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Humeur vagabonde

  • Air du temps

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  • La face haineuse du socialisme

     r-MANUEL-VALLS-large570.jpgOn savait les socialistes sectaires avec une vision du monde a reductio à leur idéologie délétère, mais on n’imaginait pas qu’ils iraient jusqu’au mépris du droit pour assouvir leur inextinguible haine de la droite – surtout nationale – et de Sarkozy en particulier.

    Mais, là, ils viennent de se franchir la ligne jaune avec l’affaire des écoutes téléphoniques. C’est Manuel Valls qui, le premier, nous a montré toute la haine dont était capable ce socialisme idéologique qui flirte plus sûrement avec le stalinisme qu’avec le socialisme de Jaurès.

    Lors des grandes manifestations de ce que l’on appellera « La Manif pour tous », Manuel Valls a transformé des policiers en une milice digne des « heures les plus sombres de notre histoire ». Provocations, arrestations arbitraires de masse, garde-à-vue injustifiées alors même que ces manifestations étaient pacifiques. Ce qui n’était pas le cas à Rennes récemment où des groupuscules, soi-disant antifascistes, ont bel et bien cassé du flic et fait de nombreux blessés parmi les forces de l’ordre. Evidemment, les auteurs courent toujours du côté agreste de Notre-Dame-des-Landes. Idem à Paris où des sites nationaux ont été ciblés, pas vraiment au hasard on s’en doute, et notamment des librairies.  Difficile de croire que la police n’en connaît pas les auteurs vu que ce sont toujours les mêmes.

    A la manœuvre, Manuel Valls, dont on se demande bien par quels bidouillages les sondages placent ce sectaire grand teint au rang de pipole « préféré des Français » ? Il va finir par se prendre pour l’abbé Pierre.

    Le trio Jean-Marc Ayrault, Christiane Taubira, Manuel Valls démontre à l’évidence que nous avons au sommet de l’Etat une équipe de mafieux portée par la haine de Sarkozy, lequel fait tout, d'ailleurs, pour briser l’apparente sérénité d’un gouvernement qui ne gouverne pas.

    Ce dont ne se doute pas tout ce petit monde de médiocre envergure, c’est que les Français s’en foutent… mais n’en pensent pas moins. Et puis, quand on parle de Français, de qui parle-t-on exactement ?

    Il y a trois France aujourd’hui qui ne communiquent guère entre elles : la classe politique, les immigrés et les Français de souche ou d’origine européenne et assimilés. C’est dire où ils peuvent se carrer leur pacte ripoublicain !

     

  • Petits faits sans importance

    legion.jpegA force de voir des tas de mecs se faire décorer dans tous les sens, certains ont pris à la lettre ce mot, ô combien véridique, de Napoléon : les hommes aiment les hochets.
    Bien évidemment s’épingler des médailles militaires gagnées en général sur les champs de bataille a quelque chose de profondément choquant. Mais, en dehors de ce cas de figure, cela ne mérite pas d’allumer des mecs qui au final n’ont fait que cultiver un moi surdimensionné. Ainsi le cas de ce papy de 74 ans, bardé de médailles comme un général soviétique et condamné à 1400 € d’amende. Il s’était attribué la totale, le papy, et participait à toutes les manifestations et autres commémorations qui se présentaient. A mon avis, ça devait l’occuper, il rencontrait du monde, bref il ne faisait aucun mal. Et puis, il y a tous les mecs qui s’attribuent la Légion d’honneur et là, c’est franchement rigolo, car de toute manière on la file à tout le monde. Même le pubard Séguéla vient de la recevoir en grande pompe et à l’Elysée où Sarko lui a organisé une réunion d’une centaine de personnes. Si Séguéla a la Légion d’honneur, alors je ne vois pas pourquoi ma concierge ne l’aurait pas. Au moins elle fait le ménage, là où un Séguéla a passé son temps à faire du fric. Je ne vois guère quel service ce monsieur a rendu à la communauté. Mais c’est un hochet dont ce genre de mec est friand.
    Ca me rappelle le mot de Marcel Aymé à qui on l’avait proposé et qui avait répondu : «  Vous pouvez vous la foutre au cul ! » Tout le monde n’est pas Marcel Aymé.
    Mais, l’histoire qui me plait le plus, c’est bien celle de cet agriculteur qui distribuait le Mérite agricole à tous ses potes canadiens, histoire d’améliorer les relations commerciales je suppose. S’attribuer les palmes académiques, c’est pas mal non plus, surtout si l’on est illettré ! Comme Darcos, par exemple, qui considère que les députés – autres bandes d’illettrés de surcroît incultes – devraient déterminer une bonne fois pour toutes l’histoire officielle à enseigner dans les écoles. Voici longtemps qu’on avait pas entendu une telle connerie. Même les historiens « officiels » du politiquement correct s’en offusquent. C’est dire. Sachez que rien ne vous empêche d’acheter ces fameuses médailles et de les porter. Faut pas vous faire piquer,  et dites-vous bien que vous serez dénoncé par pure jalousie. Alors, pour pas être embêté, visez des décorations étrangères : la Croix de fer par exemple … euh, non, on va vous chercher des noises… Rien ne vaut le Grand baobab du Zoulouland ! Le Tigre du Bengale …

