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Edito

  • Le refus d’un monde uniformisé

     Statue+Of+Liberty+2.JPGLes événements qui se déroulent actuellement en Ukraine sont la conséquence directe d’une propagande menée de longue date par les Américains et relayée par leurs « amis » européens, afin de créer un arc de déstabilisation dans les anciennes marches de l’empire russe. L’Ukraine, comme la Syrie d’ailleurs, la Georgie hier encore, constituent des limes que Moscou n’entend pas voir déstabilisés et dont elle entend demeurer l’interlocuteur privilégié.

     Le fond du problème, on s’en doute, est la guerre menée par les Américains pour imposer à la terre entière un modèle libéral qui a pour but, outre d’éradiquer les différences et nier l’identité des peuples, de servir les intérêts américains dans le monde. L’Amérique veut exporter et réduire une démocratie de façade à un modèle unique et donc totalitaire. Pour se faire, les Américains ont érigé les soi-disant « droits de l’homme » en une lutte du Bien contre le Mal, à savoir les contrevenants à ce modèle auquel l’Europe est désormais totalement inféodée au mépris des réalités historiques, politiques, géographiques et surtout culturelles. Dans la réalité, les Européens ont abdiqué depuis 1945 en refusant d’assumer un destin politique.

    Il se trouve que, tant les Russes que les Chinois ou les Iraniens, en refusant de se soumettre au modèle américain sont devenus les ennemis auxquels désormais on fait la guerre avec des moyens autres que les bombes et les fusils. Carl von Clausewitz ne disait-il pas que la paix n’était jamais que la continuation de la guerre par d‘autres moyens. Nous en avons l’exemple sous les yeux.

    Que l’on soit ou non d’accord avec les modes de gouvernance russes ou chinois ne nous importe guère. Si l’on veut défendre la diversité du monde, le refus de son harmonisation, alors on ne peut que se ranger du côté des Russes, des Chinois, des Iraniens et bien d’autres. Bref, du côté de tous ceux qui refusent d’être les esclaves d’un modèle totalitaire qui n’a pour seul et unique référence que le dollar.

  • 11 novembre : une défaite bien française

    monument aux morts.jpgCe 11 novembre, on fête en réalité une grande défaite : celle de la disparition d’une certaine Europe, celle des Empires notamment : allemand, austro-hongrois et Ottoman. Cette guerre marque ensuite le début des grandes boucheries démocratiques qui vont suivre, non plus pour des raisons géopolitiques comme c’était le cas auparavant mais bel et bien pour des raisons financières, ce que l’on appellera le grand capital. C’est surtout la défaite d’une civilisation, d’un art de vivre, d’une société de mœurs comme le rappellera Norbert Elias.
    On a trouvé à cette guerre de 1914-1918, bien inutile à beaucoup d’ égards, les raisons les plus diverses mais dont la pus essentielle à nos yeux tient à la faiblesse et à la médiocrité du personnel politique français face aux Anglais qui nous ont entraîné dans cette aventure au motif qu’ils ne voulait pas voir surgir l’Allemagne comme puissance continentale et ce d’autant que l’industrie allemande prenait le pas sur la leur (notamment en matière de produits manufacturés). 
    Les Anglais qui, comme chacun sait sont des insulaires, se sont toujours battus – et ce depuis les débuts de la royauté française – contre l’émergence d’une force continentale capable de leur faire concurrence, la France notamment – d’où ce désamour archi séculaire -, l’Allemagne bien sûr, la Hollande un temps, l’Espagne dans une moindre mesure. C’est une donnée fondamentale de la politique étrangère anglaise que l’on retrouve aujourd’hui à l’identique au sein de ce qu’on appelle pompeusement l’Europe. Dès que l’Europe manifeste une certaine unité, les Anglais s’arrangent toujours pour la casser.
    On sait que la Première Guerre mondiale a entraîné la Seconde, dont elle n’est jamais que la conséquence. Conséquence d’un traité de Versailles inique, dont Clémenceau exigea le respect par l’Allemagne jusqu’à la lettre. Faut-il rappeler, par ailleurs, que les francs-maçons s’ étaient empressés de casser l’armée française en maltraitant ses cadres – c’est la fameuse affaire des fiches – et que partirent évidemment sabre au clair, tout ce que la noblesse française comptait de jeunes et prometteurs éléments. La racaille radicale-socialiste se mit rapidement à l’œuvre dès 1919, et c’est une armée sous-équipée et quasi exsangue qui devra affronter l’armée allemande en 1939.
    Enfin, il ne faut pas oublier surtout, que ce sont les paysans qui  partirent au casse-pipe en 1914. En 1919, la paysannerie française n’existe plus, elle qui était le socle même de la nation. On verra donc émerger cette fameuse classe ouvrière qui n’est et ne sera jamais que l’esclave du grand capital avec la complicité des syndicats dits ouvriers.
    La classe politique de la Troisième République ne sera pas rachetée par celle de la IVème et encore moins de la Vème République. Tous vont obéir aux lois du grand capital pour aboutir enfin à cette gigantesque catastrophe d’aujourd’hui et à côté de laquelle 1929 risque fort d’être un conte de fées. Mais c’est une autre historie sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir.
    Que nos soldats morts reposent en paix. Ils sont les héros anonymes d’une France qui n’existe plus.

