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samedi, 02 février 2008
Eloge de la torgnole
Un prof fout une baffe à un élève qui l’avait traité de « connard » et il se retrouve 24 heures en garde à vue. Le père du rejeton était gendarme. Je ne sais s’il faut tirer une conclusion de ces petits faits, drôle de gendarme ou drôle de môme ? Dans le même temps, Frédéric Beigbeder snife de la cocaïne, il reste trois heures au poste et on le relâche. Avec des excuses peut-être. Ecrivain du genre mauvais, français imparfait et sans relief, c’est un homme sans qualité mais en vue, c’est-à-dire qu’il arpente les plateaux de télé. Il se défonce à la coke comme tout homme à la mode. Il est branché… sur la connerie surtout.A bien y réfléchir, on s’aperçoit que la torgnole appartient à l’univers de gens civilisés. Je n’en fait pas l’éloge pour autant, loin de moi cette idée. Mais, disons qu’elle faisait partie des outils pédagogiques utilisés par nos bons maîtres… l’instit comme le curé . J’en sais quelque chose, j’ai fréquenté les deux.
A mon tour, j’ai usé de la torgnole. Et je ne ferai aucun mea culpa. Etudiant, j’étais moniteur de centre aéré. On avait vingt ans mes potes et moi, on aimait bien les mômes, mais quand il le fallait, on usait de la torgnole. Quand un môme s’en prenait une et qu’il savait pourquoi, il ne chialait pas et acceptait la sanction. Un môme ressent plus qu’une grande personne l’injustice. Surtout s’il en fait les frais.
Les pseudo pédagogues d’aujourd’hui oublient qu’avec les enfants tout est d’abord un rapport de force. C’est dans l’autorité que l’enfant se construit, pas dans le dialogue. On n’explique pas le bien et le mal à un môme de dix, onze ou douze ans. Mais on lui montre où est la ligne à ne pas franchir entre le bien et le mal. La ligne, c’est la sanction, c’est-à-dire l’utilisation de la force. L’enfant respecte la force parce qu’elle est un repère. Et, ce repère est avant tout culturel. La force est d’autant plus sereine et efficace qu’on ne l’utilise pas.
Dans une société désordonnée et laxiste comme la nôtre aujourd’hui, on assiste à une totale inversion des valeurs. Ne sachant plus ce qu’elle doit défendre, notre société part à vau l’eau et ce sont les adolescents qui font usage de la force. La réaction des adultes qui ont peur, c’est l’acceptation d’une société fliquée, liberticide et totalitaire qui fait la part belle aux droits de l’homme.
02:45 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poliique, litterature, culture, idées, france, paris, droite




Commentaires
Drôle de gendarme? Je ne crois pas, je dirais plutôt: inquiétants gendarmes, car les collègues du papa ont mis le paquet sur le prof tandis que d'autres ont été gentils avec le sniffeur pipeul. Juste par curiosité, que se passerait-il si un automobiliste excédé et exaspéré par une circulation difficile qualifiait de "connard" un homme à képi lors d'un contrôle? Il ne recevrait pas une baffe mais même avec 0° d'alcoolémie on lui ferait sa fête autrement. En réalité le père du gamin aurait dû donner une leçon à son fils (un gendarme se doit d'être exemplaire) et ses collègues n'auraient pas dû mobiliser une si grosse artillerie pour cette affaire. Ca méritait au maximum une explication franche en termes courtois entre le père et le prof (qui se serait probablement excusé de son emportement). Quand on appartient à un corps d'élite, on a des contraintes à respecter...
Ecrit par : lambda | samedi, 02 février 2008