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poliique

  • 11 novembre : une défaite bien française

    monument aux morts.jpgCe 11 novembre, on fête en réalité une grande défaite : celle de la disparition d’une certaine Europe, celle des Empires notamment : allemand, austro-hongrois et Ottoman. Cette guerre marque ensuite le début des grandes boucheries démocratiques qui vont suivre, non plus pour des raisons géopolitiques comme c’était le cas auparavant mais bel et bien pour des raisons financières, ce que l’on appellera le grand capital. C’est surtout la défaite d’une civilisation, d’un art de vivre, d’une société de mœurs comme le rappellera Norbert Elias.
    On a trouvé à cette guerre de 1914-1918, bien inutile à beaucoup d’ égards, les raisons les plus diverses mais dont la pus essentielle à nos yeux tient à la faiblesse et à la médiocrité du personnel politique français face aux Anglais qui nous ont entraîné dans cette aventure au motif qu’ils ne voulait pas voir surgir l’Allemagne comme puissance continentale et ce d’autant que l’industrie allemande prenait le pas sur la leur (notamment en matière de produits manufacturés). 
    Les Anglais qui, comme chacun sait sont des insulaires, se sont toujours battus – et ce depuis les débuts de la royauté française – contre l’émergence d’une force continentale capable de leur faire concurrence, la France notamment – d’où ce désamour archi séculaire -, l’Allemagne bien sûr, la Hollande un temps, l’Espagne dans une moindre mesure. C’est une donnée fondamentale de la politique étrangère anglaise que l’on retrouve aujourd’hui à l’identique au sein de ce qu’on appelle pompeusement l’Europe. Dès que l’Europe manifeste une certaine unité, les Anglais s’arrangent toujours pour la casser.
    On sait que la Première Guerre mondiale a entraîné la Seconde, dont elle n’est jamais que la conséquence. Conséquence d’un traité de Versailles inique, dont Clémenceau exigea le respect par l’Allemagne jusqu’à la lettre. Faut-il rappeler, par ailleurs, que les francs-maçons s’ étaient empressés de casser l’armée française en maltraitant ses cadres – c’est la fameuse affaire des fiches – et que partirent évidemment sabre au clair, tout ce que la noblesse française comptait de jeunes et prometteurs éléments. La racaille radicale-socialiste se mit rapidement à l’œuvre dès 1919, et c’est une armée sous-équipée et quasi exsangue qui devra affronter l’armée allemande en 1939.
    Enfin, il ne faut pas oublier surtout, que ce sont les paysans qui  partirent au casse-pipe en 1914. En 1919, la paysannerie française n’existe plus, elle qui était le socle même de la nation. On verra donc émerger cette fameuse classe ouvrière qui n’est et ne sera jamais que l’esclave du grand capital avec la complicité des syndicats dits ouvriers.
    La classe politique de la Troisième République ne sera pas rachetée par celle de la IVème et encore moins de la Vème République. Tous vont obéir aux lois du grand capital pour aboutir enfin à cette gigantesque catastrophe d’aujourd’hui et à côté de laquelle 1929 risque fort d’être un conte de fées. Mais c’est une autre historie sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir.
    Que nos soldats morts reposent en paix. Ils sont les héros anonymes d’une France qui n’existe plus.