  • Madame de Maintenant ferait mieux de se taire

    doigt_182191.jpgCarla Bruni a donné une interview au Journal du Dimanche qui est proprement scandaleuse. A ce degré d’inculture, on la ferme et on ne vient pas raconter un tissu de bêtises pour rester poli. Cette pauvre petite fille riche – très riche même – qui nous la joue femme de président immigrée comme lui – juif en l’occurrence comme elle l’avoue alors que Sarko n’en a jamais fait officiellement état, à ma connaissance du moins – confine franchement au ridicule et ridiculise d’autant d’ailleurs une fonction qu’elle n’occupe qu’à mi-temps puisqu’elle se veut artiste. Avec son absence de voix et ses textes à la mords-moi-le-nœud, si elle est artiste alors moi, je suis Fellini.
    Madame Carla Sarkozy fait ni plus ni moins l’éloge du métissage et nous avoue avoir été marraine de SOS-Racisme : « J’ai aimé cette société multicuturelle, cette mini-France des potes […] Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour ! On en a parlé avec Fadela (Amara)… » Si cela est, elle peut toujours les inviter dans sa superbe villa sur la Côte d’Azur qu’apprécie tant son immigré de mari.
    Elle poursuit : « Je me suis souvent demandé d’où venait le blocage de nos sociétés – ce qui fait que nous soyons si Blancs, dans les élites, au Parlement, dans les cercles dirigeants (la musique, la mode, c’est autre chose [on se demande bien pourquoi ?]) alors que la société est métissée. »
    Elle a vu ça où que la société était métissée ? La France, comme l’Italie d’ailleurs, ou l’Allemagne, ne sont pas des pays métissés – l’Amérique non plus d’ailleurs – si l’on considère comme relativement marginaux les mariages mixtes. Il y a en revanche des communautés qui vivent les unes à côté des autres en raison même de l’irresponsabilité des politiques qui ne se sont pas aperçus qu’en quelques années, l’immigration du travail était remplacée par celle du regroupement familial. Et rien n’a été fait pour enrayer le phénomène. Et, si ces « communautés » vivent les unes à côté des autres, c’est  moins en raison de la couleur de leur peau que d’une trop grande différence dans les référents culturels. Ce n’est pas la couleur de la peau qui sépare, mais bel et bien la culture. Demandez à Rama Yade de retourner au Sénégal et vous verrez la tête qu’elle va faire.
    Il me semble que dans l’ensemble des amants de dame Bruni que la presse a pu répertorier, il n’y a pas beaucoup de Noirs ou d’Arabes mais une proportion impressionnante de gens riches et Blancs ! Elle aurait dû faire un effort.
    Une telle interview laisse rêveur quant au niveau intellectuel de la dame dont, par ailleurs, ce n’est pas le rôle de venir dire aux Français que l’avenir de leur société est au métissage alors que l’on sait très bien, les politiques les premiers, qu’en cas de référendum sur l’immigration, la réponse des Français tient, à 90 %,  en un seul mot : Dehors ! Ce message s’applique de plus en plus à ce couple présidentiel, décidément de moins en moins à la hauteur des enjeux de ce temps !  Une chanteuse et un agité du bocal, ça vaut bien un métis américain !

    PS/ Figurez-vous que j’ai lu quelque part que c’était les mecs du service communication de l’Elysée qui avait choisi Carla Bruni comme compagne idéale pour leur patron. Ils l'ont choisi sur catalogue ?

