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  • L’homme n’existe pas, il n’est pas socialiste !

    hrn06oxg.jpgSi nous avons tout lieu de nous opposer franchement au libéralisme, on pensait n’avoir à affronter le socialisme, versus post-mitterrandienne,  que sur le terrain de l’égalitarisme et de l’utopie socio-économique. Or, il appert que le socialisme dans sa version sociale-démocrate est autrement plus dangereux puisqu’il s’attaque désormais aux fondamentaux de notre civilisation à savoir qu’un enfant est le produit d’un principe incontournable de la biologie, l’alliance du mâle et de la femelle, ce que traduit notre code civil en un père et une mère. Or, ceci ne vaut pas pour le "genre" socialiste.

    On se demande bien de quel besoin urgent répond une telle exigence, fort peu démocratique au demeurant, puisque 90% de la société française répond de ce schéma naturel. Et y est attachée à n’en pas douter. M. Hollande serait bien inspiré de faire un référendum sur le sujet avant de lancer notre société à l’aventure.

    Par ailleurs, que des hommes et des femmes puissent voter une telle loi au motif qu’ils appartiennent au groupe socialiste est proprement surréaliste tant cette – future - loi inique dépasse largement le clivage droite-gauche. Cela ne fera que démontrer, une fois de plus, que la démocratie est bien l’ennemi du genre humain et donc le mal profond dont souffre nos sociétés depuis qu’elles se sont ouvertes à ce mode de gouvernement.

    On retiendra que le socialisme dans sa facture hollandaise, n’a rien de socialiste mais ouvre bien la voie au libéralisme pur et dur en cassant les codes sociaux qui régissent nos sociétés européennes depuis toujours. Si l‘on voulait réduire l’individu à n’être qu’un simple consommateur, on ne s’y serait pas pris pas autrement.

    Mais, il y a pire encore. M. Hollande est en train d’ouvrir le marché des ventres, réduisant l’individu à un simple produit marchand. Voici qui aurait conforté Jean Baudrillard dans ses analyses. A quand un rayon « procréation » dans les supermarchés ? On peut faire confiance à la grande distribution pour aller chercher dans le tiers-monde des mères porteuses afin de satisfaire le fameux « désir d’enfant » de toutes les tarlouzes qui veulent bien du « déchet » génétique mais surtout pas de la porteuse. M. Hollande ouvre-là d’autres perspectives au marché dont il subit cette loi dont il avait pourtant promis de nous libérer.

    Demain on se réveillera donc avec cette bonne nouvelle : l’homme n’existe pas !

     

  • Islande. Un exemple à suivre !

    Johanna-Sigurdardottir-300x201.jpgPar Michel Lhomme

    Vous appréciez les paysages islandais mais l’Islande bouillonne aussi d'une énergie propre, venue directement du centre de la terre. Cette énergie géothermique, l’Islande l’exporte et elle souhaite désormais aller plus loin en envisageant d’exporter son électricité grâce à un ambitieux projet de pipelines vers l’Europe du Nord qui pourrait alimenter en électricité un million de foyers aux Pays-Bas et en Ecosse.

    Cette énergie géothermique permet de produire de l’électricité et de se chauffer grâce à la chaleur prélevée directement dans le sous-sol. A Hverageri, par exemple, on fait pousser différents fruits et légumes dans des serres tropicales grâce à l’énergie géothermique. 75% des tomates cultivées dans ces serres sont d’ailleurs directement consommées par les Islandais et le pays envisage même d’en exporter d’ici 5 ans. Plus d'énergie disponible que de besoins et donc un produit et un savoir faire à vendre au monde entier.

    L’Islande a du coup décidé de former à cette science des étudiants étrangers qu’elle va chercher jusqu’en Afrique. Un jeune kényan étudie ainsi la géothermie en Islande et se servira de ses connaissances une fois de retour au pays. Grâce à ses volcans, l'Islande produit aujourd'hui 5 fois plus d'électricité que ce dont le pays a besoin.