    S’il est un lieu où la distribution de médailles s’impose, c’est bien le PS. Bon, d’accord on y comprend rien au bordel qui règne où les factions de factieux s’entretuent. L’autre inverti de Delanoë, 1m10, 3 de tension tout mouillé croyait bien l’emporter et cirer la tronche d’Aubry comme de Ségolène. Raté, Ségolène arrive en tête et l’autre teigneux d’extrême gauche, Benoît Hamon s’offre une quatrième position. Autrement dit, il n’y en a pas un pour gouverner sans l’autre. Retour à la case départ avec une prime à Ségolène. Du coup le camarade Mélanchon a pris ses clic et ses claques et monte son propre parti, à gauche de la gauche, mais pas chez Buffet tout de même. Il va se chevènementiser. C’est dommage, c’est le seul qui ne racontait pas trop de conneries Mélanchon. Il m’arrivait d’être d’accord avec lui. La question est : vont-ils finir par se becqueter la Ségolène après s’être tapé le concubin ? Si cela est, alors il faut s’attendre à une multitude de partis socialistes en France, ils vont tous faire sécession. Chacun dans son bazar.
    Je tiens à noter en passant, que si les soces ne sont pas ma tasse de thé, il faut leur reconnaître une réelle pratique de la démocratie. Ce qui n’est pas le cas de l’UMP où tout ce qui n’est pas labellisé sarkoziste est irrémédiablement éradiqué. Un vrai parti totalitaire où personne ne l’ouvre de peur de perdre son casse-croûte. Une gueulante du chef et tout le monde rentre à la niche. Pas un pour dire « casse-toi pov con » !  Consternant. Pas de couilles, ramassis d’eunuques. Voilà l’état exact de ce pays : grandes gueules (PS) et petite bite (UMP) !

  • In memoriam

    Je ne peux m’empêcher de penser, en ce jour des morts, certes aux miens, mais aussi à tous ces fils de paysans français et allemands morts sur les champs de bataille en 1914, sacrifiés sur l’autel de la connerie démocratique et surtout des intérêts anglais qui ne voulaient pas voir émerger une grande puissance continentale. Je pense à ces générations sacrifiées en 1940 et épurées en 1945 quand les gaullistes et les communistes s’allièrent pour effectuer leurs basses œuvres et régler leurs comptes mais surtout faire place nette à leurs ambitions.

    Je pense à tous ces soldats tombés en Indochine puis en Algérie, sacrifiés eux aussi aux mêmes intérêts d’une clase politique véreuse. On ne dira jamais assez combien les communistes furent les valets et les serviteurs disciplinés du grand capital et dont le procès n’a jamais été instruit. Et pour cause, il y a trop de linge sale à laver, trop de cadavres dans les placards à gauche comme à droite, droite idiote qui n’emploie le mot démocratie que pour mieux le bafouer. Droite républicaine, disent-ils, qui depuis 1945 est amnésique, imbécile, sans vision, sans grandeur, accrochée à ses privilèges et ses casse-croûte. Même motif et même punition à gauche, la connerie égalitaire en plus. On se demande bien d’ailleurs ce qui leur reste à tous ces branquignols. Le système fonctionne, marche tout seul tant les mecs se reproduisent à l’identique. A votre avis, ça va durer encore combien de temps, tout ce cirque ?
    Heureusement, il y a une lueur, il s’appelle Obama, il est noir et il va devenir président des Etats-Unis. Et là, franchement, on va se marrer. Je pense que l’on est à la veille d’un grand bordel généralisé et, dans le meilleur des cas, au retrait de l’Amérique comme gendarme d’un monde qu’elle imaginait à sa botte. Une Amérique qui n’est puissante que de la faiblesse de ses interlocuteurs et plus particulièrement des Européens. Obama va-t-il réveiller nos ardeurs ? Vu la gueule des dirigeants européens, ça m’étonnerait. Mais une chose est sûre, cela va ouvrir des perspectives à nos amis Russes et donner des idées à Vladimir Poutine. Que la fête commence !