  • Une Amérique en noir et blanc

    obama.jpgCa y est. Ils l’ont fait. Les Américains viennent d’élire un Président Noir. Faut-il s’en offusquer ? Pas vraiment, car c’est plutôt une bonne nouvelle pour nous autres Européens. Mais commençons par le commencement. Obama appartient à cette bourgeoisie noire qui se sent plus proche des Blancs que des Noirs. Vous aurez remarqué que tout son staff est Blanc et il ne faut pas confondre l’Amérique du Nord avec l’Afrique du Sud.
    Disons que cette élection, ça fait bien ans le paysage des droits de l’homme en permettant à nos intellectuels des cavernes ou des broussailles de gloser sur la beauté du métis.  A ce petit jeu, on retrouve d’ailleurs toujours les mêmes imbéciles.
    Si l’on passe rapidement sur les images, quelle réalité s’impose à nous ? Obama marque incontestablement la fin d’une Amérique à la Bush foutant le monde entier à feu et à sang (ça dure depuis 1945). Obama s’est fait le chantre des classes moyennes que le capitalisme financier a ruiné, notamment en faisant joujou avec ces fameux fonds de pension. Et, cette classe moyenne ne veut plus jouer les gendarmes en Irak, en Afghanistan et ailleurs. D’une part, cela coûte très cher et d’autre part, les bénéfices sont quasi nuls. Obama a promis de baisser les impôts de cette « middle class » qui n’a qu’une seule envie : retrouver son mode de vie. Ce qui va être difficile. 
    Enfin, pour arriver à se faire élire, je pense qu’il lui a fallu amadouer tout le lobby juif, très puissant outre-Atlantique puisqu’il repose sur une population de 6 millions et plus d‘individus qui votent et qui occupent des postes clés dans le système. Il a donc dû donner des garanties. Quelles sont-elles ? On le saura à l’usage. Mais, il semble bien qu’une nouvelle aventure du côté de l’Iran ne soit plus à l’ordre du jour. Même si le soutien à Israël reste intact. Sera-t-il pour autant inconditionnel ?
    Sa politique va consister dans un premier temps à sauver les meubles d’un certain capitalisme et tenter de le remettre sur les rails. Je pense que lui et ses équipes vont avoir fort à faire. Car l’Asie, le Moyen-Orient ou l’Europe ne sont plus du tout disposés à financer le déficit américain qui est abyssal.
    Quel va être sa ligne de conduite en politique étrangère ? Mystère.  L’Europe, l’Amérique ne la comprend pas et les Américains nous considèrent plutôt comme des concurrents que des alliés. Il y a le retour de la Russie sur la scène internationale, ce qui limite désormais les initiatives dans la riche Asie centrale. Là, les Américains vont avoir un vrai problème.
    Enfin, la grande question qui se pose à tous, c’est celle de l’accès aux matières premières dans un monde où les demandeurs se multiplient quand les ressources s’amenuisent. Voici qui va amener, à terme, une révision déchirante de notre modèle économique.
    En soi, cette élection est donc plutôt intéressante, car elle ouvre plus de portes qu’un MacCain, piètre sosie de Bush, flanqué une mégère apprivoisée.

  • La retraite. Parlons-en !