     L’Islande de la révolution future

    Mais l’Islande, ce n‘est pas seulement cela, c’est une révolution constituante. Après son refus de payer sa dette, l’Islande vient de publier son taux de croissance pour 2012 et il est le triple de la croissance de l’Union Européenne ! A côté de cela, dans les news économiques, on apprend que Benoît XVI soutient Monti : sans doute la doctrine sociale de l’Eglise ! Benoit XVI n’a surtout pas imaginé que l’Islande puisse devenir un modèle ! L’Islande avait déjà terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et, selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 alors que la croissance globale de l’Union est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande. Pour 2013, la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois

    Qu’a donc fait l’Islande ?

    Une thérapie de choc : elle a nationalisé les banques privées! Il faut le répéter à l’envie : l’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté, par un référendum citoyen, le sauvetage des banques privées et du coup, accepté consciemment de laisser s’effondrer certaines d’entre elles. Elle a ensuite jugé les nombreux banquiers pour leurs crimes financiers. Pendant ce temps, en France, on dort dans les voitures sur le parking du parvis du Château de Vincennes ou on installe des tentes derrière les murs du périphérique parisien (voir sous les bretelles de la porte d’Orléans) et dans un pays comme l’Espagne, le ministre de l’économie qui fut un grand responsable chez Lehmann Brothers, avait maquillé les soldes bancaires et gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier ! En 2008, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques islandaises nationalisées pour éviter leur faillite. Elles furent placées sous contrôle démocratique. En juin dernier, l’une d’elles, Landsbankinn, a même annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour éviter aux citoyens de payer leurs pertes.

    Nous avions sur Metamag présenté la vidéo de la révolte islandaise. La révolte pacifique avait débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens. Aujourd’hui dans les publications des experts économistes qui pullulent dans les bacs des libraires, la révolution islandaise n’est mentionnée que dans des notes en bas de page, en précisant que ce pays serait un dangereux exemple à suivre !

    À la fin de 2008, l’ensemble des dettes de l’Islande égalait neuf fois son PIB. Sa monnaie s’était effondrée et sa Bourse avait suspendu ses activités, après une chute de 76% ! Le pays a donc fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, avait exigé, en échange des mesures « d’ajustement » c’est-à-dire des coupures dans les dépenses sociales sauf que cette fois-ci, le plan d’austérité du FMI a provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées, au début de 2009.

    La gauche a remporté alors la majorité absolue et a provoqué l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante du pays. Le Parti de l’Indépendance n’a pu conserver que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir a été choisie pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et des écologistes de gauche. En 2010, le gouvernement a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement avait soumis sa population à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques : 90% des gens ont refusé de payer. Le FMI a alors gelé les prêts en espérant que l’Islande finisse par payer ses dettes illégitimes.

    En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette. Après cela, au mois de décembre, la banque Landsbankinn a décidé de réduire une partie de la dette, 350 milliards de couronnes, soit environ 33 % de la dette totale. Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux cadres supérieurs de banque qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit le système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite d’une grande banque et son responsable financier. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans autorisation, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques. Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement de l’Islande mais sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique du pays.

     Pourquoi rappeler tout cela en début d’année ?

    Pour préciser par écrit et pour demain le prix du reniement. En se soumettant à la logique néolibérale de dérégulation et de privatisation, en déclarant son impuissance à conduire une politique de gauche et en accordant dans le débat public une place centrale à la rigueur, à l’austérité, la gauche française se suicide théoriquement et démobilise les classes populaires. François Hollande, au Val-de-Reuil, en Normandie, a rappelé que l’Etat ne reprendrait pas PétroPlus, qu’il était hors de question pour l’Etat d’envisager une quelconque nationalisation, y compris bancaire. C’est céder aux financiers, c’est ne pas imaginer d’autre existence sociale et économique au-delà du libéralisme mais c’est surtout ne pas comprendre que l’heure n’est pas la même qu’en 2002, par exemple, sous Lionel Jospin.

