samedi, 20 septembre 2008
Bis repetita placent
La crise financière du capitalisme connaît un répit car, ô paradoxe, au royaume du libéralisme, l’Etat injecte de l’argent pour sauver les banques et autres institutions financières. Chez nous, on appelle ça nationaliser ! L’amère vérité, c’est que ce sont les contribuables qui vont payer la note, comme les Français l’ont fait pour le Crédit lyonnais, pour le camarade Bernard Tapie, sans compter toutes les entreprises soutenues ici et là avec la même source de financement. Les riches boivent, le peuple trinque... toujours.
Le scenar est toujours le même. Quelques margoulins finissent toujours par se barrer avec la caisse. Tenez, Serge Tchuruk, vous savez, le connard qui a sinistré Alcatel avec l’autre conne, américaine, de Lucent, la mère Russo, et bien ils se tirent avec je ne sais combien de millions d’euros.
Je suis désolé d’avoir à le dire – non je suis pas désolé du tout d’ailleurs –, mais sous la monarchie, le roi était nettement plus respectueux des deniers publics, n’en déplaisent à tous ces imbéciles d’historiens qui rêvent en bonnet phrygien.
Alors cette crise ? Et ben, qu’elle continue, que l’immobilier s’effondre et qu’on entre enfin dans l'ère du chaos. La réalité est qu’il faut bel et bien revoir notre modèle économique. Mais, la grande leçon de cette crise qui finira on ne sait trop comment, c’est que le politique doit prendre le pas sur l’économique. Il faut une ligne de conduite et pour se faire il faut avoir une vision du monde. Ce dont est bien incapable notre classe politique abonnée à ses prébendes et autres magouilles minables.
Cela m’amène à vous parler d’un sujet concomitant : l’autorité à l’école. Là aussi, il y a de quoi franchement se marrer. Dans une société qui fait la part belle aux délinquants, aux origines ethniques les plus diverses, il est inutile de parler de morale sociale. On ne peut pas parler de morale non plus quand dans les banlieues on laisse faire les dealers pour avoir la paix et éviter des révoltes de crèves la faim. On ne peut pas parler de morale quand c’est l’Etat qui organise la venue d’immigrés afin de fournir de la main d’œuvre bon marché aux grosses entreprises. Quand ce même Etat déculture de pauvres bougres qui ne savent plus à quoi se raccrocher pour savoir qui ils sont encore et qui choisissent tout naturellement l’islam parce qu’il correspond le mieux à leurs attentes et que cela participe aussi de leur culture.
On ne peut demander à des populations qui vivent dans les marges de la société de respecter intégralement nos règles du jeu et d’adopter notre morale sociale. Cela dit, mis à part quelques ghettos qui bougent de temps en temps, le climat social est plutôt calme. Et je me demande où sont ces affreux terroristes que pourchassent sans répit toutes les polices de cet Occident vérolé par le lucre et l’appât du gain.
Si terroriste il y avait réellement, sachez bonnes gens, que ça péterait de partout, car il n’y a rien de plus simple que de foutre une bombe dans un métro, un grand magasin, la gare Saint Lazare aux heures de pointe ? Rappelez-vous quand l’OAS passait aux actes, ce pétochard de De Gaulle n’en menait pas large et ses ministres encore moins. Ils rigolaient pas les mecs de l’OAS. Je ne parle même pas de ce monôme de mai 68, pure rigolade pour potaches impubères ayant soudain décidé de sauter la bonne. Mais l’Etat, lui, a pris la chose très au sérieux. Il faut dire qu’il régnait un joli bordel et que les politiques d’alors étaient paniqués. Ce n’est pas difficile de foutre le bordel quand on y est décidé. Mais tel n’est pas le cas. A mon avis les mecs d’El Qaida sont fatigués ou on prit leur retraite.
Ce qui m’amène à vous dire deux mots du fichier Edvige. Là encore, vaste rigolade. Vous connaissez un Etat qui ne fout pas en fiches ses concitoyens ? Des flics en passant par les journalistes, tout le monde fait des fiches sur tout le monde. Allez faire un tour dans les boîte pompeusement dénommées Intelligence économique et vous allez voir les fichiers dont elles disposent au nez et à la barbe de la CNIL. Un Etat a besoin d’une police et la police ne travaille qu’en fichant les individus, délinquants de tous ordres, opposants de tous bords, truands, anarchistes, politiques, PD, lesbiennes, que sais-je encore.
Non, la crainte de certains est que ces fichiers étant désormais informatisés, il suffit de posséder le code d’accès pour aussitôt aller se balader dans les consciences et faire chanter les mecs : Alors, comme ça, monsieur est pédé et aime les petits garçons ! Vous voyez le genre, en plein conseil d’administration. Ca fait désordre. Mais les fichiers sont bel et bien là et on vous enfumera pour vous dire le contraire, ce que la mère Alliot-Marie a commencé à faire. Bon, c’est bien de gueuler pour le principe mais ça ne changera pas grand chose.
Comme ça, quand Poutine sera à Paris, le tri sera vite fait.
PS/ je reviendrai sur cette histoire du respect de l'autorité à l'école et de l'autorité tout court. Un sujet intéressant et dont toutes les mesures prises ne sont que cautères sur une jambe de bois. Je vous dirai pourquoi.
01:52 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, gauche, économie, europe, snthese nationale




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