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france

  • 11 novembre : une défaite bien française

    monument aux morts.jpgCe 11 novembre, on fête en réalité une grande défaite : celle de la disparition d’une certaine Europe, celle des Empires notamment : allemand, austro-hongrois et Ottoman. Cette guerre marque ensuite le début des grandes boucheries démocratiques qui vont suivre, non plus pour des raisons géopolitiques comme c’était le cas auparavant mais bel et bien pour des raisons financières, ce que l’on appellera le grand capital. C’est surtout la défaite d’une civilisation, d’un art de vivre, d’une société de mœurs comme le rappellera Norbert Elias.
    On a trouvé à cette guerre de 1914-1918, bien inutile à beaucoup d’ égards, les raisons les plus diverses mais dont la pus essentielle à nos yeux tient à la faiblesse et à la médiocrité du personnel politique français face aux Anglais qui nous ont entraîné dans cette aventure au motif qu’ils ne voulait pas voir surgir l’Allemagne comme puissance continentale et ce d’autant que l’industrie allemande prenait le pas sur la leur (notamment en matière de produits manufacturés). 
    Les Anglais qui, comme chacun sait sont des insulaires, se sont toujours battus – et ce depuis les débuts de la royauté française – contre l’émergence d’une force continentale capable de leur faire concurrence, la France notamment – d’où ce désamour archi séculaire -, l’Allemagne bien sûr, la Hollande un temps, l’Espagne dans une moindre mesure. C’est une donnée fondamentale de la politique étrangère anglaise que l’on retrouve aujourd’hui à l’identique au sein de ce qu’on appelle pompeusement l’Europe. Dès que l’Europe manifeste une certaine unité, les Anglais s’arrangent toujours pour la casser.
    On sait que la Première Guerre mondiale a entraîné la Seconde, dont elle n’est jamais que la conséquence. Conséquence d’un traité de Versailles inique, dont Clémenceau exigea le respect par l’Allemagne jusqu’à la lettre. Faut-il rappeler, par ailleurs, que les francs-maçons s’ étaient empressés de casser l’armée française en maltraitant ses cadres – c’est la fameuse affaire des fiches – et que partirent évidemment sabre au clair, tout ce que la noblesse française comptait de jeunes et prometteurs éléments. La racaille radicale-socialiste se mit rapidement à l’œuvre dès 1919, et c’est une armée sous-équipée et quasi exsangue qui devra affronter l’armée allemande en 1939.
    Enfin, il ne faut pas oublier surtout, que ce sont les paysans qui  partirent au casse-pipe en 1914. En 1919, la paysannerie française n’existe plus, elle qui était le socle même de la nation. On verra donc émerger cette fameuse classe ouvrière qui n’est et ne sera jamais que l’esclave du grand capital avec la complicité des syndicats dits ouvriers.
    La classe politique de la Troisième République ne sera pas rachetée par celle de la IVème et encore moins de la Vème République. Tous vont obéir aux lois du grand capital pour aboutir enfin à cette gigantesque catastrophe d’aujourd’hui et à côté de laquelle 1929 risque fort d’être un conte de fées. Mais c’est une autre historie sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir.
    Que nos soldats morts reposent en paix. Ils sont les héros anonymes d’une France qui n’existe plus.

  • Madame de Maintenant ferait mieux de se taire

    doigt_182191.jpgCarla Bruni a donné une interview au Journal du Dimanche qui est proprement scandaleuse. A ce degré d’inculture, on la ferme et on ne vient pas raconter un tissu de bêtises pour rester poli. Cette pauvre petite fille riche – très riche même – qui nous la joue femme de président immigrée comme lui – juif en l’occurrence comme elle l’avoue alors que Sarko n’en a jamais fait officiellement état, à ma connaissance du moins – confine franchement au ridicule et ridiculise d’autant d’ailleurs une fonction qu’elle n’occupe qu’à mi-temps puisqu’elle se veut artiste. Avec son absence de voix et ses textes à la mords-moi-le-nœud, si elle est artiste alors moi, je suis Fellini.
    Madame Carla Sarkozy fait ni plus ni moins l’éloge du métissage et nous avoue avoir été marraine de SOS-Racisme : « J’ai aimé cette société multicuturelle, cette mini-France des potes […] Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour ! On en a parlé avec Fadela (Amara)… » Si cela est, elle peut toujours les inviter dans sa superbe villa sur la Côte d’Azur qu’apprécie tant son immigré de mari.
    Elle poursuit : « Je me suis souvent demandé d’où venait le blocage de nos sociétés – ce qui fait que nous soyons si Blancs, dans les élites, au Parlement, dans les cercles dirigeants (la musique, la mode, c’est autre chose [on se demande bien pourquoi ?]) alors que la société est métissée. »
    Elle a vu ça où que la société était métissée ? La France, comme l’Italie d’ailleurs, ou l’Allemagne, ne sont pas des pays métissés – l’Amérique non plus d’ailleurs – si l’on considère comme relativement marginaux les mariages mixtes. Il y a en revanche des communautés qui vivent les unes à côté des autres en raison même de l’irresponsabilité des politiques qui ne se sont pas aperçus qu’en quelques années, l’immigration du travail était remplacée par celle du regroupement familial. Et rien n’a été fait pour enrayer le phénomène. Et, si ces « communautés » vivent les unes à côté des autres, c’est  moins en raison de la couleur de leur peau que d’une trop grande différence dans les référents culturels. Ce n’est pas la couleur de la peau qui sépare, mais bel et bien la culture. Demandez à Rama Yade de retourner au Sénégal et vous verrez la tête qu’elle va faire.
    Il me semble que dans l’ensemble des amants de dame Bruni que la presse a pu répertorier, il n’y a pas beaucoup de Noirs ou d’Arabes mais une proportion impressionnante de gens riches et Blancs ! Elle aurait dû faire un effort.
    Une telle interview laisse rêveur quant au niveau intellectuel de la dame dont, par ailleurs, ce n’est pas le rôle de venir dire aux Français que l’avenir de leur société est au métissage alors que l’on sait très bien, les politiques les premiers, qu’en cas de référendum sur l’immigration, la réponse des Français tient, à 90 %,  en un seul mot : Dehors ! Ce message s’applique de plus en plus à ce couple présidentiel, décidément de moins en moins à la hauteur des enjeux de ce temps !  Une chanteuse et un agité du bocal, ça vaut bien un métis américain !