    La crise du système financier a changé la donne. Pour la première fois, le système s’engage à faire ce qu’il n’avait jamais fait auparavant dans l’histoire du libéralisme et du capitalisme : exploiter l’Etat national lui-même, le dépouiller. Les banques et la bourse ne font, en fait, actuellement – c’est une lapalissade ! - des affaires qu’avec les Etats. Les capitalistes volent leur argent, le gardent dans les banques, se déclarent en faillite et demandent à être renfloués, c’est là la fantastique affaire d‘un vrai détournement oligarchique de la richesse populaire. Nos dirigeants européens le savent bien. Ils baissent la tête et acceptent d’aider les banques pour que le système ne s’effondre pas. Le régime est en quelque sorte devenu mafieux et le capitalisme financier escroque les Etats.

    le 17/01/2013 -  Source : metamag.fr

     

  • Hollande l’Africain

    L’intervention française au Mali remet la France dans un jeu africain dont François Hollande voulait s’abstraire. Il hérite, qu’il le veuille ou non, d’un passé qui est, lui, nettement plus difficile à occulter. D’un côté le poids de l’histoire, de l’autre le fait que nos anciennes colonies sont autant d’espaces francophones. Enfin, la calamiteuse décolonisation gaullienne a rendu ces pays peu ou prou dépendants de la France. On n’en dressera pas ici le catalogue, mais il est certain que l’action d’un Jacques Foccart n’avait rien de particulièrement humanitaire. Ce qui arrangeait aussi bien Paris que les « rois nègres » promus par nos soins et qui ont pour la plupart affamé leur pays et garni leurs comptes en Suisse.

    François Hollande a, par ailleurs, hérité de la calamiteuse politique des deux « va-t-en-guerre » que furent Sarkozy et Juppé, au triste bilan. Après avoir installé, au mépris des réalités locales, un Ouattara musulman à la place de Gbagbo en Côte d’Ivoire, nos deux compères s’en sont pris à la Libye. Où nos intérêts n’étaient nullement menacés par le colonel Kadhafi. Donc, on s’explique assez mal la fureur et l’acharnement qu’ont mis nos deux sicaires à vouloir la peau d’un homme  qui s’était bien assagi et dont les actions en faveur de l’Afrique ne pouvaient qu’être porté à son crédit. Il semblerait que ni Sarkozy et encore moins Juppé n’aient mesuré les conséquences de leur politique : la déstabilisation de l’Afrique subsaharienne. Ce couple frénétique, portera aussi son regard sur la Syrie où il fera preuve du même aveuglement. Marquant par là leur soumission à une géopolitique américano-occidentale. D'autant que la Syrie a toujours été un allié naturel de la France dans le chaudron moyen-oriental. Mais, c‘est un autre sujet.

    Tout cela fait quand même beaucoup d’erreurs de jugement de la part d’un ex-ministre, étranger semble-t-il, aux Affaires étrangères. Même Bordeaux est bien trop grand pour ce petit homme à l’orgueil démesuré et éternel second couteau.

    La défection de la Libye comme gendarme de toute la région subsaharienne a entraîné la formation de bandes djihadistes – anciens mercenaires de Kadhafi pour la plupart – qui ont transformé la prise d’otages en business. Armés par les arsenaux libyens laissés à l’air libre en raison du chaos qui règne désormais dans ce pays, ces bandes se sont mises à semer la terreur dans cette région au nom d’un islam radical. Le Mali, pays fragile, était une proie toute trouvée : un pouvoir central bancal et une armée de traîne-savates. Largement de quoi déstabiliser toute une région de la Mauritanie au Niger.

    Pouvait-on laisser faire quand se trouve soudain menacés nos intérêts stratégiques au Niger qui est l’un de nos principaux fournisseurs en minerai d’uranium ? Certainement pas. Il devenait urgent d’intervenir. Car, ne nous y trompons pas, ce n’est pas le sort des populations qui a pesé dans la balance.

    Les yeux de tous les pays africains alentours (francophones pour la plupart) étaient braqués sur nous. Aussi, notre intervention en a rassuré plus d’un. Sauf que la chasse au « dahut » ne fait que commencer sur un territoire quasi désertique plus grand que la France. Comme le disait je ne sais plus qui : on sait quand la guerre commence, on ne sait pas quand elle s’arrête.