  • Madame de Maintenant ferait mieux de se taire

    doigt_182191.jpgCarla Bruni a donné une interview au Journal du Dimanche qui est proprement scandaleuse. A ce degré d’inculture, on la ferme et on ne vient pas raconter un tissu de bêtises pour rester poli. Cette pauvre petite fille riche – très riche même – qui nous la joue femme de président immigrée comme lui – juif en l’occurrence comme elle l’avoue alors que Sarko n’en a jamais fait officiellement état, à ma connaissance du moins – confine franchement au ridicule et ridiculise d’autant d’ailleurs une fonction qu’elle n’occupe qu’à mi-temps puisqu’elle se veut artiste. Avec son absence de voix et ses textes à la mords-moi-le-nœud, si elle est artiste alors moi, je suis Fellini.
    Madame Carla Sarkozy fait ni plus ni moins l’éloge du métissage et nous avoue avoir été marraine de SOS-Racisme : « J’ai aimé cette société multicuturelle, cette mini-France des potes […] Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour ! On en a parlé avec Fadela (Amara)… » Si cela est, elle peut toujours les inviter dans sa superbe villa sur la Côte d’Azur qu’apprécie tant son immigré de mari.
    Elle poursuit : « Je me suis souvent demandé d’où venait le blocage de nos sociétés – ce qui fait que nous soyons si Blancs, dans les élites, au Parlement, dans les cercles dirigeants (la musique, la mode, c’est autre chose [on se demande bien pourquoi ?]) alors que la société est métissée. »
    Elle a vu ça où que la société était métissée ? La France, comme l’Italie d’ailleurs, ou l’Allemagne, ne sont pas des pays métissés – l’Amérique non plus d’ailleurs – si l’on considère comme relativement marginaux les mariages mixtes. Il y a en revanche des communautés qui vivent les unes à côté des autres en raison même de l’irresponsabilité des politiques qui ne se sont pas aperçus qu’en quelques années, l’immigration du travail était remplacée par celle du regroupement familial. Et rien n’a été fait pour enrayer le phénomène. Et, si ces « communautés » vivent les unes à côté des autres, c’est  moins en raison de la couleur de leur peau que d’une trop grande différence dans les référents culturels. Ce n’est pas la couleur de la peau qui sépare, mais bel et bien la culture. Demandez à Rama Yade de retourner au Sénégal et vous verrez la tête qu’elle va faire.
    Il me semble que dans l’ensemble des amants de dame Bruni que la presse a pu répertorier, il n’y a pas beaucoup de Noirs ou d’Arabes mais une proportion impressionnante de gens riches et Blancs ! Elle aurait dû faire un effort.
    Une telle interview laisse rêveur quant au niveau intellectuel de la dame dont, par ailleurs, ce n’est pas le rôle de venir dire aux Français que l’avenir de leur société est au métissage alors que l’on sait très bien, les politiques les premiers, qu’en cas de référendum sur l’immigration, la réponse des Français tient, à 90 %,  en un seul mot : Dehors ! Ce message s’applique de plus en plus à ce couple présidentiel, décidément de moins en moins à la hauteur des enjeux de ce temps !  Une chanteuse et un agité du bocal, ça vaut bien un métis américain !

    PS/ Figurez-vous que j’ai lu quelque part que c’était les mecs du service communication de l’Elysée qui avait choisi Carla Bruni comme compagne idéale pour leur patron. Ils l'ont choisi sur catalogue ?

  • Un Nobel pour rien !

    le clezio.jpgUn Nobel est toujours la marque d’une reconnaissance tardive. Raison de plus pour saluer celui de médecine attribué à Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leurs travaux portant sur le sida.
    En revanche, on se réjouira beaucoup moins de celui attribué à Jean-Marie Le Clézio, écrivain de langue française et personnage des plus contestables tant il est politiquement correct ce qui, d’emblée, lui retire tout intérêt. Il est dans la parfaite ligne du virage amorcé depuis quelques décennies déjà par les membres du jury Nobel, à savoir un prurit égalitariste anti-occidental où l’homme blanc incarnerait une sorte de mal absolu. Mais, dans ces pays nordiques atteints du syndrome de Stockholm, voici belle lurette qu’Odin n’est plus roi.
    Revenons à Le Clézio. On lui reconnaîtra une qualité, qu’il revendique d’ailleurs, lui issu d’une mère française et d’un père britannique, c’est d’écrire en français et dans une langue de qualité (ce qui n’est pas, avouons-le, le cas de tout le monde). Mais sorti de là, son œuvre tient nettement plus du bavardage et de la digression indigeste que de la grande tradition romanesque française. Pour tout dire et afin d’être encore plus clair, c’est une œuvre ennuyeuse dont le fil conducteur consiste à suivre les errances et les foucades de cet auteur qui, grand bien lui fasse, passe son temps à voyager. Ce qui n’est pas une tare, on en conviendra, d’autant que les écrivains voyageurs nous en connaissons et d’excellente qualité, Paul Morand par exemple et pour ne citer que lui.
    Ce goût de l’ailleurs a poussé d’ailleurs Le Clézio à vivre, ces dernières années, aux Etats-Unis, à Albuquerque exactement, où il lui arrive d’enseigner par ailleurs. Je ne vois pas d’exotisme particulier à aller vivre aux Etats-Unis, si ce n’est de souscrire au mythe du bon sauvage. Je ne sais plus qui disait que l’Amérique était le seul pays à être passé directement de  la civilisation à la barbarie ! Le Clézio doit aimer les barbares !
    Dans une interview à l’Express, ce monsieur nous éclaire : « J'habite toujours aux Etats-Unis. Le Nouveau-Mexique est un endroit propice à l'écriture, il reste mon port d'attache. J'y échappe à la frénésie du monde moderne. Devant chez moi, il y a un terrain vague, et non loin de là, le Rio Grande, une zone de vide, dans le pays le plus urbanisé et pollueur de la planète. » Vide comme son œuvre.
    Ce goût du voyage – il revient présentement de Corée –  amène  notre homme à considérer le monde comme une seule et même entité où toutes les choses, à commencer par l’homme, se valent. Il n’y a pas de différence biologique majeure entre un Papou et Le Clézio. Ce qui les sépare c’est, en effet, la culture et là on notera quand même quelques différences majeures. Voici qui ne préoccupe guère ce monsieur qui considère que l’avenir de l’humanité est au métissage. Position pour le moins paradoxale pour un homme qui a défendu des pans entiers de la culture indienne mexicaine ! Mais Le Clézio n’est, semble-t-il, pas à une contradiction près.
    Quant à son dernier livre, il traite de la culpabilité de la société française envers les juifs et les peuples colonisés. Nous voici enfin dans les vrais sujets. La culpabilité de l’homme blanc ! Rien de bien neuf sous le soleil, et tout pour plaire au jury du Nobel.  
    Ce qui nous rassure, c’est que l’œuvre de ce monsieur partira finalement dans les poubelles de l’histoire car les peuples ont, heureusement, la mémoire sélective. Il est temps de relire Paul Bourget !