    PS/ Figurez-vous que j’ai lu quelque part que c’était les mecs du service communication de l’Elysée qui avait choisi Carla Bruni comme compagne idéale pour leur patron. Ils l'ont choisi sur catalogue ?

  • La retraite. Parlons-en !

    Les députés ont voté un amendement – un amendement, pour ceux qui ne le savent pas, c’est un texte qui vient s’ajouter à une loi et fait corps avec elle, en général pour préciser un point particulier. Mais il arrive que des amendements n’aient rien à voir avec la loi. Donc, disais-je, les députés ont voté un amendement permettant aux salariés de travailler, s’ils le désirent évidemment, jusqu’à 70 ans. Il fallait s’y attendre, ces connards de syndicats sont montés au créneau en hurlant au scandale. Il faut dire que les syndicalistes professionnels ont en général des retraites en béton – n’est-ce pas monsieur Blondel – qu’ils s’empressent évidemment de prendre. Je ne parle pas des mecs de l’EDF et de la SNCF qui se barrent à 50 ans, avec des retraites confortables, et qui se font réembaucher dans des filiales, histoire d’améliorer l’ordinaire. Bon, c’est pas la majorité me direz-vous. C’est vrai. Mais, comme par hasard, c’est là aussi qu’on trouve le plus grand nombre de mecs syndiqués. Qui baignent dans les avantages acquis, sur lesquels le gouvernement bling bling de Sarkozy ferait bien de se pencher.
    Je ne vois pas ce qu’il y a d’honteux à vouloir bosser jusqu’à 70 ans. D’autant que le texte en question n’oblige personne. Plusieurs raisons militent en faveur de cette disposition. D’une part l’allongement de la vie du fait d’une meilleure hygiène et d’une médecine plus performante. Un homme de 60 ans n’est pas un vieillard, loin s’en faut, et s’il a tout son cerveau, hormis des boulots physiquement pénibles, je ne vois pas ce qui l’empêcherait de continuer à bosser. Il s’emmerderait moins, d’une part, et pourrait ainsi transmettre son savoir, si savoir il y a. Et puis, ça le sort de chez lui, ce qui est loin d’être un mal.
    Deuxio, il y a une nécessité économique. Beaucoup de baby boomers vont devoir continuer de bosser pour améliorer leur maigre retraite. Ou bien tout simplement s’occuper pour raison de solitude.
    Tertio, en raison même de la dénatalité qui nous ronge, il y a des tas de boulots que les sexagénaires peuvent remplir au sein des entreprises, comme du secrétariat – pour ceux qui savent écrire en français –, il y a des tas de pistes, j’en suis sûr. Mais, dans ce pays rongé par son jacobinisme, ses pesanteurs administratives et ses mentalités à la con, il va falloir que l’on soit réellement dans le pétrin pour que, soudain, on se mette à imaginer des solutions intelligentes. Ceci implique notamment de revoir une fiscalité archaïque où l’Etat exerce un véritable totalitarisme sur chaque citoyen. Si la crise pouvait tout remettre à plat, ce serait une bonne chose. Car il n’est pas normal que dans un pays comme le nôtre, comme par hasard ce sont les jeunes et les vieux qui ne trouvent pas de boulot. Si on avait une fiscalité dont la stupidité n’a d’égale que les énarques qui la mettent en oeuvre, il y aurait des tas de petits boulots et du boulot pour tout le monde.

