mercredi, 11 février 2009

Crise

1 – automobile

bagnole 1.jpgÇa y est, ça commence. On ne sait pas où ça va s’arrêter. Les constructeurs automobiles commencent à crier famine. Et, il n’y a pas  d’autres solution que d’en appeller à l’Etat, en raison des sommes en jeu. Ils vendent moins de voitures évidemment, le chiffre d’affaires baisse et il va devenir difficile de payer les salaires. J’anticipe un peu – car la famille Peugeot s’en met quand même plein les fouilles – mais grosso mode, c’est l’enjeu. Voici qui pose enfin le problème de la voiture au sein de nos sociétés. En matière d’emploi, le secteur automobile pèse lourd. Même avec seulement deux constructeurs : Renault et Peugeot. Mais, à côté, il y a tous les sous-traitants et par-delà encore les assurances, les contraventions, etc. L’automobile génère un énorme business et l’on comprend pourquoi les camarades Ghosn et Streiff tirent la sonnette d’alarme. Ils jouent sur du velours.
N’est-ce pas l’occasion de revoir notre politique des transports. Aider l’automobile, pourquoi pas à condition  qu’elle commence à abandonner cette aberration qu’est la voiture à essence et construire des voitures propres, à air comprimé (eh oui !), électrique ou à eau (hydrogène). Autrement dit des véhicules à énergies renouvelables. Arrêter ensuite de tout miser sur la bagnole comme on le fait depuis 50 ans. Résultat, on a laissé en jachère tout notre réseau ferroviaire qui n’a connu qu’une seule innovation depuis 1945, le TGV. Il serait temps que l’Etat se penche sur ce problème et renoue avec la notion même de service public. Celui-ci n’a pas à être rentable mais doit rendre service aux citoyens. Et d’en profiter au passage pour faire un peu le ménage à la SNCF avec des syndicats qui se distinguent d’abord par leur connerie et l’emmerdement maximum des usagers. Œil pour œil, dent pour dent. Cela dit, il faudrait que l’Etat se décide à réinvestir les transports dits publics ! Ceci vaut également pour la RATP et toutes les grandes villes, même si la province n’est pas en retard en matière d’innovation. Il faudrait aussi rétablir les transports dans les villages où les cars rendaient bien des services. Jadis, le moindre bled paumé était desservi par le car, au point d’ailleurs que le cinéma s’en est fait largement l’écho. Aujourd’hui, c’est fini. Or, les rares lignes départementales de la SNCF à avoir été rétablies font le plein !
Pour dégraisser les grandes villes de ces flots de bagnoles puantes, pourquoi ne pas imaginer un système de voitures électriques en location ? De toute manière, nous savons qu’à terme, il faudra abandonner l’idée d’utiliser le pétrole dans les voitures. Alors autant anticiper. Et cela aura pour vertu de rendre nos villes un peu plus propres. Pour cela il faudrait une vraie volonté politique. Et là…

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