mardi, 23 septembre 2008
Va-t-on solder le capitalisme ?
Ca a tangué fort ces derniers temps et le capitalisme en a pris un grand coup dans la figure. Cela dit, rassurez-vous – non vous êtes comme moi, vous en avez rien à foutre – le capitalisme ne se cassera pas la gueule parce qu’à la différence du marxisme – une doctrine qu’on a quand même aussi un peu rigidifiée – il n’a pas de dogme. Le capitalisme a mille visages et c’est même le seul et unique modèle économique. Tout dépend de ce que l’on en fait. Le capitalisme, c’est simple : une matière première, la main de l’homme pour la transformation, la vente avec une plus-value correspondant à la sueur du gazier et le tour est joué. Avec le bénéfice, on créé de l’échange c’est-à-dire du commerce. Point barre. Je suis simpliste ? Un pauvre nœud-nœud ? Ben voyons. Sauf que cette crise du capitalisme repose en grande partie sur l’effondrement de l’argent virtuel avec lequel les mecs faisaient mumuse à Wall Street et ailleurs. Le capitalisme financier était devenu tellement tordu que les mecs spéculaient sur de l’argent qui n’existait pas dans la réalité. Ils en avaient plus rien à foutre du prolétaire les traders de mes deux, sapés comme des Milords et roulant en Ferrari. Ce n’était plus de la finance qu’ils faisaient, ils jouaient au loto les mecs ! En revanche, ils encaissaient bel et bien les mises.
Donc, retour au réel. Et c’est ce qu’a laissé faire Alan Greenspan, l’ancien patron de la FED (Federal Reserve Board) américaine, tant ses petits copains se faisaient de pognon. Et ce mec passait pour un gourou de la finance. Un escroc, oui. Et maintenant, il chiale sur le mur de ses lamentations ! Même un mec dangereux comme Georges Soros, un pur spéculateur qui a fait beaucoup de dégâts en Europe, le considère comme responsable de la situation actuelle. C’est dire.
Retour à la case départ. C’est-à-dire sur les grandes banques qui travaillent à ciel ouvert et dont le boulot n’est pas d’arnaquer le client (enfin pas trop). Il est sûr qu’un grand coup de balai va être donné. Mais, pour déboucher sur quoi ? On n’en sait rien. On sait qu’une seule chose, c’est encore le contribuable avec ses petits bras, ses petits salaires, ses petites retraites, qui va éponger la dette de mecs qu’on devrait foutre en taule.
Alors, du capitalisme oui ! Mais encadré, créant des entreprises et donnant du travail aux hommes. Je connais bien la France et ses artisans qui ont un savoir unique, qui ne manquent pas d’imagination. C’est eux qu’il faut aider. Mais aussi la PMI-PME industriel ou non. Il faut promouvoir tous les secteurs où c’est la matière grise qui crée de la richesse. Faudrait, y a qu’à ! je sais. Faudrait des responsables politiques européens moins cons et vraiment européens.
Une bagarre de lilliputiens trisomiques se déroule au Sénat pour savoir qui de Larcher, de Raffarin ou de Marini va l’emporter ! Sauf que cette institution qui ne sert à rien et nous coûte du pognon devrait être supprimée. Ce n’est pas un hasard si on appelle le Sénat, la maison de retraite.
Y a du ménage à faire dans ce pays figé, coincé dans ses conservatismes, ses 35 heures, ses syndicats à la con, ses politicards qui ont la trouille de tout. Dans ce pays qui vit encore à l’heure de 1945 où les jeunes n’ont pas de boulot et où l’on fout les cinquantenaires au rancard, quelle gueule il a l’avenir ?
Et c’est ainsi que Poutine est grand !
21:04 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, gauche, économie, europe, snthese nationale




Commentaires
La faillitte du capitalisme et la fin du nouvel ordre mondial (lire à ce sujet l'excellent dernier numéro de Synthèse nationale) sont les préice de la renaissance européenne. On ne peut que s'en féliciter. Cessons d'etre à la remorque des USA.
Bravo pour votre blog.
Ecrit par : Paul | vendredi, 26 septembre 2008
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