    Voici donc François Hollande plongé malgré lui dans la fournaise africaine où Chinois et Américains ne sont pas moins inactifs. Il serait vain de nier l’affect qui nous relie à nos anciennes colonies (n’est-ce pas M. Bongo, fils de… arrimé à Total) et les intérêts que nous avons sur ce continent (n’est-ce pas M. Bolloré). La question que l’on pose à Hollande l’Africain, Scipion des temps modernes, est : c’est quoi la suite ? Sachant que l’armée française n’a plus les moyens de ses « possibles » ambitions tant elle devient, au fil des ans et de la réduction des crédits, de plus en plus l’ombre d’elle-même.

     

  • Gauche bobo contre droite populaire

    actu-societe-Deux-rafale_articlephoto.jpgCe n’est pas vraiment une surprise que la gauche et François Hollande passent outre la manifestation anti-mariage gay qui a vu défiler un million de personnes dans les rues de Paris malgré le froid. Un président de la République, élu au suffrage universel, a tout lieu d‘ignorer les gémissements de la rue. Le plus singulier dans cette affaire demeure la réflexion d’un conseiller de l’Elysée : « C’est essentiellement la France blanche et catholique. » Ce monsieur semble ignorer que cette France-là est encore majoritaire dans un pays que le socialisme rend chaque jour un peu plus xénophobe.

    Donc, monsieur Hollande peut ignorer tout à loisir cette manif, sauf qu’à force de se situer, lui et son gouvernement, en permanence sur le terrain de l’idéologie et non sur celui de la réalité, il va à coup sûr en payer la note aux prochaines élections, quelles qu’elles soient.

    A l’heure même où l’économie mondiale change de dimension, on assiste de plus en plus à un repli identitaire des peuples qui refusent d’être bradés dans le vaste chaudron de la finance vagabonde et anonyme. C’est d’autant plus vrai en Europe que notre génie est inscrit dans les gènes de chacun des peuples qui la composent. C’est de leur addition que nous sommes riches et non pas d’une vulgaire vision égalitariste – et donc  socialo franc-maçonne - du monde.

    Reste que Hollande croyait certainement faite un bon coup en donnant la cavalerie française au Mali. Outre le fait que Flanby comptait là relativiser le succès de la manif contre le mariage homo, cette opération a surtout pour but de stabiliser une région dont les équilibres ont été rompus par la dramatique destitution de Kadhafi en Libye sous l’égide du couple frénétique Sarko/Juppé. Le rétablissement de la paix dans cette région n’a d’autre objet que de sécuriser nos sources d’approvisionnement en uranium des mines du Niger. Il est impensable, en effet, que les djihadistes prennent l’Afrique subsaharienne pour terrain de jeu. On ne remerciera jamais assez Alain Juppé de n’avoir rien compris à la géopolitique des lieux, catastrophique ministre d’affaires qui lui étaient, semble-t-il, étrangères. N’oublions pas non plus notre douteuse intervention en Côte d’Ivoire et l’installation manu militari du douteux Ouattara. Bordeaux est décidément un empire largement suffisant au regard du génie politique de « droit dans mes bottes » ! 

    Reste qu’une fois le boulot fait, que va-t-il advenir de ces régions où les chefs de tribus se succèdent les uns aux autres sans réels soucis des populations ? Hollande a bien fait comprendre qu’il ne jouerait pas les gendarmes ! Soit. Reste aussi que vu l’état dans lequel se trouve l’armée française, il est bien certain que nous ne pourrons pas intervenir durablement. D’autant que nous n’en avons plus les moyens et que l’on voit mal les pays africains mettre la main à la poche étant donné qu’ils ont longtemps mis les leurs dans la nôtre. Et que ça continue au travers de l’immigration où nous les finançons indirectement avec l’argent du contribuable cette fois. Mais, de ça, Hollande, en bon socialiste, s’en tamponne.

     

  • La victoire navale de Koh Chang (1941)


     Entretien de Daniel Dubois (asiatélévision) avec Eric Miné sur son dernier livre Koh Chang la victoire perdue. Un éclairage haut en couleur et non conformiste sur une bataille entre la France et la Thaïlande et sur le dernier conflit mondial vu d'Asie du Sud-Est.

