Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Un pape, un président !

    pape.jpgJe ne suis pas croyant et sur le sujet je serais plutôt proche de Charles Maurras qui défendait son clocher au nom de la culture et de la civilisation européennes. Rémy de Gourmont, grand écrivain et bel esprit, allait même plus loin qui séparait le christianisme du catholicisme au motif que ce dernier était la version européenne et moderne du paganisme antique, reléguant le christianisme au rang de cette religion du désert à l’usage des bédouins. En effet, longtemps le catholicisme fut une religion de conquête propre à  l’Europe et qui ne fit jamais défaut au bras séculier du pouvoir monarchique. Quant à savoir dans cette affaire qui est Dieu, c’est, dirai-je, une question secondaire voire subsidiaire. Le catholicisme a élaboré une morale sociale qui a accompagné l’Europe dans son développement et son épanouissement jusqu’à cette date fatidique de 1870 où le contrat s’est rompu. Francs-macs et crapules diverses sont arrivés au pouvoir pour la plus grande joie du Veau d’Or qui va désormais régner sur le monde. Mais, c’est une autre historie.

    L’avènement de la République marque un tournant pour l’Eglise qui va renouer avec le christianisme de ses origines et se tourner résolument vers le tiers monde. Nous ne nous attarderons pas sur le pourquoi du comment.

    Reste qu’aujourd’hui, on en arrive à ce qu’un pape soutienne les immigrés clandestins qui débarquent par vagues successives sur la petite île de Lampédusa (Italie) sans que l’Europe ne bouge le petit doigt. Et, ce qui ne manque pas de sel, ce même pape soutient de surcroît des populations musulmanes. Encore un effort, et l’Eglise fêtera le ramadan à l’image d’un Delanoë – mais peut-être pas pour les mêmes raisons ! On comprend mieux pourquoi les églises sont vides.

    ******

    sarkozy-bling.jpgAutre sujet du jour, Sarkozy. Les socialistes semblent bien avoir perdu la main en matière de magouilles politiques. Ils viennent de commettre une grossière erreur en s’en prenant à Sarkozy et en exhumant un certain nombre d’affaires – Bettencourt, Tapie – ou en magouillant pour faire retoquer les comptes de sa campagne 2012. Pour la plus grande joie de l’idiot utile Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel. Debré déteste Sarko par aveuglement chiraquien.

    Ce n’est pas très malin de la part des socialistes d’avoir réveillé la bête politique dans la mesure où Sarko ne demandait rien, jouait désormais dans sa petite cour mondialisée et bling bling, laissant Copé-Fillon s’empeigner pour la plus grande joie des socialistes et de Marine Le Pen, leur allié objectif. Il n’y avait donc rien de spécial à faire qu’à observer et éventuellement engranger les dividendes.

    Malheureusement, les socialistes vont de conneries en conneries et ne peuvent s’empêcher de revenir à des considérations idéologiques au mépris des réalités. Hollande n’est-il pas un parfait valet aux ordres des maîtres de la finance mondiale. Mais, leur haine de tout ce qui n’est pas eux (je ne dis pas socialiste) les conduit à commettre des erreurs, à l’image de la mère Taubira, sinistre garde des Sceaux, qui n’a rien trouvé de mieux que de coller dans la rue une population jeune et droitière peu habituée à défiler. Et, c’est ainsi que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, saisit par la trouille, a transformé la police républicaine en police politique qui embastille des militants pour délit d’opinion. Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu ça. M. Valls montre ainsi son vrai visage : celui d'un sectaire de basse espèce.

    En réveillant Sarkozy, les socialistes sont en train de tuer la guéguerre picrocholine que se livrent le couple frénétique Copé-Fillon. On peut faire confiance à Sarko pour ressortir la machine à claques.

    Hollande est très loin du savoir faire mitterrandien et il est en train de se prendre les pieds dans le tapis. Tout ça finira mal sous nos regards amusés.

     

  • La Valls Marine du Tour

    manipulation.jpgQuel est le lien entre Manuel Valls, Marine Le Pen et le tour de France ? Un seul en apparence : la logique libérale qui éradique et réduit tout à son plus petit commun destructeur : le fric.

     Politiquement parlant, un joli coup de billard à trois bandes est en train de se jouer en raison de la dégradation de l’image de François Hollande dans l’opinion et de la médiocrité du personnel socialiste. Le président n’a pas tenu l’essentiel de ses promesses, à savoir mettre au pas la finance et réformer le système bancaire. Non seulement il n’en fut rien, mais Hollande se révéla tout aussi libéral que Sarkozy. Voire pire.

