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        <title>le journal du chaos - politique</title>
        <description>Revue de presse des nanars associés</description>
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        <lastBuildDate>Thu, 24 Jul 2008 10:21:40 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Propos en l’air</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (JDC)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 10:26:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lejournalduchaos.hautetfort.com/media/00/01/1565425847.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;img src=&quot;http://lejournalduchaos.hautetfort.com/media/02/00/1964955203.jpg&quot; id=&quot;media-1057870&quot; alt=&quot;poutine.01jpg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1057870&quot; /&gt;Pétrole cher, changement de président aux Etats-Unis, président russe qui hausse le ton à l’égard de l’Amérique l’accusant d’avoir suscité la crise, Israël qui ne cesse de jouer les va-t-en-guerre depuis 50 ans, l’émergence de pays comme la Chine et l’Inde dans le concert énergétique des nations, effacement progressif de l’Europe, tel est le triste paysage à l’aube de ce 21ème siècle qui ne va pas être serein du tout.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Crise pétrolière tout d’abord. Est-elle artificielle ou réelle ? Allez savoir. Du pétrole, a priori, les réserves sont loin d’être épuisées. Au fond on s’en fout sauf sur un point : il faut arrêter de brûler du pétrole, qui est une matière riche, dans des voitures alors que celles-ci pourraient parfaitement rouler à l’hydrogène. Mais voilà, ça rapporte gros à l’Etat, français notamment. Car la voiture est une véritable vache à lait qui engraisse les assureurs et plus encore l’Etat qui taxe le conducteur par tous les bouts. Il faut arrêter cette mascarade et obliger les constructeurs à s’orienter vers des moteurs propres, ce que l’on sait faire. De toute manière, il faudra, contraint et forcé, y venir. Alors autant changer dès maintenant de modèle économique et remettre à l’honneur les transports en commun.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Derrière le pétrole, c’est évidemment une tout autre guerre qui se joue. Jusqu’à ce jour, l’Amérique et l’Angleterre ont imposé leur modèle économique, le libéralisme pour faire simple. Ce libéralisme atteint ses limites car, on le voit bien aujourd’hui, il n’a plus pour seule et unique finalité que le pognon, le fric en soi si vous préférez, l’argent pour l’argent. Je n’ai rien contre le fait qu’un homme gagne de l’argent – style Jean-Luc Lagardère par exemple et pas son baltringue de fils – quand il est à la tête d’une entreprise qui fournit des emplois. Je suis contre quand des voyous genre Zacharias, l’ex-patron de Vinci, pète les plombs et pille la boîte qu’il a enrichi certes, et se barre avec quelque chose comme 200 millions € qu’il ne réinvestit dans rien si ce n’est dans son égo personnel. Bref, du fric qui sert à rien et qu’il n’aura même pas le temps de dépenser. Il va crever, ce connard, sur un tas d’or. Et alors ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C’est ce fric là que je condamne. Mais, si cette logique du pognon à l’anglo-saxonne existe, c’est bien parce qu’il n’y a plus de politique. Car, lorsqu’il y a politique, l’économie a du sens. Or, aujourd’hui, dans les pays développés, l’économie n’a plus de sens. Seule exception, la Russie évidemment. Mais l’Amérique, qui s’apprête à voter pour un métis, et cette Europe à 27 qui n’a ni queue ni tête partent littéralement à vau l’eau et laissent augurer d’une belle catastrophe. L’Amérique est une île et vivra son destin d’insulaire, ce dont on se fout complètement. En revanche, l’Europe est sur le continent, là où vont se situer tous les enjeux de ce 21ème siècle. Ce n’est pas avec un Sarkozy, ni une Angela Merkel que va se décider le sort de l’Europe dans cette cour des grands où vont s’affronter la Chine, l’Inde et la Russie. Et les atouts de la Russie on les connaît. Elle dispose à elle seule de la moitié des ressources de la planète. Alors, camarade, tirez-vous même les conclusions et vous comprendrez alors pourquoi Vladirmir Poutine est grand.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; 
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                <title>Ode socialiste à l'humanisme</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (JDC)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 10:35:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;b&gt;Par Coclés&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lejournalduchaos.hautetfort.com/media/01/00/419368219.jpg&quot; id=&quot;media-984039&quot; alt=&quot;816738405.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-984039&quot; /&gt;L'autre soir Antenne 2 nous servait un docu-fiction sur Mitterrand à Vichy. Le film était suivi d'une série d'interviews où il était essentiellement question de l'antisémitisme vichyssois, du statut des juifs, de leur déportation et de la solution finale. Bien sûr on y fustigeait la cécité de cet homme de « droite » vis à vis de la souffrance juive, cécité que son passage, héroïque, dans la Résistance ne saurait absoudre.&lt;br /&gt; Devenu homme de &quot;gauche&quot; François Mitterrand n'aura certes pas lavé l'opprobre qui pèse désormais sur sa mémoire, mais au moins, comme le soulignait Edwy Plenel, le « trotskiste culturel » de service, en devenant « progressiste » sur le tard, aura-t-il acquis un droit aux circonstances atténuantes.&lt;br /&gt; En 1961, le même François Mitterrand, pleinement acquis au « progressisme » publiait chez Julliard un essai intitulé &lt;i&gt;La Chine au Défi&lt;/i&gt;. Sur le grand timonier Mao Tsé Toung, il portait alors un jugement plein de mansuétude admirative. Un Mao que les historiens s'accordent pourtant à juger responsable de la mort de trente à soixante millions de Chinois. De ce jugement intempestif il n'est curieusement jamais question. Peut être que pour la « gauche » morale les Chinois ne sont pas tout à fait des hommes comme les autres et qu'après tout ces morts là furent immolés à un juste cause, celle du &quot;progrès&quot; comme dirait Plenel...