dimanche, 20 décembre 2009
A Noël, on blanchit
La terre se réchauffe ! Il neige et cette année nous aurons vraisemblablement un Noël de carte postale où le Père Noël va pouvoir se balader avec son traîneau dans des rues enneigées. Le problème, c'est qu'il neige partout. A Copenhague d'abord, où la conférence sur le climat a tourné en eau de boudin comme il fallait s'y attendre. Sarkozy a fait son cirque, il a amusé la galerie et, au final, ça fait la « Une » du Petit Bleu de l'Agenais, un quotidien respectable d'une France enraciné.
A ce sujet, que n'a-t-on entendu - et lu - sur l'identité nationale. Ah, ils ont bavé les intellos de tous bords. Mais, au final, on n'en sait toujours pas plus vu que l'on a surtout glosé sur le fait de savoir si les immigrés - extra européen - pouvaient devenir Français. Comme d'habitude, nos intellectuels des broussailles se sont surpassés de bêtise dans le politiquement correct. Car, la réalité est là où justement ils ne veulent pas aller, dans la patrie charnelle, dans la tripaille de celui pour qui la France est aussi la mère patrie. Autrement dit la France du Lagarde et Michard.
Ce débat est révélateur d'une société repue, d'une démocratie à bout de souffle dont les élites ont perdu tous leurs repères. Je parle bien sûr de ceux qui s'imaginent parler au nom du peuple. Tout cela est dérisoire et consternant. En voulez-vous un exemple ? Quand Jean-Christophe Cambadélis, membre éminent du PS, ose comparer l'action du sous-ministre Eric Besson à celle du régime de Vichy. Le peuple est en droit de se poser des questions sur la santé mentale des guignols qui les représentent.
Cela dit, les dix millions d'immigrés qui sont sur notre sol sont une réalité qu'il faut traiter avec réalisme sans pour autant se départir de ce que nous sommes, comme c'est trop le cas aujourd'hui. On ne déshabille pas Paul pour habiller Jacques. Les Français ne demandent pas autre chose. Le drame dans cette affaire, c'est que nos politiques n'ont même plus conscience de ce qu'ils sont et donc de ce qu'ils sont censés représenter et donc défendre. Sarko en tête d'ailleurs qui se voit comme un immigré. La classe politique passe son temps à fuir ses responsabilités en la matière. On le voit bien au niveau communal où les maires sont priés de se débrouiller seuls et dans la légalité SVP. De démission en démission, on mine une démocratie qui ne tient plus que sur une jambe.
J'en connais au moins trois qui vont passer un excellent Noël, voire se prendre une bonne « caisse » : Noël Forgeard, Julien Dray et Richard Gasquet. Tous les trois viennent d'être blanchi par leur juridiction respective. Noël Forgeard pour délit d'initié, ainsi que les 17 autres inculpés dans cette affaire. Fossoyeur d'EADS, Forgeard s'est barré en vendant au bon moment pour 3,7 millions € de stock-options. Il est vrai que le patron de l'AMF (Autorité des marchés financiers) n'est autre qu'un certain Jean-Pierre Jouyet. Bref, on lave le ligne sale en famille.
Julien Dray, dont la brigade financière avait relevé des transactions bancaires douteuses, est blanchi comme un nouveau-né par le procureur Jean-Claude Marin. On ne savait pas que la brigade financière était constituée d'une bande de clowns. Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le « proc » est aux ordres du politique.
Et pour finir, mais c'est pour rigoler, le joueur de tennis Richard Gasquet, blanchi lui aussi malgré un contrôlé positif à la cooke. En fait, c'est parce qu'il avait roulé une galoche à une nana dans une boîte qui, elle, était accro, qu'il s'était révélé positif au contrôle du lendemain.
Allez, joyeux Noël à tous.
12:51 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, immigration, ministre, droite, intellectuels
mercredi, 09 décembre 2009
L’Etat suborneur
S'il y a bien une chose à laquelle ne songe pas la bouglionesque réunion de Copenhague, c'est, bien avant le climat, de préserver les cultures et les civilisations du danger mortel de la mondialisation et du libéralisme avancé. Je ne suis pas sûr que notre air ambiant soit en danger au regard, par exemple, de toutes ces puantes voitures à essence qui nous empestent quand un bon moteur à hydrogène nous rendrait l'atmosphère nettement plus respirable. Mais voilà, on se heurte à un puissant lobby - celui du pétrole - qui n'a même pas besoin d'être mondialiste pour tirer un bras d'honneur à tous les gogos réunis à Copenhague. On pourrait multiplier les exemples : Monsanto, laboratoires pharmaceutiques, etc.