  • Désordre. Quel désordre ?

    Bon, il paraîtrait que le système se casse la gueule. Mais de vous à moi, ça  change quoi à vos finances présentement ? Pour l’instant, pas grand chose. De toute manière vous n’avez pas grand chose non plus, juste un peu de blé à la Caisse d’épargne, quelques sicav ? Là, en revanche vous avez dû perdre un peu de pognon. Et encore, faut voir. Mais, tout ce tinfouin qu’ils sont en train de faire, j’avoue qu’on y comprend pas grand chose et d’ailleurs on s’en fout.
    Mais, les politiques ont la trouille, ça pourrait foutre en l’air leur business, leurs combines, leurs privilèges, voire tout le pognon qu’ils ont foutu de côté et qui risque de fondre comme neige au soleil. Déjà qu’on vient de piquer l’appartement de ce zombie de Poncelet. Il est furax ce con de franc-mac. Vous saviez qu’il était propriétaire de deux appartement à Paris ? Le Canard l’a pas loupé. Et il vient crier au règlement de comptes. Il se fout de la gueule de qui ce mec.
    Tiens, en passant, profitons-en pour faire campagne : supprimons le Sénat. Ce truc ne sert à rien, il nous coûte très cher et ça suffit amplement de nourrir une équipe de députés tous aussi trisomiques 21 les uns que les autres et qui pondent des lois à la con qu’ils ne comprennent pas en général. 
    Bon, revenons aux choses sérieuses. Cette crise – je vais quand même pas chialer sur les banques et encore moins sur ces enfoirés de banquiers français – si elle pouvait, je ne dis pas moraliser (faut pas rêver) le capitalisme, c’est-à-dire réduire le nombre des escrocs, mais le recentrer sur les réalités, ce serait une bonne chose. Et c’est quoi la réalité ? La réalité c’est l’entreprise, l’industrie, petite ou grande, les PMI-PME et tous ces artisans qui constituent à la richesse de ce pays. Il faut investir dans la recherche et surtout rétablir la sélection à l’école, ce qui va rehausser illico son niveau et surtout permettre à des mômes d’être mieux orientés et de ne pas perdre leur temps avec des études dont la plupart ne veulent pas. Car en matière de sélection, ceux qui font très forts, ce sont les Chinois et les Indiens. Ils ont tout compris.
    En Europe, on a encore de la matière grise et une très haute technicité dans de nombreux métiers. Cette richesse-là, il ne faut pas la perdre. Ensuite, il est aussi des domaines où l’on est leader, comme le nucléaire. Aussi n’est-ce pas le moment de brader nos technologies en poursuivant une pure logique marchande au détriment des réalités géopolitiques sur le long terme. On est en train d’installer des chaînes de montage d’Airbus en Chine ? Est-ce bien nécessaire ? Question. Et puis, ce n’est peut-être pas de discuter avec les Chinois notre priorité, mais plutôt les Russes, non ? Bref, cette crise du capitalisme est salutaire mais encore faut-il en profiter pour emprunter les bonnes voies,  sinon, le XXIème siècle risque fort d’être austère pour une Europe qui existera de moins en moins. Notre destin, que nous le voulions ou non, est continental. Ce qui veut dire qu’il faut porter nos regards vers l’Est.