    PS/ C'est un artiste cet Obama, il a déjà été victime d'un complot néo-nazi. Ca commence donc très bien.

  • Est-il incongru d’être royaliste ?

    louis.jpgJe viens de recevoir dans ma boîte aux lettres la dernières livraison de la revue royaliste Les Epées. Et là, bonne surprise, je trouve une revue dans un format inusité,  à l’italienne pourrait-on dire, une mise en page simple, soignée et aérée avec un caractère lisible et surtout des articles intéressants car en prise avec la réalité d’aujourd’hui. Bref, c’est intelligent et bien fait, on a envie de la lire. Ce qui n’est pas toujours le cas de ces revues dites « de droite », souvent chiantes comme la pluie, aux sujets éculés car recuits à toutes les sauces du louange ou de la détestation. Il est bien vrai que l’on a souvent envie de dire, « eh les mecs, ouvrez les yeux, écoutez le monde autour de vous, car s’il a beaucoup de défauts – et un gros défaut culturel notamment – il a des côté passionnants, étonnants même. Il faut se garder de regarder trop en arrière, et faire des projets constamment. Il faut se projeter en permanence et pas se contenter d’être ces Gaulois attendant que le ciel lui tombe sur la tête, car c’est déjà fait. Du nerf, camarades, du nerf.
    Et, ces gens de la revue Les Epées (joli titre emprunté à un roman de Roger Nimier) de poser une bonne question en somme : peut-on être royaliste à l’heure des mondialisations malheureuses, à l’heure où toutes les idées ont déserté le champ même de la pensée – il y en a même pour regretter ce brave Boutang (j'ai jamais compris comment en étant maurrassien on pouvait devenir gaulliste ?) qui était quand même illisible. Je crois que c’est Nimier qui disait qu’il préférait rester fasciste, bien que ce soit baroque et fatigant !

    Oui, donc, est-il possible d’être royaliste ? Mais bien sûr, mais évidemment, même à l’insu de son plein gré, messieurs. Je trouve ça moderne d’être royaliste. D’abord j’en aime l’idée et puis j’ai une passion pour le siècle de Louis XIV. C’est quand même autre chose que ces gueules de con de radsoc à la Briand, Clémenceau et autres escrocs dénoncés par Maurras. Dans cinquante ans, Maurras sera d’une excessive modernité. Pourquoi est-ce moderne ? Par ce que Roi est par essence un politique et il n’est que ça. C’est lui qui tranche et qui décide. Point barre ! On est très éloigné de la couille molle issue de l’Ena. Il a pas cinquante lobbies au cul qui veulent lui refourguer leur salade avariée. Les courtisans sont à la botte (en démocratie aussi me direz-vous) et un petit tour à la Bastille ne fait jamais de mal en cas de dérive. Aujourd’hui les bandits-banquiers sont en liberté. A peine renfloué avec notre pognon que les mecs de Fortis et de Dexia sont illico partis bouffer au Louis XV à Monaco, chez Ducasse, pour la bagatelle de 200 000 euros ! Allez, képi blanc et direction Cayenne pour faire quelques exercices.
    Non, non, c’est très bien, vive le roi. Mais lequel ? Là, je dirai qu’on s’en fout. Une lignée ça s’invente, suffit en général de prendre un Allemand et c’est reparti pour cinq siècles ! Regardez les cours européennes, y  en a pas une où y a pas du Teuton ! Car le Teuton, c’est le Franc germain d’hier encore. De toute manière, en Gaule, à la moindre incartade, on lui coupe la tête...au roi.
    Bon, d’accord allez vous me dire, allons-y pour le roi. Mais, la France, c’est quoi aujourd’hui ? Ben oui, voilà le problème. Car le problème, ce n’est tant le roi que le peuple. Il est où, le peuple frnaçais ? A mon avis, faudrait en parler à Poutine.

