutôt d’une farce journalistique réalisée par l’hebdomadaire Marianne. Il fut un temps où l’on aurait pu attribuer ce coup de pub à Jean-François Kahn. Mais, il a pris ses distances avec le journal et on voit mal l’hermaphrodite direction actuelle se lancer dans une telle aventure.
    Non, la brochette de branquignolles qui rêve certainement de grande politique, s’ennuie et ce d’autant que Sarko leur bouffe tout l’espace médiatique. Ensuite, elle a un arrière goût très franc-mac cette pétition. Dès que j’entends le mot laïcité, tolérance, etc., je sors mon tablier pur porc.
    Tout ça pour vous dire que je trouve fort sympathique le foutoir que colle Sarkozy dans cette démocratie décadente, où il vient contrarier toutes les petites magouilles d’hier et plus sûrement encore les ambitions de ce petit personnel, de gauche comme de droite, qui saccage ce pays depuis trop longtemps.

  • Capitalisme et suicide collectif

    Quand le capitalisme atteint ce degré d’hystérie qui consiste, comme ce fut le cas aux USA avec les « subprimes », à ruiner les populations les plus pauvres, on pensait avoir atteint des sommets.
    Et bien non.
    Jamais en mal d’imagination, voici que General Motors a décidé d’ouvrir un guichet pour les 74 000 employés de ses usines payés à l’heure. Et ce afin de les remplacer par des employés payés 25 dollars l’heure au lieu des 75 $ actuels.
    Le capitalisme n’ayant aucune morale particulière puisqu’il est avant tout un système – et pas un système de valeurs – voici qui va redonner des idées à ces braves patrons français, du moins ceux du CAC 40, qui viennent de s’octroyer de juteuses augmentations sans aucune justification particulière si ce n’est celle du lucre et de l’appât du gain. Je ne sais plus si c’est notre ministre des finances ou la patronne du Medef qui a balancé que si on voulait conserver nos patrons de haut niveau, il fallait les payer.
    Ah bon ?
    On a vu ce que cela donnait avec Daniel Bouton, patron de la Société générale et qui s’est fait avoir par un petit trader breton astucieux. Ou bien encore Serge Tchuruk qui a sinistré Alcatel après s’être copieusement servi… au nom de ses compétences.
    Je n’ai rien contre le fait que les patrons gagnent de l’argent à deux conditions : qu’ils paient correctement leurs employés mais surtout qu’ils créent de l’emploi.
    Dernier avatar en date, les cristalleries  Arc International (ex Cristal d’Arques) qui viennent d’annoncer la suppression de 560 emplois d’ici 2010 après avoir déjà viré 2659 personnes. Et le groupe d’expliquer qu’il arrête la production industrielle du cristal en France en raison de l’épuisement du marché. En revanche, ses fours installés en Chine et dans les Emirats arabes unis continuent de tourner à plein régime.
    Je ne suis expert de rien du tout, mais je constate simplement que le capitalisme lorsqu’il n’est pas sévèrement bordé par le politique est une machine folle et suicidaire. Inutile donc d'aller chercher un modèle outre-atlantique. A l’ère des blocs, il serait temps de s’apercevoir que notre destin est continental et qu’il faut regarder à l’Est et non plus à l’Ouest et se défaire de tout atlantisme de pacotille. Il faut réinventer un modèle économique européen mais, pour se faire, il faut autre chose qu’un imbécile comme ce Portugais ensablé de Manuel Barroso. Le sujet n’est pas épuisé nous y reviendrons en temps et en heure.

    PS/ Carla Bruni, alias Sarkozy, a donné une interview à l’Express. Rien à redire qui ne soit politiquement correct. Sauf qu’elle en vient à imaginer le mal qu’aurait pu faire Internet durant l’Occupation en matière de dénonciation des juifs. On ne voit pas ce que cette incise vient faire dans le cours de cet entretien avec le sieur Barbier, sauf à viser clairement le Nouvel Observateur, l’auteur du délit, révélant sur son site l’existence d’un SMS de Sarko à son ex dans le style « reviens ma poule » ! Au Nouvel Obs les mecs ont dû s’étrangler : « Comment, nous, dénoncer des juifs ! » On imagine la scène et surtout la gueule de Jean Daniel qui ne doit plus avoir toute sa tête.
    On tient cependant à signaler à Miss Carla Sarkozy que durant la guerre, la poste marchait très bien et qu’elle était tout aussi efficace qu’Internet. Et que la délation étant un sport national, il est pratiqué aussi bien à droite qu’à gauche.