  • Retour de manivelle

    Personne ne semble avoir remarqué la chose suivante : il y a presque vingt ans maintenant l’URSS sombrait dans le chaos pour accoucher d’une nouvelle Russie. Le capitalisme triomphant n’avait plus d’ennemis et désormais le rêve américain d’un monde globalisé – consistant essentiellement à vendre leurs merdes aux quatre coins de la planète – pouvait enfin se réaliser. C’est alors que les financiers s’en donnèrent à cœur joie. L’homme de culture s’est trouvé d’un coup totalement dépossédé de ce qui donnait du sens à sa vie : une culture propre, le maniement des idées, une certaine idée du monde d’où découlait un ordre moral qui régulait les rapports entre les êtres, des peuples avec des identités que le comte de Keyserling avait consigné dans Analyse spectrale de l’Europe.
    D’un coup, tout ce monde-là s’est trouvé balayé et c’est soudain la loi du marché qui s’est imposé à tous, un marché sans foi ni loi, n’obéissant qu’aux sacro-saints actionnaires. Faire de plus en plus de bénéfices. A ce petit jeu, le capitalisme triomphant au travers d’escrocs patentés de la finance –  et que les plus hautes instances américaines laissèrent croître et prospérer comme Alan Greenspan - , se livrèrent à une sorte de pillage dont les classes moyennes ne pouvaient à terme que faire les frais. La suite vous la connaissez.

    Il ne vous a pas frappé – quelle belle coïncidence –  qu’à l’heure même où une certaine phase du capitalisme se casse complètement la gueule pour un coût dont nous ne connaissons pas encore le prix, voici qu’émerge de nouveau sur la scène politique et géopolitique la Russie. La Russie, qui n’obéit qu’à certaines règles du capitalisme et certainement pas à celles des anglo-saxons (dont nous sommes les victimes). Elle est désormais une puissance incontournable. Et ce à plusieurs titres.
    D’une part, grâce à Vladimir Poutine, la Russie a renoué avec son histoire impériale et retrouvé son identité culturelle que le communisme n’avait d’ailleurs pas gommée. La Russie, qui possède à elle seule une large part des ressources énergétiques mondiales devient, ispo facto, la première puissance continentale malgré la présence de la Chine et de l’Inde. Incontournable enfin, parce que à la différence d’une Europe en plein désarroi et d’une Amérique affaiblie par son obsession de l’argent comme seul et unique horizon historique, Poutine a une vraie vision du monde même si nous ne pouvons, à ce jour, en décrypter tous les véritables desseins.
    Incontournable enfin, parce que nous allons assister à une confrontation bien réelle celle-là entre puissance maritime et puissance continentale. L’Amérique désormais ne peut plus considérer la terre entière comme son terrain de jeu. D’autant que sa puissante armée est un leurre, car elle repose entièrement sur du matériel, de la technologie et pas sur les hommes. Le soldat américain n’est pas un guerrier (c’est avant tout un consommateur) et tous les engagements Américains depuis 1945 nous en ont apporté la preuve (Corée, Vietnam, Afghanistan, Irak).
    Vingt ans après la victoire du libéralisme sur le communisme, le libéralisme est en crise et se heurte désormais à une Russie qui entend bien assumer son destin impérial. Ca va saigner.
    Nous, évidemment, on a déjà fait nos choix.

