jeudi, 16 juillet 2009
En finir avec les voitures
Le secteur de la construction automobile pèse lourd dans l’économie nationale. Trop. Il en va de même en Allemagne et en Italie. Et, les mœurs de ces mastodontes que sont Renault et Peugeot peuvent friser le gangstérisme. L’affaire de l’équipementier New Fabris est, de ce point de vue, révélatrice. Renault et Peugeot obligent leurs sous-traitants à effectuer des investissements lourds et quand ceux-ci ne sont plus compétitifs au regard des prix pratiqués à l’Est ou en Chine, ils laissent les entreprises et leur personnel sur la touche. Alors, c’est le dépôt de bilan.
Ce schéma, on s’en doute ne s’applique pas qu’à l’automobile. Mais restons-en là.
Sans verser une seule larme écologique, il serait temps en matière de transport d’imaginer d’autres modes de propulsion que le moteur à explosion et par-delà une autre économie des transports nettement moins coûteuse pour le citoyen et bénéfique pour la recherche et le développement. Et pour plusieurs raisons.
La première, parce qu’il est aberrant de brûler ainsi du pétrole, matière très riche et non renouvelable, dans des voitures. Deuxième raison : la plupart des gens n’ont pas les moyens d’avoir une voiture et s’endettent pour le plus grand bonheur des banques, de l’Etat qui taxe tout azimut, et des assurances qui se font du gras sur les pauvres. Autant de bonnes raisons d’arrêter ce mode de propulsion qui nuit par ailleurs à la santé. Et ce d'autant que l’on maîtrise d’autres modes de propulsion comme la voiture électrique, à air comprimé (oui, oui, ça marche très bien) ou bien, ce qui est l’avenir, la voiture à hydrogène, voie dans laquelle se sont lancés les Islandais qui, ayant pris la crise de pleine fouet, sont en train de revoir entièrement leur modèle économique.
Il faut remettre à l’honneur notre réseau ferroviaire qui était très dense – changer au passage le statut des agents de la SNCF – et conjuguer mode de transport court et de longue distance. A quel titre serait-on propriétaire de son véhicule ? Différencier transport urbain – via un système de location par exemple – et transport rural et mettre enfin la ville à la campagne. L’Etat ferait des économies et cela relativiserait le marché mondial du pétrole. Cela ferait surtout faire des économies au contribuable. Mais, pour se faire, il faut un Etat capable de faire plier les lobbies. Et là, les ennuis commencent.
13:26 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : industrie, politique, voiture, moteur, propulsion, essence




Commentaires
"il faut un état cappable de faire plier les lobbies"
difficile
l'état est un lobbie lui même
donc........
Ecrit par : ramon mercader | jeudi, 06 août 2009
Ecrire un commentaire