lundi, 22 juin 2009

Hic et Nunc

Je n’ai  contre la musique qui est, comme le disait Victor Hugo « du bruit qui pense ». Autrefois, dans nos écoles républicaines on recevait une initiation à la musique classique et au chant, ce qui a permis à beaucoup de comprendre que Bach, Mozart et consorts avaient peuplé le silence des reflets de notre âme.  Aujourd’hui, on est loin du compte et on se demande même comment la chanson populaire a pu survivre à tant de bruits bizarres. Le problème, et c’est là que je voulais en venir, est que la musique a supplanté le livre comme référent culturel majeur.  Que ce soi à la radio ou à la téloche, comptez les minutes où il est question de livres ?  Je parle pas des émissions à la con, genre Guillaume Durand.  Déjà que Pivot, en son temps, c’était le minimum syndical. Alors aujourd’hui… ah si, vers minuit, vous avez un gonze qu’a une tronche de croque-mort et qui vous parle de cette chose bizarre qu’est le livre. Non, on est envahi par le bruit, les star Ac de concierges, les radio crochets jeunes, les jeux où il n’est question que de chanteurs inconnus, de noirs rappeurs et d’émissions de télé du passé, comme si la téloche pouvait constituer une icône et un référent culturel. La déculturation est en marche.

Au sujet de la burqa on raconte n’importe quoi.  Car le problème ce n’est pas le vêtement mais bien l’islam et la pression qu’il exerce sur les institutions de la République dans un bras de fer où trop souvent les hommes politiques baissent leur froc. Même les laïcards purs et durs baissent les bras. Mais que font donc les Loges ?

On fait tout un pataquès de la venue de Sarko devant les parlementaires à Versailles. C’est franchement un événement anodin et sans intérêt. Les socialistes, une fois de plus, se sont ridiculisés en n’assistant pas à cet Olympia.  D’autant que Sarko ne raconte pas que des bêtises. Comme toujours, il a de bons diagnostics. Mais, il n’a pas la vision d’ensemble pour vraiment régler les problèmes. C’est vrai que la société française a besoin d’être bousculée. Globalement, c’est une société de fainéants où les mecs ont du génie, ce qui fait qu’au final ça fini par tourner. Paradoxal dans ce grand bordel ambiant dans lequel nous vivons où l’on trouve toujours un règlement administratif qui inhibe toute initiative.  Globalement, dans ce pays faut virer les syndicats qui ne représentent plus rien, abolir tous les statuts de la fonction publique qui génèrent la fainéantise et le « j’m’en foutisme », fermer les organismes paraétatiques qui ne servent à rien, et là y a du monde, et supprimer les doublons administratifs entre région et département. Virer les aides publiques aux familles des délinquants.  Côté école, rétablir la sélection à tous les étages et revaloriser l’enseignement professionnel où vont nécessairement atterrir les trois quarts d’une génération. Côté retraite, dans ce pays de vieux que nous sommes en train de devenir, laisser libre chacun de prendre sa retraite quand il en a envie (et s’il a les points nécessaires évidemment). Mais n’empêcher surtout personne de travailler.  Et que l’Etat remplisse pleinement son rôle, notamment en matière d'immigration, mais ça, c’est déjà une autre histoire.  Je sais, « y a qu’à, il faut… », la critique est facile et l’art difficile. Sachez que de toute manière, un jour ou l’autre, un mec ira à la hache ! Amis de la poésie, bonsoir !


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