  • Petite leçon d'économie de la part d'un béotien

    Je suppose que nous sommes nombreux à ne rien connaître et donc comprendre à l’économie avec un grand E. J’entends par là, celle-là même aux mains des inspecteurs des finances, des boursiers, analystes et Cie dont le business consiste à manipuler au niveau national et mondial ce qui n’est jamais que l’argent des travailleurs et des plus-values réalisées sur leur dos. Pour ne nous en tenir qu’à la France, on devrait fusiller tous les inspecteurs des finances et les remplacer par des garagistes, modèle Monory. Car ces soi-disant inspecteurs de mes deux nous sinistrent allégrement depuis 50 ans et plus.
    Tenez, une bien bonne. On a beaucoup critiqué la IVème République, mais elle a rempli les caisses de l’Etat malgré l’instabilité politique. Et pourquoi à votre avis ? Parce que nous sortions de la guerre, qu’il fallait reconstruire et que tous les Français étaient au boulot. Ceci pour vous dire que seul le travail crée de la richesse. Pas les chômeurs.
    Autre bien bonne, je ne veux pas retourner le couteau dans la plaie des démocraties, mais il me semble bien qu’on m’a appris à l’école que le camarade Hitler avait relevé l’Allemagne à partir de 1933, alors que le pays avait sombré dans la plus extrême misère … en remettant tout le monde au boulot et en initiant une politique de grands travaux.
    Or, depuis, disons 1958 – date à laquelle un certain De Gaulle et ses sbires ont tapé dans la caisse – l’économie capitaliste, car il faut bien l’appeler ainsi, n’a cessé de spéculer avec notre pognon, au motif que nous étions enfin dans une économie de paix. On a tellement spéculé que les caisses sont aujourd’hui vides et que de surcroît on laisse filer les emplois à l’étranger au motif que la main d’œuvre est moins chère ! Tout ça parce que nous avons souscrit au modèle économique anglo-saxons. Or le modèle anglo-saxon s’est affolé – on l’a affolé – pour la bonne raison que les financiers ont voulu s’en mettre toujours plus dans les poches. On se demande bien pourquoi d’ailleurs, car on voit mal à quoi sert de gagner autant d’argent quand ce n’est pas pour l’investir dans les arts, par exemple, comme ce fut le cas à la Renaissance. Il faut dire que quand on voit la gueule du marché de l’art, on a plutôt envie de prendre la fuite.
    Donc, disais-je, nos « amis américains » ont tellement poussé loin le bouchon, et nous en sommes ravis, que leur système est en train d’imploser, leurs banques tombent en faillite (Lehman Brothers), ce qui est tout de même un comble. Et tout ça pourquoi ? Parce que ces banquiers, non contents d’arnaquer tout ce qui bouge n’ont rien trouvé de plus original que de rançonner les pauvres. Oui, les pauvres, c’est-à-dire en fait le bas de la classe moyenne américaine. Tout le système est entré en vibration et est en train d’exploser en vol.
    Voici qui n’est pas fait pour me déplaire.
    Car, les enseignements que l’on peut en tirer n’ont rien à voir avec ce que l’on enseigne à l’Ena ou Polytechnique qui forment peut-être des grosses têtes mais pas des mecs avec une grosse paire de couilles, excusez l’expression, des mecs avec du caractère et surtout de réelles convictions.
    Ce qui crée de la richesse, ce n’est pas la spéculation mais le travail des hommes. L’argent doit d’abord servir à créer de l’activité, donc des emplois, donc des entreprises. D’où la nécessité de donner la priorité à la recherche, favoriser le travail de nos ingénieurs, déposer des brevets, créer des entreprises, protéger nos emplois.
    On pourrait dresser le catalogue des erreurs faites par nos soi-disant crânes d’œuf à la Juppé, Chirac, Fabius et consorts qui ont sinistré de belles entreprises françaises. On devrait d’ailleurs foutre en taule un mec comme Serge Tchuruk qui a sinistré Alcatel avec l’autre dingue d’Américaine.
    Il faut donc sortir de ce modèle anglo-saxon qui repose uniquement sur la spéculation et l’enrichissement de l’actionnaire au détriment du travailleur et donc de la société tout entière. Car des emplois détruits, ce sont des régions entières que l’on voue à la précarité et cela est inacceptable. L’Europe ne s’est pas construite sur ce modèle-là qui consacre au final une oligarchie (et non plus une démocratie), c’est-à-dire le pouvoir de ceux qui ont su éliminer leurs concurrents afin de renforcer leur pouvoir. Sauf que ce pouvoir en question n’a ni queue ni tête. Il manque de sens. Hein, Sarko qui se rêve en Bush !
    Car, se vérifie une fois de plus que ce n’est pas l’économie en tant que telle qui est en cause que le pouvoir politique lui-même quand celui-ci fait défaut. Les dirigeants européens actuels ne sont pas des politiques, ce sont des gestionnaires de mauvaise fortune. On vérifie trop souvent que les divers gouvernants européens s’opposent aux gouvernés comme on a pu le constater récemment encore avec les référendums sur Maastricht et la Constitution où les citoyens de chair et d’os ont clairement faits savoir qu’ils ne voulaient pas d’une Europe technocratique.
    La question qui se pose à nous est la suivante : comment créer les conditions du retour du politique ? Donc du retour du sens.
    Faudrait demander à Poutine, car Vladimir est un authentique politique en face duquel les Sarkozy,  McCain ou Obama ne pèseront pas lourds.