  • Laxisme démocratique

    Chaque jour apporte son lot de dérives et d’absurdités du système dans lequel nous vivons, cette démocratie de moins en moins contrôlée et aux mains de petits censeurs à tous les niveaux, sans parler des authentiques margoulins. En fait, il n’y a plus de hiérarchie et c’est à tous les échelons que l’on trouve ces représentants d’un ordre moral dont nous ne savons pas qui donne le la, si ce n’est l’incontournable droit de l’homme à jouer au con !

    Tenez, dernière idée de notre ministre de la Justice, Rachida Dati, mettre des interphones dans les cellules des prisons pour prévenir la vague de suicides qui y sévit actuellement. J’avoue que je suis resté sans voix cinq secondes qu’on ait pu envisager un tel truc ! Elle est tellement aux abois, la pauvre ministre, qu’elle est en train de partir en vrille. Mais, elle appartient avec la Sénégalaise Yade – que pour notre bonheur on entend de moins en moins –, et Fadela Amara au plan droit de l’homme du Président. Autant les deux dernières sont des potiches dans le décor (un peu cher quand même pour le boulot fourni) autant la garde des Sceaux a foutu un tel bordel dans notre système judiciaire, par arrogance d’ailleurs, qu’il va falloir déclencher le plan Orsec. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas claquer le beignet des juges, nettement prompts à dégainer contre tout ce qui porte le sceau « national », mais de là à se mettre l’ensemble du système à dos, il y a un pas qu’elle a allègrement franchi. Alors, le nain, on fait quoi maintenant ?

     

    Il n’est pas une journée sans que l’on ne voit la tronche du facteur, Olivier Besancenot, trotskiste de son état, révolutionnaire le jour dans les médias et petit bourgeois quand il rejoint bobonne et son chiard le soir au coin du feu. Madame a fait la tambouille dans leur joli petit appartement montmartrois, acheté à crédit – mais oui on est propriétaire – tandis que l’autre idiot utile du capitalisme téléphone à tonton Krivine pour savoir quelle connerie il va bien pouvoir raconter le lendemain. Car, voyez-vous, il a osé comparer un pistolet électrique Tazer à un flingue ! Horresco referens. Ces cons de chez Tazer n’ont rien trouvé de mieux que de faire enquêter sur le gonze, histoire de savoir s’il aurait pas des fois une casserole au cul, ou plus simplement une petite histoire gentillette avec une crémière quelconque ! Que nenni. Mais voilà, c’est venu aux oreilles du révolutionnaire en carton qui a déclenché le plan Orsec médiatique. Du coup, ces cons de media nous bassinent avec cette histoire dont on a rien à foutre. Tazer-vous Elkabbach !

    Dernier sujet délicieux sur la vertu en régime démocratique : les banques ont sinistré les finances des villes en leur fourguant des actions pourries ! Des « subprimes » en quelque sorte ! C’est le thème du jour. La plupart des villes françaises sont endettées. Ca nous le savions depuis longtemps. Il faut dire que si la plupart des maires tentent d’œuvrer au mieux pour leur ville, ils pètent en général les plombs avec leurs rêves pharaoniques ! Et là les exemples sont légion. Si, à la connerie des maires, on ajoute l’escroquerie des banques, les citoyens n’ont pas fini de payer la note. Déjà que la plupart des villes foutent du fric en l’air avec ce que l’on appelle pudiquement les budgets sociaux – aides diverses et variées aux populations immigrées notamment qui ne servent en général à rien, mais il faut bien payer la paix sociale – si les banques en rajoutent, nos villes sont endettées pour les cinq siècles à venir. A l’origine du désastre, les montages sophistiqués de banques, comme Dexia (ex-Crédit local de France), la Caisse d’Epargne-Natixis, le Crédit agricole ou encore Fortis. Autrement dit toutes les banques que l’Etat vient de renflouer, cherchez l’erreur !

    Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui … je crois que je vais aller m’inscrire au chomdu et regarder le monde s’agiter avec mon pote Mamadou qui branle rien depuis belle lurette avec ses quinze gosses et ses trois femmes … je compte pas les occasionnelles… Il a tout compris, Mamadou, entre le village où il faut bosser et la banlieue parisienne où il se la coule douce… en écoutant, chanter le vent…

