mercredi, 17 septembre 2008
Vive la sociale !
La Tour d’Argent, le fameux restaurant haut perché de Paris avec vue sur Notre-Dame, a été occupé par une quarantaine de sans-papiers. Et parmi eux, cinq employés dudit restau qui se sont faits embauchés en présentant de faux papiers. Certes, les responsables du restaurant n’ont pas été très regardants, mais il y a tromperie de la part de ces cinq noirs qui travaillent ici en situation irrégulière. Cette action a été menée par la CGT, une fois de plus, elle est spectaculaire et parfaitement négative.
D’une part, on a affaire à des immigrés clandestins dont le destin est le retour au pays. Ca, c’est pour le général. A ce titre d’ailleurs les syndicalistes devraient être pénalisés.
Bienfait de ces opérations, cela va rendre totalement méfiantes les entreprises qui employaient – exploitaient – des travailleurs immigrés sans-papiers et donc clandestins. Il y a fort à souhaiter que ces gens-là ne trouvent plus de travail, au risque pour ces entreprises de se voir infliger de très lourdes amendes. Il faut espérer que les entreprises se montrent plus exigeantes, d’autant que ce n’est pas la main d’œuvre étrangère qui fait défaut avec près de dix millions de maghrébins et autres subsahariens.
Reste que cela pose tout de même un problème dans notre société que la crise financière, boursière, que sais-je encore, va rendre de plus en plus cruciale : les petits boulots. Et donc, l’encadrement trop rigoureux des entreprises où les patrons de petites et moyennes entreprises ne peuvent plus sortir dix euros de leur poche sans le déclarer au fisc. Notre société crève d’étouffement ou plutôt elle crève de ce que l’Etat et le ministère des finances sont les ennemis du citoyen et de l’entrepreneur. Et faut arrêter de voir les grands patrons – énarques en général – se barrer avec la caisse.
J’avoue que je pense beaucoup de mal de l’économie anglo-saxonne, mais pour ce qui est de laisser la société respirer et les individus vivre ou survivre à leur guise, elle est nettement plus en avance que nous.
La faillite des banques fait rage. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer l’essentiel de l’édito de Libération du 17/09 oeuvre du dénommé Fabrice Rousselot. Vous en tirerez les conclusions que vous voulez.
« Au royaume de la finance folle, il faut accorder la palme de l’hypocrisie à Alan Greenspan. Depuis quarante-huit heures, il pousse des cris d’orfraie pour s’alarmer d’une catastrophe économique qui serait « la plus grave depuis 1929 ». C’est bien lui pourtant, à la barre de la Réserve fédérale américaine entre 1987 et 2006, qui est le principal responsable du séisme du moment. Lui, l’ex-gourou de Wall Street qui n’a cessé de rendre le crédit moins cher, a refusé toute régulation et a laissé le marché se perdre dans ses pires excès. Le résultat aujourd’hui, est celui d’une planète financière livrée à elle-même. Après la disparition de Lehman Brothers, personne ne peut dire de quoi les lendemains économiques seront faits. Comment faire confiance aux politiciens ou aux banquiers, alors que ces derniers n’ont aucune idée de la spirale de faillites que peut provoquer la crise des subprimes ? Des mois durant, on nous a assuré qu’elle serait restreinte aux Etats-Unis et ne toucherait que le secteur immobilier. Désormais, on pressent avec inquiétude la chute d’un géant de l’assurance et une pénurie du crédit. A n’avoir rien fait pendant longtemps, les grands argentiers de ce monde sont impuissants face à une catastrophe qui les dépasse et qui pourrait avoir des conséquences très concrètes pour tous. »
17:57 Publié dans Humeur vagabonde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, gauche, assemblée, opposition, france




Commentaires
"il y a tromperie de la part de ces cinq noirs qui travaillent ici en situation irrégulière" ...
et qui travaillaient au noir...
Ecrit par : totolezheros | jeudi, 18 septembre 2008
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