Dans un autre ordre d'idée, il en va de même avec les porte-flingues de Sarkozy qui viennent nous parler d'identité nationale, de sa préservation (pour se faire mettre un préservatif !) et de tout le tralala trouducutesque des tenants de l'amour universel.
Prenons un exemple dans la réalité comme nous y invite le quotidien Le Monde. Une fois n'est pas coutume. Figurez-vous qu'un Sénégalais, en situation totalement irrégulière et embauché par une boîte d'intérim, se retrouve à bosser dans les cuisines du ministère du Travail, chez Xavier Darcos ... qui en ignore tout d'ailleurs.
Arrivé clandestinement en 2001, notre brave Sénégalais qui a trouvé ce job en 2005, est payé directement tantôt par le ministère, tantôt par le rectorat de Paris. Allez savoir pourquoi ? Il bénéfice de contrats à durée déterminée, de trois mois en trois mois. Satisfait de ses services, le ministère veut l'embaucher quand il découvre le pot aux roses : c'est un clandestin. Qu'à cela ne tienne, avec la complicité de la CGT, au courant du statut de ce brave prolétaire, et du chef de cabinet dudit Darcos, notre brave Sénégalais obtient un titre de séjour et garde son emploi. Toujours en CDD (mais cela ne va pas durer), mieux payé et ayant trouvé un logement, il est bien décidé à faire venir toute sa famille du Sénégal dans le cadre du regroupement familial. La France va ainsi bénéficier de nouveaux locataires à qui il serait intéressant de poser la question de l'identité nationale. On aimerait aussi poser la question à Brice Hortefeux. Mais notre ministre de l'Intérieur est fort silencieux, au point qu'on ne sait plus trop ce qu'il fait et à quoi il sert.
Voici qui pose quand même de nombreuses questions. Outre l'encouragement à l'immigration clandestine, on se demande bien pourquoi l'Etat ne fait pas appel à l'un de ses services nommé ANPE. A quel titre est-il fait appel à une boîte d'intérim ? Que l'Etat ne s'impose-t-il à lui même les lois qu'il est censé faire voter. Donc, c'est bien le foutoir au niveau même de l'Etat. Alors ... Copenhague...
12:09 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, etat, ministre, multinationale
dimanche, 06 décembre 2009
Copenhague : échec programmé
L'homme est un animal déraisonnable. Nos ancêtres, les Grecs (pour ceux qui ont une identité européenne, blanche, dolichocéphale et enracinée) l'avaient bien compris qui posèrent comme sage principe que la liberté, c'est d'abord l'acceptation des contraintes. Platon ne fait pas grand cas de la démocratie et l'Europe s'est faite, construite et épanouie en se tenant très éloignée d'un tel régime. A y regarder de près d'ailleurs, nos monarchies étaient nettement plus respectueuse de la liberté de chacun que nos ploutocraties où l'idéologie des droits de l'homme (suprême non-sens) bâillonne tout esprit critique et instaure un réel totalitarisme qui nous conduit tout droit à la catastrophe.
Tout ça pour dire que le bazar écolo de Copenhague, s'il part d'une bonne intention, va se heurter à l'égoïsme des uns et des autres. L'Amérique, au cœur d'une crise financière sans précédent ne va pas en rajouter auprès de consommateurs qui ne connaissent que la dépense et la consommation sans limites. Par surcroît, l'Amérique ne connaît qu'un seul et unique modèle : le libéralisme pur et dur.
Des pays émergents comme l'Inde et la Chine font leur entrée sur le marché très concurrentiel des matières premières non renouvelables. Une demande qui va vite devenir exponentielle, raison pour laquelle en matière d'économie d'énergie, on pourra repasser. A terme, on peut déjà prédire que l'accès aux ressources va devenir une source de conflits qui seront tout sauf pacifiques.