  • A défaut d’un destin cherchons-nous un avenir

    Nous savons tous que l’homme n’est pas un animal raisonnable. Le voudrait-il que je ne suis pas sûre qu’il y parvienne. En revanche, je suis souvent frappé par le bon sens qui émane de la parole du peuple, à qui il n’est pas besoin de faire un dessin pour comprendre les aléas du monde et les nécessités de l’heure quand l’aveuglement de nos politiques et les voies sans issue  qu’ils empruntent en général me consternent. C’est d’autant plus inquiétant que la crise est bel et bien là, avec un Sarko qui nous la joue « agité du bocal ». Soyons honnête, je ne ferai pas à Sarko de reproches trop sévères pour une fois, car dans cette Europe de couilles-molles, il a fait preuve d’une belle détermination. Et son idée de mettre en place une boussole ou une règle du jeu dans le bordel financier libéral éviterait peut-être à l’avenir que ça se reproduise.
    Toujours est-il qu’il serait bon de tirer les premières conclusions, non hâtives, au regard de ce qui vient de se passer.
    Première évidence : le politique doit reprendre le pas sur l’économie. C’est le politique qui décide, car le politique, c’est la volonté du peuple et ce devrait être aussi de tracer un destin. Mais, n’en demandons pas trop pour l’instant. Quand l’Etat remet du fric dans les banques, c’est un acte politique. Mais, c’est aussi le fruit de notre labeur !
    Seconde évidence : il faut abandonner le modèle anglo-saxon qui privilégie l’actionnaire au détriment du travailleur. Il faut recentrer l’économie sur les besoins réels et non sur une hypothétique croissance exponentielle qui nous conduit tout droit dans le mur. Il faut recentrer l’économie sur l’industrie et la recherche. De toute manière en Europe nous n’avons pas autre chose à vendre avec l’agroalimentaire. C’est déjà pas mal me direz-vous.
    Il nous faut être des écolos intelligents. C’est-à-dire protéger les ressources et mieux évaluer nos besoins.
    Il faut se recentrer sur l’Europe et élaborer un modèle socio-économique européen qui exclue d’emblée les anglo-saxons. La puissance sera continentale et elle l’est de plus en plus par le retour sur la scène internationale de la Russie.
    L’Europe se doit de protéger ses intérêts et par-delà son identité fort mise à mal ces derniers temps. Je pense que les choses s’imposeront d’elles-mêmes dans la mesure où la rareté des ressources va ramener l’homme à se poser les vraies questions et d’en finir avec 50 ans de cette idéologie de gauche égalitariste qui nous a collé dans la panade. Je pense que certains individus s’épanouiront beaucoup mieux dans un camp de travail, joyeux, écolo et prospère que sur les ondes radios et les journaux où ils sévissent en général. Le facteur trotskar mérite bien d’aller biner les betteraves. Cela le rapprochera de Mao.

    Outre qu’il faut revoir notre modèle économique, c’est-à-dire notre rapport au monde, sur un mode économe et de décroissance, tout comme il me paraît urgent de revoir notre système éducatif. L’un ne va pas sans l’autre. Pour se faire, il faut d’une part réintroduire la sélection à l’école et, d’autre part développer les filières professionnelles dans la mesure où un artisan est aussi nécessaire qu’un ingénieur. Tout individu ne rentrant dans aucun de ces cadres sera affecté comme manœuvre dans le bâtiment et les filles dans le système de santé. Par ailleurs, il faut remettre sur pied, et sur d’autres critères, l’armée et ce en vue d’un cadre européen plus large mais aussi plus efficace.
    Enfin, l’Europe doit se poser la question de son destin face à un monde qui va plutôt dans le sens du conflit que de la paix. Et aller vérifier si Poutine est aussi grand que cela.

    Première partie du programme.

  • Le capitalisme : un grand corps malade

     

