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  • L’économie c’est aussi la guerre

     
    fda9284d95d9a0c73f6fb35a1464e076.jpgEn doutions-nous que nos dernières illusions tomberaient : l’économie domine désormais tout le champ du politique et brouille toutes les cartes. Certes, cela est contraire à la réalité des nations. Mais, la présence sur le marché des capitaux de fonds d’investissement liés aux Etats est en train de financiariser la planète entière. Ce qui ne va pas sans risques. Quelques pays, engrangent actuellement des bénéfices considérables qui viennent alimenter des fonds d’Etat.
    C’est le cas de la Chine qui grâce à son commerce extérieur connaît une croissance de l’ordre de 7 à 8 % voire plus.  Et, sa Compagnie d’investissement de la Chine (CIC) dispose d’ores et déjà d’un fond de 200 milliards de dollars. Il en va de même des émirats arabes qui regorgent de pétro-dollars et, nouvel arrivant dans le marigot, la Russie, via son gaz et son pétrole.
    A en croire la banque d’affaires londonienne Standard Chartered tous ces fonds confondus disposeront d’ici 10 ans d’un pactole de l’ordre de 13 000 milliards de dollars. Le problème, on s’en doute est moins cet argent que l’usage que l’on en fait. Inutile de dire que Chinois, Arabes divers et variés et même Russes ont bien compris qu’il fallait investir dans la haute technologie occidentale et pas seulement dans l'immobilier. D'où l'inquiétude des pays du G7.
    Déjà que l'émirat de DubaÏ a acquis 3 % d’EADS au côté de banques russes (5,06 %) et que le Qatar détient 5,1 % du groupe Lagardère, pour ne citer que ces exemples.
    L’Allemagne prend déjà des mesures pour protéger son industrie quand cette espèce d’imbécile de commissaire européen aux affaires économiques, Joaquim Almunia, considère qu’il faut laisser jouer le marché et ne demander que des garanties. Et naïf avec ça.
    Non, si l'on ne considère pas l'économie comme une arme de guerre, alors, à terme, on deviendra esclaves, car nos entreprises ne nous appartiendront plus. Et n'oublions pas que nous autres Européens n'avons à négocier que notre intelligence et notre vision rationnelle du monde. Eventuellemnt aussi que nous fûmes de valeureux guerriers !

  • ADN & Co

    La gauche éreintée, inexistante et qui regarde passer les trains se choisit de biens mauvais combats. Le dernier en date est celui sur l’article additionnel de Thierry Mariani qui ne dit rien d’autre que la possibilité offerte à un demandeur de visa, dans le cadre du regroupement familial, de prouver sa filiation en ayant recours au test ADN. Cet article vise en premier lieu les Africains qui n’ont, bien souvent, pas de papiers d’identité et que ceux-ci font, par ailleurs, l’objet d’un vaste trafic.
    Pas de quoi fouetter un chat. Mais cet article en soi est inutile parce qu’il est bien évidemment inapplicable. En effet, c’est le demandeur qui doit proposer de se soumettre, à ses frais, au test ADN. Autant dire jamais. Parce que la plupart de ces demandeurs sont des pauvres et qu’on est loin de l’immigration choisie si chère au président. Cela dit, on a eu le plaisir de voir resurgir les sempiternels pétitionnaires qui finissaient par s’ennuyer, je suppose.

    On s’est offert un moment de franche rigolade à la lecture de la réponse d’Henri Guaino à Bernard-Henri Lévy, notre clown national, faux philosophe et vrai milliardaire. BHL, comme l’on dit, avait traité Guaino de pur « raciste » pour la rédaction du discours prononcé par Sarko en Afrique. Discours réaliste au demeurant. Et Guaino de rétorquer : « Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Qui est-il donc ? Qu’a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça ? Je n’ai jamais rencontré BHL. Il ne m’aime pas, moi non plus. Il n’aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout. » Tout est dit.

    L’affaire Gautier-Sauvagnac. La patron de la toute puissante Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) a retiré, en sept ans, près de 20 millions d’euros de ses banques en liquide afin de « fluidifier », comme il le dit lui-même, les rapports sociaux. Donc avec les syndicats, car je ne vois pas qui d’autres s’occupent de rapports sociaux, hormis ma concierge et les assistantes sociales. Donc, on aimerait bien avoir des éclaircissements sur le sujet. Mais surtout, que la justice aille fouiner car il est proprement scandaleux, à l’heure où l’on demande au moindre travailleur (travailleuses !) de faire des efforts et de se serrer la ceinture, de dilapider ainsi l’argent des entreprises. Les syndicats ne représentent plus rien dans ce pays et ne font que défendre leurs propres intérêts comme en témoignent les régimes spéciaux des retraites. Ca risque de faire très mal dans le Landerneau politico-syndicaliste. J’imagine assez bien Bernard Thibault (CGT) obligé de rembourser les sommes indûment touchées ! Quelle rigolade.

  • Et le chaos.. coco

    Je me posais la question de savoir combien de temps les gens de l’UMP, et particulièrement ses élus, allaient tenir face à la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy. Une légère bronca s'est bien faite jour, mais c’est encore très timide.
    Car il s’agit moins d’ouverture que de recyclage. Est-ce à dire que le Magyar considère qu’à droite ils sont trop … allez lâchons le mot... cons ?
    Si j’appartenais à cette majorité, je ferais quand même un peu la gueule.
    On peut voir aussi les choses autrement. Et dire que le roi des coquillages est en train de caraméliser la gauche. Ce qui, d’un certain point de vue, est vrai. Les mecs de gauche, du moins ceux qui rêvent de pouvoir, ont bien compris que ce n’était pas avec les Ségolène, Fabius et autres Delanoë qu’ils allaient rapidement retrouver les allées du pouvoir. Donc autant passer avec armes et bagages dans le Sarkoland. Ce qui dénote, par ailleurs, d’un haut degré de conviction.
    On peut également considérer que Sarko a pris tous les tocards de gauche en fin de carrière et qu’il leur redonne un lustre passager, une dernière bandaison en quelque sorte à ces Kouchner, Attali, Strauss-Kahn, Lang ...
    Reste que dans toute cette tambouille qu’on appelle la politique aujourd’hui, les idées sont bel et bien remisées au placard à balais. Elles ont même pris le chemin de la décharge publique où se vautrent désormais les majorités. Donc, tout nous autorise à dire que tout cela va mal finir. Et plus rapidement que prévu. D’autant que Nicolas Baverez, économiste distingué se voulant éclairé, nous prédit deux ans de chaos avant la grande embellie mondiale à venir. Je ne sais pas où il a vu ça. Mais côté chaos, on est d’accord.