En revanche, ce qui est intelligent, c'est la recherche d'une consommation différente, ou ce que certains nomment la décroissance. Cela ne consiste pas seulement à faire attention à notre environnement, cela consiste surtout à changer notre mode de consommation et donc de production. D'adapter l'offre à la demande et d'abandonner la surproduction. Cela signifie surtout d'abandonner le modèle libéral anglo-saxon dont l'effet majeur est l'arnaque généralisée. Avec l'Etat comme chef de file. Cela passe, pour l'Europe, par une longue période de protectionnisme, car elle a besoin de reconstituer ses forces. Elle a surtout besoin de se donner un nouveau destin, très éloigné de ce mondialisme dont elle n'a rien à gagner. Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, Copenhague sera forcément un échec.
11:19 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, economie, energie, ecologie
jeudi, 12 novembre 2009
Vous avez dit identité ?
Le débat lancé par le sous-ministre Eric Besson sur l'identité nationale ne trompe personne quant à la finalité réelle du sujet. C'est un coup politique à quatre ou cinq mois des élections régionales et destiné à caresser dans le sens du poil un électorat lepéniste désormais privé de Le Pen lui-même.
Pour ce qui est du débat de fond, on se demande de quoi il s'agit dans la mesure où, aujourd'hui, la nationalité française ne correspond plus tout à fait à l'identité française. La nationalité est circonstancielle quand l'identité est pérenne.
C'est la raison pour laquelle, comme le souligne Dominique Venner dans une chronique à Valeurs actuelles, il est révélateur d'avoir un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, les deux termes étant antinomiques
Pour l'heure, ce qui pose problème c'est bien l'immigration. Une immigration nettement supérieure à nos besoins et qui ne recouvre pas une mais des réalités. On trouve pêle-mêle des travailleurs clandestins ou non, exploités par les gens du Medef, ceux qui sont là en vertu du regroupement familial et tous ceux qui ont quitté leur pays pour des raisons économiques essentiellement et qui prennent l'Europe pour une tirelire ou un Eldorado.
Dans leur grande majorité ces populations vont venir grossir un lumpenprolétariat où ceux qui ne travaillent pas sont condamnés à la débrouille. Mais, le plus grave n'est peut-être pas là. Il est dans la déculturation totale de ces populations qui n'ont d'autre réflexe que de se constituer en ghetto afin de ne pas perdre totalement et leur âme et le peu d'identité qui leur reste. Je suis d'ailleurs très étonné de voir la gauche et l'extrême-gauche ne les défendre que dans le seul but de leur fournir des papiers alors qu'on assiste à un véritable génocide culturel. Quid de l'avenir de ces populations sur le territoire national ? Nos politiques sont, là aussi, bien silencieux.
D'où l'inquiétude des Français de souche qui constatent d'une part, que la loi n'est pas appliquée (notamment en matière de laïcité), d'autre part, que les politiques veulent nous imposer une société multiraciale dont on ne veut pas et que l'immigration massive à laquelle on assiste met effectivement en danger l'identité française par voie de natalité. Peut-être après tout, le Système a-t-il décidé de la disparition de l'entité France comme des autres pays européens trop réfractaires aux sirènes du mondialisme. Le débat n'est pas uniquement franco-français, il est européen et c'est donc une réponse européenne que nous attendons.
Seul Poutine a les yeux ouverts.
11:52 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, immigration, europe, mondialisme
mardi, 03 novembre 2009
La révolte des zozos
Je l’avoue, on a tendance à charger le mulet sur Sarkozy. Ce dont il se fiche éperdument, vu que c‘est lui qui est du bon côté du manche. Reste qu’on se fait quand même un devoir de dire du bien de lui quand les mesures qu’il prend sont judicieuses. On n’est pas sectaire.
Donc, on est d’accord avec lui sur la suppression de la taxe professionnelle et sur la réforme territoriale.
Le père Raffarin ne manque pas de culot avec son équipe de bras cassés sénatoriaux de vouloir laver plus blanc que blanc comme disait Coluche. Cela fait des décennies que de tous les côtés, élus inclus, tous réclament la suppression de la taxe professionnelle comme un impôt injuste sur les sociétés. Sarko a le mérite de le faire.