    Les Epées, www.lesepees.fr

     

    PS/J'ai une pensée pour Nicolas Kayanakis qui vient de nous quitter. On s'était connu à une époque... Un mec bien.

  • Tremble carcasse !

    hitler-480.jpgLes temps sont troublés, la finance mondiale vacille et Alexandre Adler a la trouille, si j’en crois son édito du Figaro du 3/10. Ce qui est intéressant en l’espèce, c’est qu’il a la trouille non en tant que citoyen disposant d’un confortable magot (rappelons qu’il est marié à Blandine Kriegel, hier encore conseillère de Chirac à l’Elysée) mais en tant que Juif ! Bigre, même à l’extrême droite, il n’y a plus un seul pékin pour croire au complot judéo-maçonnique. Et quand vous regardez la gueule de l’extrême droite en France, vous avez plutôt envie de lui balancer une pièce d’un euro, histoire d’aller s’acheter un morceau de pain et se taper un coup de rouge au comptoir.
    Le raisonnement de cet intellectuel des broussailles qui se goure depuis des décennies quant à ses analyses foireuses, tient en peu de chose : la crise économique de 1929 amena Hitler au pouvoir.
    Aujourd’hui, la crise est pareille à celle de 1929, sauf qu’il manque … Hitler ! Y a bien ce pauvre Le Pen, mais à 80 balais, la révolution est plutôt derrière lui. Mais, c’est sûr, il y a danger. Car cette crise engendre fatalement deux maux et non des moindres aux dires d’Adler : une poussée populiste et autoritaire de grande ampleur d'une part, de faire porter le chapeau de cette crise à « l’establishment américain et bien sûr ses suppôts que sont les juifs, new-yorkais autant qu’israéliens », d'autre part. Il faut bien avouer, pour abonder dans son sens qu’Alan Greenspan, ex gourou de la Fed, a quand même bien laissé faire et je n’y peux rien si ce monsieur est Juif.
    Voilà c’est dit. Et quels sont les haineux qui fomentent toutes ces choses pas très belles : les cathos évidemment, car nous rappelle Adler, dans la République de Weimar ils laissèrent monter le nazisme à l’étage. 
    Ce qui est bien avec monsieur Alexandre Adler, c’est que l’histoire se répète sempiternellement : d’un côté les cathos antisémites, de l’autre les pauvres Juifs qu'en prennent toujours plein la gueule. Et c’est parti pour un tour de manège !
    Sauf qu’Alexandre Adler est quand même bien obligé de reconnaître que côté extrême droite, c’est franchement léger. Alors, faut un bouc émissaire. Et bien je vous le donne en mille : l’ennemi public numéro 1 désormais pour Alexandre Adler, c’est le facteur : Olivier Besancenot !
    Car, nous dit Alexandre Adler, Besancenot n’est autre que le parfait représentant de l’extrême gauche sociale fasciste ! Putain, me voilà rassuré. J’ai cru qu’il existait encore un facho sans que je m’en aperçoive !
    Bon, je vais pas aller faire des courbettes à ce guignol de Besancenot avec sa tronche de Tintin, mais avouez, de vous à moi, qu’en matière de révolutionnaire, c’est du petit modèle tout juste bon à pédaler dans les rues de Neuilly à distribuer des bons de la Semeuse.
    Besancenot et la révolution, c’est un sujet de thèse pour gauchiste fumant la moquette et en partance pour Katmandou. Sacré Adler, il nous fera toujours rire. Et Poutine, il en pense quoi ?

  • Vive la sociale !