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    Dans le fatras d’analyses qu’il nous a été donné de lire sur la fameuse crise financière, celle du prix Nobel d’économie que Paul Krugman vient de recevoir n’est pas la plus sotte : « C’est une crise des certitudes dans le système. C’est une crise du crédit bancaire, de l’énergie à bas prix, de l’accès à la nourriture, du commerce mondial. Et, surtout, de la régulation, ou de son absence. Et, contrairement à ce que l’on entend, il n’y a aucune gouvernance économique et financière dans le monde depuis vingt ans, c’est une fumisterie. Et cela peut avoir des conséquences dramatiques. »  Il est bon de préciser qu’il a tenu de tels propos au mois d’août à Libération et que l’on était à peine entré dans la crise et qu’il n’avait pas le prix Nobel.
    Crise d’un système, on l’aura bien compris. Les premiers touchés, ce sont les petites entreprises qui ne peuvent plus emprunter pour investir dans les hommes et le matériel. Donc, cela signifie qu’à terme le chômage va augmenter. Une fois de plus, c’est le peuple qui trinque parce que les hommes qui ont pourri le système se foutent complètement des réalités économiques, vu qu’ils vivaient dans un monde virtuel où la règle du jeu était la même que celle du Loto. Une seule loi : faire du fric.
    Retour à la réalité, car le système vient bel et bien d’exploser au point que l’on peut parler de la crise du capitalisme la plus grave depuis 1929, quand bien même la situation n’est pas comparable.
    Je ne suis pas économiste je ne vais donc pas vous ennuyer avec des théories à la con, si ce n’est que je note au passage que tous ces beaux « esprits économiques » n’ont, semble-t-il, rien vu venir, pas plus que nos inspecteurs de finances d’ailleurs à qui sont confiées les finances publiques. Je note également au passage que lors de sa campagne présidentielle, Sarkozy trouvait que les Français n’était pas assez endettés à l’image des Américains. Il est revenu dare-dare sur cette proposition.
    Grosso modo, vous qui n’êtes pas plus idiot que moi, vous avez compris que la crise actuelle vient du fait que l’on a totalement ignorer que la richesse naît d’abord du travail de l’homme. Que c’est lui, et lui seul, qui crée la richesse. Ensuite, cette richesse doit être à peu près équitablement répartie. Je veux dire que plus nombreux sont ceux qui partagent le gâteau, mieux la société fonctionne. Qu’il y ait des riches et des pauvres, cela a toujours été. Mais qu’un petit nombre amasse l’essentiel de la richesse n’est pas viable. Pas plus que n’est viable le chef d’entreprise qui sinistre sa société tout en partant avec la caisse. Non, la richesse sert à créer des entreprises pour faire travailler les hommes et leur donner un juste salaire. C’est un peu simpliste me direz-vous, mais un homme politique n’a pas besoin d’autre chose pour donner des ordres à ses services, c’est-à-dire à ses énarques : « Mettez-moi ça en musique. » De Gaulle qui ne comprenait rien à l’économie avait coutume de dire : « j’ai un ministre des finances pour ça. » Et il avait raison.
    Reste que maintenant, cette crise pose énormément de questions auxquelles il faudra bien apporter des réponses. L’Europe va-t-elle continuer d’imaginer l’Amérique comme un modèle ? Sarkozy, après avoir joué au cow-boy, va-t-il se décider à regarder une carte géographique et comprendre que Moscou, c’est quand même plus près que Washington ? L’Europe ne doit-elle pas se construire un modèle économique fiable et protéger ses emplois ? Sans donner dans l’économie dirigiste, l’Etat ne doit-il pas se réserver un droit de regard sur ce qui se passe sur les marchés financiers ? Bref, l’heure des décisions déchirantes a sonné. Sinon, que va-t-il se passer ? On va rafistoler le système ? Cela me paraît difficile. Car l’Amérique n’est plus la seule et unique puissance sur l’échiquier. La Russie vient de faire son grand retour sur le marché et Poutine n’est pas vraiment un guignol. Et puis, l’Amérique va devoir se réformer mais dans quel sens ? On imagine mal qu’elle se mette à maltraiter, comme elle vient de le faire, sa classe moyenne qu’elle a engagée à vivre à crédit. Là aussi, il va y avoir des révisions déchirantes. Une chose est certaine, l’Amérique de Bush est terminée.

     

    PS/ Des maghrébins ont conspué la Marseillaise lors d'une rencontre de football entre la France et la Tunisie au stade de France. Comme la France n'existe plus, les cris de pucelle effarouchée nous font sourire. De surcroît, 90 % des joueurs ne sont pas caucasiens. Alors, où est le problème ?

     

    PS/2 Il devient inquiétant que la politique étrangère de la France soit dictée par la soeur, Valéria, et la femme Carla de Nicolas Sarkozy en empêchant l'extradition d'une terroriste des Brigades rouges, Marina Petrella, réfugiée en France depuis des lustres. C'est d'autant plus singulier que les parents de ces deux femmes ont quitté l'Italie à cause de ces fameuses Brigades rouges qui, dans les années 70, enlevaient les "gosses de riches" !

  • Un Nobel pour rien !

