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  • Ecolo… pas là où il faut…

    8feb3167c42755ce2e744cea4688a200.jpgNous vivons dans un monde complexe. Tout est complexe à commencer par le mode de fonctionnement de l’Etat. Etat qui légifère sur tout et n’importe quoi : de l’interdiction d’une race de clébard au bouilleur de cru en passant par  les contrats d’assurance obligatoires.
    En matière économique, c’est carrément la jungle. Même un inspecteur des finances ne s’y reconnaît plus. Et pourtant, il faut surveiller de près le bazar parce que les citoyens, côté impôts, ils ont vite fait de vous livrer de fausses déclarations. La triche est un sport joyeux face à un Etat omniprésent, limite malfaiteur.
    C’est peu dire que les banquiers sont des escrocs. Ils passent leur temps à inventer des combines pour nous piquer du pognon, sans oublier de s’en piquer entre eux au point d’ailleurs de ne même plus savoir ce qu’ils ont vendu ou acheté !
    Bref, le quidam qui part au boulot chaque matin, lit 20 Minutes dans le métro et enquille ses huit heures de chagrin, ne comprend plus rien à ce monde-là. Et encore moins quand il doit décrypter sa feuille de paie.
    Se pose donc la question de savoir ce qu’il y a de démocratique dans nos démocraties ? Pas grand chose à première vue.
    Dernier gadget en date : l’écologie. Et le bazar intitulé Grenelle. D’où vient cette lubie subite pour l’environnement ? Je ne dis pas que ce n’est pas important. Grand dieu que si. Mais, de vous à moi, j’ai plutôt envie de rigoler. Car en la matière les urgences sont simples.
    1.Arrêter de brûler du pétrole dans les voitures. On sait très bien faire des voitures qui roulent à l’eau ou autres céréales, énergies renouvelables. Ce qui n’est pas le cas du pétrole. Pour ça, il faut s’attaquer aux lobbies pétrolier et automobile. Comment leur faire entendre raison alors qu’ils s’en mettent plein les poches à bon compte ? A l'Etat d'apporter la réponse.
    2. Trouver des solutions pour que les paysans arrêtent de pourrir leur terre avec des pesticides qui nous empoisonnent par la même occasion. Là, il y a un vrai sujet : agriculture et santé publique. Ca vaut le coup de s'y pencher, non ?
    Voici à mes yeux les deux premières mesures d’urgence. Ce sont deux mesure simples et qui changeraient radicalement tout notre environnement en le rendant nettement plus sain. Inutile d’aller chercher midi à quatorze heures comme dans ce Grenelle à la «mords–moi le nœud ». Mais avant d’en arriver là, il s‘en passera, à mon avis, des « Grenelle », des Voynet, des Borloo, des Sarko et consorts. Le Grenelle de Borloo, j'ai bien peur que ce soit encore un comité Théodule !  

  • Les mains dans la confiture

    050d0ce2839d66f9c8447dd2ab52ed88.jpgSi d’aventure l’information se confirme, alors le scandale risque d’être énorme. Denis Gautier-Sauvagnac, membre éminent du Medef, patron de la toute puissante UIMM (Union des industries métallurgiques et minières), aurait plongé les deux mains dans la confiture. C’est du moins ce que l’on peut lire dans Le Figaro. Ce monsieur aurait retiré, en liquide svp, entre 2000 et 2007, la bagatelle de 5,6 millions d’euros, par petites coupures de 150 à 200 000 euros. Peinard, sous l’œil ahuri du banquier qui a quand même prévenu ses supérieurs, qui en ont informé le ministère des Finances, qui, lui-même, a mis un certain temps avant de permettre à Tracfin de porter plainte auprès du tribunal. Tracfin, c’est ce bazar des Finances chargé de traquer l’argent sale.
    Ce petit commerce, si j’en crois les dates,  on ne peut plus lucratif a commencé sous Lionel Jospin et a perduré tout le temps du second mandat de Chirac ! Bizarre, bizarre, tout est bizarre dans cette affaire.
    Je me fous complètement de ce grand bourgeois de Denis Gautier-Sauvagnac, né Gautier, qui, ayant épousé une Fauchon de Villeplée, a fait ajouter Sauvagnac à son nom. On voit déjà à quel trou du cul on a à faire. Pour ne rien arranger, ce mec a fait l’Ena puis zoné dans les ministères le temps de se constituer un joli carnet d’adresses. Et, le voilà qui préside la filiale d’une banque d’affaires anglaise, Kleinwort-Benson, avant d’entrer en 1993 à l’UIMM.
    Ce que j’ai bien du mal à imaginer, c’est ce Gautier-machin se rendant à sa banque avec sa petite valise, retirer 10, 20, 30, 150, 200 000 euros et rentrant chez lui en disant à sa bourgeoise : « Tiens, j’ai rapporté un peu de fraîche, on était en manque. »
    Et pendant sept ans, tout le monde l’a fermé : banque, ministres, justice ? Curieux. Plus curieux encore, le mode de détournement de fonds de la part d’un banquier. Il y a des méthodes quand même plus sophistiquées. Le Gautier, il est tout de même pas aussi con que ça. Faut être SDF pour manquer à ce point d’imagination.
    Donc, on se demande à qui profite le crime ? Qui veut immoler Gautier-machin, pas au meilleur de sa forme avec dame Parisot ? De là à donner dans l’assassinat mondain !
    Cela dit, je trouve cette affaire bien à la mesure de la morale publique actuelle ou plutôt son absence. L’exemple vient d’en haut. Quand on voit tous ces patrons, virés (ou non) à des titres divers, et qui se barrent avec 7, 8, 9 voire 50 millions d’euros pour services, soi-disant, rendus à l’entreprise, on comprend qu’à ce Monopoly-là, tout le monde veut acheter la rue de la Paix. Et Sarko qui nous dit « enrichissez-vous ! ». On pense qu’à ça coco ! Sauf que les patrons braquent les entreprises en toute légalité et, nous, la Sécurité sociale !