Depuis qu’il n’a pas obtenu le Sénat, Raffarin trimbale sa rancœur. Que les maires fassent un peu la gueule, on peut le comprendre. Rappelons quand même que cet impôt – car c’en est un – qui alimente les caisses des communes est ponctionné sur la masse salariale des entreprises. Il est question de la remplacer par un impôt foncier qui va nécessité une réforme du cadastre. On comprend les maires qui ont peur de perdre des revenus tant leurs administrés sont demandeurs de biens collectifs (stade, crèches, services sociaux, etc.) Mais, à l’Etat de faire le ménage dans le lot des subventions inutiles ou encore des comptes sociaux, sans parler du fric viré à perte pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’immigration (globalement 250 milliards). Mesure salutaire pour les entreprises donc.
La réforme territoriale est une autre excellente mesure. De quoi s’agit-il ? De réunir en un seul et même corps les conseillers généraux et régionaux. Donc de diviser par deux la masse des élus et des fonctionnaires territoriaux. Il faut savoir que la plupart des conseillers régionaux ne servent à rien et que les conseillers généraux sont surtout connus de leur concierge. Sarko a raison de mettre de l’ordre dans ce foutoir et de redéfinir les territoires. Cela n’empêchera en rien les départements d’exister, sauf qu’ils n’auront comme interlocuteur que les préfets. C’est amplement suffisant. Et, le futur élu aura un vrai boulot et ne passera pas son temps à courir les coquetèles, à draguer les nanas (ou les mecs) et à faire des notes de frais. Tout ça avec notre pognon. Car, ici comme ailleurs, ce sont les hauts fonctionnaires qui font le boulot. Les élus, pour la plupart, ne comprennent rien. Je comprends en revanche qu’un grand nombre de feignasses de cet acabit ruent dans les brancards. Mais la réalité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui.
Si Sarko était logique, il pousserait le bouchon plus loin et supprimerait également le Sénat. Ce machin, dénommé la caisse de retraite et qui engraisse des notables fait doublon avec l’Assemblée nationale qui a toujours le dernier mot. Ils étaient jadis le reflet d’un monde rural vivant qui a malheureusement disparu depuis belle lurette. Sur les députés, il y aurait aussi pas mal à dire, mais ils maintiennent l’illusion qu’on est en démocratie. Laissons faire. Ca amuse les gosses : « Il fait quoi, ton papa ? – Il fait député ! (long silence consterné). Par les temps qui courent, c'est mieux que chômeur, il est vrai.
PS/ Les Goncourt ont donné leur prix à une franco-sénégalaise. L'année dernière, c'était à un Algérien. Le politiquement correct a encore frappé. Quant au Renaudot, il va à Beigbeder qui est tout, sauf un écrivain, tant sa prose (grand nom pour une si petite chose) est indigeste. La langue française vient d'en prendre encore un grand coup. A vos Lagarde et Michard !
00:39 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, territoire, elus, senat
dimanche, 01 novembre 2009
Suicides et profits
Autant il nous importe peu que Jacques Chirac aille au trou, ce qui ne risque pas d’arriver, autant l’histoire de cet homme qui a flingué son patron et le fils d’icelui nous touche. Elle est en quelque sorte exemplaire même si sur le principe, on ne peut que condamner un tel acte. Depuis que le Grec Solon (640 avant JC) a érigé la loi comme règle absolue entre les hommes, il faut s’y soumettre car elle est le garant de la paix sociale. Enfin, en principe. Se faire justice soi-même dans une société qui retourne tout droit à la barbarie risque, malheureusement, de devenir monnaie courante. C’est la raison pour laquelle un tel acte pose un vrai problème sur lequel nos autorités auraient tort de passer.
Rappelons les faits. Un homme, ancien petit patron d’une entreprise de transport, redevenu chauffeur, payé à la course (60 à 100 colis par jour), avait trouvé un emploi plus calme de chauffeur de bus à la communauté urbaine de Toulouse. Pour se faire, il devait quitter son emploi sur le champ et donc négocier son départ. Ce que son patron lui a refusé, exigeant qu’il exécute son préavis. L’homme a pété les plombs et a réglé le problème à coups de fusil.
Cet apparent fait divers n’en est pas un. Il vient s’ajouter à la longue liste qui a rempli ces temps derniers la page des faits divers: 25 suicidés à France Telecom, séquestration de patrons, ouvriers menaçant de faire sauter leur usine. En un mot comme en deux, on appelle ça du désespoir social. Il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans le monde salarial français.