    le clezio.jpgUn Nobel est toujours la marque d’une reconnaissance tardive. Raison de plus pour saluer celui de médecine attribué à Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leurs travaux portant sur le sida.
    En revanche, on se réjouira beaucoup moins de celui attribué à Jean-Marie Le Clézio, écrivain de langue française et personnage des plus contestables tant il est politiquement correct ce qui, d’emblée, lui retire tout intérêt. Il est dans la parfaite ligne du virage amorcé depuis quelques décennies déjà par les membres du jury Nobel, à savoir un prurit égalitariste anti-occidental où l’homme blanc incarnerait une sorte de mal absolu. Mais, dans ces pays nordiques atteints du syndrome de Stockholm, voici belle lurette qu’Odin n’est plus roi.
    Revenons à Le Clézio. On lui reconnaîtra une qualité, qu’il revendique d’ailleurs, lui issu d’une mère française et d’un père britannique, c’est d’écrire en français et dans une langue de qualité (ce qui n’est pas, avouons-le, le cas de tout le monde). Mais sorti de là, son œuvre tient nettement plus du bavardage et de la digression indigeste que de la grande tradition romanesque française. Pour tout dire et afin d’être encore plus clair, c’est une œuvre ennuyeuse dont le fil conducteur consiste à suivre les errances et les foucades de cet auteur qui, grand bien lui fasse, passe son temps à voyager. Ce qui n’est pas une tare, on en conviendra, d’autant que les écrivains voyageurs nous en connaissons et d’excellente qualité, Paul Morand par exemple et pour ne citer que lui.
    Ce goût de l’ailleurs a poussé d’ailleurs Le Clézio à vivre, ces dernières années, aux Etats-Unis, à Albuquerque exactement, où il lui arrive d’enseigner par ailleurs. Je ne vois pas d’exotisme particulier à aller vivre aux Etats-Unis, si ce n’est de souscrire au mythe du bon sauvage. Je ne sais plus qui disait que l’Amérique était le seul pays à être passé directement de  la civilisation à la barbarie ! Le Clézio doit aimer les barbares !
    Dans une interview à l’Express, ce monsieur nous éclaire : « J'habite toujours aux Etats-Unis. Le Nouveau-Mexique est un endroit propice à l'écriture, il reste mon port d'attache. J'y échappe à la frénésie du monde moderne. Devant chez moi, il y a un terrain vague, et non loin de là, le Rio Grande, une zone de vide, dans le pays le plus urbanisé et pollueur de la planète. » Vide comme son œuvre.
    Ce goût du voyage – il revient présentement de Corée –  amène  notre homme à considérer le monde comme une seule et même entité où toutes les choses, à commencer par l’homme, se valent. Il n’y a pas de différence biologique majeure entre un Papou et Le Clézio. Ce qui les sépare c’est, en effet, la culture et là on notera quand même quelques différences majeures. Voici qui ne préoccupe guère ce monsieur qui considère que l’avenir de l’humanité est au métissage. Position pour le moins paradoxale pour un homme qui a défendu des pans entiers de la culture indienne mexicaine ! Mais Le Clézio n’est, semble-t-il, pas à une contradiction près.
    Quant à son dernier livre, il traite de la culpabilité de la société française envers les juifs et les peuples colonisés. Nous voici enfin dans les vrais sujets. La culpabilité de l’homme blanc ! Rien de bien neuf sous le soleil, et tout pour plaire au jury du Nobel.  
    Ce qui nous rassure, c’est que l’œuvre de ce monsieur partira finalement dans les poubelles de l’histoire car les peuples ont, heureusement, la mémoire sélective. Il est temps de relire Paul Bourget !

  • Picasso et Kate Moss

    picasso.jpgY-a-t-il des signes distinctifs qui permettraient de dire que nous entrons, ou sommes déjà, en décadence ? Mais, qu’est-ce donc que la décadence ? La décadence c’est l’achèvement d’un cycle et le commencement d’un autre. C’est la raison pour laquelle Raymond Abellio considérait que la décadence n’avait rien de dramatique mais constituait une étape nécessaire. Oswald Spengler, dans Le déclin de l’Occident considère lui aussi qu’il y a des époques de haute culture – créatrices de valeurs – et de basse culture –épuisement de ces valeurs. On lira aussi avec beaucoup d’intérêt aussi l’ouvrage de Julien Freund, La fin de la Renaissance, où il soutient la thèse que nous avons épuisé tout l’héritage intellectuel de la Renaissance et que nous entrons désormais dans un ailleurs indéfini.