  • Les socialistes sont masochistes et le pouvoir les rend fous

    69385610.jpgNul n’ignorait en 2012 que l’après Sarkozy, avec ou sans lui, avec ou sans Hollande, serait une succession difficile. La France est prise dans la tourmente d’une immense crise financière qui met à mal ses finances et donc ses emplois. Plus grave encore, la France se désindustrialise et trop de ses usines ferment ou dégraissent comme l’on dit. Bref, le libéralisme qui devait nous apporter la prospérité, forge notre misère. On n’entrera pas ici dans le pourquoi du comment, ce qu’il faut faire ou non et tout le tralala des docteurs miracles (ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas quelques idées !)

    Donc, François Hollande savait de quoi il retournait car, pour une fois, le transfert des pouvoirs s’effectuait sans surprises et sans coups fourrés (mais non sans quelques petites mesquineries). L’urgence était simple qui consistait à mettre des pare-feux, dans un premier temps, stabiliser la situation et réfléchir à l’avenir. Les pistes ne manquent pas, notamment en matière de transition énergétique, grande source d’emplois et de technologies d’avenir.

    Ne plus avoir à subir l’agitation maladive de Sarkozy ne pouvait que nous permettre de souffler, d’autant que ses beaux discours, parfois justes dans leur appréciation de la situation, ne furent que peu suivis d’effets.

    Sauf que Hollande a commencé par ne rien faire. Sauf une chose : donner à Arnaud Montebourg l’un des dossiers les plus intéressants : stopper l’hémorragie industrielle et réindustrialiser ce pays. Montebourg, ça nous interpellait assez parce qu’il avait commis un petit opuscule sur la démondialisation. Pas libéral pour deux sous, prônant une autre économie et surtout adepte d’un protectionnisme comme le pratiquent si bien les Américains ou les Chinois !  Bref, quelques idées susceptibles de nous séduire dans ce monde pourri du mondialisme à dominante américano-occidentale. On se doutait bien que ce brave Montebourg n’allait pas faire de miracles du jour au lendemain. Mais, il a foncé tête baissée dans la fournaise quand ses petits camarades, qui ne foutent rien et donnent dans l’esbroufe à l’image d’une Taubira, Touraine et autres Moscovici, se sont mis à le tataner sévère ! Même Hollande. Alors, désormais, il fait avec les moyens du bord. Hollande ne l’a pas viré, car il en a la trouille. Il faut bien dire que Montebourg, c’est une grenade dégoupillée comme Mélenchon. De surcroît, tous les deux tirent à gauche et pas à droite. Evidemment, la droite n’existe pas (Copé, Fillon ? des traîne-savates !)

    Alors que Hollande ne faisait déjà pas grand chose (il semble totalement dépassé par la fonction et les problèmes conjugaux), le voilà qui nous ressort du placard, un thème de sa campagne, l’impôt à 75% pour tous ceux qui déclarent plus d’un million d’euros de revenus. Pure mesure idéologique, car cet impôt médiatique ne rapporte rien. Tout juste 200 millions d’euros, c’est-à-dire une misère. Dans la foulée, Gérard Depardieu déclare qu’il se barre en Belgique. Le Premier ministre monte au créneau et considère cette attitude « minable ». A partir de là, nous entrons dans un feuilleton digne de Mickey. Et Vladimir Poutine saute sur l’occasion et accorde la nationalité russe à notre Gégé-Obélix national. Manière de rappeler aux autorités françaises que la Russie, c’est aussi l’Europe. N’en déplaise à tous les américanophiles sarkozistes autant que Hollandistes qui ne sont jamais que les valets du libéralisme anglo-saxon. Le sieur Hollande, qui paie l’ISF ce me semble, entendait faire la guerre aux banques avant de se raviser et d’être désormais à leur botte. On aurait pu s’en tenir là. Que nenni !