  • Mon sermon du dimanche

    athena-3.jpgVous êtes choqués par la venue de pape en France ? Moi, pas du tout.  J’ai jeté un œil sur un clip réalisé par Le Parisien sur le sujet et je suis resté consterné par la connerie des réponses. La vox populi n’est pas toujours au diapason. Il y a surtout le fait que les gens ne savent pas quoi, ni que penser d’un tel événement qui ne perturbe en rien leur quotidien. Et, il est vrai aussi que non seulement la France mais encore l’Europe en général se déchristianise. En Russie, en revanche, l’église orthodoxe fait le plein.
    Mais, sur le fond, là n’est pas le problème. Croyant ou pas, nous vivons dans un monde qui a été façonné par les valeurs chrétiennes (1000 ans au bas mot), valeurs issues elles-mêmes, ne l’oublions pas, de cette Grèce antique qui a vu naître la civilisation et plus encore la culture dont nous sommes redevables aujourd’hui. Ce sont ces stoïciens, ces épicuriens et tant d’autres qui ont ancré dans le social ces valeurs que le christianisme s’empressera de récupérer afin de les adapter à son credo. Et c’est ainsi que le christianisme, cette religion du désert, pauvre en concepts et parfaitement égalitariste, va se transformer au contact d’un occident européen qui, au travers du paganisme, a déjà tout un monde d’organisé autour de la notion même de citoyen. Et ce christianisme, au contact du paganisme va accoucher du catholicisme qui va devenir la religion de l’Europe aux alentours de l’an 4 à 500, voir plus tardivement encore. Le Moyen Age, à ce titre, est une période riche car elle est celle de l’incubation qui va permettre au paganisme de perdurer via le catholicisme. Et, le catholicisme va épouser tous les instincts guerriers des Européens à l’image de ces moines soldats espagnols (ou non) qui partirent baptiser les indigènes au Mexique et au Pérou avant que les soldats de Cortès et autres Cortazar ne leur coupent la tête.
    C’est cette religion-là qui est devenue religion officielle des rois et empereurs européens. Car la première vertu d’une religion est d’être d’abord une morale sociale permettant aux populations de vivre en bonne entente. On ne lui demande en général pas autre chose. On peut gloser ensuite sur la religion elle-même, mais c’est un autre sujet qu’on laisse aux trous du cul de métaphysiciens. Et, la survie du paganisme a été essentielle dans l’éclosion du génie européen pour la bonne raison que les « intellectuels » étaient en général de joyeux hérétiques. D’ailleurs, la Renaissance s’est bâtie sur cette hérésie et Rome a laissé faire car le mouvement était trop puissant. En peinture, qu’il s’agisse du Caravage ou de Michel Ange, la représentation de la divinité et de dieu lui-même consiste d’abord à placer l’homme (de la Renaissance s’entend) au centre du monde. Dieu, ici, est une notion abstraite, mais s’il existe c’est afin de ne pas perturber les consciences et donc choquer la morale sociale.
    Donc, la venue du pape Benoît XVI ne me choque nullement. Elle nous rappelle qu’un jour le soleil a brillé à Athènes, puis à Rome avant d’irradier l’Europe entière.
    Et Poutine ne fait pas exception à la règle. Mais lui, il est du côté du sabre. Garez vos miches !

  • Ca se complique on dirait…

    Je ne vois vraiment pas ce que sont parties foutre en Afghanistan les familles des soldats qui y ont trouvé la mort. Faire son deuil ? A mon avis c’est retourner le couteau dans la plaie. Et je ne vois pas ce que gagne à ce petit jeu le gouvernement français en organisant un tel voyage. Notez bien qu’après la guerre de 14, les vivants ont dû éprouver le besoin d’aller reconnaître le terrain de cette boucherie sans nom, notamment Verdun, que l’on visite encore mais pour d’autres raisons. Si l’Etat français devait organiser des voyages sur tous les fronts où on a baladé l’armée française depuis cinquante ans, le gouvernement va se transformer en agent de voyages. Si quelqu’un a une réponse qu’il me la donne.