    La Tour d’Argent, le fameux restaurant haut perché de Paris avec vue sur Notre-Dame, a été occupé par une quarantaine de sans-papiers. Et parmi eux, cinq employés dudit restau qui se sont faits embauchés en présentant de faux papiers. Certes, les responsables du restaurant n’ont pas été très regardants, mais il y a tromperie de la part de ces cinq noirs qui travaillent ici en situation irrégulière. Cette action a été menée par la CGT, une fois de plus, elle est spectaculaire et parfaitement négative.
    D’une part, on a affaire à des immigrés clandestins dont le destin est le retour au pays. Ca, c’est pour le général. A ce titre d’ailleurs les syndicalistes devraient être pénalisés.
    Bienfait de ces opérations, cela va rendre totalement méfiantes les entreprises qui employaient – exploitaient – des travailleurs immigrés sans-papiers et donc clandestins. Il y a fort à souhaiter que ces gens-là ne trouvent plus de travail, au risque pour ces entreprises de se voir infliger de très lourdes amendes. Il faut espérer que les entreprises se montrent plus exigeantes, d’autant que ce n’est pas la main d’œuvre étrangère qui fait défaut avec près de dix millions de maghrébins et autres subsahariens.
    Reste que cela pose tout de même un problème dans notre société que la crise financière, boursière, que sais-je encore, va rendre de plus en plus cruciale : les petits boulots. Et donc, l’encadrement trop rigoureux des entreprises où les patrons de petites et moyennes entreprises ne peuvent plus sortir dix euros de leur poche sans le déclarer au fisc. Notre société crève d’étouffement ou plutôt elle crève de ce que l’Etat et le ministère des finances sont les ennemis du citoyen et de l’entrepreneur. Et faut arrêter de voir les grands patrons – énarques en général – se barrer avec la caisse.
    J’avoue que je pense beaucoup de mal de l’économie anglo-saxonne, mais pour ce qui est de laisser la société respirer et les individus vivre ou survivre à leur guise, elle est nettement plus en avance que nous.
    La faillite des banques fait rage. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer l’essentiel de l’édito de Libération du 17/09 oeuvre du dénommé Fabrice Rousselot. Vous en tirerez les conclusions que vous voulez.

    « Au royaume de la finance folle, il faut accorder la palme de l’hypocrisie à Alan Greenspan. Depuis quarante-huit heures, il pousse des cris d’orfraie pour s’alarmer d’une catastrophe économique qui serait « la plus grave depuis 1929 ». C’est bien lui pourtant, à la barre de la Réserve fédérale américaine entre 1987 et 2006, qui est le principal responsable du séisme du moment. Lui, l’ex-gourou de Wall Street qui n’a cessé de rendre le crédit moins cher, a refusé toute régulation et a laissé le marché se perdre dans ses pires excès. Le résultat aujourd’hui, est celui d’une planète financière livrée à elle-même. Après la disparition de Lehman Brothers, personne ne peut dire de quoi les lendemains économiques seront faits. Comment faire confiance aux politiciens ou aux banquiers, alors que ces derniers n’ont aucune idée de la spirale de faillites que peut provoquer la crise des subprimes ? Des mois durant, on nous a assuré qu’elle serait restreinte aux Etats-Unis et ne toucherait que le secteur immobilier. Désormais, on pressent avec inquiétude la chute d’un géant de l’assurance et une pénurie du crédit. A n’avoir rien fait pendant longtemps, les grands argentiers de ce monde sont impuissants face à une catastrophe qui les dépasse et qui pourrait avoir des conséquences très concrètes pour tous. »

