mardi, 11 novembre 2008

11 novembre : une défaite bien française

monument aux morts.jpgCe 11 novembre, on fête en réalité une grande défaite : celle de la disparition d’une certaine Europe, celle des Empires notamment : allemand, austro-hongrois et Ottoman. Cette guerre marque ensuite le début des grandes boucheries démocratiques qui vont suivre, non plus pour des raisons géopolitiques comme c’était le cas auparavant mais bel et bien pour des raisons financières, ce que l’on appellera le grand capital. C’est surtout la défaite d’une civilisation, d’un art de vivre, d’une société de mœurs comme le rappellera Norbert Elias.
On a trouvé à cette guerre de 1914-1918, bien inutile à beaucoup d’ égards, les raisons les plus diverses mais dont la pus essentielle à nos yeux tient à la faiblesse et à la médiocrité du personnel politique français face aux Anglais qui nous ont entraîné dans cette aventure au motif qu’ils ne voulait pas voir surgir l’Allemagne comme puissance continentale et ce d’autant que l’industrie allemande prenait le pas sur la leur (notamment en matière de produits manufacturés). 
Les Anglais qui, comme chacun sait sont des insulaires, se sont toujours battus – et ce depuis les débuts de la royauté française – contre l’émergence d’une force continentale capable de leur faire concurrence, la France notamment – d’où ce désamour archi séculaire -, l’Allemagne bien sûr, la Hollande un temps, l’Espagne dans une moindre mesure. C’est une donnée fondamentale de la politique étrangère anglaise que l’on retrouve aujourd’hui à l’identique au sein de ce qu’on appelle pompeusement l’Europe. Dès que l’Europe manifeste une certaine unité, les Anglais s’arrangent toujours pour la casser.
On sait que la Première Guerre mondiale a entraîné la Seconde, dont elle n’est jamais que la conséquence. Conséquence d’un traité de Versailles inique, dont Clémenceau exigea le respect par l’Allemagne jusqu’à la lettre. Faut-il rappeler, par ailleurs, que les francs-maçons s’ étaient empressés de casser l’armée française en maltraitant ses cadres – c’est la fameuse affaire des fiches – et que partirent évidemment sabre au clair, tout ce que la noblesse française comptait de jeunes et prometteurs éléments. La racaille radicale-socialiste se mit rapidement à l’œuvre dès 1919, et c’est une armée sous-équipée et quasi exsangue qui devra affronter l’armée allemande en 1939.
Enfin, il ne faut pas oublier surtout, que ce sont les paysans qui  partirent au casse-pipe en 1914. En 1919, la paysannerie française n’existe plus, elle qui était le socle même de la nation. On verra donc émerger cette fameuse classe ouvrière qui n’est et ne sera jamais que l’esclave du grand capital avec la complicité des syndicats dits ouvriers.
La classe politique de la Troisième République ne sera pas rachetée par celle de la IVème et encore moins de la Vème République. Tous vont obéir aux lois du grand capital pour aboutir enfin à cette gigantesque catastrophe d’aujourd’hui et à côté de laquelle 1929 risque fort d’être un conte de fées. Mais c’est une autre historie sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir.
Que nos soldats morts reposent en paix. Ils sont les héros anonymes d’une France qui n’existe plus.

Ecrire un commentaire