    J’ai prêté, jusque-là, une oreille très discrète à la campagne électorale américaine pour la bonne raison que la règle veut qu’un idiot remplace un imbécile. En général. Clinton n’était pas si bête, malgré sa femme, espèce de pétroleuse dévorée d’ambition, sans parler de Nixon qui avait bien compris les enjeux planétaires. Mais là, entre le métis Obama qui s’est déclaré ouvertement musulman et McCain, un ancien du Vietnam, on trouve Sarah Palin qui est monument de connerie ! Cette dame est toute disposée à déclarer la guerre aux Russes au titre d’une broutille Géorgienne dont elle ne connaît d’ailleurs ni les tenants et encore moins les aboutissants. Au royaume de l’ignorance… On imagine facilement Poutine dialoguant avec cette dame.

    Il n’en reste pas moins que les Européens, via le camarade Sarkozy, s’imaginent jouer les forts face aux Russes dans l’affaire Géorgienne que vient compliquer encore la situation Ukrainienne. Ces deux pays « satellites » appartiennent depuis toujours à la zone d’influence russe – et l’Ukraine peut-être plus encore que la Géorgie – et pour Moscou toute tentative de sécession de ces pays, en l’espèce une entrée dans l’Otan, est un casus belli. On n’ose croire que Monsieur Sarkozy ne soit pas conscient de ce fait, même si des pays comme la Pologne et les pays Baltes jouent aisément les va-t-en-guerre au nom d’un passé pas digéré du tout. Il est vrai que les pays baltes craignent pour leur indépendance dans la mesure où de grosses communautés russes structurent encore ces pays. Sous Staline, les Soviets avaient procédé à de lourds transferts de populations. On peut donc comprendre que les Baltes soient un tantinet susceptibles sur le sujet, si l’idée venait aux Russes de procéder comme les Allemands avant la guerre : revendiquer comme étant Allemand tout territoire où étaient implantés des communautés allemandes (les Sudètes notamment). Reste que nous ne sommes pas dans le même cas de figure et que ce sont les Européens dans leur totalité qui ont intérêt à pacifier leurs rapports avec les Russes pour plusieurs raisons mais dont la première est géographique, la seconde énergétique et la troisième culturelle. On est quand même plus proche d’un Russe que d’un bouffeur d’avoine américain. Quant aux Anglais, comme d’habitude, ils jouent les fouteurs de merde tant ils détestent cette Europe qui n’appartient pas à leur monde d’insulaires. Il est loin le bon temps où les cocos taguaient – avant tout le monde – sur les murs « US Go Home » !
    Le sujet n’est pas épuisé et nous aurons l’occasion d’y revenir. En attendant, Sarkozy joue les enfants de chœur avec le Pape qui nous rappelle que l’Europe est, bel et bien, une terre catholique, apostolique et romaine. Au cas où on l’aurait oublié.

  • Propos écolo

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    Qui n’est pas écolo ? l’homme est écolo par essence, car l’essence disait Sartre précède l’existence. En fait c’est pas ça, l’essence est consubstantielle au moteur l’explosion à 2 ou 4 temps ! Sartre pouvait pas le savoir, il n’avait pas le permis de conduire !
    C’est la raison pour laquelle le prix du baril de pétrole me réjouit et je barris comme un éléphant joyeux à l’énoncé des cours du pétrole à la Bourse. Il serait temps que l’on cesse de brûler du pétrole dans ces caisses en ferraille qu’on appelle bagnole, car c’est une matière riche dont on tire bien des humeurs comme diraient les médecins de Molière ! Gilles de Gennes, ce grand monsieur, nous l’avait déjà fait comprendre il y a bien longtemps.
    On constate une fois encore que lorsque l’économique l’emporte sur le politique, l’homme devient très déraisonnable, c’est-à-dire complètement con ! Il y a belle lurette que l’on sait faire des moteurs qui marche à tout … sauf au pétrole. Je sais, pour avoir enquêté voici plus d’une décennie maintenant, que les constructeurs automobiles ont dans leurs cartons les plans de ces véhicules propres. Mais voilà, les compagnies pétrolières, trop heureuses de faire d’énormes bénéfices, reconvertis dans on ne sait trop quoi – pas dans la peinture comme à la Renaissance, ça on peut en être persuadé – freinaient des quatre fers pour continuer à vivre dans la dépendance des bédouins du désert. Sauf que dans nos pays, qui hier encore n’étaient pas imaginaires mais bel et bien gouvernés par des monarques éclairés, on pratiquait la politique de la canonnière.  Ce qui revenait à se servir là où le besoin se faisait sentir. Mais, sans bousculer pour autant l’environnement. Depuis qu’on est en démocratie, les choses marchent à l’envers… on fait soi-disant appel au peuple et l’on s’empresse, par derrière, de bafouer sa parole. On baisse son froc au moindre rhume…Résultat : deux guerres à la con… mais passons.
    Donc pétrole cher, des compagnies pétrolières tétanisées et subissant l’événement, plus du tout en mesure de discuter à l’heure où les routiers ne sont plus sympas du tout mais jouent à l’escargot sur les autoroutes au risque de bloquer le pays et un gouvernement qui va tout se prendre dans la gueule, car la bagnole, c’est une vraie vache à lait, un aspirateur à pognon, celui du Français moyen notamment. Les choses deviennent sérieuses.
    Mercedes nous promet déjà une voiture à l’hydrogène aux performances stupéfiantes pour bientôt, Peugeot et Renault vont suivre à n’en pas douter, et sortir de leurs cartons tous les projets prêts à exécution. Economiquement, ça risque de changer la donne et plutôt en bien d’ailleurs. Une voiture écolo ! pensez donc. Et des voitures qui vont durer des décennies, dont la ferraille sera plus chère que le carburant… inépuisable, lui. Entre ça, l’ordinateur et la connerie technocratique, nous serons bel et bien entrés dans le 21ème siècle.
    Sauf que Poutine reste le plus grand.