  • A bas le sport de haut niveau

    berlin1936-1.jpgTandis que je bosse sur mon ordinateur, je jette de temps en temps un œil sur ma téloche en grand zappeur que je suis. Faut pas condamner systématiquement la téloche, y a des trucs pas inintéressants. J’avoue que j’aime surtout les séries policières, y en a de chouettes, allemandes notamment. Et sur Arte, of course.
    Mais ce n’est pas là que je veux en venir.
    J’ai chopé l’émission « C dans l’air », où, sur un thème donné, un journaliste joue les béotiens face à une bande de mecs ou de nanas soit disant spécialisés. Et je me suis régalé à écouter et regarder Marielle Goitschel discutailler sur le sport de haut niveau. Rappelons que cette dame est certainement la plus grande skieuse que la France ait connue et son palmarès est impressionnant. Mais c’était dans les années 60, époque à laquelle on se shootait au pinard !
    Mais, elle est connue aussi pour son franc-parler. Elle s’est toujours dite gaulliste, manière de faire entendre qu’elle n’est pas de gauche la grande Marielle. Et dans cette émission, où était évoqué le cas de Laure Manaudou, notre Marielle nationale a clairement dit qu’elle ne voulait surtout pas que ses petits-enfants – eh oui, elle est grand-mère – se lance dans le sport de haut niveau. Pourquoi ? Parce que ce n’est plus un plaisir mais un business et que les grands champions, qui sont tous sponsorisés, vivent un enfer permanent. Tant l’objectif du sponsor est de rentrer dans son investissement. Ensuite, dixit Marielle, les athlètes de haut niveau souffrent tant ils poussent les possibilités de leur corps dans un au-delà douloureux. Ainsi ai-je appris que Laure Manaudou avait très mal à une épaule, ce qui la handicape fortement.  Et, c’est l’une des raisons pour laquelle elle a quitté Philippe Lucas, beaucoup trop exigeant, trop dur.
    C’est Marielle qui a raison, le sport de haut niveau, c’est purement et simplement l’application du principe d’exploitation le plus effréné et qui transforme le sport en jeux du cirque. Logique capitaliste !
    Cela dit, c’est dans les sports où les athlètes se font encore plaisir que l’on gagne des médailles (lutte, escrime, tir à l’arc, etc). D’où le désarroi de tous ces journalistes de téloche dont les questions relèvent souvent de la connerie la plus pure, genre Nelson Montfort. Avec l’athlétisme, on va se taper l’autre con de Patrick Monteil, tiers-mondiste militant, très emmerdé de voir ses potes exotiques se prendre des branlées. Rien de bling bling. Edifiant, non.
    Cela dit, de vous à moi, faut pas se le cacher, on regarde ces jeux comme des Romains de jadis, le Cirque. On n’est pas différent. Mais, si ça n’existait pas, ces jeux, « ça m’en toucherait une, sans faire bouger l’autre » comme dirait l’autre baltringue qu’a confondu l’Elysée avec une maison de retraite.
    Allez, salut. Et n’oubliez pas, seul Poutine est grand.