Faut-il mettre cela sur le dos de cette bonne vieille lutte des classes que l’on avait un peu oubliée ? Il s’agit, à mon avis, d’un mal nettement plus profond qui met en cause le système lui même, c’est-à-dire le libéralisme boursier. C’est le système tout entier qui est en train de déraper où l’homme n’est plus au centre de nos préoccupations mais la marchandise elle-même (merci Baudrillard et Debord). L’homme n’est plus qu’une simple variable d’ajustement. Aujourd’hui, le roi du pétrole, c’est l’actionnaire – en général des fonds de pension – qui pour maintenir ses taux d’intérêt sacrifie les hommes sur l’autel de ses bénéfices. On imagine le stress que cela produit au sein du corps social. Mais, ce n’est pas le seul et unique dégât. On en est arrivé aujourd’hui à ce que des individus, totalement improductifs, bâtissent des fortunes par la seule spéculation quand les vrais producteurs de richesses que sont les plombiers, les chirurgiens, les artisans et la cohorte des ouvriers ayant un réel savoir-faire que l’on retrouve chez Renault, Véolia, EDF, Areva, j’en passe et des meilleurs, en sont à ramer pour boucler leur fin de mois. Une société n’est plus viable quand un abruti de footballeur gagne en une semaine ce qu’un ouvrier ne gagnera jamais en une vie de chagrin. Une société n’est plus viable quand des patrons irresponsables ou non (et aux qualités douteuses parfois, merci Bouton, Tchuruk et consorts) s’octroient des salaires mirobolants et se barrent en retraite avec la caisse.
Ce n’est pas gagner de l’argent qui est condamnable – loin s’en faut – c’est la manière dont il est acquis et le rapport qualité/prix.
D’où ma question : comment sortir de cet engrenage qui vire à la schizophrénie à l’heure même où les politiques – et l’absence de Politique – vivent sous perfusion des décideurs économiques mondiaux ? Ce qui relativise le pouvoir réel des politiques. Mais, la vraie question est ailleurs : où est la boussole capable de donner du sens au monde débridé et sans perspective dans lequel nous vivons ? De Giscard en Mitterrand, de Chirac en Sarkozy, aucun de ces messieurs n’a jamais eu l’idée de savoir où nous allions et surtout pourquoi et pourquoi faire. Le seul à l’abri de ces tourments – mais il en a d’autres, certes, - c’est Poutine. Il en a rien à foutre du libéralisme. Il est maître chez lui. Et demain, il sera l’homme fort de la planète. Cherchez l’erreur.
11:13 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, politique, empploi, patronat
vendredi, 30 octobre 2009
La grippe, Chirac et consorts
La politique a ceci de commun avec les grands magasins : y a toujours un produit en promotion. Hier, c’était le fistonné Jean Sarkozy, aujourd’hui la grippe A et fort accessoirement le camarade Chirac.
Sur la grippe A, la communication gouvernementale, et la mère Bachelot en tête, ont été un vrai désastre médiatique. Le gouvernement, pour des raisons que j’ignore, s’est précipité sur cette cause comme la vérole sur le bas clergé breton. Il n’en a malheureusement pas fait autant pour le sida.. passons.
Souvenez-vous. En plein mois d’août, cette grippe était, aux dires de miss Bachelot, pire que la grippe espagnole qui avait décimé une partie de la population européenne. En urgence, l’Etat a donc contacté les laboratoires pharmaceutiques pour un vaccin. Inutile de vous dire que les mecs se sont frottés les mains avec le carnet de chèques. Là-dessus on apprend que cette grippe, peu dangereuse, se soigne facilement avec du Tamiflu, en vente dans toutes les bonnes pharmacies.
Subodorant l’arnaque, le député socialiste Gérard Bapt s’est pointé au ministère de la Santé et a demandé à voir les contrats passés avec les labos. Il a pris une porte dans la tronche. Sont-ce des mœurs ?
Du coup, seuls 17 % des Français sont décidés à se faire vacciner. En attendant, les contribuables ont payé la facture. On aimerait que les socialistes poussent plus loin leurs investigations, ils serviraient, pour une fois, à quelque chose au lieu de passer leur temps à mesurer l’ego des uns et des autres.