    Les députés ont voté un amendement – un amendement, pour ceux qui ne le savent pas, c’est un texte qui vient s’ajouter à une loi et fait corps avec elle, en général pour préciser un point particulier. Mais il arrive que des amendements n’aient rien à voir avec la loi. Donc, disais-je, les députés ont voté un amendement permettant aux salariés de travailler, s’ils le désirent évidemment, jusqu’à 70 ans. Il fallait s’y attendre, ces connards de syndicats sont montés au créneau en hurlant au scandale. Il faut dire que les syndicalistes professionnels ont en général des retraites en béton – n’est-ce pas monsieur Blondel – qu’ils s’empressent évidemment de prendre. Je ne parle pas des mecs de l’EDF et de la SNCF qui se barrent à 50 ans, avec des retraites confortables, et qui se font réembaucher dans des filiales, histoire d’améliorer l’ordinaire. Bon, c’est pas la majorité me direz-vous. C’est vrai. Mais, comme par hasard, c’est là aussi qu’on trouve le plus grand nombre de mecs syndiqués. Qui baignent dans les avantages acquis, sur lesquels le gouvernement bling bling de Sarkozy ferait bien de se pencher.
    Je ne vois pas ce qu’il y a d’honteux à vouloir bosser jusqu’à 70 ans. D’autant que le texte en question n’oblige personne. Plusieurs raisons militent en faveur de cette disposition. D’une part l’allongement de la vie du fait d’une meilleure hygiène et d’une médecine plus performante. Un homme de 60 ans n’est pas un vieillard, loin s’en faut, et s’il a tout son cerveau, hormis des boulots physiquement pénibles, je ne vois pas ce qui l’empêcherait de continuer à bosser. Il s’emmerderait moins, d’une part, et pourrait ainsi transmettre son savoir, si savoir il y a. Et puis, ça le sort de chez lui, ce qui est loin d’être un mal.
    Deuxio, il y a une nécessité économique. Beaucoup de baby boomers vont devoir continuer de bosser pour améliorer leur maigre retraite. Ou bien tout simplement s’occuper pour raison de solitude.
    Tertio, en raison même de la dénatalité qui nous ronge, il y a des tas de boulots que les sexagénaires peuvent remplir au sein des entreprises, comme du secrétariat – pour ceux qui savent écrire en français –, il y a des tas de pistes, j’en suis sûr. Mais, dans ce pays rongé par son jacobinisme, ses pesanteurs administratives et ses mentalités à la con, il va falloir que l’on soit réellement dans le pétrin pour que, soudain, on se mette à imaginer des solutions intelligentes. Ceci implique notamment de revoir une fiscalité archaïque où l’Etat exerce un véritable totalitarisme sur chaque citoyen. Si la crise pouvait tout remettre à plat, ce serait une bonne chose. Car il n’est pas normal que dans un pays comme le nôtre, comme par hasard ce sont les jeunes et les vieux qui ne trouvent pas de boulot. Si on avait une fiscalité dont la stupidité n’a d’égale que les énarques qui la mettent en oeuvre, il y aurait des tas de petits boulots et du boulot pour tout le monde.

  • Laxisme démocratique

    Chaque jour apporte son lot de dérives et d’absurdités du système dans lequel nous vivons, cette démocratie de moins en moins contrôlée et aux mains de petits censeurs à tous les niveaux, sans parler des authentiques margoulins. En fait, il n’y a plus de hiérarchie et c’est à tous les échelons que l’on trouve ces représentants d’un ordre moral dont nous ne savons pas qui donne le la, si ce n’est l’incontournable droit de l’homme à jouer au con !

    Tenez, dernière idée de notre ministre de la Justice, Rachida Dati, mettre des interphones dans les cellules des prisons pour prévenir la vague de suicides qui y sévit actuellement. J’avoue que je suis resté sans voix cinq secondes qu’on ait pu envisager un tel truc ! Elle est tellement aux abois, la pauvre ministre, qu’elle est en train de partir en vrille. Mais, elle appartient avec la Sénégalaise Yade – que pour notre bonheur on entend de moins en moins –, et Fadela Amara au plan droit de l’homme du Président. Autant les deux dernières sont des potiches dans le décor (un peu cher quand même pour le boulot fourni) autant la garde des Sceaux a foutu un tel bordel dans notre système judiciaire, par arrogance d’ailleurs, qu’il va falloir déclencher le plan Orsec. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas claquer le beignet des juges, nettement prompts à dégainer contre tout ce qui porte le sceau « national », mais de là à se mettre l’ensemble du système à dos, il y a un pas qu’elle a allègrement franchi. Alors, le nain, on fait quoi maintenant ?

     

    Il n’est pas une journée sans que l’on ne voit la tronche du facteur, Olivier Besancenot, trotskiste de son état, révolutionnaire le jour dans les médias et petit bourgeois quand il rejoint bobonne et son chiard le soir au coin du feu. Madame a fait la tambouille dans leur joli petit appartement montmartrois, acheté à crédit – mais oui on est propriétaire – tandis que l’autre idiot utile du capitalisme téléphone à tonton Krivine pour savoir quelle connerie il va bien pouvoir raconter le lendemain. Car, voyez-vous, il a osé comparer un pistolet électrique Tazer à un flingue ! Horresco referens. Ces cons de chez Tazer n’ont rien trouvé de mieux que de faire enquêter sur le gonze, histoire de savoir s’il aurait pas des fois une casserole au cul, ou plus simplement une petite histoire gentillette avec une crémière quelconque ! Que nenni. Mais voilà, c’est venu aux oreilles du révolutionnaire en carton qui a déclenché le plan Orsec médiatique. Du coup, ces cons de media nous bassinent avec cette histoire dont on a rien à foutre. Tazer-vous Elkabbach !