    Certes, nous appréhendons cette décadence parce que nous sommes nés après la guerre de 39-45 et que nous avons connu une France qui était encore celle des clochers, des Gaulois et des congrès radsoc. De Gaulle, c’est encore la France de nos pères. 1968 est moins une galéjade qu’il n’y paraît pour la bonne raison que la lente dégradation de notre système scolaire va aller en s’accélérant pour aboutir au non-sens actuel. C’est aussi et surtout la percée massive de l’égalitarisme à l’école et de toutes ces idées sirupeuses qui déboucheront sur le totalitarisme des droit de l’homme. Mais, de telles idées ne sont pas décadentes en soi, c’est la faillite d’un système qui constitue bel et bien la décadence d’un ensemble de valeurs qui reposait sur le travail, l’effort, l’honnêteté, le civisme,etc. La civilité, la société de mœurs dont parle Elias, voici la marque même de ce qui constitue à nos yeux une civilisation. On remarquera au passage que cette société qui va grosso modo de la Renaissance à 1914, se caractérise par un grand espace de libertés civiles.
    Aujourd’hui, il semblerait bien que nous entrions dans la caricature inverse. L’école est au mieux un lieu de passage quand ce n’est pas une garderie et, dans ce cas précis, il est tout à fait logique que les enfants de la bourgeoisie s’en sortent beaucoup mieux puisqu’ils vivent dans un milieu où la contrainte éducative est la plus forte. Hors la bourgeoisie, l’Etat permet une sorte de n’o man’s land scolaire où se côtoient, à la périphérie des villes, les ethnies les plus diverses et les langues qui vont avec, ce à quoi s’ajoute la pression islamiste totalement contraire à l’esprit républicain. Mais l’Etat s’en fout.
    Au même titre, l’Etat se fout complètement de l’université puisque tous les critères de sélection ont disparu et les premières années de fac sont des dépotoirs à bacheliers en déshérences. Conclusion : pas de contrainte, peu d’attrait, l’école est un passage obligatoire que les adolescents rêvent de quitter rapidement.
    Aussi, les jeunes générations, livrées à elles-mêmes vu l’absence de modèle, vont au plus simple : la musique, le cinéma, la télévision, bref l’abrutissement assuré de mômes (et de parents) dont les seuls survivants sont ceux dont les familles ont assuré une réelle éducation.
    Le problème est que cette décadence généralisée a gagné les pseudo élites qui sont aux manettes de ce que l’on appelle pompeusement la culture et dont Jack Lang fut l’incontestable archétype. Les années Mitterrand ne sont pas des années « culture » mais des années de démagogie culturelle où à travers les Frac notamment (front régional d’art contemporain) on a vu s’épanouir ce que l’on appelle l’art contemporain et dont un imbécile comme Aillagon est le parfait représentant (chipotons pas, cela a commencé bien avant avec un mec comme Marcel Duchamp par exemple).
    Aujourd’hui, il n’y a plus de curseur qui permette de distinguer ce qui relève de l’art en particulier et de la fumisterie en général. Si, une seule chose, quand perdure la tradition à la Savonnerie de Sèvres par exemple, aux Gobelins et dans ces lieux où le savoir ancestral trouve à s’exprimer. Mais là nous sommes dans l’excellence de l’artisanat d’art, ce qui est un autre sujet. Non, ce dont je parle, c’est tout ce qui est à la portée d’un présentateur de télévision, genre Guillaume Durand, qui va s’extasier devant Jeff Koons et autres zozos de la même eau.
    Les tenants de cette modernité-là ont la vie dure, et ils sont en train de nous imposer une exposition Picasso dans laquelle ce dernier a revisité quelques grands classiques de la peinture européenne. Tout cela pour nous faire avaler l’idée que Picasso est un peintre, lui aussi classique et de l’envergure d’un Greco, d’un Poussin, d’un Vélasquez, j’en passe et des meilleurs. Cette exposition est une pure arnaque et si on la visite, c’est bien pour voir quelques œuvres de peintres authentiques mais appartenant désormais à un autre monde. Picasso est un excellent dessinateur, nous le savons et ses périodes bleue et rose le prouvent, mais dès 1920, il va se livrer à un jeu de massacre fort juteux financièrement et faire s’extasier les galéristes qui dans le même temps étaient à la recherche de nouveaux horizons picturaux et financiers. La peinture dite moderne, initiée, entre autres, par Picasso allait leur fournir le prétexte dont ils avaient besoin. Reste qu’en marge, dans le bruit et la fureur, un Nicolas de Staël bâtissait son œuvre comme le fera un Francis Bacon. Mais eux, dans la tradition. Cette exposition Picasso, si elle présente un intérêt, c’est bien de nous faire la démonstration de ce qu’est l’art et le non art ou plutôt ce qu’est l’art d’un côté et la puissance de l’argent de l’autre.

