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vendredi, 07 mars 2008

Et la parité, bordel !

702844470.jpgLa parité est en train de devenir le serpent de mer de la République. Et, un récent rapport de l’Observatoire de la parité (1) montre, si besoin était, que les femmes, dans les mairies notamment, sont souvent cantonnées à des postes tous en rapport avec les affaires sociales et autre petite enfance. Pas question de leur confier les finances ou les transports par exemple. Ce qui ne les empêche nullement d’enquiller les heures au détriment de leur vie familiale.
Pour avoir travaillé un temps dans une grosse mairie de la banlieue parisienne, je peux témoigner que les femmes, conseillères municipales, sont, en général, compétentes et nettement plus bosseuses que les hommes.
Aussi n’est-ce pas un hasard si les observations de cet observatoire font part de leur lassitude, la plupart d’entre elles hésitant à se représenter. D’autant qu’entre leur vie professionnelle et leur vie politique, elles y laissent leur couple et dans le pire des cas divorcent.
On retrouve-là une règle non écrite qui s’applique à toutes les femmes : à moins d’être célibataire, une femme ne peut envisager faire de la politique qu’une fois ses enfants élevés et un mari compréhensif, ce qui n’est pas toujours le cas. Bref, il est difficile d’être tout à la fois une femme, une mère de famille et mener une carrière politique. Pour une simple et bonne raison que semble oublier nos furieux de la parité, c’est qu’il y a une légère différence entre les hommes et les femmes. Outre les contraintes biologiques, il y a les contraintes sociales auxquelles il est bien difficile d’échapper. Les compétences des femmes ne sont pas en cause – un imbécile qu’il soit de sexe masculin ou féminin, reste un imbécile – mais la nature est ainsi faite que ce sont encore les femmes qui font des enfants et pas les hommes. Ce qui, depuis que l’humanité existe, implique un modèle sociétale qu’il est très difficile de modifier puisqu’on le retrouve dans toutes les sociétés, des plus primitives aux plus évoluées. Cette loi sur la parité est tout à la fois une escroquerie et une connerie.
D’autant que dans les faits, jamais rien, ni personne, n’a empêché une femme de faire de la politique. Malgré un milieu machiste à souhait. Et, comme me l’avouait l’une d’entre elles, hier encore député, «  ce que l’on demande aux femmes est du même ordre que ce que l’on exige des hommes. » Ni plus ni moins. Laissons-leur donc le choix.
Une énième étude sur la sexualité vient de sortir qui ne nous apprend rien, si ce n’est que le modèle qui demeure majoritaire, c’est le couple, marié de préférence. Et, que la femme s’adonne plus qu’avant aux « jeux amoureux et sexuels ». Nous voici rassurés : « Allez, chérie, habille-toi en pute ce soir ! C’est dimanche, le jour du saigneur »

(1) il y a un Observatoire pour un tas de bazars qui en général ne servent à rien mais entretiennent une camarilla de sociologues et autres politologues en mal de fin de mois.

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