  • Un court vent de nostalgie

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    Mon mois d’août va être employé à faire la correction de journaux et surtout d’un dictionnaire de personnalités diverses et variées. C’est toujours intéressant de savoir qui fait quoi ou qui a fait quoi et pourquoi ? Mais, cela vous donne un drôle de sens du relatif. La vitesse à laquelle les hommes retournent dans les poubelles de l’histoire est proprement stupéfiante. Pourtant, en général, l’homme dans sa jeunesse – du moins ceux dont je parle – a fait de solides études (X Ponts, Mines, Ena, etc.) Il a en général fait une belle carrière dans l’industrie ou ailleurs, jouant parfois des rôles de premier plan.  Mais, quand le fatum se met à sonner à l’heure du facteur, vous disparaissez illico du paysage. Il y a pire. Même les dictionnaires dans lesquels vous avez eu l’honneur de figurer – professionnels en général – zappent complètement l’heure de votre mort.  Comme quoi, on disparaît violemment de la mémoire des hommes. Tout d’un coup, vous n’avez jamais existé.
    Mais, il y a des noms – je ne les citerai pas tous ici évidemment – qu’on ne veut pas oublier ou du moins que ma génération n’oublient pas parce qu’ils nous sont, en quelque sorte, consubstantiels.
    Voici exactement vingt ans que Raymond Abellio nous a quitté. Qui va en parler ? Personne. Il est mort en 1987. Et je me souviens très bien de ma rencontre avec lui dans son petit studio, sans luxe aucun, dans le 16ème arrondissement. Il s’apprêtait à partir définitivement pour Nice où le climat était plus clément. Je le revois toujours, dans son grand fauteuil avec ses lunettes qui étaient des loupes m’entretenir de la théorie du chaos, d’astrologie et de la Kabbale pour finir.
    J'eusse aimé connaître Michel Audiard, mort en 1985. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Mais on se rassure car il a  un fan club, :les Tontons flingueurs et autres Cave se rebiffe sont immortels.
    Voici tout juste dix ans que Maurice Bardèche nous quittait. Grand monsieur que ce petit bonhomme que je n’ai fréquenté que par ses livres. Mais, son Nuremberg ou la terre promise est toujours d’une brûlante actualité. On ferait bien de rééditer son œuvre littéraire, elle est de premier ordre.
    Voici également 17 ans qu’Antoine Blondin a lâché le guidon (7 juin 1991). J’avais été à son enterrement en l’église Saint–Germain-des-Prés et ce fut la seule fois de ma vie où j’ai côtoyé Belmondo et quelques autres dont je ne me souviens plus. Un plaisantin a écrit le lendemain dans son canard que même l’église était bourrée. Pouvait pas le rater ce bon mot. Sacré Antoine, tu nous manques chaque mois de juillet quand démarre le tour de France. Qu’est-ce qu’on entend comme conneries. Tes papiers sur le vélo sont drôles, tes romans ont tous un parfum tragique. 
    Quinze ans déjà que la grande gueule et belle plume de Jean Cau se sont tues. Parti aussi en juin 1993. J’avais déjeuné avec lui un mois avant avec un de ses bons copains. On avait parlé tauromachie évidemment mais le crabe avait déjà bien planté ses banderilles.
    Sept ans déjà que mon grand ami Jean-François Chiappe nous a quitté. L’air de Versailles n’est plus le même. Il manque de grands éclats de rire. Sa femme aussi, Marina, nous a quitté après avoir eu toutefois la satisfaction de voir les cendres de son père, le général Denikine, retourner en Russie à la demande expresse de Poutine.
    Quinze ans que la voix de Julien Freund s’est éteinte. L’homme au béret avait l’intelligence la plus vive et la plus lumineuse qu’il m’ait été donné de rencontrer. Cet homme, par son verbe, vous rendait intelligent et le monde limpide. Il était malicieux. Cet homme était, pour tout dire, un bonheur. Ils peuvent aller se rhabiller tous ces inspecteurs des finances à la mords-moi-le-nœud, nec plus ultra d’une nomenklatura pervertie et décadente. Je pense à un mec comme Juppé, cet être crispé, incapable de trouver un équilibre interne, sans sérénité aucune et qui finira, s’il ne l’est déjà, aigri et frustré de tout ce qu’il n’a pas eu alors qu’il est le seul et unique responsable.
    Autre bel esprit, mort il y a tout juste vingt ans, Thierry Maulnier, que j’avais, courtement je l’avoue, rencontré au Figaro. Quel homme ! Quelle sérénité, quelle gentillesse, quel regard intelligent chez ce grand dégingandé lunaire à la pensée et à l’écriture si limpides. Un très grand monsieur dont l’œuvre n’a pas pris une seule ride. Pour vos longues soirées d’hiver, lisez ou relisez les 4 tomes des Vaches sacrées. Vous m'en direz des nouvelles.
    Comparativement, on se dit que cela ne fait que huit ans que le père de Caroline chérie, Jacques Laurent, est parti. Son talent nous manque d’autant qu’on a pas grand chose à se mettre sous la dent. Quand on voit les baltringues qu’ils sont en train de faire entrer à l’Académie, on se dit que notre civilisation vacille sérieusement. Peut-on d’ailleurs parler encore de civilisation ? Et puis, pour finir, on aura une pensée pour Jean Yanne, mort en 2003, autrement dit hier, qui nous a bien fait rire mais qui était surtout un homme intelligent et cultivé, libertaire comme on les aime, une autre version d’un Pierre Desproges.
    Comme le temps passe, n’est-ce pas, titre d’un très beau libre de Robert Brasillach et qui a aussi pour thème la nostalgie. Dans une époque où les têtards ne lisent pas ou peu, les jeunes ou vieux cons que nous sommes manifestent de légitimes inquiétudes. Une civilisation, c’est d’abord une architecture et une bibliothèque. Viennent ensuite les moeurs et la civilité.Voici résumé le miracle grec.
    Dormez tranquilles à l'ombre des moustiques, car seul Poutine est grand. 