Revoici Chirac, retraité de luxe qui vit aux crochets de la famille Hariri – pour laquelle il a dû jouer les pères Noël du temps de sa splendeur – et Pinault. Il faut dire qu’avec 30 000 € de retraite par mois, c’est quasi la misère. Et comme une misère n’arrive jamais seule, voilà t’y pas qu’un juge d’instruction, Xavière Simeoni, veut le coller de nouveau au tribunal puis au trou pour une histoire d’emplois fictifs. Une vieille histoire. Au RPR, à l’époque de sa sordide grandeur, un certain nombre de personnes étaient, en neffet, rémunérées par la ville de Paris. Pas vraiment de quoi fouetter un chat. Tous les partis font la même chose à des degrés divers. Ca crée de l’emploi. Si l’on veut vraiment tacler l’homme qui dit « ça m’en fait bouger une sans toucher l’autre », il faudrait reprendre le dossier à partir d’une certaine dame Casetta, ex-trésorière du RPR et qui a droit à la paix des braves pour avoir fait le sale boulot, la cassette Méry et les 500 patates en liquide, j’en passe et des meilleurs. C’est plus des casseroles à ce niveau mais une batterie de cuisine.
Sauf que faire ce procès, c’est carrément faire celui de la République bananière et mafieuse que nous connaissons tous : celle des crânes d’œuf de Bercy qui font n’importe quoi avec notre pognon, des dépenses faites à tort et à travers dans les collectivités, des projets à la con qui n’aboutissent jamais, et de tous les lobbies qui sortent les biftons plus vite que leur ombre, etc. C’est la raison pour laquelle on suggère à ce petit juge de s’atteler à des sujets plus sérieux mais moins médiatiques, il est vrai.
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lundi, 26 octobre 2009
Eric Besson au pays imaginaire de l’identité nationale
Eric Besson, sous ministre de l’Immigration et non de la déportation, veut relancer le débat sur l’identité nationale. On lui souhaite bien du plaisir avec les seuls arguments dont il dispose, vu l’encadrement du sujet par la Halde, la Licra, SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’homme, j’en passe et des meilleurs, à savoir tout le lobby immigrationniste qui a pignon sur rue sans que le ministre de l’Intérieur, Hortefeux, ne bouge le petit doigt. Ajoutez à cela la horde de tous les naïfs qui s’imaginent que les immigrés vont payer nos retraites, eu égard au déficit démographique, et vous aurez, grosso modo fait le tour de la question.
Une réponse sérieuse à cette question irait inévitablement à l’encontre de toute l’idéologie dominante. Et, depuis que l’on a substitué le droit du sol au droit du sang, l’identité française a perdu tout son sens. La France est un vaste no man’s land autant qu’une curiosité gastronomique.
Donc, nous sommes curieux de voir ce qui va sortir des éprouvettes du sieur Besson, singulier personnage d’ailleurs, qui vient de larguer femme et enfant pour se mettre à la colle avec une fort jeune tunisienne qui de près ou de loin appartient au clan Bourguiba.
Monsieur Besson nous parlant d’identité nationale, c’est un peu comme Frédéric Mitterrand nous vantant les mérites de la Thaïlande et de ses boxeurs de 40 ans !
11:47 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, culture, identite, français
vendredi, 16 octobre 2009
Faut-il sauver nos agriculteurs ?
Si Charles Maurras revenait faire un tour parmi nous, il nous ferait sûrement une jaunisse. Lui qui considérait que les Français étaient un peuple de marins et de paysans serait cruellement déçu par la réalité d’aujourd’hui, étant donné que les uns comme les autres sont en train de disparaître. Pour les pêcheurs, c’est quasiment chose faite. Nos paysans résistent encore. Mais pour combien de temps ?
La France se vide de sa substance nourricière.
Les mosquées se substituent aux églises et le supermarché aux champs de blé si chers à Péguy.
Bien évidemment, il n’est pas un Français qui se réjouit de la crise du monde agricole. Pour la bonne raison que le paysan est aussi celui qui entretient les terroirs. Et, si nos paysages demeurent, c’est bien grâce à ce besogneux.
Mais, le but premier du paysan, c’est d’abord de produire afin de nourrir les populations. Bon, c’est le principe. Et la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est bien que le paysan puisse vivre de son activité, de son labeur surtout, aussi dignement qu’un employé du gaz ou qu’un gréviste de la SNCF. Allez dire à ces deux-là que leur salaire est désormais indexé sur la météorologie financière de Bercy en période de crise, c’est la grève illimitée assurée !
