dimanche, 21 juin 2009

Le crime était presque parfait

Les scandales républicains se ramassent à la pelle… La liste est trop longue des enveloppes qui finissent dans les proches des partis quand ce n’est pas dans celles de nos hommes politiques. Le pouvoir et l’argent. Vaste sujet, mon cher Watson. Du PS au RPR, j’ai toujours entendu dire que le plus artiste c‘était incontestablement Chirac. Les affaires qui lui collent aux fesses sont nombreuses mais le système protège ses ouailles. On enterre. Donc, n’allez pas imaginer que les mecs vont finir au trou. Certes, on en donne parfois quelques uns en pâture pour faire bonne figure, Carignon, Tapie, Loïc Le Floch Prigent, Botton, Noir… tout cela n’est rien vu l’ampleur de la corruption.
J’avoue que la dernière affaire en date marque un point dans l’ignominie. Souvenez-vous. Nous sommes en 1994. La France vient de vendre un sous-marin classique au Pakistan. En 2002, des ingénieurs de la DCN (chantiers navals) partent à Karachi pour finaliser la livraison et effectuer, je suppose, les mises au point. Un attentat a lieu qui tue 11 ingénieurs et 3 Pakistanais. Une commission d’enquête est constituée dont les avocats des familles viennent de prendre connaissance. Rien à voir avec Al Qaida.  Il s’agirait de la réponse du berger à la bergère pour des retro-commissions non versées. Une manière un peu brutale de la part des Pakistanais de se rappeler au bon souvenir des autorités françaises. Autrement dit, par l’assassinat pur et simple de ressortissants français.
Petit retour en arrière. En 1995, la campagne électorale fait rage entre Balladur et Chirac. Le camarade Sarkozy est alors ministre du Budget. A Bercy, il s’en donne à coeur joie contre les purs et durs de la chiraquie, à coup de redressements fiscaux. Les mecs s’en souviennent encore et se méfient toujours de Sarko. Or, Balladur n’a pas de parti et il a besoin d’argent pour sa campagne. De beaucoup d’argent. Alors Les balladuriens ratissent tout ce qui passe à portée de main.  Sauf que c’est Chirac qui emporte le morceau et qui ferme illico le robinet du remboursement des dettes balladuriennes. La vengeance chiraquienne contre les balladuriens va durer très longtemps. Telle est la thèse qui a été rapportée aux avocats des victimes de ce crime. C’est gros, très gros même. Une fois de plus on retrouve Chirac aux manettes et responsable moral, par souci de vengeance, de ces attentats. Il ne faut pas compter sur Sarkozy pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il a d’ailleurs botté en touche. Car c’est tout le système du financements occulte des partis qui serait alors posé. Comment, mettre à jour la cupidité républicaine, démocratique et droit de l’hommesque ? Pas question. Circulez, y a rien à voir.

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