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dimanche, 13 janvier 2008
politique de civilisation
Les vœux de Sarkozy ont donné lieu à un vaste Barnum où plus de 600 journalistes se sont entassés pour voir « l’agité du bocal ». Sarko 1er, comme le Front national de la grande époque, ça rappelle la vieille Samaritaine : il se passe toujours quelque chose.Un mot court sur les ondes, on aurait un président « bling-bling ». Un copain m’a rancardé sur le mot. Il est employé par les musicos hip hop américains chamarrés comme des gonzesses et dont les breloques qui pendent de partout s’entrechoquent en faisant « bling-bling » Ray Ban, Rolex, talonnettes mais pas encore la chaîne autour du cou comme un vulgaire sépharade. Ca viendra lors de sa prochaine visite à la Foire du Trône.
De cette conférence de presse, pas grand chose à retenir – hormis les sempiternelles bonnes intentions – si ce n’est que les caisses sont vides.
Mais, preuve que les mots ont encore leur importance, on a entendu le mot « politique de civilisation ». Une invention de Guaino ? Non pas. Un résidu de ses lectures d’Edgar Morin, notre brave sociologue de service et dont la pensée s’étiole depuis plus de vingt ans. Politique de civilisation. Ce sont aujourd’hui deux mots qui ne veulent plus rien dire pour la bonne raison qu’il n’y a plus de politique depuis qu’elle est soumise à l’économie, et plus du tout de civilisation au sens gréco-romain, dans la mesure où c’est la barbarie qui tend de plus en plus à la remplacer. Il faut du temps pour faire une civilisation et peu de temps pour la défaire.
Je regardais l’autre soir un reportage sur Rome – fait intelligemment, il faut le souligner – et l’on se fait la réflexion à soi-même que la civilisation c’est d’abord un paysage de l’âme, une manière de respirer et plus encore une manière de vivre ensemble.
Mais que de temps et de patience il aura fallu pour en arriver là.
Que voit-on aujourd’hui ? Des banlieues pourries, bouffées par le béton où il est honteux de faire vivre les hommes quels qu’ils soient. La violence à chaque coin de rue, parce qu’entre les Gaulois et les exogènes on ne connaît plus les règles de civilité nécessaires pour cohabiter. Quand il n’y a plus de règles, c’est la violence qui prend le pas.
Aussi quand le kamarade Guaino se promène sous les ors d’une demeure construite pour une favorite du roi, on se dit que les Guaino de pacotille, son patron et ses potes nagent dans le virtuel et respirent des parfums délétères.
12:20 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poliique, litterature, campagne contre l'islamisation, synthèse nationale, robert spieler, culture, idées




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