&lt;br /&gt; Qu'on en juge par cet extrait.&lt;br /&gt; « &lt;i&gt;Mao n'est pas un dictateur, mais le magistère qu'il exerce lui confère un pouvoir sur son peuple que ne possédèrent jamais ni le fanatisme incantatoire (assorti d'un solide régime policier) de Hitler en Allemagne ni l'énergie dévorante et cynique de Mussolini en Italie; que n'acquerront jamais un Nasser en Égypte, malgré son astucieux mélange de violence, de ruse et de pondération, un Franco en Espagne, malgré l'insolente protection de ses trois gendarmes: l'armée, l'Église et l'argent. Il n'est pas non plus de l'école de Gandhi. Ce marxiste chinois ne peut que demeurer étranger aux méthodes de pensée et d'action d'un Nehru. La rigueur doctrinale s'allie en lui à un réalisme vigilant, au goût et à l'expérience du concret, à la volonté acharnée de bâtir une société qui réponde à ses exigences sans détruire au passage l'objet même qu'elle se propose de servir. Mao est un humaniste. Mais cet humaniste-là, qui mène une révolution conquérante depuis plus de trente ans (il a conduit des armées comme le partisan qui dresse une embuscade et comme le professeur d'école de guerre qui prépare sur la carte la retraite dont il attend la victoire et ne livre combat que sur le terrain qu'il a lui même choisi), qui accepte les devoirs d'un militant et qui se soumet aux disciplines formelles, échappe aux définitions ordinaires. Même en Chine, il représente un nouveau type d'homme. La sagesse, la culture n'ont de sens, pour lui, qu'identifiées à l'action.&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; François Mitterrand, &lt;i&gt;La Chine au défi, Julliard&lt;/i&gt;, 1961, p. 27-28.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Un certain monsieur Poutine</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (JDC)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 08 Dec 2007 15:38:56 +0100</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lejournalduchaos.hautetfort.com/media/01/01/294d0e615df6efe2d2e505c26f9015c8.jpg&quot; id=&quot;media-709576&quot; alt=&quot;b0cfcca1e9836db27a5994caa16aa796.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-709576&quot; /&gt;La presse occidentale n’a pas manqué de se déchaîner contre Vladimir Poutine au sujet des élections législatives qui ont eu lieu le dimanche 2 décembre 2007 et qui voient le parti du Président, Russie unie, l’emporter largement avec plus de 64 % des suffrages.&lt;br /&gt; La presse occidentale, évidemment, ne manque pas de souligner le caractère fort peu démocratique de ces élections mais plus encore l’ensemble des processus de décisions politiques entièrement concentrés entre les mains d’un même homme.&amp;nbsp; Bref, Vladimir Poutine se comporte en tsar et non en homme politique élu démocratiquement. Nous en conviendrons bien volontiers. Est-ce pour autant choquant au regard du spectacle auquel nous avons assisté au lendemain de la chute du mur de Berlin et de l’écroulement brutal de tout le système communiste. Ah, oui, on a vu fleurir les mafias et des dirigeants corrompus (Elstine notamment) qui se sont payés sur la bête et le dos du peuple russe. Certes, il est plus satisfaisant pour l’esprit de nos belles consciences morales occidentales d’élire démocratiquement des imbéciles. Le catalogue des noms est bien fourni.&lt;br /&gt; Je ne pense pas que Valdimir Poutine ait des leçons à recevoir de nous et je trouve dommage que Nicolas Sarkozy se soit entiché de Bush et du modèle économique anglo-saxon plutôt que du leader russe. Ce libéralisme débridé que nul ne contrôle détruit nos emplois au même titre que notre culture – je suis sidéré de la place prise par les musiques d’abrutis dont on nous abreuve au détriment du livre qui semble avoir disparu de notre horizon.&lt;br /&gt; Un capitalisme contrôlé, encadré et au service de l’homme (de son destin historique exactement), tel me semble être le chemin suivi par un Poutine qui a parfaitement compris que l’important était de redonner aux Russes leur dignité et leur fierté perdues. Que cela avait plus d’importance à ses yeux que de boire du Coca Cola et de bouffer des hamburgers, parfaits symboles d’un monde décadent, aseptisé et sans âme.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; J’invite donc monsieur Sarkozy à changer son fusil d’épaule pour quelques raisons très simples.&lt;br /&gt; D’une part, la Russie nous est géographiquement beaucoup plus proche que l’Amérique. Nous sommes, à ce titre, une puissance continentale et non maritime. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas une thalassocratie comme l'Angleterre ou l'Amérique. Du point de vue des mentalités, ce trait est fondamental.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ensuite, nous sommes liés à la Russie par notre histoire et notre religion ce qui crée des liens autrement plus puissants que ceux laissés par l’envahisseur américain de 1945 à nos jours.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Les ressources dont dispose la Russie intéressent au premier chef non seulement les Français mais encore les Européens dont les réserves de matières premières sont limitées. On a peut-être des idées mais le pétrole est en l'état actuel incontournable.&lt;br /&gt; Enfin, en tant que puissances continentales, la Russie et l’Europe ont tout lieu de se mettre d’accord sur une vision du monde commune qui nous protège des menées et autres dérives financières anglo-saxonnes et des assauts à venir et non encore parfaitement définis de la Chine et de l’Inde. Ces deux pays qui resteront à n'en pas douter, et c'est un signe de force, culturellement cohérent, ce qui est de moins en moins notre cas.&lt;br /&gt; S’il existe encore dans ce pays des élites responsables, il serait temps qu’elles réfléchissent rapidement sur le sujet avant de savoir s’il faut faire ou non une Union méditerranéenne à la mords moi le nœud.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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