    Dans cette France meurtrie par le chômage et l’immigration, voici que les socialistes nous sortent le projet d’un « mariage pour tous »  qui concerne les homosexuels, assorti de l’adoption et de la procréation médicale assistée (PMA). Du mariage des homos, tout le monde s’en fout. S’ils veulent les mêmes emmerdements que les couples qui divorcent souvent dans la douleur, c’est leur problème. Mais que l’on vienne modifier le code civil en remettant en question la notion même de père et mère et la filiation qui en découle, voici qui est inacceptable et une atteinte irresponsable à notre culture et à ses traditions. Sans compter que cette PMA est la porte ouverte sur le trafic humain. Faudrait qu’elle réfléchisse la mère Taubira, surréaliste garde des Sceaux.

    On ne voit pas du tout l’intérêt d’un tel bouleversement. Si ce n’est de satisfaire une minorité homosexuelle fortement agissante au sein de la gauche et qui regroupe, de surcroît, un ramassis de cinglés.

    Cela ne vous rappelle rien ? Si, si, la loi sur les 35 heures de la mère Aubry qui a foutu une pagaille sans nom dans les entreprises (sauf les grosses) et dont la société française ne s’est toujours pas remise. Et, cette droite de couilles molles s’est bien gardée de tailler dans le vif en réduisant tout ça à néant. Mais, là encore, on a pu voir combien les syndicats étaient les complices du patronat. Et les politiques de tout ce petit monde !

    Les socialistes marchent complètement à côté de leurs pompes et leur vision purement idéologique de la société française est dangereuse. Ce qui est gênant à l’heure même où notre monde est en train de basculer non pas vers une humanité meilleure mais esclavagiste, car tel est la figure même du mondialisme libéral.

  • On adhère...

    par Roland Hélie -  Directeur de Synthèse nationale

    Dimanche prochain, 13 janvier 2013, sera marqué par des manifestations qui s’annoncent impressionnantes contre la pitoyable prétention du gouvernement d’imposer le « mariage pour tous ».

    Cela suscite quelques réflexions. Tout d’abord, pour que les choses soient claires, nous considérons que les relations amoureuses, fussent-elles homosexuelles, sont l’affaire de chacun et que les jugements, souvent moqueurs et parfois teintés d’une certaine dose d’hypocrisie, portés par les autres n’ont pas à entrer dans le débat actuel. L’homosexualité a toujours existé et existera toujours. On peut, peut-être le déplorer, mais il en est ainsi. D’ailleurs, le problème n’est pas là.

    Le vrai problème est lorsque celle-ci en vient à être favorisée, voire promotionnée, par le pouvoir en place comme c’est le cas aujourd’hui avec l’instauration programmée d’une parodie de mariage (personne, à part quelques agités, ne le demandait vraiment…) qui relève plus du ridicule absolu que d’autre chose.

    Ce projet, qui tombe à pic pour masquer l’incompétence gouvernementale à gérer la crise actuelle, relève en fait de la volonté de l’hyper-classe mondialiste, dont Hollande et sa clique ne sont que les larbins, de détruire les piliers de notre civilisation ancestrale au premier rang desquels figure la conception traditionnelle et naturelle de la famille. De plus, derrière le « mariage » homo se profile déjà la sordide « théorie du genre » dont, rappelons-le au passage, on doit au précédent gouvernement (Fillon) l'introduction à l'Ecole. Une fois les repères supprimés et les racines détruites, il ne sera que plus aisé aux tenants de la haute-finance apatride et vagabonde de manipuler notre peuple afin de le transformer en un troupeau docile et éberlué de consommateurs faciles à exploiter.

    Toutefois, les prétentions génocidaires des prétendus maîtres du monde se heurtent à la volonté populaire. La réussite de la riposte à la légalisation du « mariage » gay, et au-delà au droit à l’adoption, en sera la preuve flagrante.

    Mais, quoiqu’en pensent certain(e)s, cette riposte est avant tout une riposte politique, spirituelle et identitaire, et ne doit pas se résumer à un catalogue de bonnes intentions  « politiquement correctes ». Voilà pourquoi nous appelons les nationalistes à se joindre massivement au cortège organisé par l’Institut Civitas, dimanche 13 janvier, Place Pinel à Paris XIIIe  (Métro Nationale), à 13 h.