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  • Divers et varié

    97ebfd774424dcc70029f57542e8e3ea.jpgL’affaire de la Société générale me ravit. Qu’une tronche comme Daniel Bouton, inspecteur des finances, issu de la même école soi-disant « méritocratique » qui fabrique des imbéciles au kilomètre comme Juppé et Séguin, se fasse mettre bien profond par un p’tit gars breton natif de Pont l’Abbé me comble de joie. Si c’était vrai. Car le Bouton en question, avec sa gueule de faux cul, est bien parti pour vouloir faire porter le chapeau à ce gamin de toutes les conneries qu’il a faites et notamment aux Etats-Unis. Quand une banque dégage des bénéfices à hauteur de 26 % comme il a été écrit, le mec a forcément les mains dans la confiture et quand je dis la main je suis gentil. De surcroît, pour ce qui est de passer à la caisse, l’homme est un gros gourmand, ce qui n’est pas passé inaperçu, même au sein du club très fermé du CAC 40 (vous connaissez Ali Baba et les 40 voleurs !). Bouton se met plus de 3 millions d’euros dans les fouilles chaque année et disposerait d’un portefeuille de stocks-options dans les 45 millions d’euros. Son avenir dans la banque me paraît toutefois compromis, quoique. Il n’aura même pas la chance de finir dans la peau d’un maire de village comme Juppé. Mais après tout, il doit s’en foutre avec tout ce qu’il a gagné depuis des années. Cela me fait penser à Serge Tchuruk qui a sinistré Alcatel, magnifique entreprise, qu’il a été vendre aux Américains et qui aujourd’hui se casse la gueule. On devrait les foutre au trou tous ces mecs. Car derrière tout cela, il y a en général de l’argent public.
     
     
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    Autre scandale, la disparition du musée des Arts et Traditions populaires, remplacé par un fumeux musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée qui devrait voir le jour à Marseille. On baigne dans le non sens. Mais, on se doute bien du projet politique qu’il y a derrière tout cela, à savoir que les droits de l’hommiste ont encore frappé. Que vont devenir les collections qui étaient entreposées avenue du Mahatma Gandhi dans le Bois de Boulogne ? Que vont devenir les équipes de chercheurs en ethnologie régionale française mises en place pour continuer l’œuvre d'un Arnold van Gennep et tant d’autres ? Et puis qu’est-ce qu’on va mettre dans ce musée qui ne verra le jour qu’en 2000 je sais pas combien (peut-être jamais) ? Bref, une manière comme une autre de laisser dans l’ignorance les générations futures sur leurs origines proprement européennes (indo-européennes et gauloises). On continue le métissage à marche forcé. J’en ai rien à foutre d’une civilisation de la Méditerranée dans laquelle se baigne Sarko et ses gonzesses quand Bolloré lui prête  son beau bateau qui va sur l’eau.

  • 2008 en musique,,,

  • politique de civilisation

    0c571fdcbc3e0830b5463efb2e457098.jpg Les vœux de Sarkozy ont donné lieu à un vaste Barnum où plus de 600 journalistes se sont entassés pour voir « l’agité du bocal ». Sarko 1er, comme le Front national de la grande époque, ça rappelle la vieille Samaritaine : il se passe toujours quelque chose.
    Un mot court sur les ondes, on aurait un président « bling-bling ». Un copain m’a rancardé sur le mot. Il est employé par les musicos hip hop américains chamarrés comme des gonzesses et dont les breloques qui pendent de partout s’entrechoquent en faisant « bling-bling »  Ray Ban, Rolex, talonnettes mais pas encore la chaîne autour du cou comme un vulgaire sépharade. Ca viendra lors de sa prochaine visite à la Foire du Trône.
    De cette conférence de presse, pas grand chose à retenir – hormis les sempiternelles bonnes intentions – si ce n’est que les caisses sont vides.
    Mais, preuve que les mots ont encore leur importance, on a entendu le mot « politique de civilisation ». Une invention de Guaino ? Non pas. Un résidu de ses lectures d’Edgar Morin, notre brave sociologue de service et dont la pensée s’étiole depuis plus de vingt ans. Politique de civilisation. Ce sont aujourd’hui deux mots qui ne veulent plus rien dire pour la bonne raison qu’il n’y a plus de politique depuis qu’elle est soumise à l’économie, et plus du tout de civilisation au sens gréco-romain, dans la mesure où c’est la barbarie qui tend de plus en plus à la remplacer. Il faut du temps pour faire une civilisation et peu de temps pour la défaire.
    Je regardais l’autre soir un reportage sur Rome – fait intelligemment, il faut le souligner – et l’on se fait la réflexion à soi-même que la civilisation c’est d’abord un paysage de l’âme, une manière de respirer et plus encore une manière de vivre ensemble.
    Mais que de temps et de patience il aura fallu pour en arriver là.
    Que voit-on aujourd’hui ? Des banlieues pourries, bouffées par le béton où il est honteux de faire vivre les hommes quels qu’ils soient. La violence à chaque coin de rue, parce qu’entre les Gaulois et les exogènes on ne connaît plus les règles de civilité nécessaires pour cohabiter. Quand il n’y a plus de règles, c’est la violence qui prend le pas.
    Aussi quand le kamarade Guaino se promène sous les ors d’une demeure construite pour une favorite du roi, on se dit que les Guaino de pacotille, son patron et ses potes nagent dans le virtuel et respirent des parfums délétères.