« Sauvons le patrimoine de l'Imprimerie nationale | Page d'accueil | Bonnes fêtes de fin d’année à tous »

vendredi, 21 décembre 2007

Un brouhaha permanent

Je plains sincèrement madame Betancourt d’être retenue prisonnière en Colombie par les Farc dans des conditions que l’on ignore mais qui n’ont certainement rien à voir avec le confort d’un simple deux étoiles. Le battage autour de sa libération me paraît excessif et je dois même avouer que je m’en tape. D’autant que cette dame est largement responsable de son sort. Bien que prévenue, elle s’est obstinée à se rendre dans cette région où les bandes armées pratiquent l’enlèvement systématique. Je considère qu’il y a en France, pour ce gouvernement, d’autres urgences que la libération de cette dame et je ne vois pas à quel titre d’ailleurs on pratique une telle ingérence dans les affaires colombiennes. Un pays où, par ailleurs, les narco-dollars engraissent autant les caisses de la CIA que celles des autorités locales.
Quand des bandes armées tirent sur la police ou les pompiers dans nos banlieues, j’attends des réponses claires de la part d’un président qui me paraît plus dans l’agitation que dans l’action, plus dans la fiction que dans la réalité.
Quand, de surcroît, un ministre de l’immigration, un certain Hortefeux, vient nous dire qu’il préfère parler « d’éloignement » que d’expulsion vis-à-vis de tous ces clandestins qui n’ont rien à foutre dans ce pays, je m’inquiète sérieusement et je me dis qu’il est grand temps d’offrir à ce monsieur un dictionnaire ou un stage chez Darcos. Car le mot éloignement n’exclue en rien le retour. Bien au contraire, il le suggère. Que M Hortefeux cède à ce point au politiquement correct n’augure rien de bon pour l’avenir et sur l’action qu’il entend mener dans ce ministère qui est, il faut bien l’avouer, une sorte d’anachronisme linguistique : immigration, intégration, identité nationale et codéveloppement ! Ca ne veut proprement rien dire ou bien alors tout et son contraire.
Deux mots sur l’affaire Bolufer, ce directeur de cabinet qui bénéficie d’un logement à prix très modéré de la ville de Paris, acquis sous Chirac en 1981. Rien à voir avec l’affaire Gaymard. Ce monsieur, énarque de son état, a fait comme beaucoup de ses confrères, demandé et obtenu un logement dans le parc privé de la ville de Paris à un prix défiant toute concurrence. Il n’est pas le seul dans ce cas (souvenez-vous de Juppé). Je ne connais pas ce monsieur, mais je trouve franchement hors de proportion la sanction qui lui est infligée : la perte de son emploi d’une part et les noises que Delanoë ne va pas manquer de lui chercher pour son appartement. Il sera donc doublement sanctionné pour un fait ne relevant d’aucun délit que je sache. D’accord, il a été maladroit. Et alors ? C’est petit, mesquin et étriqué. A l’image de cette République bananière.
Courage Fillon !

Les commentaires sont fermés.