  • Pétage de plomb

    74df2fc3b766601015fcf96f3468abee.jpgJe n’imagine pas la vie d’un flic comme étant très drôle. Rien à voir avec les Maigret et autres Nestor Burma, Hercule Poirot, etc. Notre flic à nous, quand il n’est pas à la circulation, il a les pieds et les mains dans la merde sociale d’une société qui part à la dérive tant ceux qui nous gouvernent fuient toutes responsabilités.
    Il ne se passe pas une journée sans qu’un homme politique ne baisse son froc et tende le tube de vaseline pour se faire mettre. Et souvent, il dit merci. Dernier fait d’armes en date, la ratification du traité dit de Lisbonne. Le nain, quand il ne roule pas une pelle à son dernier gadget se rêve européen en passant par la fenêtre après avoir essayé de passer par la porte. Même Giscard, avec sa tronche en cul de poule n’en revient pas. Ca s’appelle faire un bras d’honneur au peuple français. Car nous avons désormais un président bling-bling Canada dry qu’on croyait quelque part à droite et qui navigue à gauche. A tel point d’ailleurs que Jack Lang de bois est constamment au bord de l’orgasme.
    Je ne fais même pas allusion à l’immigration qui devient de jour en jour plus dramatique tant notre classe politique fuit la réalité. Si l’on ajoute à cela une justice inféodée aux droits de l’homme, foncièrement pro-immigrationniste et pratiquant la chasse aux Gaulois,  on se fera un peu plus que l’esquisse d’une idée de la poubelle dans laquelle nous vivons.
    Alors, voici trois flics d’Amiens, plongée 24 heures sur 24 dans le chaudron multiraciale d’une société désordonnée qui, par saturation ou ras-le-bol, se prennent un coup de sang et entrent dans un bistrot en gueulant « Zig Heil ! » le bras tendu. Ce qui, on s’en doute a rappelé des souvenirs à toute la population avinée du comptoir qui avait largement dépassé le stade d’une mutuelle compréhension. Mais dans ce bistrot aussi, tout le monde a fait de la résistance, enfin les parents du moins car les enfant… résistent au comptoir à coup de 40°. Bref, les oreilles de toute cette bande de collabos sifflèrent qui s’empressèrent de dénoncer nos trois brave flics au nom de … la connerie dont sont capables les beaufs quand ils picolent ou les raclures de bidet qui militent à  SOS-conneries. Et comme le bras de la justice s’abat plus sûrement dans ce cas de figure que celui du vendeur de drogue, nos trois lascards risquent de se retrouver au chômage, d’autant que la ministre de l’Intérieur, qui fait de la figuration depuis sa prise de fonction, a trouvé les propos inadmissibles.
    Et voici que l’on trouve le moyen d’accueillir une néerlandaise, une dénommé Ayaan Hirsi Ali dont on n’a rien à foutre et dont on se demande pourquoi elle n’est pas restée aux USA où elle avait pourtant émigré. Cette Kényane d’origine, et non pas somalienne comme elle l’avait laissé croire, n’a cessé de mentir sur toute la ligne. On demande donc en quoi cette dame viendrait enrichir la communauté nationale, concept si cher à notre président. Mais, la sénégalaise Rama Yade, la marocaine Rachida Dati et Bernard-Henri Lévy s’en sont mêlés … la Noire, la maghrébine et le Juif. Est-ce la nouvelle trilogie qui dicte à ce pays ce qu’il doit faire ou non ? On propose de faire appel au Noir américain Obama directement pour remplacer Sarkozy qui est en train de pédaler dans la choucroute et qui va bientôt imploser. On peut pas prendre Pocrain, l’ex-Vert qui voit rouge quand il est noir, il a été condamné pour avoir foutu des branlées à sa femme. Que fait la police dans tout ce bordel ? Elle crie Zig Heil !

