« Bonnes fêtes de fin d’année à tous | Page d'accueil | politique de civilisation »
dimanche, 30 décembre 2007
Allez, on enterre 2007
Même ma bouchère s’en mêle. Une brave dame qu’un méchant accident oblige à garder la tête inclinée sur le côté. Sa viande, c’est la meilleure du quartier. On se connaît bien puisque l’on se rencontre régulièrement à la caisse tous les deux. Ca créé des liens. « Rendez-vous compte, ils (les pouvoirs publics, ndrl)) en sont à s’attaquer aux petites retraites. Ils ont encore trouvé le moyen de leur piquer du pognon, aux vieux. On n’arrête pas de payer. Comment tout ça va finir ? » Mal, lui ai-je répondu.La dame de poursuivre: « Et, on nous le montre (Sarko, ndrl) avec sa poule en train de se balader en Egypte. Il ferait mieux de trouver des solutions, car ça va pas durer comme ça encore longtemps. »
Vox populi, vox dei !
Inutile de jeter de l’huile sur le feu. Pas étonnant qu’à ce titre, les sondages commencent sérieusement à s’inverser sur l’échelle de Richter du média-président. Les Français aiment le spectacle, mais ils ne sont pas dupes.
Cela dit qu’est-ce qu’on va retenir de cette année 2007 ? Assurément l’élection de Sarko 1er roi des coquillages. Une élection exemplaire dans le genre, menée au pas de charge face à une gauche défaite et réduite à sa Ségolène minimum qui s’est bien souvent demandée ce qu’elle foutait là. Seul Bayrou, l’illuminé des Pyrénées, dont le programme ni droite ni gauche a totalement foiré, se voyait déjà au sommet de l’affiche. Allez, retour au tracteur.
Sinon, vous et moi, on fait le décompte de nos « emmerdements », du fisc qui nous pompe, de la vie qui ne cesse d’augmenter, des boulots qu’on ne cesse de chercher, de cette société bloquée, frileuse et qui a peur de son ombre.
On ne sait même plus si nous sommes riches ou pauvres ! Une chose est sûre, on ne s’enrichit pas. Et quand la classe moyenne n’a plus de perspectives, le stress la gagne. Qui disait classe laborieuse, classe dangereuse ? Ne sommes-nous pas, dans notre grande majorité, cette classe laborieuse. Hier, heureuse, aujourd’hui désabusée et, plus grave, désenchantée. Ô ce ne sont pas les riches qui posent problème, non, c’est tout le système lui-même qui s’affole et tourne à l’oligarchie totale. L’ennemi, c’est bel et bien ce libéralisme anglo-saxon qui est en train de véroler l’Europe entière. Comment en sortir ? Tel est l’unique enjeu des années à venir.
23:47 Publié dans Humeur vagabonde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, gauche, économie, europe, chomage




Les commentaires sont fermés.