jeudi, 06 août 2009
Comment noyer le poisson
L’affaire des bonus de la BNP déclenche pas mal de réactions ans le Landerneau désert de l’information aoûtienne. Nous ne reviendrons pas sur notre précédent édito, mais nous tenons à préciser les choses.
Dans un édito du Figaro, Yves Thréard fait remarquer que cette redistribution des bonus par les banques à leurs employés méritants, est un processus normal. Que l’argent alloué par l’Etat n’est pas un don mais un prêt. Que ces bonus sont sujets à impôt. Nous sommes bien d’accord. Mais alors, pourquoi ne pas verser ce bonus directement à l’Etat qui en a bien besoin ? Somme toute, ces employés méritants, à l’image de beaucoup d’autres, touchent un salaire que je sache. Je n’ai rien contre les entreprises qui partagent les bénéfices, cela s’appelle même de la participation et c’est un vieux truc gaulliste. Mais tel n’est pas le cas, me semble-t-il, de ces fameux bonus. Et M. Thréard de conclure, et là on sourit gentiment sur son papier un peu complaisant (merci Dassault) qu’on ferait mieux de s’inquiéter de la difficulté des PMI-PME à trouver du crédit auprès des banques. Faut-il rappeler à M Thréard que la recapitalisation des banques par l’Etat avait été faite pour… aider les entreprises, ce que les banques ne font pas… assez. J’aimerais bien que M Thréard m’explique alors à quoi servent les banques si elles ne sont pas là pour soutenir l’activité économique. A piquer du pognon aux particuliers, nous sommes d’accord. A faire des investissements foireux, on n'en doute pas. On a les banquiers les plus cons du monde, un système bancaire foireux, un patronat stupide et un Etat aux abonnés absents dès qu’il s’agit de mettre le nez dans la cuisine capitaliste mais bien présent pour emmerder les citoyens avec la vitesse l’alcool au volant, la clope dans les bistrots, le prix du gaz et de l’électricité, etc.
Tout cela pour vous dire que la pseudo bonne santé des banques, n’en déplaise au camarade Thréard, c’est du bidon.
Nos amis du Canard enchaîné ont serré de près une volaille de Bercy qui, sous couvert d’anonymat, of course, leur a déclaré « que rien n’indique que la reprise est pour demain dans la zone euro. » Oyez bonnes gens, on est dans la panade pour un certain temps encore. Et le canard qui a toujours un sac de billes bien rempli de nous rappeler que le chômage est partout de 10 %, que les faillites en hausse de 19,3 %, le taux d’utilisation des capacités de production ne dépasse pas un pitoyable 70,5 %. Les déficits budgétaires des Etats explosent au même rythme que leur endettement.
Bien le bonjour chez vous.
15:08 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, immigration, economie, banque




Commentaires
"et qu'on cesse de nous casser les c......avec les minorités visibles dans un pays façonné par les gaulois.........."
ho putain , cong !
ça va fuiter jusqu'à la haldeu tout ça !
Ecrit par : ramon mercader | jeudi, 06 août 2009
Ecrire un commentaire