  • Deux, trois choses comme ça

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    Il fallait s’y attendre, le « non » des Irlandais fait grincer des dents la nomemklatura européenne. Ca vient surtout contrarier la présidence française tant Sarko comptait là-dessus pour se refaire une petite santé politique. On commence à entendre des propos scandaleux du genre « on isole l’Irlande, les nations qui n’ont pas encore ratifié ce Traité peuvent le faire en toute quiétude », avec l’espoir de dire ensuite à l’Irlande « vous voyez bien, vous êtes tout seul, bande de cons ! Alors reniez-vous et revotez ! »
    Mais que signifie un « peuple » pour ces gens-là ? J’avoue que je reste pantois devant tant de mépris. Et toute la bande du nabot qui nous gouverne est de la même eau. Regardez la tronche d’un Jean-Pierre Jouyet -  je parle même pas d’un Kouchner au cerveau karchérisé depuis longtemps à l’eau de javel – mais faudrait être maso pour passer un week-end avec un mec pareil tellement il respire la joie de vivre.
    Et ce sont tous ces technos, qui nous foutent dans la mouise depuis des lustres, qui se permettent de considérer avec mépris le « non » du peuple irlandais. Ce qu’ils n’ont pas compris  - ou trop bien – c’est que les Européens dans leur ensemble ne veulent pas de cette Europe déconnectée des peuples et de leurs aspirations réelles. Tout ça a déjà été écrit et réécrit. C’est lassant. Mais vous allez voir qu’ils vont réussir à nous concocter une démocratie sans électeurs ! « C’est le rêve de tout technocrate » me disait un copain sorti de l’Ena et sauvé des eaux par sa folie naturelle.

    jean_sarkozy_article.jpg Donc le fils de Sarkozy a fait son 18 Brumaire ! Il s’appelle Jean, il a la même tête de con que l’autre à 20 ans, les boutons en sus, les études qu’il a à peine commencé et laissé tomber dare-dare quand on est le fils de qui vous savez et va épouser Jessica Sebaoun, héritière de la famille Darty dont on espère qu’il va dilapider rapidement la fortune.
    Papa l’a propulsé en politique à Neuilly où il s’est fait élire conseiller général après avoir fait le ménage auprès des candidats potentiels. A peine débarqué dans ce claque du conseil général des Hauts-de-Seine, qu’il revendique d’être le patron du groupe UMP dudit conseil. Devedjian s’étrangle, vu qu’il avait en tête un autre candidat. Et accepte de se faire enfiler une fois de plus car il n’exclut pas, tout compte fait, de finir un jour, même pas longtemps, ministre de la Justice. L’espoir fait vivre, surtout en politique. Et voici donc, un petit con, sans aucune expérience politique, hormis la distribution de tracts dans les rues de Neuilly, bombardé chef du groupe UMP, où, je vous file mon billet, ils sont tous disposés à lui cirer les pompes, car tout est donnant-donnant dans cette Ripouxblique bananière ! Et après ça, un certain Nicolas Sarkozy voudrait donner des leçons aux Irlandais !
    Non, non, je ne cesse de vous le répéter, seul Poutine est grand, Bush est un con et le prochain président américain ne dérogera pas à la règle, il ressemblera à Bush !