    Dernier sujet délicieux sur la vertu en régime démocratique : les banques ont sinistré les finances des villes en leur fourguant des actions pourries ! Des « subprimes » en quelque sorte ! C’est le thème du jour. La plupart des villes françaises sont endettées. Ca nous le savions depuis longtemps. Il faut dire que si la plupart des maires tentent d’œuvrer au mieux pour leur ville, ils pètent en général les plombs avec leurs rêves pharaoniques ! Et là les exemples sont légion. Si, à la connerie des maires, on ajoute l’escroquerie des banques, les citoyens n’ont pas fini de payer la note. Déjà que la plupart des villes foutent du fric en l’air avec ce que l’on appelle pudiquement les budgets sociaux – aides diverses et variées aux populations immigrées notamment qui ne servent en général à rien, mais il faut bien payer la paix sociale – si les banques en rajoutent, nos villes sont endettées pour les cinq siècles à venir. A l’origine du désastre, les montages sophistiqués de banques, comme Dexia (ex-Crédit local de France), la Caisse d’Epargne-Natixis, le Crédit agricole ou encore Fortis. Autrement dit toutes les banques que l’Etat vient de renflouer, cherchez l’erreur !

    Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui … je crois que je vais aller m’inscrire au chomdu et regarder le monde s’agiter avec mon pote Mamadou qui branle rien depuis belle lurette avec ses quinze gosses et ses trois femmes … je compte pas les occasionnelles… Il a tout compris, Mamadou, entre le village où il faut bosser et la banlieue parisienne où il se la coule douce… en écoutant, chanter le vent…

  • Allez, tout le monde à pince !

    J’ai le souvenir d’une émission de télévision, il y a bien une vingtaine d’années maintenant, où Gilles de Gennes – prix Noble de physique en 1991 – pestait contre l’utilisation du pétrole comme carburant. Il trouvait cela inutile, tant le pétrole est une matière riche qui trouve de nombreuses applications dans l’industrie – dont les matières plastiques en autres. D’autant plus navrant que ce n’est pas une énergie renouvelable. Aussi, quand j’entends le patron de chez Renault, Carlos Ghosn énoncer que nos ennuis ne font que commencer et notamment ceux de l’industrie automobile pour les raisons que vous connaissez comme moi, la crise du capitalisme, je me dis qu’il est peut-être temps de réviser TOUT dans nos modes ne production. L’avenir d’un pays comme le nôtre, ce n’est pas le chômage mais bien au contraire l’initiative à condition, bien sûr, de libérer les énergies.
    Pour ne prendre que la seule automobile, nous savons tous qu’il existe d’autres modes de propulsion. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Seulement voilà, les compagnies pétrolières ont toujours fait pression évidemment pour que cette industrie n’aille pas voir ailleurs. Il serait temps de remettre les pendules à l’heure et surtout en cause le tout automobile. C’est aussi l’occasion de remettre à l’honneur les transports en commun. Bref, c’est l’occasion de faire la révolution et de revoir notre copie en matière de société dite de consommation et basée sur l’unique profit et la surconsommation, autre forme du productivisme intensif.
    Ce n’est pas un hasard si le prince Charles d’Angleterre est assez en avance sur le sujet. On a pris ce garçon pour un farfelu et il se trouve qu’il ne l’est pas du tout. Il a déjà mis en application certaines de ses idées, notamment en matière de produits biologiques. Il a aussi des idées en architecture. C’est un garçon intelligent qui a plus le sens du bien commun que des baltringues comme Tony Blair et Gordon Brown.
    Je pense en effet que nous devons entrer dans l’ère de ce qu’Alain de Benoist appelle la décroissance et qui n’est pas une absence de croissance, mais bel et bien une croissance différente. Pour se faire il faut changer notre rapport au monde et revenir aux besoins réels des individus. Et surtout ne pas malmener cette nature qui nous fait vivre et qui est notre unique capital.
    Bien évidemment, ce n’est pas la France seule qui fera la révolution. Il faudrait que les Européens se mettent d’accord sur un mode de développement qui tiendrait compte des atouts de chacun afin d’harmoniser les besoins.
    C’est facile à écrire me direz-vous, nettement plus difficile à réaliser. Car tous nos dirigeants – ceux de l’Est un peu moins – ne connaissent qu’un seul et unique schéma, à l’instar de Sarkozy, le modèle anglo-saxon ou le capitalisme financier. Je regardais un sondage organisé par Le Monde où la question posée était : êtes-vous pour ou contre un droit de regard de l’Etat sur la politique des banques ? A 72 % les gens sont pour. Il faut dire que les sommes versées aux banques pour leur éviter une totale faillite ne sont rien moins qu’une nationalisation déguisée. Et ô paradoxe, il en va de même aux Etats-Unis.
    Voici qui devrait faire réfléchir nos pseudo élites sur le rôle et l’importance du politique face au fait économique. Et la primauté du politique. En voici une belle démonstration. Encore faudrait-il que nos politiques saisissent cette opportunité pour en tirer les conclusions.
    En attendant ces jours meilleurs, achetez-vous un vélo et pédalez. C’est excellent pour le cœur.

