jeudi, 01 octobre 2009

Qui gouverne ?

radeau-meduse-L-1.jpegA priori les déficits n’empêchent pas la France de tourner et Sarkozy de s’agiter. Je lis dans Les Echos que notre dette représente 90 % du PIB, c’est-à-dire 90 % de la richesse française produite chaque année. Comme disait ma grand-mère, femme de bon sens s’il en fut, on bosse pour le roi de Prusse.
En clair, cela n’a aucune importance et on nous bourre le mou avec ces chiffres qui n’ont d’ailleurs, pour la plupart des Français, aucune réalité. Car ça fait tout de même des décennies que ça dure. Le pouvoir, c’est d’abord un casse-croûte. Tenez, quand des ministres préfèrent leur maroquin à la présidence d’une région, c’est bien que les avantages liés à la fonction sont nettement supérieurs à celle qui consiste à défendre et développer une région. Et pourtant, le poste est éphémère. Non, ils préfèrent malgré tout se faire engueuler par l’agité du bocal élyséen qui n’a finalement guère plus de pouvoir qu’eux, sauf qu’il est le chef.  A ce propos, on a pu mesurer l’ampleur de son importance sur l’échiquier mondial à la porte dans la figure qu’il s'est prise aux Amériques de la part d’Obamama  qui n’a même pas daigné le recevoir. Et pourtant, il s’était fendu d’une déclaration contre l’Iran alors qu’on ne lui demandait rien.
D’où ma question : il représente quoi Sarko ?
On notera au passage qu’à ce G20, comme ils disent, l’Europe n’était pas représentée en tant que telle, c’est-à-dire Une et indivisible. Les principaux chefs d’Etat européens étaient là pour la photo car, sur le fond, on n’a pas, me semble-t-il, beaucoup bousculer les règles du libéralisme.
Donc, si des déficits, tout le monde s’en fout, si tout le monde vit à crédit et sur le dos du crédit (cas de nombreux pays européens), c‘est bien que l’argent n’a pas de sens. J’ose pas dire de valeur, mais presque.
Evidemment, sauf pour la ménagère et le micheton qui, jadis, allait prendre l’apéro au bistro du coin. Même là, désormais, c’est trop cher !
La réalité, il est vrai, est ailleurs.
Elle est dans la destruction lente du tissu économique de ce pays qui lamine la classe moyenne dont les fins de mois deviennent de plus en plus problématiques.
Elle est dans ces 70 000 mômes d’une classe d’âge qui sortent du système scolaire sans aucune qualification.
Elle est dans le chômage des jeunes dont beaucoup ont un diplôme et la mise au rancard des seniors.
Elle est dans la faillite d’un système scolaire qui n’a jamais été aussi inégalitaire depuis que la République existe.
Elle est dans cette immigration incessante qui plombe tous les comptes de la nation malgré cette classe politique qui se voile la face dès que l’on aborde le sujet. On va finir par demander à Jean-Pierre Pernaut : combien ça coûte ? Ce n’est pas tellement combien ça coûte qui importe que la somme des dommages collatéraux qu’elle induit en termes de sécurité, de santé et d’assistanat. Sans compter que cette immigration incessante nuit aux intérêts des immigrés eux-mêmes !
La voici la réalité qui n’est, on en conviendra, pas sarkozyste, encore moins Martine Aubuesque et autres Verts de gris.
Nous sommes bien sur ce radeau de la Méduse dénommé France.

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