samedi, 26 septembre 2009

Sarko : l’illusion continue

Tandis que le dénommé Eric Besson, ministre lige de Sarko à l’Immigration, estime avoir résolu le problème des réfugiés « clandestins » de Calais – tous issus de ce Moyen Orient contrôlé et saccagé par les israélo-américains – en partance pour l’Angleterre, Zébulon-Sarkozy fait une nouvelle fois acte d’allégeance lors de son voyage aux Etats-Unis consacré, pour l’ essentiel, au G20.  Et, l’on a pu assister à cette scène hallucinante d’un Sarko, aux seuls côtés d’un Obama et de l’anglais Gordon Brown, menacer l’Iran de représailles s’il ne mettait pas un terme à son programme nucléaire. Et ce, à la suite de l’annonce faite par l’Iran de l’existence d’un deuxième site d’enrichissement de l’uranium.
Il n’en fallait pas plus à l’Empire du mal pour faire passer le G20 au second plan. Nul n’ignore qu’Israël ne rêve que d’une chose : détruire les centrales nucléaires iraniennes mais surtout mettre à feu et à sang ce pays qui échappe à son emprise dans une région où la plupart des pays arabes – pétrole et manne financière aidant – ont baissé leur froc.
Sauf que derrière l’Iran (qui n'est pas un pays arabe) se profile la Russie pour qui ce pays demeure une pièce maîtresse dans sa politique d’influence en Asie centrale. Il y a donc fort à parier que Medvedev-Poutine trouveront une parade de façade en attendant de peaufiner leur stratégie. Mais, l’inquiétant pour nous autres Européens, c’est bien la confirmation que Sarkozy n’a aucune politique étrangère et surtout une absence totale de vision géopolitique de l’Europe. La seule politique étrangère que l’on connaisse à Sarkozy, c’est la vente du Rafale de son sponsor Dassault.
Il faut dire que sur la plupart des dossiers européens, la France est généralement absente. Pour une simple et bonne raison : elle n’envoie à Bruxelles qu’un personnel politique aussi éphémère que médiocre. De surcroît, elle n’a pas compris qu’il fallait également investir l’administration bruxelloise, ce qu’ont su faire les Anglais et les Allemands qui squattent les postes clés. Résultat des courses – un exemple parmi d’autres – on parle et écrit de moins en moins en français dans les instances et les documents européens.
Quant à la politique franco-allemande, jadis garante de l’équilibre européen, elle a ripé en accord tacite anglo-allemand. Certes, Angela Merkel est aussi à l’écoute de Washington sur bien des sujets – et notamment Israël – mais, elle s’autorise des marges de manœuvre que Sarko n’a pas. Notamment vis-à-vis de la Russie où elle semble avoir compris qu’il ne fallait pas insulter l’avenir avec ce puissant et incontournable voisin. Sarko, lui, s’obstine à faire du jogging !
Résultat des courses, Sarko revient content de ce G20 de Pittsburgh qui a pourtant consacré le recul de l’Europe au sein du FMI (Fonds monétaire international) et pris de vagues mesures sans intérêt sur le bonus des banques. Bref, malgré la faillite de son système, le libéralisme anglo-saxon continue comme si de rien n’était et l’Amérique mène la danse.
Plus l’Europe est absente du débat géopolitique, plus elle s’affaiblit et les peuples européens avec. Au final, malgré l’Europe et ses réglementations délirantes, chacun défend son bout de gras. Ce qui arrange bien les lobbies anglo-saxons, très présents à Bruxelles pour imposer leurs normes et permettre à leurs industries de prospérer sur ce qui reste - mais pour combien de temps encore ? - le plus grand marché mondial. Quant à Sarko, il fait un beau voyage, sa meuf a ramassé du fric pour sa fondation bidon, et il va pouvoir retourner au seul jeu qui l’intéresse : casser les burnes de la gauche la plus con du monde et se faire réélire.

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