Je n’ignore rien des travers du principal syndicat agricole, la FNSEA qui jouit et profite largement de sa situation de monopole ; je n’ignore pas non plus – ô paradoxe - que les aides de Bruxelles ont sauvé l’agriculture française et largement aidé les gros plus que les petits agriculteurs à survivre ; mais il est pour le moins paradoxal que ceux-ci ne puissent vivre dignement du produit de leur travail. Là, franchement, nos gouvernements successifs sont gravement responsables. Fautifs aussi d’avoir laissé se développer les supermarchés et la grande distribution (qui a largement rétribué les partis politiques). Ce type de commerce n’est pas un plus, c’est une régression qui a détruit tout un tissu social et commerçant. Ce sont ces mécréants de la grande distribution qui acculent les paysans à produire à perte sous peine de se ravitailler sur le grand marché mondial. Dans le même temps, la famille Mulliez (Auchan) expatrie son pognon en Belgique comme d’autres en Suisse.
L’autre aspect de la réalité du monde agricole réside dans le fait que l’industrie agroalimentaire est et sera pour l’Europe un atout géostratégique majeur dans les années à venir, dans ce siècle qui va tanguer dans tous les sens et qui sera tout sauf serein.
Donc, il serait grand temps, plutôt que de s’adonner aux combines bruxelloises, de considérer la ressource agricole comme une valeur stratégique. Mais, nos politiques, tout à leurs petites combines, en sont-ils encore capables ? Quand on voit un Sarkozy sombrer dans le népotisme, on peut en douter.
Quand, quelques hommes intelligents vont-ils enfin penser l’Europe en terme de puissance et non plus comme un vassal du libéralisme anglo-saxon à la botte des Américains. Et puis, quelle Europe ?
14:41 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, politique, bruxelles, parlement, europe
lundi, 12 octobre 2009
Politicailleries
Le camarade Mitterrand fait l’expérience du climat jovial qui règne en politique où, pourtant, le politiquement correct oblige à ne pas se tirer dessus comme un lapin. Vœux pieux ! Marine Le Pen a fait là un coup politique comme l’on dit et cela ne va guère plus loin. Alors, démission, pas démission, on s’en fiche un peu, voici belle lurette qu’on aurait dû supprimer ce ministère qui n’a de la Cul-ture que le nom. De Jack Lang en Aillagon en passant par Mitterrand, ce bazar semble en effet dédié à la culture tarlouzarde. Aucun intérêt, manant passe ton chemin.
Autrement scandaleux – est-ce bien le terme d’ailleurs – est la mise sur orbite de Jean Sarkozy comme futur président de l’Epad, l’établissement public qui gère tout le quartier de La Défense. Ce n’est pas l’UMP qui va moufter, ils ont tous la trouille de se voir rejeter dans les poubelles de l’histoire par le pater. Voici un typique fait du prince qui est pour le moins scandaleux, moins parce qu’il est le fils de son père que par manque des qualités requises pour ce poste. « Passe ton bac d’abord » a rétorqué un élu du MoDem. Cela confirme cette dérive inquiétante d’un régime que l’on a bien du mal à définir constitutionnellement et qui « se barre en sucette » comme l’on dit. Le Premier ministre est un paillasson sur lequel Sarko et ses sbires s’essuient les pieds chaque matin et les ministres ne sont que les exécuteurs testamentaires de la mafia élyséenne qui mène la danse. Allo, maman bobo… On se rend bien compte aujourd’hui que Sarko est obsédé désormais par sa réélection en 2012. Ce qui explique cette politique qui part dans tous les sens.
Autre grand étonnement : le commando de 250 à 300 mecs, parfaitement organisé et qui a mis à sac le centre ville de Poitiers. Qui sont ces mecs ? On parle d’un collectif de défense des taulards hostiles à un transfert de prisonniers. Bizarre. En tout cas une méthode de guérilla urbaine très au point qui augure de ce qui pourrait se passer demain. Mais dans quel sens ? Les chez eux chez nous, ou bien les chez nous restons-y ?
Enfin, un sujet de rigolade pour finir : le prix Nobel de la Paix attribué à Obama. Voici des années que le jury Nobel se shoote à la déconnante du politiquement correct. Comme le prix de littérature attribué à une parfaite inconnue – grand bien lui fasse d’ailleurs. Ces Suédois ont totalement désincarné ce prix qui se résume à un paquet de fric.
Allez, vive Poutine.
13:45 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, scandale, president, epad



