mercredi, 29 octobre 2008
Laxisme démocratique
Chaque jour apporte son lot de dérives et d’absurdités du système dans lequel nous vivons, cette démocratie de moins en moins contrôlée et aux mains de petits censeurs à tous les niveaux, sans parler des authentiques margoulins. En fait, il n’y a plus de hiérarchie et c’est à tous les échelons que l’on trouve ces représentants d’un ordre moral dont nous ne savons pas qui donne le la, si ce n’est l’incontournable droit de l’homme à jouer au con !
Tenez, dernière idée de notre ministre de la Justice, Rachida Dati, mettre des interphones dans les cellules des prisons pour prévenir la vague de suicides qui y sévit actuellement. J’avoue que je suis resté sans voix cinq secondes qu’on ait pu envisager un tel truc ! Elle est tellement aux abois, la pauvre ministre, qu’elle est en train de partir en vrille. Mais, elle appartient avec la Sénégalaise Yade – que pour notre bonheur on entend de moins en moins –, et Fadela Amara au plan droit de l’homme du Président. Autant les deux dernières sont des potiches dans le décor (un peu cher quand même pour le boulot fourni) autant la garde des Sceaux a foutu un tel bordel dans notre système judiciaire, par arrogance d’ailleurs, qu’il va falloir déclencher le plan Orsec. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas claquer le beignet des juges, nettement prompts à dégainer contre tout ce qui porte le sceau « national », mais de là à se mettre l’ensemble du système à dos, il y a un pas qu’elle a allègrement franchi. Alors, le nain, on fait quoi maintenant ?
Il n’est pas une journée sans que l’on ne voit la tronche du facteur, Olivier Besancenot, trotskiste de son état, révolutionnaire le jour dans les médias et petit bourgeois quand il rejoint bobonne et son chiard le soir au coin du feu. Madame a fait la tambouille dans leur joli petit appartement montmartrois, acheté à crédit – mais oui on est propriétaire – tandis que l’autre idiot utile du capitalisme téléphone à tonton Krivine pour savoir quelle connerie il va bien pouvoir raconter le lendemain. Car, voyez-vous, il a osé comparer un pistolet électrique Tazer à un flingue ! Horresco referens. Ces cons de chez Tazer n’ont rien trouvé de mieux que de faire enquêter sur le gonze, histoire de savoir s’il aurait pas des fois une casserole au cul, ou plus simplement une petite histoire gentillette avec une crémière quelconque ! Que nenni. Mais voilà, c’est venu aux oreilles du révolutionnaire en carton qui a déclenché le plan Orsec médiatique. Du coup, ces cons de media nous bassinent avec cette histoire dont on a rien à foutre. Tazer-vous Elkabbach !
Dernier sujet délicieux sur la vertu en régime démocratique : les banques ont sinistré les finances des villes en leur fourguant des actions pourries ! Des « subprimes » en quelque sorte ! C’est le thème du jour. La plupart des villes françaises sont endettées. Ca nous le savions depuis longtemps. Il faut dire que si la plupart des maires tentent d’œuvrer au mieux pour leur ville, ils pètent en général les plombs avec leurs rêves pharaoniques ! Et là les exemples sont légion. Si, à la connerie des maires, on ajoute l’escroquerie des banques, les citoyens n’ont pas fini de payer la note. Déjà que la plupart des villes foutent du fric en l’air avec ce que l’on appelle pudiquement les budgets sociaux – aides diverses et variées aux populations immigrées notamment qui ne servent en général à rien, mais il faut bien payer la paix sociale – si les banques en rajoutent, nos villes sont endettées pour les cinq siècles à venir. A l’origine du désastre, les montages sophistiqués de banques, comme Dexia (ex-Crédit local de France), la Caisse d’Epargne-Natixis, le Crédit agricole ou encore Fortis. Autrement dit toutes les banques que l’Etat vient de renflouer, cherchez l’erreur !
Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui … je crois que je vais aller m’inscrire au chomdu et regarder le monde s’agiter avec mon pote Mamadou qui branle rien depuis belle lurette avec ses quinze gosses et ses trois femmes … je compte pas les occasionnelles… Il a tout compris, Mamadou, entre le village où il faut bosser et la banlieue parisienne où il se la coule douce… en écoutant, chanter le vent…
10:18 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, gauche, assemblée, opposition, france




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