    kate-moss-or.jpgEt d’ailleurs à ce sujet, hautement symbolique, on peut également citer le cas de la statue en or massif (50 kg) représentant un mannequin anglais – Kate Moss, icône de cette modernité faite de sexe, drogue and rock’n’roll – représentée dans une position de yoga qu’elle n’a d’ailleurs jamais effectué et œuvre d’un sculpteur inconnu dénommé Marc Quinn. Picasso, Kate Moss, Quin  and Co, même combat.

  • Désordre. Quel désordre ?

    Bon, il paraîtrait que le système se casse la gueule. Mais de vous à moi, ça  change quoi à vos finances présentement ? Pour l’instant, pas grand chose. De toute manière vous n’avez pas grand chose non plus, juste un peu de blé à la Caisse d’épargne, quelques sicav ? Là, en revanche vous avez dû perdre un peu de pognon. Et encore, faut voir. Mais, tout ce tinfouin qu’ils sont en train de faire, j’avoue qu’on y comprend pas grand chose et d’ailleurs on s’en fout.
    Mais, les politiques ont la trouille, ça pourrait foutre en l’air leur business, leurs combines, leurs privilèges, voire tout le pognon qu’ils ont foutu de côté et qui risque de fondre comme neige au soleil. Déjà qu’on vient de piquer l’appartement de ce zombie de Poncelet. Il est furax ce con de franc-mac. Vous saviez qu’il était propriétaire de deux appartement à Paris ? Le Canard l’a pas loupé. Et il vient crier au règlement de comptes. Il se fout de la gueule de qui ce mec.
    Tiens, en passant, profitons-en pour faire campagne : supprimons le Sénat. Ce truc ne sert à rien, il nous coûte très cher et ça suffit amplement de nourrir une équipe de députés tous aussi trisomiques 21 les uns que les autres et qui pondent des lois à la con qu’ils ne comprennent pas en général. 
    Bon, revenons aux choses sérieuses. Cette crise – je vais quand même pas chialer sur les banques et encore moins sur ces enfoirés de banquiers français – si elle pouvait, je ne dis pas moraliser (faut pas rêver) le capitalisme, c’est-à-dire réduire le nombre des escrocs, mais le recentrer sur les réalités, ce serait une bonne chose. Et c’est quoi la réalité ? La réalité c’est l’entreprise, l’industrie, petite ou grande, les PMI-PME et tous ces artisans qui constituent à la richesse de ce pays. Il faut investir dans la recherche et surtout rétablir la sélection à l’école, ce qui va rehausser illico son niveau et surtout permettre à des mômes d’être mieux orientés et de ne pas perdre leur temps avec des études dont la plupart ne veulent pas. Car en matière de sélection, ceux qui font très forts, ce sont les Chinois et les Indiens. Ils ont tout compris.
    En Europe, on a encore de la matière grise et une très haute technicité dans de nombreux métiers. Cette richesse-là, il ne faut pas la perdre. Ensuite, il est aussi des domaines où l’on est leader, comme le nucléaire. Aussi n’est-ce pas le moment de brader nos technologies en poursuivant une pure logique marchande au détriment des réalités géopolitiques sur le long terme. On est en train d’installer des chaînes de montage d’Airbus en Chine ? Est-ce bien nécessaire ? Question. Et puis, ce n’est peut-être pas de discuter avec les Chinois notre priorité, mais plutôt les Russes, non ? Bref, cette crise du capitalisme est salutaire mais encore faut-il en profiter pour emprunter les bonnes voies,  sinon, le XXIème siècle risque fort d’être austère pour une Europe qui existera de moins en moins. Notre destin, que nous le voulions ou non, est continental. Ce qui veut dire qu’il faut porter nos regards vers l’Est.

  • Retour de manivelle

    Personne ne semble avoir remarqué la chose suivante : il y a presque vingt ans maintenant l’URSS sombrait dans le chaos pour accoucher d’une nouvelle Russie. Le capitalisme triomphant n’avait plus d’ennemis et désormais le rêve américain d’un monde globalisé – consistant essentiellement à vendre leurs merdes aux quatre coins de la planète – pouvait enfin se réaliser. C’est alors que les financiers s’en donnèrent à cœur joie. L’homme de culture s’est trouvé d’un coup totalement dépossédé de ce qui donnait du sens à sa vie : une culture propre, le maniement des idées, une certaine idée du monde d’où découlait un ordre moral qui régulait les rapports entre les êtres, des peuples avec des identités que le comte de Keyserling avait consigné dans Analyse spectrale de l’Europe.
    D’un coup, tout ce monde-là s’est trouvé balayé et c’est soudain la loi du marché qui s’est imposé à tous, un marché sans foi ni loi, n’obéissant qu’aux sacro-saints actionnaires. Faire de plus en plus de bénéfices. A ce petit jeu, le capitalisme triomphant au travers d’escrocs patentés de la finance –  et que les plus hautes instances américaines laissèrent croître et prospérer comme Alan Greenspan - , se livrèrent à une sorte de pillage dont les classes moyennes ne pouvaient à terme que faire les frais. La suite vous la connaissez.

    Il ne vous a pas frappé – quelle belle coïncidence –  qu’à l’heure même où une certaine phase du capitalisme se casse complètement la gueule pour un coût dont nous ne connaissons pas encore le prix, voici qu’émerge de nouveau sur la scène politique et géopolitique la Russie. La Russie, qui n’obéit qu’à certaines règles du capitalisme et certainement pas à celles des anglo-saxons (dont nous sommes les victimes). Elle est désormais une puissance incontournable. Et ce à plusieurs titres.
    D’une part, grâce à Vladimir Poutine, la Russie a renoué avec son histoire impériale et retrouvé son identité culturelle que le communisme n’avait d’ailleurs pas gommée. La Russie, qui possède à elle seule une large part des ressources énergétiques mondiales devient, ispo facto, la première puissance continentale malgré la présence de la Chine et de l’Inde. Incontournable enfin, parce que à la différence d’une Europe en plein désarroi et d’une Amérique affaiblie par son obsession de l’argent comme seul et unique horizon historique, Poutine a une vraie vision du monde même si nous ne pouvons, à ce jour, en décrypter tous les véritables desseins.
    Incontournable enfin, parce que nous allons assister à une confrontation bien réelle celle-là entre puissance maritime et puissance continentale. L’Amérique désormais ne peut plus considérer la terre entière comme son terrain de jeu. D’autant que sa puissante armée est un leurre, car elle repose entièrement sur du matériel, de la technologie et pas sur les hommes. Le soldat américain n’est pas un guerrier (c’est avant tout un consommateur) et tous les engagements Américains depuis 1945 nous en ont apporté la preuve (Corée, Vietnam, Afghanistan, Irak).
    Vingt ans après la victoire du libéralisme sur le communisme, le libéralisme est en crise et se heurte désormais à une Russie qui entend bien assumer son destin impérial. Ca va saigner.
    Nous, évidemment, on a déjà fait nos choix.