  • Ouacances et rock’n’roll

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    La question fondamentale est la suivante : les vacances sont-elles faites pour ne rien faire ? Tout dépend bien sûr de ce que l’on entend par « ne rien faire ». J’ai regardé le tour de France et je suis épuisé, j’ai jamais autant pédalé. Je rigole, mais j’aime bien regarder le Tour de France à la téloche, je contemple cette France qui demain ne sera plus du tout la nôtre. Il a fallu des siècles pour façonner ces églises, ces monastères, ces châteaux, l’urbanisme de ces villes, les styles architecturaux régionaux, bref tout ce qui constitue notre univers mental. Demain, tout cela ne sera même plus un souvenir… ce seront des vieilleries que des hordes de races indéterminées squatteront entre deux razzias…

    En attendant des Blancs pédalent sur l’avenue des Champs Elysées, histoire d’en finir avec ce Tour 2008. C’est un Espagnol qui a gagné. En fait, je me fous complètement de qui gagne. C’est la castagne qui est intéressante. Pas comme avec ce shooté d’Amstrong où l’on s’emmerdait ferme. Cette année on a eu un vrai Tour et on ne nous a pas trop cassé les pieds avec le dopage.

    Ouacances, rien faire ! Si, je lis ce dimanche, le journal du même nom. Oh, je vous l’accorde, ce canard n’a pas grand intérêt, sauf la mère Stouvenot qui a un réel talent, le reste … Mais dans leur supplément, Femina, une interview de Fabrice Luchini. On ne sait plus avec lui si on apprécie plus l’homme que l’acteur. Il faut dire que sur l’échelle de Richter des acteurs, il est nettement au-dessus du lot. La plupart des acteurs n’ont franchement aucun intérêt et racontent en général que des conneries. Il faut dire qu’avec les questions des journalistes, ils ne sont pas gâtés en général – on pense aussi aux conneries que racontent les journalistes de France 2 sur le Tour ! Impressionnant ! Avec Gérard Holtz, ils doivent faire des concours – heureusement, y a Jalabert et Fignon, enfin – mais revenons à Luchini. D’abord, cet homme a une vraie culture acquise au contact des textes classiques.
    Il a une bonne mémoire, et tout cela lui a forgé une vue du monde cohérente qu’il met au service d’un verbe et d’un humour sans pareil. D’une interview à l’autre, il entube le journaliste genre toréador en position de mise à mort. Il clame son admiration pour Laurent Terzieff et Michel Bouquet ce que l’on comprend parfaitement. Ce sont deux grands théâtreux. « J’ai été heureux que Johnny Halyday me témoigne de l’affection », avoue-t-il dans ce papier et là, j’éclate quand même de rigolade. Oui, oui, je sais, il a fait un film qui est une sorte de parodie, l’histoire d’un mec se prenant pour Johnny. Qu’il ait trouvé Johnny sympa, j’en conviens aisément depuis que notre rocker national est porté aux nues par Libé et l’autre zozo qu’on vient de coller à l’Académie et dont le nom m’échappe.
    « Tu vas pas reprocher à Luchini d’avoir de l’humanité pour Johnny », cette vieille gloire décadente, ce chanteur de bastringue, me dicte ma conscience. Bon, je sais bien, faut pas filer des coups de latte aux handicapés – du cerveau surtout – mais c’est Johnny qui devrait baiser les pompes de Luchini. Et puis, quand je vois Johnny, je pense illico à Laurent Gerra, et la tronche qu’il lui fait sans oublier les propos qu’il lui prête. A mon avis on est plus proche de la vérité. Bon, c’est pas qu’il doit être désagréable le Johnny, mais il est décalqué, c’est pas Mick Jaeger quand même, qu’a une tronche d’apocalypse mais certainement pas le cerveau dans les godasses !

    Vous voyez, on est vraiment en ouacances pour que je vous entretienne de toutes ces choses de la vie … Bon, allez je vais retourner voir le final du Tour de France, ça cause, a cause dans le poste et ça en raconte des conneries. Ca repose. Ah, je vous préviens tout de suite, je fais l’impasse sur les JO de Pékin. Là, j’en ai franchement rien à branler de ces jeux sponsorisés par Coca Cola. Moi, les Jeux, je les veux du côté d’Olympie, avec quelques Européens. Ca suffirait à mon bonheur. Et voir les fridolins gagner… histoire de faire chier le monde des droits de l’homme.

    PS / la photo est de l’anglais Tim Walker. Pourquoi cette photo ? Parce que je la trouve intéressante. Pas utile qu'elle ait un objet !