  • Versailles : une nouvelle infamie

    781c8aba7889e5945b280df5eda9b4c5.jpgLe journée du 4 février 2008 au cours de laquelle les députés se sont rendus à Versailles pour voter la révision de la Constitution est la dernière infamie perpétrée contre le peuple français. Du même coup, tous ces charlots de députés n’ont pas compris que ce reniement de la parole du peuple français signait leur propre condamnation puisqu’ils sont censés en être les représentants.
    Français, Françaises, la France n’a plus de représentation nationale, et ne siège désormais à l’Assemblée qu’une bande de guignols aux mains d’on ne sait quels lobbies. Nous sommes bel et bien, ce que nous savions par ailleurs, dans une République bananière, d’aucuns diront une Ripoublique.
    Doit-on rappeler à tout ce petit personnel que les Français se sont exprimés en 2005 par référendum sur la Constitution européenne, concoctée par l’octogénaire Giscard, et qu’ils ont répondu non. Que ce soi-disant traité de Lisbonne n’est jamais qu’une resucée absconse de ladite Constitution agrémentée de textes divers et variés, tout aussi indigestes d’ailleurs.
    Nous savions notre classe politique sans fierté aucune, la voici sans dignité. Et, ce sont ces mêmes députés, que l’on va rencontrer sur les marchés pour cause d’élections municipales, les mêmes qui vont venir nous donner des leçons de civisme – voire de morale - en nous enjoignant d’aller voter. On ne va quand même pas aller voter pour des gens qui renient la parole du peuple français, qui nous dupent, et qui font tout pour que perdure à Bruxelles ou à Strasbourg cette Europe contre les peuples que nous avons dénoncé et dont nous ne voulons pas.
    Avant d’aller voter, Camarades, Patriotes, pédés, lesbiennes, trans, asexués, machos, jeunes mariés et partouzards, j’en passe et des meilleurs (c’est à la mode non ?)  et si vous allez voter, examinez d’abord de quel côté se situe votre député, histoire de savoir s’il fait partie de cette camarilla qui vient de cracher à la figure du peuple français.

  • Eloge de la torgnole

    b6831c55d10145bd907aad07bd401240.jpgUn prof fout une baffe à un élève qui l’avait traité de « connard » et il se retrouve 24 heures en garde à vue. Le père du rejeton était gendarme. Je ne sais s’il faut tirer une conclusion de ces petits faits, drôle de gendarme ou drôle de môme ? Dans le même temps, Frédéric Beigbeder  snife de la cocaïne, il reste trois heures au poste et on le relâche. Avec des excuses peut-être. Ecrivain du genre mauvais, français imparfait et sans relief, c’est un homme sans qualité mais en vue, c’est-à-dire qu’il arpente les plateaux de télé. Il se défonce à la coke comme tout homme à la mode. Il est branché… sur la connerie surtout.
    A bien y réfléchir, on s’aperçoit que la torgnole appartient à l’univers de gens civilisés. Je n’en fait pas l’éloge pour autant, loin de moi cette idée. Mais, disons qu’elle  faisait partie des outils pédagogiques utilisés par nos bons maîtres… l’instit comme le curé . J’en sais quelque chose, j’ai fréquenté les deux.
    A mon tour, j’ai usé de la torgnole. Et je ne ferai aucun mea culpa. Etudiant, j’étais moniteur de centre aéré. On avait vingt ans mes potes et moi, on aimait bien les mômes, mais quand il le fallait, on usait de la torgnole. Quand un môme s’en prenait une et qu’il savait pourquoi, il ne chialait pas et acceptait la sanction. Un môme ressent plus qu’une grande personne l’injustice. Surtout s’il en fait les frais.
    Les pseudo pédagogues d’aujourd’hui oublient qu’avec les enfants tout est d’abord un rapport de force. C’est dans l’autorité que l’enfant se construit, pas dans le dialogue. On n’explique pas le bien et le mal à un môme de dix, onze ou douze ans. Mais on lui montre où est la ligne à ne pas franchir entre le bien et le mal. La ligne, c’est la sanction, c’est-à-dire l’utilisation de la force. L’enfant respecte la force parce qu’elle est un repère. Et, ce repère est avant tout culturel. La force est d’autant plus sereine et efficace qu’on ne l’utilise pas.
    Dans une société désordonnée et laxiste comme la nôtre aujourd’hui, on assiste à une totale inversion des valeurs. Ne sachant plus ce qu’elle doit défendre, notre société part à vau l’eau et ce sont les adolescents qui font usage de la force. La réaction des adultes qui ont peur, c’est l’acceptation d’une société fliquée, liberticide et totalitaire qui fait la part belle aux droits de l’homme.