  • De l’autre côté de l’Atlantique, jetons un oeil

    Bien évidemment, et vu l’état du monde actuellement, il est bien difficile de totalement se désintéresser des élections américaines ou du moins du profil du zigoto qui va succéder à Bush. Pour la première fois depuis bien longtemps – certes nous ne sommes pas Américain – il semblerait que de Mc Cain en Obama il y ait une vision du monde un tantinet différente. L’un, Mac Cain, serait le représentant d’une Amérique conservatrice et blanche, l’autre, le reflet, et pour cause, d’une Amérique métissée, véritable poubelle ethnique comme cela commence à être le cas en Europe. Aux Etats-Unis, faut-il le rappeler, ce ne sont pas les Noirs qui constituent la plus importante communauté mais ce que l’on appelle les chicanos, à savoir des mexicains et autres sud-américains de races indéterminées.  La deuxième langue du pays après l’anglais, c‘est l’espagnol. La seule chose qui unit toutes ces communautés, c’est la religion, chrétienne en général mais qui se décline sur des modes des plus folkloriques. Les musulmans étant très minoritaires.
    Reste maintenant une inconnue que les journaux ont à peine évoquée : le vote racial. A savoir que sans l’avouer, l’Américain Blanc n’ira jamais voter pour un Noir, ce qui évidemment changerait la donne et ce qui est loin d’être impossible. Un peu comme en France quand personne n’avouait voter Le Pen, jusqu’au jour où il est arrivé en seconde position aux présidentielles. Cette hypothèse n’est pas à exclure.
    Reste que le prochain président américain va se prendre la crise de plein fouet et qu’il lui faudra tout pareillement régler le problème irakien et plus encore afghan. La crise risque fort de bouleverser la vision américaine du monde, celle d’une Amérique hégémonique. Et ce d’autant que les Russes sont bien décidés à faire partie du jeu désormais.
    Tout porte à croire que les Américains ne transigeront pas avec leur droit de regard sur l’ensemble des sources énergétiques mondiales et notamment au Moyen Orient où la parole d’Israël fait figure d’évangile. Sauf que les plans concernant l’Iran risquent d’être revu à la baisse.
    On est pour l’instant dans l’expectative et les questions sont largement plus nombreuses que les réponses. Dans quel état va sortir l’Amérique de la crise et quelles sont les réponses que va apporter le prochain président au bordel foutu par son prédécesseur.
    Pour que ce soit une chance pour l’Europe de retrouver son autonomie et un destin, il faudrait des chefs d’Etat tant soit peu éclairés et ayant une vraie vision du monde. Ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement. Il est bien évident que si nous avions un axe Paris-Berlin solide, on pourrait envisager d’entraîner l’Europe sur des chemins plus unitaires – et à condition soit d’exclure soit de poser nos conditions aux Anglais. Sarkozy ne manque pas de bonne volonté ni d’envie de faire les choses, mais il n’a aucune vision de l’Europe en termes de puissance, quant aux autres chefs d’Etat, ils ont la trouille et ce sont des couilles molles. La démocratie, aux mains de tels gens, ne semble pas la bonne réponse aux problèmes de l’heure.
    Seul Poutine a toutes ses cartes en main. Et la démocratie, il s'en fout !