    Et comme les socialistes n’ont pas plus d’imagination que les sbires de cette droite qualifiée de républicaine, ils se sont mis à augmenter les prix tout azimut faisant, comme d’habitude, payer la note à cet imbécile de Français moyen. Seule catégorie protégée dans cette affaire, les fonctionnaires de tous poils qui constituent le socle – vacillant ? - de l'électorat socialiste.

    Il y a fort à parier que  la réponse ne se fera pas attendre aux prochaines élections dans les urnes. Ce qui est bien le dilemme de M. Valls, ministre de l’Intérieur, chargé de résoudre la quadrature du cercle : comment limiter les dégâts ?

    Au royaume des crapules, il y a toujours des moments de détente : l’UMP est un champ de bataille ou de ruines, c’est selon, où s’affrontent deux ambitieux sans grande envergure, Jean-François Copé et François Fillon. Ni l’un ni l’autre n’ont réussi à se distinguer dans un claque qui semble bien virer de plus en plus à droite. D’où les bruits que font courir les aficionados de Sarko d’un possible retour. Ce qui n’est pas pour amuser le couple frénétique Hollande-Valls. Raison pour laquelle dans un premier temps, on commence par lui coller aux fesses un certain nombre d’affaires, histoire de dégrader son image : Bettencourt, Karachi, Tapie, Takieddine.

    Mais, ce n’est pas suffisant. Il se trouve que Marine Le Pen est plutôt bien disposé pour entrer dans le jeu de la respectabilité démocratique. Les socialistes vont l’y aider. A coup de passages dans les médias où la dame va pouvoir faire la démonstration de meilleure opposante aux socialistes… mais surtout l’UMP. Le but est très simple, flinguer une UMP moribonde et faire en sorte qu’en 2017, le duel final ait bien lieu entre François et Marine. Ça ne vous rappelle rien ?

    C’est aussi la raison pour laquelle, M. Valls, en bon sectaire qu’il est, tente de réveiller une extrême droite imaginaire mettant en péril la république socialiste. Histoire aussi de permettre à Marine Le Pen de se démarquer de cette « vérole fasciste » que son père aimait tant. Et cela marche, puisque la dame, allant jusqu’à considérer que le militant de Troisième Voie, lâchement agressé par une des milices de Valls – les fameux idiots utiles – n’avait que ce qu’il méritait. Tout comme elle s’est bien gardée de s’engager aux côtés de la Manif pour tous.

    Voici qui en dit long sur Marine Le Pen qui est en train de nous refaire le coup du père, à savoir de confondre tiroir-caisse et combat politique. En fait, elle ne confond rien du tout, en parfaite libérale qu’elle est, elle gère son patrimoine. Toutefois, elle n’est pas au bout de ses peines dans la mesure où l’équipe de bras cassés qui l’entourent est bien incapable de structurer un parti pour en faire une machine de guerre. On paie toujours la rançon d’une gloire mal acquise.

    Et puis, fort des leçons de l’histoire, les jeunes d’hier et d’aujourd’hui, ceux qui défilent à la Manif pour tous et qui maintiennent la pression ne sont pas du tout disposés à se réveiller un matin cocus ! Le verbe de Marine Le Pen ne sera pas suffisant quand d’aucuns comprendront qu’une nouvelle fois, avec la famille Le Pen, on fonce droit dans le mur des illusions.

    Que vient faire le tour de France dans cette histoire ? La gauche bobo et les intellectuels des broussailles qui dictent leur conduite aux médias, tirent à vue sur cette manifestation éminemment franchouillarde, c’est-à-dire gauloise, là où la lutte des classes n’existe pas. Un sport où la grandeur des hommes n’a d’égal que leur humilité. Un sport dur mais qui transcende, plus que tout autre, les hommes. Alors, on le harcèle avec le dopage et l’on traîne les hommes dans la boue. Dernière victime en date, Laurent Jalabert, excellent commentateur et pigiste sur France 2. Intolérable aux yeux de nos censeurs. Censeurs qui ne sont par ailleurs que les larbins du système et dont la mission est de lui servir la soupe moyennant quelques biftons et une notoriété douteuse. Des clowns tristes à l’image de ce monde libéral.