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lundi, 21 avril 2008

Air du temps

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Le monde blanc passe son temps à se repentir à défaut d’agir. De tout et de rien d’ailleurs. Pourtant, personne ne lui a rien demandé. Mais c’est ainsi, et tout part évidemment de cette intelligentsia – en partie homosexuelle d’ailleurs – de gauche qui a érigé la repentance en mode de fonctionnement. Sans aller jusqu’à exiger une vérité historique qui n’existe pas, on serait en droit d’attendre une relative objectivité dans l’exposé des faits. Que nenni.
Même le pape est contaminé par cet air ambiant nauséabond. En voyage chez le diable, aux Amériques pour être précis, il demande pardon pour tous ces prêtres pédophiles qui ont fait la une des journaux. Il va ensuite sur le site des ex-Twin towers pour prier un coup sans exiger pour autant que les Américains fassent repentance à leur tour pour avoir rasé Dresde, tué des milliers de civils et maltraités les Allemands en 1945-46. On a de nombreux témoignages sur le sujet. Sur l’Italie, il devrait aussi y avoir des choses à dire quand les troupes américaines ont occupé le pays pour soi-disant le libérer avec l’appui de la mafia.
Nous, notre nain de jardin est parti à la Martinique pour des obsèques dites nationales à Aimé Césaire. Aimé Césaire, parlons-en. Qu’il soit un héros aux yeux des Martiniquais, je n’y trouve rien à redire. Mais ce « nègre fondamental » a tout de même accepté et avec bonheur la culture du colonisateur. Et plus que la culture, ses mœurs dans lesquelles il s’est moulé en jouant le jeu des institutions puisque, toute sa vie, il a bouffé aux frais de la République comme maire et comme député. Comme libérateur on fait mieux. Il était un peu jaloux de son pote Senghor qui était chef d’Etat.  Qui lit Césaire aujourd’hui ? Qui le lira demain ? Quand on pense que faire lire Molière dans les écoles pose problème. Quant à Sarko, ce déplacement est exagéré, mais il est bien dans son rôle de président bling-bling. Il a dû lire Césaire dans l’avion tout en révisant sa conférence de presse de jeudi à la téloche.
Dans une autre veine, voici le camarade Christophe Girard, homosexuel de son état et adjoint à la culture du maire homosexuel de Paris, qui veut fermer – censurer serait le mot exact – l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » au motif qu’elle ne montre pas d’Allemands en train de torturer des Parisiens, car comme chacun sait, à Paris pendant la guerre, les Allemands n’ont commis de que des exactions. C’est insupportable pour ce monsieur de voir des Parisiens paisibles et joyeux déambuler sur les Champs Elysées. Le bonheur met mal à l’aise cet inverti mal dans sa peau. Et ce mec se veut un responsable politique. Mais on est où ?
Enfin, des sans-papiers sont descendus dans la rue. Et je ne leur donne pas tort. Car enfin, ces gens exercent un travail pour lequel ils sont rémunérés par des patrons qui ne doivent pas se gêner d’ailleurs pour les exploiter. Ce sont ces patrons-là qu’il faudrait foutre en taule au motif qu’ils ont employé du personnel en situation irrégulière. Ce qui est interdit par la loi.
Et, c’est ainsi que Vladimir Poutine est grand. Il se contrefout de tout ça, ne donne pas dans la repentance ni dans les droits de l’homme à la con. Il défend ses intérêts et reconstitue sa puissance perdue.

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