  • A défaut d’un destin cherchons-nous un avenir

    Nous savons tous que l’homme n’est pas un animal raisonnable. Le voudrait-il que je ne suis pas sûre qu’il y parvienne. En revanche, je suis souvent frappé par le bon sens qui émane de la parole du peuple, à qui il n’est pas besoin de faire un dessin pour comprendre les aléas du monde et les nécessités de l’heure quand l’aveuglement de nos politiques et les voies sans issue  qu’ils empruntent en général me consternent. C’est d’autant plus inquiétant que la crise est bel et bien là, avec un Sarko qui nous la joue « agité du bocal ». Soyons honnête, je ne ferai pas à Sarko de reproches trop sévères pour une fois, car dans cette Europe de couilles-molles, il a fait preuve d’une belle détermination. Et son idée de mettre en place une boussole ou une règle du jeu dans le bordel financier libéral éviterait peut-être à l’avenir que ça se reproduise.
    Toujours est-il qu’il serait bon de tirer les premières conclusions, non hâtives, au regard de ce qui vient de se passer.
    Première évidence : le politique doit reprendre le pas sur l’économie. C’est le politique qui décide, car le politique, c’est la volonté du peuple et ce devrait être aussi de tracer un destin. Mais, n’en demandons pas trop pour l’instant. Quand l’Etat remet du fric dans les banques, c’est un acte politique. Mais, c’est aussi le fruit de notre labeur !
    Seconde évidence : il faut abandonner le modèle anglo-saxon qui privilégie l’actionnaire au détriment du travailleur. Il faut recentrer l’économie sur les besoins réels et non sur une hypothétique croissance exponentielle qui nous conduit tout droit dans le mur. Il faut recentrer l’économie sur l’industrie et la recherche. De toute manière en Europe nous n’avons pas autre chose à vendre avec l’agroalimentaire. C’est déjà pas mal me direz-vous.
    Il nous faut être des écolos intelligents. C’est-à-dire protéger les ressources et mieux évaluer nos besoins.
    Il faut se recentrer sur l’Europe et élaborer un modèle socio-économique européen qui exclue d’emblée les anglo-saxons. La puissance sera continentale et elle l’est de plus en plus par le retour sur la scène internationale de la Russie.
    L’Europe se doit de protéger ses intérêts et par-delà son identité fort mise à mal ces derniers temps. Je pense que les choses s’imposeront d’elles-mêmes dans la mesure où la rareté des ressources va ramener l’homme à se poser les vraies questions et d’en finir avec 50 ans de cette idéologie de gauche égalitariste qui nous a collé dans la panade. Je pense que certains individus s’épanouiront beaucoup mieux dans un camp de travail, joyeux, écolo et prospère que sur les ondes radios et les journaux où ils sévissent en général. Le facteur trotskar mérite bien d’aller biner les betteraves. Cela le rapprochera de Mao.

    Outre qu’il faut revoir notre modèle économique, c’est-à-dire notre rapport au monde, sur un mode économe et de décroissance, tout comme il me paraît urgent de revoir notre système éducatif. L’un ne va pas sans l’autre. Pour se faire, il faut d’une part réintroduire la sélection à l’école et, d’autre part développer les filières professionnelles dans la mesure où un artisan est aussi nécessaire qu’un ingénieur. Tout individu ne rentrant dans aucun de ces cadres sera affecté comme manœuvre dans le bâtiment et les filles dans le système de santé. Par ailleurs, il faut remettre sur pied, et sur d’autres critères, l’armée et ce en vue d’un cadre européen plus large mais aussi plus efficace.
    Enfin, l’Europe doit se poser la question de son destin face à un monde qui va plutôt dans le sens du conflit que de la paix. Et aller vérifier si Poutine est aussi grand que cela.

    Première partie du programme.

  • Le capitalisme : un grand corps malade

     

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    Dans le fatras d’analyses qu’il nous a été donné de lire sur la fameuse crise financière, celle du prix Nobel d’économie que Paul Krugman vient de recevoir n’est pas la plus sotte : « C’est une crise des certitudes dans le système. C’est une crise du crédit bancaire, de l’énergie à bas prix, de l’accès à la nourriture, du commerce mondial. Et, surtout, de la régulation, ou de son absence. Et, contrairement à ce que l’on entend, il n’y a aucune gouvernance économique et financière dans le monde depuis vingt ans, c’est une fumisterie. Et cela peut avoir des conséquences dramatiques. »  Il est bon de préciser qu’il a tenu de tels propos au mois d’août à Libération et que l’on était à peine entré dans la crise et qu’il n’avait pas le prix Nobel.
    Crise d’un système, on l’aura bien compris. Les premiers touchés, ce sont les petites entreprises qui ne peuvent plus emprunter pour investir dans les hommes et le matériel. Donc, cela signifie qu’à terme le chômage va augmenter. Une fois de plus, c’est le peuple qui trinque parce que les hommes qui ont pourri le système se foutent complètement des réalités économiques, vu qu’ils vivaient dans un monde virtuel où la règle du jeu était la même que celle du Loto. Une seule loi : faire du fric.
    Retour à la réalité, car le système vient bel et bien d’exploser au point que l’on peut parler de la crise du capitalisme la plus grave depuis 1929, quand bien même la situation n’est pas comparable.
    Je ne suis pas économiste je ne vais donc pas vous ennuyer avec des théories à la con, si ce n’est que je note au passage que tous ces beaux « esprits économiques » n’ont, semble-t-il, rien vu venir, pas plus que nos inspecteurs de finances d’ailleurs à qui sont confiées les finances publiques. Je note également au passage que lors de sa campagne présidentielle, Sarkozy trouvait que les Français n’était pas assez endettés à l’image des Américains. Il est revenu dare-dare sur cette proposition.
    Grosso modo, vous qui n’êtes pas plus idiot que moi, vous avez compris que la crise actuelle vient du fait que l’on a totalement ignorer que la richesse naît d’abord du travail de l’homme. Que c’est lui, et lui seul, qui crée la richesse. Ensuite, cette richesse doit être à peu près équitablement répartie. Je veux dire que plus nombreux sont ceux qui partagent le gâteau, mieux la société fonctionne. Qu’il y ait des riches et des pauvres, cela a toujours été. Mais qu’un petit nombre amasse l’essentiel de la richesse n’est pas viable. Pas plus que n’est viable le chef d’entreprise qui sinistre sa société tout en partant avec la caisse. Non, la richesse sert à créer des entreprises pour faire travailler les hommes et leur donner un juste salaire. C’est un peu simpliste me direz-vous, mais un homme politique n’a pas besoin d’autre chose pour donner des ordres à ses services, c’est-à-dire à ses énarques : « Mettez-moi ça en musique. » De Gaulle qui ne comprenait rien à l’économie avait coutume de dire : « j’ai un ministre des finances pour ça. » Et il avait raison.
    Reste que maintenant, cette crise pose énormément de questions auxquelles il faudra bien apporter des réponses. L’Europe va-t-elle continuer d’imaginer l’Amérique comme un modèle ? Sarkozy, après avoir joué au cow-boy, va-t-il se décider à regarder une carte géographique et comprendre que Moscou, c’est quand même plus près que Washington ? L’Europe ne doit-elle pas se construire un modèle économique fiable et protéger ses emplois ? Sans donner dans l’économie dirigiste, l’Etat ne doit-il pas se réserver un droit de regard sur ce qui se passe sur les marchés financiers ? Bref, l’heure des décisions déchirantes a sonné. Sinon, que va-t-il se passer ? On va rafistoler le système ? Cela me paraît difficile. Car l’Amérique n’est plus la seule et unique puissance sur l’échiquier. La Russie vient de faire son grand retour sur le marché et Poutine n’est pas vraiment un guignol. Et puis, l’Amérique va devoir se réformer mais dans quel sens ? On imagine mal qu’elle se mette à maltraiter, comme elle vient de le faire, sa classe moyenne qu’elle a engagée à vivre à crédit. Là aussi, il va y avoir des révisions déchirantes. Une chose est certaine, l’Amérique de Bush est terminée.

     

    PS/ Des maghrébins ont conspué la Marseillaise lors d'une rencontre de football entre la France et la Tunisie au stade de France. Comme la France n'existe plus, les cris de pucelle effarouchée nous font sourire. De surcroît, 90 % des joueurs ne sont pas caucasiens. Alors, où est le problème ?

     

    PS/2 Il devient inquiétant que la politique étrangère de la France soit dictée par la soeur, Valéria, et la femme Carla de Nicolas Sarkozy en empêchant l'extradition d'une terroriste des Brigades rouges, Marina Petrella, réfugiée en France depuis des lustres. C'est d'autant plus singulier que les parents de ces deux femmes ont quitté l'Italie à cause de ces fameuses Brigades rouges qui, dans les années 70, enlevaient les "gosses de riches" !